La question de l’impact environnemental de la consommation de viande est un sujet complexe et sensible. Il est recommandé de ne pas manger plus de 100g de viande par jour pour un adulte. Ce qui est certain, c’est que la consommation excessive de viande pèse sur l’environnement et la santé et qu’il est tout à fait possible d’en réduire sa consommation. Réduire sa consommation de viande est essentiel pour accélérer la transition écologique, cela a aussi un impact sur la santé.
À l’heure actuelle, l’alimentation compte pour 22% de l’empreinte carbone de la France. Avec les transports, elle compose donc la majorité de l’impact que nous avons au quotidien. Selon le rapport d’Action Réseau Climat (d’après une étude par Christophe Lavelle, chercheur au CNRS et au Muséum National d'Histoire Naturelle) à l’échelle de la France, 60% de l’impact de l’alimentation provient du système agricole. En cause : l’intensité des pratiques agricoles, marquée par une utilisation accrue d'engrais chimiques et de pesticides. De même, l'essor de la production et de la consommation de produits d'origine animale, conjugué à l'industrialisation des méthodes d'élevage au cours de la seconde moitié du XXe siècle, contribue de manière significative à la crise écologique actuelle.
91 % de la population mange plus de viande que ce qui est recommandé. La tendance est toutefois (légèrement) à la baisse en Belgique. On est ainsi passé de 64,6 kilos de viande (toutes viandes confondues) par personne et par an en 2010 à 63,1 kilos en 2023, en passant par un « creux » entre 2016 et 2019. La consommation de viande diminue en Belgique mais elle a doublé depuis 1980 dans les pays en développement.
Malgré une augmentation de la consommation de viande ces dernières années, 57% des Français ont pourtant l’impression de réduire leur consommation. Ce décalage s'explique en partie par le fait que, bien que les achats de viande pour la consommation à domicile aient effectivement diminué, cette baisse a été compensée par l'augmentation de la consommation de viande dans les restaurants et les plats préparés.
Attention qu'il y a au moins 3 façons de calculer la consommation de viande :
Le chiffre de 63,1 kilos en 2023 est le poids comestible estimé sur base du poids carcasse en Belgique par Statbel, toutes viandes confondues. Le bilan statistique est surévalué : on ne mange jamais toute la viande qui reste en Belgique, ne fût-ce que parce que l’on gaspille. Le chiffre de l’enquête de Sciensano est probablement plus proche de la réalité même si là aussi des erreurs sont possibles : c’est une enquête remplie par les participants, personne ne vient mesurer ce qu’ils mangent.
Le secteur de l'élevage contribue pour 12 % aux émissions de gaz à effet de serre dues à l'activité humaine, selon la FAO. On utilise beaucoup de ressources pour nourrir les animaux. Deux tiers des céréales cultivées en Europe le sont pour nourrir des animaux d’élevage. Donc au fur et à mesure que la consommation de viande augmente, la demande en céréales augmente aussi.
L’industrie de l’élevage et de la production laitière produit 18 % de tous les GES : 9 % de tout le CO2, 37 % du méthane (qui a un pouvoir de réchauffement au moins 25 fois plus grand que le CO2) et 65 % de l’hémioxyde d’azote. De plus, l’industrie de l’élevage constitue la principale source de pollution de l’eau, autant dans les pays développés que dans les pays émergents. En Amazonie l’élevage intensif est la principale cause de déforestation.
Voici une répartition des émissions de GES entre les secteurs économiques:
Comme il est prévu que la consommation mondiale de viande va plus que doubler d’ici 2050, les conséquences sur le réchauffement climatique seront désastreuses et vont certainement annuler les effets positifs obtenus par la réduction de notre consommation de pétrole.
Du point de vue environnemental, la production de viande a divers impacts. Elle provoque des conflits d’usage des terres conduisant à la déforestation, notamment en Amérique latine. En effet pour répondre à la demande croissante de viande, les surfaces jusqu’alors couvertes par des forêts sont déforestées pour être dédiées à l’élevage. De plus, l’élevage demande une grande quantité d’eau et est responsable de 15% des gaz à effet de serres selon la Food and Agriculture Organization.
La viande apporte de nombreux nutriments facilement assimilables par le corps. Mais il est tout à fait possible d’avoir un régime alimentaire végétarien équilibré. Selon un rapport de l’OMS de Juillet 2023, consommer plus de 80g par semaine de viandes transformées (comme de la charcuterie par exemple) augmente les risques de cancer. La viande, et en particulier la viande rouge, est une excellente source de fer et de vitamine B, ainsi que d’acides aminés essentiels aux êtres humains.
Les risques d’une surconsommation de viande sont nombreux : accumulation de toxines, troubles cardio-vasculaires, développement de cancers (notamment du sein et colorectal), risque d’obésité. En France, la consommation moyenne de viande est de 1,5 kg par semaine, contre 500 g recommandé par le PNNS. De plus, les français consomment beaucoup de viande rouge. Or, celle-ci est reconnue pour augmenter les maladies cardiaques en raison d’un trop fort apport en mauvais cholestérol, en graisses saturées et en fer provoquant l’accumulation de plaques de matière grasses dans les artères.
