Parmi les animaux de la jungle africaine, certains n'ont pas la mythologie qu'ils méritent. Autant le lion, la panthère, le gorille, la girafe ou l'éléphant ont touché notre inconscient collectif, autant d'autres bêtes jouent définitivement les seconds rôles, voire les figurants. C'est peut-être pour réhabiliter l' « ingrat » porc-épic qu'Alain Mabanckou l'a choisi pour héros de son dernier - et remarquable - roman, Mémoires de porc-épic.
Outre son corps ventripotent, sa gueule renfrognée et ses longs piquants, les hommes le considèrent « incapable de courir aussi vite qu'un chien de chasse » et pensent que la paresse l'astreint à ne pas vivre loin de l'endroit où il se nourrit. C'est méconnaître l'animal-narrateur, qui raconte son insolite histoire à son « cher Baobab ».
L'Historial, aux Lucs-sur-Boulogne, consacre une exposition à Richard Coeur de Lion. Le fils d'Aliénor d'Aquitaine et de Henri II Plantagenêt naît vers 1157. Richard Coeur de Lion fut un redoutable guerrier. Pendant le siège de Saint-Jean d'Acre, il mène les combats au pied des murailles. Son armure est tellement couverte de flèches qu'il sera comparé à un porc-épic. Oui, et c'est d'ailleurs ce qui explique le titre de l'exposition, « Richard Coeur de Lion, entre mythe et réalités ». On le sait peu, mais il a inspiré Hollywood. Richard Coeur de Lion lui-même n'est pas étranger à cette légende. 250 oeuvres sont exposées, parmi lesquelles des manuscrits, rares, enluminés, des XIV et XVe siècles. Des pièces prêtées par la Bibliothèque nationale de France, le musée du Louvre, celui du Moyen Âge à Cluny, le Mucem, à Marseille, ou encore la British Library de Londres. Enfin, quatre films projetés à l'Historial permettront de découvrir Richard Coeur de Lion.
Parmi les animaux, le symbolisme de certains est particulièrement riche. Voici quelques exemples:
Une image peu glorieuse pour celui qui fut le symbole du roi Louis XII.
Si certains rois sont sans aucune difficulté reliés à un emblème (Louis XIV et le soleil, François 1er et la salamandre…), d’autres sont plus subtils ou, du moins, nécessitent plus de recherches pour comprendre le choix et l’utilisation de ces symboles. Cousin du roi précédent, Charles VIII (roi de 1483 à 1498), les monnaies de Louis XII, qui a régné de 1498 à 1515, restent d’abord les mêmes qu’au règne antérieur.
Le changement important, lié aux campagnes italiennes, est dû à l’arrivée d’une nouvelle monnaie d’argent qui s’intégrera rapidement à l’ancien système, le teston (de l’italien testa qui veut dire « tête »). Cette monnaie met de nouveau en valeur le portrait du souverain, à partir du 6 avril 1513 dans le royaume ; les premières monnaies au portrait de Louis XII ont été frappées en Italie, dans le Milanais (à noter qu’un demi-teston a aussi été frappé).
Le système monétaire n’est pas encore totalement unifié sur l’ensemble du royaume. En effet, des frappes « spéciales » sont réalisées pour la Bretagne (intégrée en 1499 au royaume, par mariage), pour la Provence (depuis décembre 1481 par héritage) ou encore au Dauphiné.
Le choix du porc-épic comme emblème du roi n’est pas anodin. Il était déjà le symbole de son ancêtre Louis Ier de France, duc d’Orléans, ce qui marque une continuité familiale et l’attachement du roi à la maison d’Orléans et aux Valois. Il y a aussi l’aspect de l’animal fantasmé au Moyen Âge et en ce début de la Renaissance.
L’animal est vu comme pouvant se battre de près en utilisant ses piques comme des épées, mais aussi de loin, car il peut lancer ses piquants comme des flèches. Cette posture solitaire, non agressive, tout en étant capable de se défendre et de contre-attaquer, en fait un animal que l’on considère comme étant quasiment invulnérable ; le roi y voit donc un symbole de puissance pacifique lorsqu’il le choisit comme son emblème.
