L'histoire du Royaume de la Chantilly et du Château de Chantilly

Le Royaume de la Chantilly, une institution marseillaise, a ouvert ses portes en 1917. Après des travaux de rénovation, le magasin a rouvert ses portes, modernisé tout en conservant son charme d'antan. Catherine Thibon, responsable du magasin, explique : "Il fallait rénover et redonner un coup de jeune, alors on s'est dit que faire coïncider les travaux avec les 100 ans de la boutique serait l'idéal."

L'établissement propose une variété de produits, notamment des fromages, des produits laitiers, de la charcuterie, des pâtes fraîches, des bières locales, une sélection de vins et, bien sûr, de la chantilly maison. Selon Catherine Thibon, son père, Paul Reynier, a déposé le nom il y a une cinquantaine d'années pour le protéger. Elle ajoute : "À l'époque, ce type d'activité s'appelait le Bof, pour Beurre oeuf fromage, c'est-à-dire des spécialistes du produit laitier, mais nous avons toujours eu notre spécialité, la chantilly".

La réputation de la chantilly du Royaume dépasse les frontières de Marseille, attirant de plus en plus de touristes, notamment depuis que Marseille a été capitale européenne de la culture en 2013. La clientèle est composée d'habitués et de personnes venant de loin. Les ventes atteignent plus de 500 kg de chantilly chaque week-end lorsque les premières fraises apparaissent.

Catherine et sa sœur représentent la troisième génération à gérer l'enseigne, et la quatrième génération est en train de prendre le relais. La famille gère plusieurs boutiques à Marseille et dans les environs. Pour célébrer son centenaire, le Royaume de la Chantilly prépare l'inauguration de la boutique rénovée place Sébastopol. Depuis le Covid, les fromageries connaissent un véritable engouement à Marseille.

L'essor des fromageries à Marseille

Il y a 10 ans, les fromageries à Marseille se comptaient sur les doigts d’une main. Fondé en 1952, c’est une des plus anciennes échoppes de fromages de Marseille, après le Royaume de la Chantilly (1925). En 2012, chiffres de la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille (CCIAMP) à l’appui, il n’y avait que deux fromageries en centre-ville et cinq dans les quartiers périurbains.

La Cité phocéenne, qui a bâti l’image de son terroir gastronomique sur le poisson, l’huile d’olive ou les panisses, assiste donc à un engouement pour les fromageries. Mais la crise sanitaire en 2020 a remis le « bien manger » au cœur de la vie des Français. C’est le cas de Manon Armand, la fondatrice de Froumaï en 2020 sur la Canebière (1er). Même schéma pour Driss Azzoug.

Ce reconverti dirige trois enseignes de fromagerie La Meulerie qu’il a cofondées avec son associé Arthur Barret entre 2021 et 2024. Les deux néo-fromagers exposent des produits en vitrines verticales, dites de « vente avant » pour conseiller le client à sa hauteur et être plus en proximité. De son côté, l’Art de la Fromagerie conserve le système de « vente arrière » avec une vitrine horizontale, plus à l’ancienne, sur le modèle des boucheries. En revanche, il perçoit l’arrivée de ses nouveaux confrères comme une concurrence certaine.

« Il y a quelques années, les habitants du Vieux-Port venaient jusqu’à la Plaine pour acheter du fromage. Eux, ne le voient pas de cet œil. « On s’est chacun installés dans des quartiers différents. Personne ne se marche dessus. On s’est tous constitués une clientèle de proximité », assure Manon Armand. En 30 ans, Michel observe tout de même une évolution de la sociologie des quartiers. Sa fromagerie de la Plaine attire davantage une clientèle plus « touristique » qui consomme de façon plus « épisodique » pour des diners entre copains.

Tous les fromagers se sourcent à la fois en direct chez les producteurs et chez les grossistes. Michel Lando lui, ne fait que de la vente en direct avec le producteur, pour des questions d’éthique et de bonne rémunération des paysans. Grâce à ses trois enseignes, le fromager peut grouper ses achats. Le fromager engagé a aussi banni le gorgonzola de ses étals.

