Le terme "régime alimentaire" évoque souvent des notions de restrictions et de perte de poids. Cependant, sa signification est bien plus vaste et englobe l'ensemble des habitudes et comportements nutritionnels d'une personne. Il est temps de déconstruire l'image réductrice que l'on a souvent en tête dès que l'on parle de régimes alimentaires. La diététique ne se limite pas à la perte de poids, aux régimes hypocaloriques, aux interdits et à la frustration. Votre alimentation doit s'adapter à vos besoins, vos goûts et votre santé, et les diététiciennes sont là pour vous y aider, tout en y ajoutant une touche de gourmandise !
D'un point de vue diététique, un régime correspond à une prescription d'aliments en quantité adaptée en fonction de la pathologie de la personne. Nous sommes donc loin des régimes amaigrissants hypocaloriques.
Lorsque l’on parle de votre régime alimentaire ce n’est finalement ni plus ni moins qu’une alimentation équilibrée adaptée à votre santé avec ou sans prescription médical.
En réalité, le terme "régime" est bien plus large et englobe diverses approches alimentaires, comme un régime sans gluten, un régime omnivore ou un régime végétarien.
Le régime alimentaire est l'ensemble des substances alimentaires consommées selon les habitudes ou comportements nutritionnels des animaux, y compris les humains, et qui fait partie de leur mode de vie.
Un régime alimentaire est généralement varié, contenant de nombreux ingrédients au menu quotidien.
Un régime alimentaire, en zoologie et en nutrition, est la somme de la nourriture consommée par une personne ou un organisme animal. Le régime alimentaire correspond à un mode d'alimentation avec des ingrédients, les aliments, ou mélange d'ingrédients, y compris l'eau, qui sont régulièrement distribués aux animaux et consommés. Il ne faut pas confondre avec un régime amaigrissant !
Le régime alimentaire est l'alimentation habituelle, la nutrition, tant en nature, qualité que quantité d'un animal. On ne parle pas de régime alimentaire pour les plantes.
On peut ainsi distinguer trois régimes alimentaires principaux :
On distinguera de nombreuses spécialisations parmi ces trois régimes de base, comme par exemple les flexitariens, les végétaliens, les insectivores, les piscivores, les frugivores, les herbivores, etc.
Certains régimes alimentaires sont limités en type d'ingrédients, les organismes sont alors qualifiés de sténophages, par opposition aux omnivores (ou euryphages). Les monophages, rares (certains vers), ne consomment qu'un seul et unique aliment.
Le régime alimentaire d'un animal peut varier au cours de son cycle de développement : par exemple, le têtard est surtout herbivore et détritivore, mais la grenouille est carnivore. La plupart des animaux omnivores sont qualifiés d'opportunistes : ils consomment ce qu'ils trouvent à un moment donné.
On confond souvent les expressions de régime alimentaire avec régime amaigrissant, lequel est un choix (humain !) délibéré de la nourriture pour contrôler le poids corporel ou l'apport en nutriments et calories.
Les régimes alimentaires sont plus ou moins spécialisés selon un mode phagique (la phagie et le vorisme) dont voici une liste :
En recherche de nutrition, le régime de référence est un régime alimentaire binaire permettant de comparer la réponse aux conditions d'expérience établies et aux traitements nutritionnels. Un régime de contrôle est un régime de référence à effets soit négatifs, soit positifs, utilisé pour comparer la réponse à des traitements nutritionnels. Il peut s'agir du régime de référence standard ou du régime de référence.
Un régime formulé précise qu'un régime alimentaire a été spécialement formulé afin de contenir des quantités spécifiques d'éléments tels que protéines, lipides et glucides. Un pré-mélange vitaminé et un liant sont habituellement ajoutés.
Un régime alimentaire artificiel, dont l'utilisation de l'expression devrait être évitée puisque des aliments ne peuvent être produits artificiellement (synthétiquement) donc provenant forcément d'ingrédients naturels (des substances organiques). Il faudrait plutôt parler d'un "régime alimentaire formulé".