Dans un premier temps, le roi décide de faire figurer son emblème personnel sur des médailles et des jetons pour le Milanais et la Touraine. Il faudra attendre la volonté du roi de changer les monnaies qu’il avait héritées de ses prédécesseurs, pour voir apparaître le fameux animal.
La monnaie la plus emblématique portant ce symbole royal personnel est sans nul doute l’écu d’or créé par l’ordonnance du 19 novembre 1507, en remplacement de l’écu d’or au soleil. D’un poids proche de 3,5 grammes pour un diamètre de 27 mm, cette monnaie est au titre de 23 carats 1/8e , soit un or quasiment pur. Il existe aussi des demi-écus ayant les mêmes représentations que les écus.
Dans les monnaies d’argent, signalons les douzains au porc-épic (aussi appelés « grands blancs ») créés par l’ordonnance du 19 novembre 1507 avec des variantes pour le Dauphiné et la Bretagne. Sur les monnaies des expéditions italiennes, particulièrement à Gênes, les porcs-épics supportent le blason de la ville comme pour marquer définitivement l’appropriation de ce territoire.
Collectionner les monnaies de Louis XII est certes complexe mais aussi intéressant par le nombre de monnaies, d’ateliers et de découvertes encore à réaliser. Les monnaies aux porcs-épics, symbole d’une seconde partie du règne, peuvent faire l’objet d’une belle idée de collection si on peut y consacrer du temps et de l’argent.
Les ateliers frappant monnaies sous Louis XII sont nombreux, même si le souverain s’est efforcé de procéder à une meilleure centralisation monétaire et donc à une réduction du nombre d’ateliers : si l’on excepte les ateliers des États italiens temporairement annexés (Gênes et Milan) et les ateliers particuliers pour les régions citées ci-dessus (Aix, Crémieux, Montélimar, Nantes, Rennes, Romans et Tarascon), une vingtaine d’ateliers ont frappé les types courants.
| Type de monnaie | Ordonnance de création | Poids | Diamètre | Titre |
|---|---|---|---|---|
| Écu d'or | 19 novembre 1507 | ~3,5 grammes | 27 mm | 23 carats 1/8e |
| Douzain au porc-épic | 19 novembre 1507 | N/A | N/A | N/A |
Dans le premier court-métrage adaptant la première moitié de la 1ère nouvelle « Les frères de Mowgli » du premier Livre de la jungle, on découvre comment Tabaqui fait courir la nouvelle dans toute la jungle qu'une famille loup a adopté un bébé humain. C'est ainsi qu'il apprend cela à Sahi, le porc-épic (apparaissant dans Le Second Livre de la jungle mais tout de même évoqué dans le premier), l'ours Baloo et la panthère Bagheera.
Dans le 5ème court-métrage adaptant la trêve de l'eau de la 1ère nouvelle « Comment vint la crainte » dans Le Second Livre de la jungle, Sahi, le porc-épic arrive alors et leur apprend que les melons ont tous séché, ce qui est mauvais signe.
Cette version du Livre de la jungle (adaptant essentiellement les nouvelles concernant Mowgli comme son titre original l'indique) fut réalisée en cinq courts-métrages, d'une durée de 20 minutes chacun, entre 1967 et 1971. Ceux-ci furent ensuite assemblés en un long-métrage en 1973. De par la date de création pour le premier court - 1967 - et sa conception dans le domaine de l'animation, on l'a comparera facilement avec l'imagerie disneyenne de l’œuvre de Rudyard Kipling.
Les Louveteaux sont appelés à faire partie d'une grande famille, en suivant les traces du héros du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling. En effet, la meute a comme thématique l'histoire du petit d'hommes nommé Mowgli (de son nom de jungle) ou Nathoo (le nom que lui donne sa mère adoptive chez les hommes). C'est avec ses compagnons de jungle, les vieux loups et les autres louveteaux que le jeune développera son caractère et ses habiletés par le jeu.
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