L’élevage porcin est une activité importante en France et essentielle pour la production de viande destinée à l’alimentation humaine. Ce type d’élevage est le plus répandu en Europe et dans le monde. En France, la très grande majorité de l’élevage de porcs se fait en bâtiment. Les porcs y sont élevés dans des bâtiments dont le sol est ajouré (on parle de caillebotis), permettant l’évacuation des excréments et de l’urine des animaux, ainsi que de l’eau de lavage du sol.
Toutefois, ce système d'élevage soulève des questions importantes concernant le bien-être animal, l'impact environnemental et les alternatives possibles.
L’élevage porcin englobe plusieurs étapes, allant du naissage à l’engraissement. On distingue principalement deux types d'élevage :
L’élevage sur caillebotis a ses avantages :
Malgré ces avantages, l’élevage sur caillebotis présente plusieurs inconvénients notables :
En France, 95% des bâtiments sont surpeuplés, sur caillebotis et sans paille. Les 5% restants sont des élevages sur litière ou en plein air.
Dans le modèle actuel, le principal reproche porte souvent sur une remise en cause du bien-être des animaux à cause d’un sol uniforme et ajouré. Une des solutions pour améliorer cet aspect est de proposer une diversité de choix aux animaux. Par exemple, selon leur besoin, ils pourront disposer de différents types de sol (gisoir, paille, caillebotis). Un autre point important est de donner la possibilité aux animaux d’organiser leur espace de vie en trois zones : le couchage, les ressources (alimentation, abreuvement et enrichissement) et les déjections.
Pour diversifier les types de sol et faciliter la spécialisation des zones de vie, il est souvent nécessaire de revoir la densité animale. Pour qu’un aménagement de ce type fonctionne, il faudra alors réduire les densités animales (1 m² par porc par exemple) afin de libérer de l’espace. L’installation d’un gisoir peut être une solution judicieuse pour matérialiser la zone de couchage. Mais il sera également préférable d’abaisser les densités animales afin de maximiser les chances qu’il reste propre et être très attentif aux conditions de réalisation (dimensionnement, position, aménagement de la case.)
Dans un contexte de forte inflation du coût des bâtiments et avec un objectif de zéro artificialisation des sols agricoles qui devient une réalité, la réduction des densités animales peut paraître compliquée. Une autre solution peut être d’augmenter la taille des groupes en engraissement. En effet, le comportement grégaire du porc ainsi que sa capacité à organiser ses zones de vie permettent de libérer des espaces lorsque la taille d’un groupe d’animaux dépasse un certain seuil. Le même phénomène est observé en engraissement géré en grand groupe (case de 100 porcs et plus).
L’association d’une aire paillée (environ 1 m²/porc) en contrebas d’une zone en caillebotis (entre 0,2 et 0,4 m²/porc) semble offrir de multiples possibilités d’aménagement de cases. Sur les caillebotis on retrouve souvent le système d’alimentation et d’abreuvement. Cette zone doit également être identifiée comme l’espace de déjection. Pour l’évacuation des déjections sous les caillebotis, il est préférable de positionner un racleur car les effluents pailleux seront difficiles à sortir de manière gravitaire. Le principal risque avec ce type de concept est d’avoir une inversion des zones en été.
A retenir, sur caillebotis intégral et avec une densité standard, il est souvent nécessaire de regrouper l’alimentation, l’abreuvement et les enrichissements dans la même zone pour limiter l’activité dans la case. D’une manière générale, l’aménagement des zones de vie dans une case reste très théorique et divers évènements peuvent occasionner une modification de l’occupation de l’espace par les animaux. Malgré tout, on constate qu’en système d’alimentation à la soupe en auges longues, l’aménagement de la case est plus complexe qu’en système nourrisseurs ou DAC (distributeurs automatiques de concentrés).