Un régime hautement énergétique est un régime formulé pour fournir des niveaux convenables de protéines et contenir des niveaux élevés d'huile (>20 %).
Ce rapport propose une approche holistique des régimes alimentaires. Pour définir un régime alimentaire sain, l’OMS et la FAO ont croisé plusieurs approches. Cette approche considère que le potentiel santé d’un aliment n’est pas uniquement influencé par sa composition nutritionnelle mais également par sa matrice. Il existe en effet des synergies entre les différents nutriments d’un aliment, pouvant influencer leur biodisponibilité. Ainsi, deux aliments de composition identique n’auront pas le même effet sur l’organisme s’ils ont une matrice différente.
Les procédés de transformation peuvent également modifier les caractéristiques physiques et chimiques d’un aliment et ainsi influencer son potentiel santé. Un système alimentaire bénéfique pour la santé ne sera pas nécessairement durable d’un point de vue environnemental et inversement. Il apparaît que ce sont en réalité, de nombreux changements dans plusieurs secteurs du système alimentaire qui seront nécessaires pour modifier à la fois l’offre et la demande.
Les régimes alimentaires ne se réduisent pas à la somme des aliments consommés ou des modèles alimentaires qui leur sont associés, « ils constituent un mode de vie qui détermine et est déterminé par les contextes locaux aux niveaux social, culturel et économique.
Le genre, la religion et les interdits alimentaires sont identifiés comme d’autres facteurs socio-culturels pouvant influencer les choix alimentaires. Le rapport rappelle que la production, l’acquisition, la préparation, la cuisson et l’élimination de la nourriture sont notamment des tâches où s’expriment des grandes différences selon les genres.
Garantir que des aliments abordables et attractifs destinés à un régime alimentaire sain et durable sont disponibles et accessibles aux personnes les plus vulnérables.
Parler régime alimentaire fait souvent penser au régime amaigrissant ou au régime végan. En réalité, il existe une multitude de régimes alimentaires, et le monde des régimes alimentaires évolue constamment, parfois avec des effets de « mode ». Leur vocation n’est pas toujours de perdre du poids et les motivations des personnes qui les adoptent peuvent être variées : culturelles, écologiques, thérapeutiques, ….
Les régimes alimentaires dévient donc en quelque sorte de l’alimentation équilibrée, saine et diversifiée recommandée par les nutritionnistes pour la population générale.
Le jeune intermittent est une forme particulière de régime alimentaire, qui consiste à jeuner plusieurs heures par jour et donc à réduire le nombre de prises alimentaires quotidiennes. Le jeune intermittent le plus connu et le plus utilisé est le jeune 16/8, avec une période de jeune de 16h et la prise d’un ou deux repas sur les 8 h restantes.
Certains régimes alimentaires sont adoptés au long cours, parfois toute la vie, par exemple dans le cas de certains régimes thérapeutiques.
D’une manière générale, les enfants et les adolescents ne doivent pas adopter de régime alimentaire particulier, en dehors d’une justification médicale. Ces régimes sont généralement adoptés pour des raisons culturelles et écologiques, mais ils peuvent déséquilibrer l’alimentation et entraîner des carences nutritionnelles.
Le régime sans gluten est indispensable pour les patients atteints de la maladie cœliaque. Le régime diabétique est mis en place de manière plus ou moins stricte pour les sujets atteints de diabète de type 1, de diabète de type 2 ou de diabète gestationnel. Le régime hypocholestérolémiant est conseillé pour les personnes présentant une hypercholestérolémie.
Les personnes allergiques à certains aliments doivent totalement supprimer cet aliment de leur alimentation.
Les régimes hypocaloriques sont souvent plébiscités à certaines périodes de l’année par celles et ceux qui souhaitent perdre du poids. Ils sont également suivis par les personnes en situation de surpoids ou d’obésité.