« Il n’y a que 0,2% de bon gorgonzola sur le marché. Pour le reste, il appartient aux gros groupes. Pour les mordus de ce fromage crémeux, il faudra se déplacer à La Meulerie ou chez Froumaï, qui le servent à la cuillère. Pour augmenter le panier moyen, les fromageries se sont diversifiées depuis des années. Sur les étagères, on retrouve de la charcuterie, des confitures, du pain, et du vin. Mais aujourd’hui, la tendance est au snacking. La Meulerie s’est mise au diapason. D’abord en testant le snack à Malmousque, où les gens veulent attraper un encas avant de se faire dorer sur les rochers. Les associés, Driss et Arthur, viennent, de manière plus assumée, d’aménager un kiosque à sandwichs à l’entrée de la nouvelle adresse rue Breteuil. De son côté, l’Art de la fromagerie, plus traditionnel, tâtonne sur le snacking. Mais Michel Lando s’est frotté, encore cette année, à l’exercice pour la La Fiesta des Suds, en octobre, en préparant près de 6 000 sandwichs sur trois jours de festival.

Le Château de Chantilly : Un monument à travers les siècles

Le château de Chantilly, élu monument préféré des Français en 2025, continue de fasciner. Cette demeure située dans l'Oise a traversé les siècles, témoin de l'histoire du royaume de France. Ses origines remontent au Moyen Âge, et il a été la propriété de familles puissantes telles que les Bouteiller, les Orgemont et les Condé.

Une première forteresse médiévale de 7 tours, et entourée de douves, est construite à partir du XIème siècle pour contrôler la route très fréquentée de Paris vers la ville royale de Senlis. A partir de 1484, le château devient la propriété de la puissante famille des De Montmorency. Au début du XVIème siècle, fasciné par les palais qu’il a pu admirer pendant les guerres d’Italie, le connétable Anne de Montmorency, compagnon d’armes et ministre de François Ier, fait construire un châtelet.

Dans le plus pur style Renaissance française, l’édifice est depuis appelé « petit château » en opposition à l’imposante forteresse médiévale, qu’on surnomme désormais « grand château ». En 1643, le domaine passe aux mains de la maison de Condé, branche cadette de la maison royale des Bourbons. Louis II de Bourbon-Condé, cousin de Louis XIV et surnommé « le Grand Condé », se fait confisquer le domaine entre 1652 et 1659 pour avoir pris parti contre le cardinal Mazarin pendant la Fronde.

Envahi par un groupe de gardes nationaux pendant la Révolution française, le Grand Château est transformé en prison politique pendant la Terreur. Fortement endommagé, ce dernier est partiellement rasé pour la revente des pierres (ne subsistent que les fondations) et une partie du domaine est vendue par lots. La mort de Louis VI de Bourbon-Condé en 1830, marque la fin de la lignée des Princes de Condé, son unique fils, le duc d’Enghien, ayant été fusillé à Vincennes sur les ordres de Bonaparte en 1804.

Avant la chute de la monarchie de Juillet en 1848, qui voit l’abdication de son père Louis-Philippe, le duc d’Aumale aménage des appartements privés pour lui et sa famille dans le Petit Château, qui a survécu aux destructions révolutionnaires. Après un long exil à Londres, entre 1848 et 1871, il revient à Chantilly et tend à reconstruire le palais sur les anciennes fondations.

« Voulant conserver à la France le domaine de Chantilly dans son intégrité, avec ses bois, […], ses édifices et ce qu’ils contiennent, trophées, tableaux, livres, archives, objets d’art, tout cet ensemble qui forme comme un monument complet et varié de l’art français dans toutes ses branches et de l’histoire de ma patrie à des époques de gloire, j’ai résolu d’en confier le dépôt à un corps illustre […] qui, sans se soustraire aux transformations inévitables des sociétés, échappe à l’esprit de faction, comme aux secousses trop brusques, conservant son indépendance au milieu des fluctuations politiques. »

« Cette maison que j’ai bâtie, où j’ai vécu, je veux qu’elle disparaisse avec moi. Non qu’elle soit démolie ni transformée radicalement (…). Aspect extérieur, silhouette, disposition générale, rien ne sera changé, mais ce ne sera plus une maison. Nul n’y habitera, hors le personnel de service dans les logements prévus par moi et aménagés selon mon désir. Ne subsisteront que la chambre de ma femme et la mienne (…). Le château ne sera plus qu’un musée et un lieu de travail.