Les sols utilisés dans ces bâtiments peuvent varier en fonction du type d’élevage ou de la phase d’élevage (naissance, post sevrage, engraissement). Chaque type de sol présente des avantages et des inconvénients, que ce soit sur le plan économique ou pour le bien-être des porcs et des éleveurs. Les porcs élevés en bâtiment passent la majorité de leur temps couchés, puis, à s’alimenter.
Le caillebotis intégral est un sol entièrement composé de lattes pleines alternant avec des ouvertures qui permettent l’évacuation des déjections. En hiver, rend la thermorégulation des porcs moins efficace et peut entrainer un stress thermique. Le manque d’enrichissement de ce type de sol, souvent combinés à une forte densité d’animaux constitue un risque élevé de comportements redirigés vers les congénères, dont la caudophagie. Les matériaux d’enrichissement (e.g litière et fourrage) permettant d’exprimer des comportements d’exploration et de nidification sont pour la plupart peu compatibles avec ce type de sol car ils peuvent se coincer dans les ouvertures et bloquer l’évacuation du lisier.
Augmente le risque de blessures aux pattes, de boiteries, de plaies aux queues et aux oreilles et de bursites (inflammations autour des articulations). Les émissions d’ammoniac provenant de la préfosse (fosse sous les animaux où tombent les déjections) peuvent aussi entraîner une mauvaise qualité de l’air et causer des problèmes respiratoires et oculaires pour les porcs et les humains.
Le caillebotis partiel combine une partie en caillebotis (30 à 50 % de la surface) et une zone en sol plein, appelée gisoir. Le sol plein est souvent en béton, parfois avec de la litière. Le sol plein est une surface non perforée, qui est souvent en béton. Mauvais confort de couchage pour les animaux les plus lourds.
Si le nettoyage du sol plein n’est pas suffisant, les déjections peuvent s’accumuler et nuire à l’hygiène des porcs. Si la paille est distribuée en trop petite quantité : les risques de caudophagie et de boiteries persistent. Si la paille est humide : risques de développement de moisissures produisant des mycotoxines (toxines produites par certains champignons). Si les températures sont élevées, la litière fermente plus et produit de la chaleur qui peut provoquer des problèmes de thermorégulation chez les porcs.
La paille de mauvaise qualité, les copeaux ou la sciure de bois augmentent le nombre de particules en suspension dans l’air (e.g. poussières, moisissures, champignons) qui sont associées à des troubles respiratoires chez le porc et l’humain. Par rapport à la litière raclée, la litière profonde augmente les émissions de gaz dont l’ammoniac, le protoxyde d’azote et le méthane dans le bâtiment.
Pour chaque type de sol, le CNR BEA propose, au vu de l’analyse bibliographique, une série de recommandations visant à améliorer le bien-être des porcs. Les sols alternatifs au caillebotis intégral améliorent le bien-être des porcs en favorisant leurs comportements naturels (exploration, nidification), en réduisant les risques de caudophagie et de blessures, et en offrant plus de confort et d’espace.
Les sols alternatifs au caillebotis intégral nécessitent une meilleure gestion de la ventilation du bâtiment et une plus grande surface pour garantir la propreté des animaux et des enclos, le confort thermique en période chaude et diminuer le risque de maladies infectieuses.
Au-delà du bien-être animal, il est important de considérer celui de l’éleveur. Pour les sols avec litière, la paille mise à disposition entraîne un travail à fournir plus conséquent, ainsi qu’un coût supplémentaire pour l’approvisionnement. Cependant, ces coûts supplémentaires peuvent être compensés par une amélioration de la santé générale des porcs, qui nécessiteraient moins de soins et dont les carcasses seraient mieux valorisées lors de l’abattage.
Les systèmes d’élevages alternatifs, dont l’image dans la société est souvent idéalisée, permettent aux porcs d’exprimer un éventail de comportements plus large que dans les élevages confinés. Ces élevages présentent de réels atouts, mais ils doivent aussi relever des défis, notamment en termes de biosécurité, de santé animale et de santé publique.
La production porcine présente une très grande diversité de modes d’élevage. La production conventionnelle en bâtiment fermé avec un sol en caillebotis, largement dominante actuellement, coexiste avec d’autres systèmes d’élevage dits alternatifs en regard du mode de logement, parmi lesquels on retrouve à la fois des élevages en plein air mais aussi des élevages sur litière, et qui incluent notamment les élevages en production biologique (encadré 1).
La production porcine en plein air est définie comme un système qui permet aux porcs d’avoir un accès à l’extérieur et d’être en contact avec le sol, voire avec des plantes. Dans ce type d’élevage, tous les animaux ou seulement une partie d’entre eux peuvent avoir accès à l’extérieur, l’accès plein air pouvant être réduit à une courette extérieure ouverte sur le bâtiment d’élevage.
L’élevage sur litière présente le même type de diversité, tous les animaux n’étant pas forcément élevés sur litière au sein d’un élevage.
Même si les systèmes d'élevage alternatifs sont en développement dans la plupart des pays fortement producteurs de porcs de par le monde, ils ne séduisent toutefois actuellement qu'une faible fraction des éleveurs, l'élevage sur litière ou plein air ne représentant que 5 à 10 % des élevages en France. Il existe peu de données numériques sur les élevages alternatifs dans leur diversité, parmi lesquels se trouvent des élevages en agriculture biologique ou élevages « bio », mais aussi sous d'autres signes de qualité comme des « labels rouges » ou des « labels rouges fermiers » par exemple (Dourmad et al., 2018). En 2020, on comptait en France 858 élevages de porcs « label rouge » qui commercialisaient 3,8 % de l'ensemble de la production nationale de porcs (IFIP, 2022).
Si on prend l'exemple de l'élevage biologique, les statistiques sur le nombre d'animaux élevés à travers le monde selon les cahiers des charges « biologiques » sont incomplètes et ne permettent pas pour l'instant d'avoir une vision complète du secteur. On sait toutefois que dans les pays européens, plus de 1,5 million de porcins étaient certifiés « bio » (issus de l'agriculture biologique) en 2019 (+ 10,6 % vs 2018), soit 1,0 % du cheptel porcin de l'UE (Agence Bio, 2021a). Les trois principaux pays sont, par ordre d'importance du nombre de porcs bio élevés, le Danemark, la France et l'Allemagne. Ils représentaient près de 74 % du cheptel bio de l'UE en 2019. En France, en 2020, le cheptel de truies bio représentait 1,78 % du cheptel total de truies (17 451 en 2020 contre 12 124 en 2018, soit une croissance de près de 44 %) (Agence Bio, 2021b), réparties dans 633 élevages. Neuf-cent-trente-deux élevages ont produit des porcs bio en 2020 en France. À titre de comparaison, en 2018, on ne dénombrait que 541 exploitations biologiques porcines, ce qui représentait déjà une augmentation de 28 % par rapport à l'année 2016. Ce rythme des conversions et des installations, porté par une forte demande des consommateurs, relayée par les distributeurs et les industriels (FNAB, 2018) décroit actuellement, la consommation des produits Bio ayant baissé en 2021 pour la première fois en huit ans (Agence Bio, 2022).
Même s’ils sont plébiscités par les consommateurs et les citoyens, ces élevages alternatifs ne sont pas sans présenter de points critiques.
Une des attentes du consommateur qui achète des aliments biologiques est que les normes de bien-être animal soient supérieures dans ces systèmes d'élevage (Courboulay et al., 2008). Mais la notion de bien-être animal est complexe. D'après l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), « le bien-être d'un animal est l'état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l'animal » (Anses, 2018a).
En milieu sauvage, les porcs sont actifs pendant la journée et passent 75 % de leur temps pour des activités liées à la recherche de nourriture, notamment à fouiller, à brouter et à explorer avec leur groin (D'Eath & Turner, 2009 ; Kittawornrat & Zimmerman, 2011). En élevage, la répartition du temps est différente et l’animal passe moins de temps à la recherche de nourriture, qui est fournie à l’animal.