Enfin, il existe différents régimes, qui ne sont pas basés sur une exclusion d’aliments, ni sur une réduction des apports caloriques, mais sur une modification des habitudes alimentaires. Le régime cétogène consiste à réduire les apports en glucides et à augmenter les apports en lipides.
Le régime méditerranéen et ses variantes: le régime méditerranéen s’articule comme son nom l’indique sur des aliments fréquemment retrouvés dans l’assiette des habitants du bassin méditerranéen : des légumes, des fruits, des légumineuses, des céréales complètes, de l’huile d’olive, du poisson et des produits laitiers faibles en matières grasses. Parfois appelé le régime crétois, le régime méditerranéen se décline en plusieurs variantes, selon les régions géographiques. Ces variantes s’adaptent aux aliments disponibles localement, mais font toujours la part belle aux fruits et légumes (si possible consommés frais), aux légumineuses, aux poissons et produits de la mer et aux huiles végétales.
D’autres régimes alimentaires sont proposés chaque année par différentes personnalités, qui revendiquent différentes allégations santé ou minceur pour leur régime.
Difficile de répondre à une telle question, tant les motivations qui mènent à suivre un régime divergent d’une personne à l’autre et tant le nombre de régimes différent est élevé.
Dans le cas des régimes thérapeutiques (régime sans sel, régime sans gluten), le régime est essentiel pour préserver la santé du patient.
Dans tous les cas, avant de débuter un régime alimentaire, surtout restrictif et/ou d’exclusion, il est recommandé de demander l’avis d’un médecin, d’un diététicien ou d’un nutritionniste.
De nombreuses études ont comparé différents régimes alimentaires dans différents contextes. Pour la population générale, c’est-à-dire des adultes sans problèmes de santé particuliers, le régime qui semble apporter le plus de bienfaits sans risques pour la santé serait le régime méditerranéen.
Prescrire un régime consiste à établir une liste des aliments interdits ou limités et des aliments autorisés en quantités définies au patient, assortie de conseils concernant la préparation, la cuisson, la répartition de ceux-ci, etc.
Un régime ne peut être suivi, sur une longue période et avec succès, que s'il est parfaitement expliqué au patient, adapté à son mode de vie et à ses préférences alimentaires tout en respectant les indications médicales.
Grâce aux progrès réalisés dans la connaissance des maladies et en pharmacologie, la prescription des régimes thérapeutiques a évolué : le nombre des affections pour lesquelles ils sont réellement indispensables a diminué et de nombreux régimes autrefois très sévères, tels que le régime sans sel ou le régime du diabétique, sont actuellement plus souples.
Aujourd'hui, les régimes les plus fréquemment prescrits sont les régimes hypocaloriques (ou hypoénergétiques) pour le traitement de l'obésité, les régimes des dyslipidémies (hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie) et du diabète.
Certaines maladies métaboliques rares, comme les intolérances à un acide aminé (leucinose, phénylcétonurie) ou à un sucre (galactosémie), et certaines allergies (intolérance au gluten, aux protéines du lait de vache) nécessitent des régimes très stricts.
Il est aussi extrêmement fréquent de prescrire à un sujet venant de subir une opération de chirurgie digestive un régime caractérisé à la fois par une modification de la texture des aliments (liquide, mixée, solide) et un élargissement progressif du choix des aliments autorisés (régime plus ou moins riche en fibres, notamment).
En toute circonstance, le régime, qui fait partie du traitement médical global, reste sous la responsabilité du médecin. Tout régime doit d'ailleurs, au préalable, faire l'objet d'un bilan : si les régimes apportent en général une aide efficace dans le traitement des maladies, ils peuvent parfois être plus dangereux qu'utiles (risque potentiel de dénutrition chez une personne âgée, par exemple).
