Le laurier-sauce (Laurus nobilis) est un arbuste incontournable, tant dans nos jardins que dans nos cuisines. Originaire du pourtour méditerranéen, le laurier noble est un arbuste au feuillage persistant et aromatique. Il est apprécié pour son feuillage parfumé et sa facilité d'entretien, ce qui le rend idéal pour créer une haie ou pour être cultivé en isolé. Mais en le plantant près de la maison ou d’une terrasse, une question légitime se pose : comment se comportent ses racines ?
Cet article explore en détail les caractéristiques du laurier-sauce, ses utilisations variées, et les précautions à prendre lors de sa plantation, notamment à proximité des habitations.
Le laurier-sauce, également connu sous les noms de laurier vrai ou laurier noble, appartient à la famille des Lauracées. À l’état naturel, Laurus nobilis se rencontre dans les forêts claires, les vallons humides, les ravins abrités et les coteaux ombragés du bassin méditerranéen oriental et occidental. C'est un arbuste persistant qui mesure généralement entre 2 et 6 mètres de hauteur, mais il peut atteindre jusqu’à 15 mètres dans des conditions optimales.
Le laurier-sauce est naturellement adapté aux climats doux, où les hivers sont modérés et les étés secs. Rustique jusqu'à -15 °C, il est peu exigeant sur la nature du sol, et se plante en isolé ou en haie. Il apprécie les expositions lumineuses, voire ensoleillées, à condition d’être protégé des excès. Une situation abritée des vents dominants favorise un feuillage plus dense, des feuilles plus aromatiques et une croissance régulière. Le laurier tolère mal l’humidité stagnante, particulièrement en hiver. Contrairement à de nombreuses plantes de jardin, il n’apprécie pas les sols excessivement riches.
La plantation s’effectue de préférence au printemps, lorsque le sol commence à se réchauffer.
Les premières années, le laurier-sauce demande des arrosages réguliers, sans excès. Une fois bien installé, il devient remarquablement sobre, capable de supporter des périodes de sécheresse modérée. La culture en pot demande davantage d'arrosages. L’arrosage devra être régulier les 2 premières années suivant sa plantation, afin de favoriser son bon enracinement.
Le laurier sauce se plaît dans un sol humifère, bien drainé, profond, sec et léger. Le laurier-sauce n'est pas difficile sur la nature du sol. Vous pouvez même le planter en terre calcaire. L'important, c'est que ses racines ne baignent pas dans l'eau, surtout en hiver.
Tableau récapitulatif des conditions de croissance :
| Aspect | Description |
|---|---|
| Climat | Doux, hivers modérés et étés secs |
| Exposition | Lumineuse, voire ensoleillée, à l'abri des vents |
| Sol | Humifère, bien drainé, profond, sec et léger |
| Arrosage | Régulier les premières années, puis sobre |
Lorsqu'on envisage de planter un laurier-sauce près d'une maison, il est crucial de comprendre le comportement de ses racines. Contrairement à d’autres arbustes, le laurier-sauce a un système racinaire fasciculé et plutôt superficiel. Le principal risque associé au laurier-sauce n’est pas structurel, mais lié à sa recherche d’eau. En effet, il existe deux grands types de systèmes racinaires :
Le laurier-sauce appartient à cette deuxième catégorie. Ses racines sont nombreuses mais restent relativement fines et se concentrent dans les couches superficielles du sol.
Si vous avez une vieille canalisation d’évacuation en terre cuite ou en ciment qui est déjà fissurée ou dont les joints sont défectueux, les fines racines du laurier-sauce sont opportunistes. Attirées par l’humidité qui s’en échappe, elles peuvent s’infiltrer par la fissure et proliférer à l’intérieur du tuyau jusqu’à le boucher complètement.
Pour éviter tout problème, il est recommandé de :
Le laurier-sauce est bien plus qu'un simple arbuste ornemental. Ses feuilles sont largement utilisées en cuisine pour aromatiser une variété de plats. De plus, il possède des propriétés médicinales reconnues depuis l'Antiquité.
Les feuilles de laurier-sauce sont un aromate de fond, discret mais essentiel. Elles sont utilisées fraîches ou séchées, bien que les feuilles fraîches aient une saveur plus verte et plus vive, tandis que les feuilles séchées développent un parfum plus rond, plus profond et plus équilibré. Une ou deux feuilles de laurier-sauce, du thym (ou de la sauge, de la sarriette...), un bout de ficelle... Et voilà le fameux bouquet garni, celui qui parfume les plats. Une feuille, quelques gousses d'ail dans un poulet et la chair (notamment le blanc) prend une autre saveur. On a coutume de dire que ce laurier peut se mettre à toutes les sauces, et c'est vrai !
Bien avant d’être un aromate de cuisine, le laurier-sauce fut une plante médicinale et rituelle majeure. Dans les médecines traditionnelles européennes, le laurier est avant tout un remède digestif. Les feuilles, utilisées en infusion légère ou intégrées à l’alimentation, agissent comme un tonique aromatique de l’estomac. Le laurier est classé parmi les plantes carminatives, c’est-à-dire favorisant l’expulsion des gaz intestinaux. Avant la compréhension moderne des microbes, le laurier était brûlé ou suspendu dans les maisons pour assainir l’air. Dans la tradition, le laurier est considéré comme une plante qui stimule sans exciter.
Le savon d’Alep est fabriqué à partir d’huile de feuilles ou de baies de laurier. On extrait du laurier-sauce son huile essentielle, utilisée notamment pour ses bienfaits au niveau digestifs.
Il existe plusieurs variétés de laurier-sauce, chacune ayant des caractéristiques spécifiques :
Le laurier-sauce supporte très bien la taille, ce qui explique son usage fréquent en haies, topiaires ou sujets isolés structurés. Taillez-le à la fin de la floraison qui a lieu au printemps. Cela vous évitera d'avoir à vous bagarrer contre les semis spontanés dont le laurier-sauce est un grand habitué. Et si vous laissez des bébés s'enraciner, vous n'avez pas fini de râler, car ils sont difficiles à enlever passée la première année. Ils ne s'arrachent pas facilement malgré leur jeune âge.
Le laurier-sauce est facile à multiplier : par boutures semi-aoûtées ou par marcottage de quelques uns de ses rejets en automne. La récolte des feuilles se fait au fil des besoins. Elles peuvent ensuite être conservées une fois séchées, gardant tout leur arôme.
Le laurier-sauce n’est pas sensible aux maladies et aux parasites.
Dans la mythologie grecque, Daphné, fille de Ladon, dieu des fleuves, était chérie d’Apollon. Lorsque le désir d’Apollon se fit trop pressant, sa mère Gaïa la métamorphosa en laurier (Laurus nobilis). Depuis, le laurier est consacré à Apollon. Le mythe d’Apollon veut qu’après avoir vaincu le serpent Python, le dieu se lava dans la vallée de Tempé, couverte de lauriers, et, couronné de rameaux de cet arbre, entra dans Delphes en vainqueur.
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