Les animaux élevés industriellement sont entassés et stressés, ce qui entraîne un risque plus élevé de maladies. Pour contrer ce risque, ils reçoivent de faibles doses d’antibiotiques. Cette utilisation régulière d’antibiotiques contribue au développement de bactéries résistantes aux antibiotiques, aussi appelées « superbactéries », qui peuvent être transmises aux humains.
Le secret pour manger moins de viande, c’est de varier ! Réduire sa consommation de viande demande donc de trouver d’autres sources de protéines. En effet, les protéines sont composées de 20 acides aminés. Parmi ces 20 acides aminés, 8 ne sont pas synthétisés naturellement par notre organisme. Il existe trois sources principales de protéines végétales : les céréales (riz, blé, sarrasin, seigle, épeautre…), les oléagineux (noix, olives, graines de lin ou de courge…) et les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges, fèves, soja).
Si vous êtes de grands amateurs de viande, vous pouvez commencer par vous limiter à une portion de viande par jour. Manger léger le soir permet de favoriser le repos de l’organisme durant la nuit et de mieux dormir.
Il existe des alternatives végétales comme le tofu ou le tempeh, tous deux dérivés du soja. Outre un apport protéique encore plus élevé que celui de la viande, ils sont pauvres en acides gras saturés (cholestérol) et riches en acides gras insaturés (bonnes graisses). Ils contiennent également d’autres substances telles que les saponines, les isoflavones ou les flavonoïdes. D’autres végétaux comme la spiruline sont également mis en avant par les nutritionnistes pour leurs propriétés nutritionnelles. Faible en calorie, elle contient une grande quantité de protéines, d’antioxydants (caroténoïdes et phycocyanine) et d’acide gamma-linoléique (omega-6). Finalement, pour s’assurer un apport complet en protéines il est recommandé de diversifier ses sources de protéines. Alvityl® Vitalité à avaler apporte 12 vitamines à 100% des valeurs nutritionnelles de référence et 8 minéraux.
Les clients d'helios ont permis de financer le projet Olatein qui a permis la découverte d'une nouvelle protéine végétale comme alternative à la viande. Vous avez donc un impact très concret sur l'accélération de la transition écologique.
Les mots qui viennent à l’esprit des Français quand on leur parle de viande ? “Bon”, “protéines", “qualité”, “élevage”, selon une étude Harris Interactive pour le réseau action climat France, réalisée en février 2021 auprès de 1 063 personnes représentatives des Français de 18 ans et plus. La consommation de viande reste donc associée à des idées positives, il s’agit d’un aliment bon, source de protéines, et les Français l’apprécient.
Pour autant, nombreux sont ceux qui cherchent à faire évoluer leur consommation. Ainsi 48 % des répondants ont déclaré consommer moins de viande qu’il y a trois ans, contre seulement 41 % qui ont maintenu leur consommation. Il n’en reste pas moins qu’un tiers des Français mange encore de la viande tous les jours. Et ceux qui en consomment le plus fréquemment sont les 18-24 ans, puisqu’ils sont 45 % à l’inscrire à leur menu quotidien. Le pourcentage des Français en consomment au moins une fois par semaine reste appréciable : 89 %.
Les motifs de diminution de la consommation de viande sont de deux ordres : ils relèvent d’enjeux personnels (préserver sa santé, faire des économies) ou sociétaux (l’environnement, le bien-être animal). Ainsi 43 % des répondants disent manger moins de viande pour leur santé (c’est même 51 % des plus de 65 ans) et 35 % car ils sont préoccupés du bien-être des animaux d’élevage.
Les Français sont 6 sur 10 à souhaiter dorénavant maintenir leur consommation de viande, mais ils sont encore 30 % à vouloir la diminuer, notamment les femmes (35 % d’entre elles). Parmi les répondants qui ont déjà réduit leur consommation de viande, 52 % estiment qu’ils vont continuer de la diminuer.
Moins manger de viande, mais en manger mieux, c’est le leitmotiv du flexitarisme. Pour 58 % des répondants le premier critère d’achat est la provenance locale ou du moins française, devant le goût (53 %). Mais la question du prix reste cruciale pour 47 % des répondants. 69 % des sondés ont déjà renoncé à acheter une pièce de viande car elle était trop chère, c’est même 75 % des 35-49 ans.
Comment maintenir un apport suffisant en protéines malgré une baisse effective ou prévue de la consommation de viande ? La viande in vitro ne séduit pas du tout (seuls 25 % des sondés y songent), les insectes encore moins (23 %). Sur ce point, on observe un net fossé des générations. Alors que les légumes secs et les céréales sont plébiscités à tout âge, les préparations peu transformées comme le houmous, le tofu ou les falafels sont davantage des sources de protéines chez les moins de 35 ans (63 %) que chez les plus de 50 ans (43 %). Les jeunes sont aussi bien plus aventureux : 48 % sont prêts à consommer de la viande de culture et 42 % des insectes.
Le Belge consacre en moyenne 20% de son budget nourriture à la viande, soit 520 € par an. Diminuer sa consommation réduit donc ce budget. Cela reste un choix très personnel.
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