Il faut noter également qu'un grand nombre de femmes sont très attentives au nombre de calories qu'elles ingèrent et qu'elles absorbent souvent moins de 1 500 kilocalories par jour.
Plus d’une centaine de régimes, plus ou moins déséquilibrés et parfois farfelus, promettent aux femmes, mais aussi aux hommes, de maigrir. Tous ont fait un jour ou l’autre l’objet de promotions médiatiques ou commerciales. À court terme, de deux semaines à trois ou quatre mois, tous ces régimes amaigrissants sont efficaces et la perte de poids est mesurable. Mais à long terme, au-delà d’une année, toutes les études épidémiologiques montrent que 95 % des adeptes ont repris leur poids initial et souvent quelques kilos supplémentaires, ce qui les conduit à une nouvelle tentative qui se terminera de la même façon : c’est l’inévitable phénomène dit du yoyo.
L’explication de cet échec programmé découle de la sélection génétique effectuée sur nos ancêtres pendant des dizaines de millénaires marqués par l’alternance de périodes de disette ou de famine et de périodes d’abondance relative. Seuls ceux qui pouvaient stocker des réserves après une disette survivaient à la famine suivante et transmettaient cette aptitude à leurs descendants. Les généticiens ont ainsi découvert des gènes (« cueilleur-chasseur », « ob », décrits en 2002 dans la revue américaine de référence Nature) qui favorisent le stockage de réserves en période de sous-alimentation. Tout régime restrictif simule une disette et stimule ces gènes.
Il semble donc que le seul moyen de perdre durablement du poids sans en reprendre consiste à maintenir une alimentation diversifiée et équilibrée autour de 2 000 calories par jour et d’augmenter les dépenses énergétiques par l’activité physique régulière.
Après de nombreuses études portant sur ses effets bénéfiques ou préventifs, notamment sur le plan cardiovasculaire, la Commission Européenne a retenu en 2003 le régime méditerranéen ou régime crétois comme modèle d’alimentation pour l’ensemble de l’Europe.
En prévention primaire (avant tout incident cardiaque) ou secondaire (après un premier infarctus), le régime méditerranéen s’est montré nettement supérieur aux traitements médicamenteux visant à abaisser le taux de cholestérol.
Le régime méditerranéen est pauvre en acides gras saturés et en sel, riche en acides gras insaturés dont les oméga-3, en glucides, en fibres végétales, en vitamines et en antioxydants. L’huile d’olive, qui peut alterner avec l’huile de colza, est la principale graisse de cuisson et d’assaisonnement. Ce régime comporte chaque jour des céréales (pain, pâtes, boulgour, riz) ou des pommes de terre, des légumes secs (haricots, lentilles, pois chiches), des légumes frais dont une partie servie crue en salade, des fruits frais et des fruits secs (amandes, noix), du fromage de chèvre ou de brebis, un ou deux verres de vin. Tout au long de la semaine, les protéines sont fournies par le poisson (deux ou trois fois), les volailles, les œufs et peu de viande (une fois). Les desserts sucrés ne remplacent les fruits que deux ou trois fois.
Tableau récapitulatif des principaux régimes alimentaires :
| Régime Alimentaire | Principes Clés | Indications |
|---|---|---|
| Méditerranéen | Fruits, légumes, céréales complètes, huile d'olive, poisson | Prévention cardiovasculaire, bien-être général |
| Sans Gluten | Exclusion du gluten (blé, orge, seigle) | Maladie cœliaque, sensibilité au gluten |
| Hypocalorique | Réduction de l'apport calorique | Perte de poids, obésité |
| Cétogène | Réduction des glucides, augmentation des lipides | Certaines conditions médicales spécifiques (sous surveillance médicale) |
| Végétarien | Exclusion de la viande | Choix éthique, environnemental, ou de santé |
| Végan | Exclusion de tous les produits d'origine animale | Choix éthique, environnemental |
tags: #regime #alimentaire #definition
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic