À l’automne, on retrouve avec plaisir les courges : potimarron, potiron ou encore butternut, les courges apportent une touche de couleur et de saveur ! Parmi les courges d’hiver, la courge spaghetti se distingue par une particularité bien à elle : sa chair, une fois cuite, se détache en filaments semblables à des spaghettis.
Peu calorique, rassasiante et facile à cuisiner, elle plaît autant aux jardiniers qu’aux amateurs de cuisine saine. De culture simple et productive, elle se cultive comme les autres courges, en plein soleil, dans un sol riche et bien drainé.
En plus de sa chair unique, saviez-vous que les graines de courge spaghetti peuvent également se préparer et se conserver ? Cet article vous guide à travers toutes les étapes, de la récolte à la conservation, en passant par la préparation des graines.
En résumé, ce qu’il faut savoir :
La courge spaghetti n’est pas une variété récente : elle est cultivée depuis longtemps en Amérique et en Asie, où sa texture originale est très appréciée. Elle appartient à la même espèce que la courgette (Cucurbita pepo), mais se conserve bien plus longtemps et développe ses qualités gustatives en mûrissant plusieurs semaines après récolte.
En fonction du climat de votre région, le semis de courge spaghetti a lieu à partir du mois de février-mars sous abri et en godet avec un repiquage après tout risque de gelée, ou directement en place à partir du mois de mai.
La courge spaghetti redoute le froid et a donc besoin d’un climat tempéré à chaud pour lever correctement. La courge spaghetti aime les sols plutôt riches, n’hésitez pas à amender le sol de compost ou d’un fertilisant avant de la cultiver.
Le semis en godet doit se faire environ 3 semaines avant le repiquage en pleine terre. Il ne faut donc pas semer trop tôt. Enfoncer légèrement 2 à 3 graines par godet. Assurez vous que la température ne descende pas sous les 12° pendant la germination.
Une fois levée, on ne garde que la plante la plus vigoureuse. 3 semaines après, on peut mettre en terre à condition que tout risque de gelée soit écarté. Prévoir un espace de 1 m minimum entre chaque pied.
Semis de courge spaghetti en pleine terre : On peut aussi effectuer un semis directement en terre à partir du mois de mai à condition d’avoir une belle arrière saison après l’été dans votre région.
La courge spaghetti a besoin d’un sol riche pour une belle récolte. N’hésitez donc pas à apporter du compost ou du fertilisant dès la plantation. Bien ameublir la terre avant de semer la courge spaghetti. Prévoir un espace de 1 m minimum entre chaque pied.
Vous pouvez pincer les tiges au dessus de la 3ème ou 4ème feuille afin de stimuler le développement de la plante, vous aurez ainsi une meilleure production. Une fois vos plants de courges spaghetti bien développés, il faut pailler le pied afin de conserver la fraicheur et l’humidité dans le sol.
Le paillage permet aussi d’éviter que la courge spaghetti ne touche la terre et, ainsi, la pourriture des fruits.
Arrosage de la courge spaghetti : La courge spaghetti a besoin d’eau pour bien se développer, surtout en cas de chaleur et/ou de sécheresse prolongée. Un arrosage le matin sans arroser les feuilles est donc recommandé l’été.
Pour stimuler le développement des fruits, vous pouvez couper ou pincer les gourmands, c’est-à-dire la tige après la 3 ème feuille. Les courges ont besoin de beaucoup d’eau. En effet, leur sol doit toujours être humide, mais aussi aéré à l’aide d’une griffe pour ne pas qu’il soit trop compact.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la courge est un légume qui prospère par temps chaud. Bien qu’elle se mange principalement en hiver, elle n’aime pas le froid et préfère un climat tempéré à chaud.
Pour conserver l’humidité, paillez le pied de vos courges. Cela évitera également le développement d’herbes envahissantes (adventices).