Aujourd’hui, le château de Chantilly est accessible en voiture et en train depuis Paris. Il est composé du grand et du petit château, reliés au 19ème siècle par le duc d'Aumale. La visite du domaine comprend le Musée Condé, les Grands Appartements, les appartements privés du Duc et de la Duchesse d’Aumale, les jardins à la Française et les Grandes Ecuries et le Musée du Cheval.

Si l’histoire du Château de Chantilly commence au Moyen-Âge, la version que vous avez devant vous quand vous arrivez, elle, date du 19ème siècle. En effet, le Château de Chantilly a connu de multiples évolutions au cours de son histoire. Au Moyen-Âge, du 10ème au 14ème siècles, Chantilly appartient aux seigneurs de Senlis, les Le Bouteiller. Ils font construire un premier château sur le domaine qu’ils devront vendre, ruinés, en 1386, à Pierre d’Orgemont, ancien chancelier du Roi Charles V. Ce nouveau propriétaire construit une forteresse médiévale de sept tours sur un îlot entouré de la Nonette, la rivière qui passe dans ce domaine marécageux.

Les bases de ces sept tours subsistent encore aujourd’hui et ont servi de bases aux fondations du château actuel. Elles lui donnent d’ailleurs sa forme triangulaire. N’ayant pas d’héritier, Pierre d’Orgemont cède Chantilly en 1484 à son neveu, Guillaume de Montmorency, qui lui-même donnera Chantilly à son fils, le connétable Anne de Montmorency (Oui, à l’époque, on pouvait être un homme et s’appeler Anne). C’est lui qui va donner le premier à Chantilly un aspect proche du château moderne. Anne de Montmorency est un proche compagnon de François 1er, notamment lors des campagnes d’Italie et à Marignan (1515 comme tout le monde le sait).

D’Italie, il reviendra avec le goût de la Renaissance. Il fait ainsi rénover le château de Chantilly dans ce style, puis il fait construire un deuxième château sur un second îlot au sud de la forteresse : le Petit Château ou la Capitainerie. Ce bâtiment est quasiment inchangé aujourd’hui et c’est la partie la plus ancienne du château. Anne de Montmorency fait également construire sept chapelles sur le domaine, dont deux sont encore visibles aujourd’hui. Lorsque Henri II de Montmorency, petit-fils d’Anne, se révolte contre le pouvoir du Roi Louis XIII, ce dernier le fait décapité à Toulouse et réquisitionne Chantilly en 1632.

En 1643, le neveu d’Henri II de Montmorency, Louis II de Bourbon-Condé, qui n'est autre que le cousin de Louis XIV, mène la France à la victoire lors de la bataille de Rocroy. On l'appellera à partir de cet événement « le Grand Condé ». En remerciement, Anne d’Autriche, alors régente du Royaume de France à la mort de son mari Louis XIII (à 5 ans, Louis XIV est en effet trop jeune pour gouverner), rend Chantilly à la famille de Montmorency.

Avec l’aide de Jules-Hardouin Mansart, premier architecte du Roi Louis XIV, il transforme Chantilly en déplaçant notamment l’entrée principale du château et en construisant les deux pavillons de la grille d’honneur. Mais surtout, il fait appel à André Le Nôtre, le futur célèbre jardinier de Versailles, pour canaliser la Nonette et réaliser les jardins à la Française, les jeux d’eaux et le Grand Canal qui vont créer la réputation du château de Chantilly. Le Grand Condé fait de Chantilly un lieu de fêtes somptueuses où sont reçus les plus grandes personnalités du moment comme La Fontaine, La Bruyère, Molière ou encore Madame de Sévigné.

Son arrière-petit-fils, Louis-Henri, Duc de Bourbon, qui est Premier Ministre de Louis XV de 1723 à 1726, fait appel à l’architecte Jean Aubert pour bâtir les grandes écuries. Un chef d’œuvre du 17ème siècle que l’on peut encore admirer lors de la visite du domaine. Ces écuries sont d’ailleurs toujours utilisées. Louis-Henri décore également les appartements du Petit Château. Il crée surtout la manufacture de porcelaine de Chantilly.

Dès le 17ème siècle, on cherche à produire de la porcelaine, à l’image de celle que l’on importe d’Orient et de Chine pour des sommes faramineuses. Louis-Henri de Bourbon-Condé crée ainsi à Chantilly en1725 l’une des premières fabriques de porcelaine en France. Cette porcelaine est dite « tendre » par opposition à la « porcelaine dure » que l’on trouve en Orient mais que l’on ne sait pas faire en Europe à l’époque. Pour information, la différence est l’utilisation de kaolin (argile blanche) dans la composition de la porcelaine dure. Un matériau que l’on n’a pas en France.

Jusqu’à la Révolution, les Princes de Condé embellissent le château, notamment avec la construction en 1769 du château d’Enghien, un long bâtiment à l’architecture classique que l’on aperçoit encore en face du château ; ou encore avec la création du jardin anglo-chinois qui mène au hameau du domaine, un groupe de sept maisons rustiques (il en reste cinq aujourd’hui) qui inspirera Marie-Antoinette pour son Hameau de la Reine à Versailles.

En tant que cousins de la famille royale, les Condé-Bourbon émigrent lors de la Révolution. Leur château de Chantilly est dépouillé. En 1799, le Grand Château est détruit, ainsi que l’Orangerie, la ménagerie et le théâtre. A la Restauration en 1815, après le 1er Empire de Napoléon, le Prince de Condé-Bourbon Louis-Joseph, de retour d’exil, tente de rénover les lieux. Il remeuble le château, réinstalle certaines œuvres d’art qu’il réussit à récupérer, et réaménage les jardins. Son fils Louis-Henri-Joseph, duc de Bourbon, meurt sans héritier direct en 1830. Il lègue ses biens à son petit-neveu et filleul, Henri d’Orléans, duc d’Aumale, qui n’est autre que le fils du duc Louis-Philippe d’Orléans, qui devient Roi des Français en 1830.

Âgé de 8 ans lorsqu’il hérite du Château de Chantilly, le Duc d’Aumale fait redécorer les appartements privés situés dans le Petit Château en 1845 et y fait élever une galerie en bois. Il souhaite également reconstruire le Grand Château mais la révolution de 1848 le pousse à l’exil en Angleterre, au château de Twickenham. Il n’en reviendra qu’en 1870.

A son retour en France, le duc d’Aumale fait appel à l’architecte Honoré Daumet pour entamer la reconstruction du Grand Château. Les travaux dureront de 1875 à 1885. Il va apporter les transformations que l’on connaît aujourd’hui. Le Grand Château est rebâti sur les bases des fondations des tours médiévales. *Point anecdote! à de nombreux endroits dans le Château, on retrouve un H et un O superposés. C'est e,n fiat le chiffre, soit la signature, le symbole, de Henri d'Orléans, dernier propriétaire de Chantilly.

Pour le Duc d’Aumale, la rénovation du château doit rendre hommage à tous les propriétaires qu’il a connu au cours de l’Histoire. C’est un mélange de Renaissance, de 17ème et 18ème siècle. Il en fait une résidence familiale qui accueillera de nombreuses personnalités au cours du19ème siècle. Mais il décide aussi d’en faire un lieu pour exposer ses nombreuses collections de peintures, sculptures, porcelaine ou encore de livres anciens. En effet, très grand collectionneur, le duc d’Aumale fonde son musée particulier dans une aile du Grand Château : le Musée Condé.

Un Musée qui, comme le Château de Chantilly et tout le Domaine, sera léguer à l’Institut de France à la mort d’Henri d’Orléans en 1897 qui décède sans héritiers vivants. L’Institut de France ouvrira les lieux au public dès l’année suivant, comme le souhaitait le duc d’Aumale. Vous en savez maintenant plus sur le Château de Chantilly, ses évolutions à travers l’Histoire, mais aussi sur ses différents propriétaires.