Rotation des cultures : On vous conseille d’observer une période de 4 ans avant de cultiver des courges (et plus généralement des Cucurbitacées) au même endroit. Cette famille de plantes est effectivement très gourmande en nutriments. Reconstituez votre sol après une culture de courge en semant des engrais verts ou des légumineuses, comme les fèves et les haricots !
En ce qui concerne la récolte, vous pouvez cueillir la courge spaghetti lorsqu’elle est bien jaune. La coloration de la courge spaghetti est un bon indicateur pour savoir lorsqu’elle est mûre.
Pour savoir si la courge spaghetti est prête, elle doit aussi avoir une peau parfaitement lisse. Chaque plant produit environ 3 à 5 courges pouvant peser entre 2 et 4 kg chacune.
Lors de la cueillette, gardez toujours une partie du pédoncule pour favoriser la conservation. Récoltez vos courges spaghetti avant les premières gelées.
Il semble à priori aisé de récupérer les graines de courges. Et ça l’est si votre but est de les consommer. Mais ça se complique un peu si vous voulez reproduire fidèlement une variété pour vos semis, qu’il s’agisse d’un potimarron, d’une butternut, d’une citrouille, d’un potiron, ou d’une courgette par exemple.
En effet, les hybridations sont fréquentes avec des résultats parfois très décevants (dégénérescence marquée de la variété, fruits immangeables). Mais précisons déjà que nous parlons ici de reproduire des semences… reproductibles.
C’est-à-dire des graines de variétés anciennes, stabilisées (voyez ici une liste de semenciers bio proposant des variétés anciennes), en opposition aux hybrides F1 que vous ne pourrez de toute façon pas reproduire (c’est le but « caché » de ces hybrides modernes… vous obliger à acheter tous les ans des graines).
Les courges (genre Cucurbita) appartiennent à la famille des cucurbitacées.
On trouve différentes espèces (en gras ci-dessous) de courges, comprenant elles-mêmes des sous-espèces (en italique ci-dessous)… au sein desquelles on trouve encore de nombreuses variétés :
Au sein du genre Cucurbita (les courges), les croisements sont fréquents entre 2 légumes appartenant à la même espèce (et encore plus s’ils appartiennent à la même sous-espèce). Mais il n’y a pas d’hybridation entre courges d’espèces distinctes.
À ce stade, vous vous dites peut-être que vous ne risquez pas de croisements intempestifs puisque vous ne cultivez qu’une variété par espèce (par exemple une variété de courgette, un potimarron et une butternut).
D’accord… Mais il faut aussi tenir compte du voisinage… Car, à moins de vivre dans un lieu isolé, vous n’êtes sans doute pas seul(e) à jardiner dans le coin… Et les insectes pollinisateurs ne connaissent pas de frontières… Ils sont, en tout cas, capables d’aller polliniser une fleur se trouvant à plusieurs centaines de mètres (on considère ainsi une distance de sécurité minimale de 500 m à plus d’un kilomètre).
En deçà de ces distances, les hybridations sont possibles… Aussi, même si l’on ne cultive soi-même qu’une variété unique par espèce, reproduire avec fidélité une variété définie est très incertain.
Alors, vous pouvez tout à fait laisser faire la nature et peut-être allez-vous devenir ainsi l’inventeur d’une nouvelle variété (après tout, la plupart des variétés existantes sont le fruit du hasard).
Qui sait ? Mais dans la majorité des cas vous risquez de vous retrouver, lorsque vous sèmerez les graines de fruits fécondés sans aucune précaution, avec des fruits immangeables… voire dangereux pour la santé (voyez ici).
Aussi, si vous voulez être certain(e) de reproduire fidèlement vos graines de courges, la fécondation manuelle est alors la solution qui s’impose.
Voici comment procéder pour féconder manuellement les courges :
Après la cueillette, la courge spaghetti peut se conserver pendant plusieurs mois, dans un endroit sec à une température avoisinant les 10-15°C. Évitez de conserver la courge spaghetti en lieu humide car cela réduit considérablement le temps de conservation.
Dès qu’une partie de la courge spaghetti devient molle, retirez là et consommez là sans tarder.
Après une belle récolte automnale de courges (butternut, potimarron, courge musquée, etc.), vient la question de leur conservation. Ces légumes emblématiques de la saison froide sont non seulement délicieux, mais aussi capables de se conserver plusieurs mois si on suit quelques étapes simples.
Le secret d’une bonne conservation commence dès la récolte. On récolte les courges à maturité et avant les premières gelées, de préférence par temps sec, en veillant à ce que leur peau soit bien dure et le pédoncule bien sec.
On utilise un sécateur propre et bien aiguisé pour couper la courge en laissant 5 à 10 cm de pédoncule. Avant de les stocker, il est également possible de laisser les courges sécher pendant une dizaine de jours dans un endroit sec et aéré à 30°. Ce séchage permet à la peau de durcir et aux éventuelles blessures de cicatriser.
La température idéale de stockage se situe entre 12 et 15°C. Un endroit ni trop froid ni trop chaud comme une pièce non chauffée, un garage ou une cave ventilée est parfait. Il faut éviter les environnements trop humides (risque de moisissures) ou trop secs (risque de dessèchement). Une humidité relative de 60 à 70% est l’idéal.
Les courges doivent être bien ventilées pour éviter les moisissures. Si vous avez commencé à couper une courge, enveloppez le morceau restant dans un film alimentaire ou mettez-le dans un contenant hermétique.
Pour une conservation plus longue, on peut congeler la courge. On la coupe en morceaux, on l’épluche et on retire les graines, puis on fait blanchir les morceaux quelques minutes avant de les congeler.
Si la récolte des courges est abondante, on prépare des soupes, des purées ou des confitures que l’on peut conserver en bocaux stérilisés. Si une courge est légèrement abîmée (petites coupures ou fissures), on la consomme en priorité ou on l’utilise en cuisine.
Les courges sont sensibles aux chocs qui peuvent endommager leur peau et les rendre plus vulnérables aux infections.
Mais saviez-vous que les graines de courge peuvent également se préparer dans notre assiette ? Les graines de courge sont riches en fibres et favorisent la satiété : un en-cas sain et idéal pour lutter contre les fringales. Riches en zinc, cuivre, calcium et magnésium, les graines de courge apportent également des antioxydants et “bon gras”.
Pour préparer les graines de courge, il faut commencer par récupérer et rincer les graines de courge. À l’aide d’une cuillère à café ou à soupe, en fonction de la taille de votre courge, récupérez les graines. Ces graines sont enrobées de filaments.
Pour les retirer, passez les graines de courge dans un récipient d’eau et défaites ces filaments du bout des doigts. En fonction des variétés de courge, les graines de courge sont plus ou moins grandes.
Séchez les graines de courge dans un torchon. Pour préparer vos graines de courge, il s’agit ensuite de les assaisonner.
A minima, salez vos graines de courge. Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez préparer des graines de courge parfumées au piment d’Espelette, avec quelques herbes séchées ou encore au cumin.
L’étape suivante pour préparer les graines de courge consiste à les faire griller ou torréfier au four. Pour faire griller vos graines de courge, enfournez-les dans un four préchauffé à 180°C, en mode chaleur tournante.
En fonction de la puissance de votre four, laissez griller entre 10 à 15 minutes. Pour des graines de courge bien grillées, mélangez-les à mi-cuisson.
Lorsque les graines commencent à dorer et qu’une bonne odeur s’en dégage, c’est prêt !
Il ne vous reste maintenant plus qu’à déguster vos délicieuses graines de courge. Vous pouvez les conserver plusieurs mois dans un récipient hermétique, à l’abri de l’humidité (veillez donc à bien les laisser refroidir avant de les ranger dans une boîte).
Utilisez-les dans des salades, ou proposez-les à l’apéro, pour changer des éternelles cacahuètes.
Les graines de courge peuvent être intégrées dans diverses recettes pour apporter du croquant et des nutriments. Voici quelques idées :
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