Lorsque vous arrivez dans la ville de Chantilly, vous ne soupçonnez pas qu’un domaine aussi beau et grand que celui du château vous y attend. Et pourtant, le château est tout proche du centre-ville. Je vous conseille d’y arriver à pieds depuis le centre. Vous passez sous un porche impressionnant qui délimite la ville du domaine. Vous longez les Grandes Écuries qui vous donnent un aperçu de la beauté des lieux. Et là, au détour des arbres qui bordent la route, vous apercevez au loin le château. Il est comme posé sur l’eau, découpé sur le ciel bleu et bordé de jardins et de pelouses vertes, le tout donnant un aspect à la fois impressionnant et très paisible à l’ensemble du domaine.

Le fait que l’on soit en plein automne lors de ma visite, avec ces arbres de toutes les couleurs, à ajouter à la beauté du moment. Revenons à la visite. Comme je vous l’expliquais, elle se décompose en plusieurs parties, dont le Musée Condé par lequel le parcours commence.

Le Musée Condé

Nous entrons dans le Musée Condé par l’entrée principale, dans la cour d’honneur. Je ne vais pas tout vous détailler ce qu’on trouve dans ce musée. Mais il y a des œuvres importantes à voir. Et il nous permet de traverser des pièces intéressantes de la vie du château. En effet, si une partie du château était prévue pour accueillir le musée dès la reconstruction par le duc d’Aumale, les espaces d’exposition se sont agrandis en débordant sur les appartements du logis princier du 18ème siècle. Le Musée Condé rassemble la seconde collection de peintures anciennes en France, après celle du musée du Louvre.

Ce qui est intéressant, c’est que la présentation des œuvres est restée telle qu’on présentait les œuvres d’art au 19ème siècle : l’accrochage est réalisé selon le format des œuvres et leur esthétique, sans regroupement chronologique, ni par époque, école ou origine. C’était d’ailleurs ainsi au Louvre également à l’époque. Dans la première partie du Musée, on traverse ainsi différentes salles où l’on trouve :

  • Des peintures relatant l'époque où Henri d’Orléans était gouverneur général d’Algérie
  • Des portraits de la famille d’Orléans aux 17ème et 18ème siècles, dont Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV.
  • Des statuettes égyptiennes et gréco-romaines antiques.
  • Des peintures françaises et italiennes du 15ème et 16ème siècles.
  • Une collection de porcelaines de Chantilly du 18ème siècle et des dentelles du 19ème, dans le salon d’Orléans où se trouve également des portraits et une statue de la mère du Duc d’Aumale, la dernière Reine des Français, Marie-Amélie.
  • Des peintures françaises du 18ème siècle avec des portraits de Louis XVI ou de Madame de Pompadour.

Parmi ces salles, on notera la salle Clouet, impressionnante avec ses 90 portraits des Rois et reines de la Renaissance (Catherine de Médicis, François 1er…) réalisés au 16ème siècle par les peintres Clouet et Corneille de Lyon. Après cette enfilade de pièces muséales, nous pénétrons dans la Galerie des Peintures. C’est l’une des premières salles du château qui m’a réellement impressionné. C’est en effet une grande pièce tout en longueur, entoilée de tentures murales rouge sombre, où se trouvent exposés sur plusieurs niveaux, du sol au plafond, un ensemble d...

Chronologie du Château de Chantilly

Voici une chronologie des événements marquants de l'histoire du Château de Chantilly :

Date Événement
1066 Première mention de Chantilly. Bataille de Hastings.
1386 Gui de Laval vend la terre de Chantilly à Pierre d’Orgemont, moyennant 8.000 livres tournois.
1484 Pierre d’Orgemont cède Chantilly à son neveu, Guillaume de Montmorency.
1526 L’architecte Pierre Chambiges est choisi pour reconstruire le château.
1643 Le domaine passe aux mains de la maison de Condé.
1799 Le Grand Château est détruit pendant la Révolution française.
1875-1885 Reconstruction du Grand Château par le duc d’Aumale.
1897 Le duc d’Aumale lègue le domaine à l’Institut de France.

L'épopée du Château de Chantilly

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