L’aliment est distribué aux animaux sous différentes formes (farine, granulés, aliment liquide), à volonté ou lors de repas déterminés par l’éleveur. Peu de différences existent dans les modes de distribution d’aliment en élevage conventionnel et en élevage alternatif ; les causes de stress liées à des défauts d’alimentation sont les mêmes, notamment l’insuffisance de longueur d’auge ou une quantité insuffisante d’aliment distribuée aux animaux. À noter toutefois que les animaux élevés en plein air consomment en moyenne plus d’aliment que les animaux élevés en bâtiment, à performances de croissance équivalentes, en raison d’une activité physique plus importante et d’une dépense d’énergie accrue par des températures ambiantes plus basses notamment l’hiver. À quantités égales d’aliment équivalent, les besoins d’un porc élevé en plein air peuvent ne pas être couverts et générer des frustrations alimentaires, de la faim et des carences nutritionnelles.
Cependant, l'ingestion d'herbe, de fruits et/ou de terre par les porcs en plein air peut apporter selon la nature du produit ingéré une contribution non négligeable aux besoins en énergie, en acides aminés, en minéraux et en micronutriments, en particulier pour les truies ayant une grande capacité à ingérer des aliments volumineux (Edwards, 2005). L'appétence de l'aliment est importante pour la prise alimentaire et pour la capacité du porc à couvrir ses besoins. Une contamination microbienne (par exemple, un niveau élevé de levures et de moisissures), des mycotoxines (en particulier la vomitoxine) ou des niveaux inadéquats de certains acides aminés (le tryptophane par exemple) peuvent entraîner une diminution de la consommation d'aliment.
Les paramètres suivants requièrent une attention particulière dans les systèmes d'élevage alternatifs : i) la conservation des aliments, en particulier lorsqu'ils sont distribués à l'extérieur ; ii) l'équilibre des acides aminés, en particulier dans les exploitations biologiques où l'incorporation d'acides aminés de synthèse n'est pas autorisée ; iii) ou la présence de mycotoxines qui semble être plus élevée dans les céréales biologiques que dans les céréales conventionnelles, notamment le blé (Malmauret et al., 2002).
Afin d'objectiver l'absence de faim, des indicateurs peuvent être utilisés, notamment les notes d'état corporel ou le taux d'animaux maigres (Welfare Quality Consortium, 2009). Dans une enquête réalisée dans 101 élevages biologiques européens, Dippel et al. (2013) ont montré que 18,8 % des truies étaient maigres avec une forte variabilité entre élevages. Ce taux est important si on le compare à ceux avancés par Scott et al. (2009) dans 82 élevages anglais ou néerlandais de tout type, dans lesquels seulement 0,1 % des truies étaient très maigres, sans différence apparente entre les truies élevées en plein air et les autres. Ces résultats suggèrent que certains agriculteurs en production biologique ont plus de difficultés à répondre aux besoins nutritionnels des truies. Dans une autre étude, Temple et al. (2012) ont montré que les porcs en croissance élevés sur paille ou en système extensif à l'extérieur étaient plus nombreux à présenter de mauvais états corporels que les porcs élevés dans des élevages conventionnels.
L’absence de soif est assurée par l’apport d’une quantité d’eau permettant de couvrir les besoins des animaux. La disponibilité en eau potable peut être un problème, notamment dans les systèmes extensifs. Dans ces systèmes totalement ouverts vers l’extérieur, les abreuvoirs sont souvent accessibles aux oiseaux sauvages et contaminés par la poussière. Une eau de mauvaise qualité peut impacter la consommation hydrique et être à l’origine de problèmes de santé chez les animaux.
Il est également important de contrôler la température de l'eau. Dans les systèmes extérieurs, les tuyaux d’approvisionnement en eau doivent être de préférence enterrés pour limiter les effets du gel (l’eau n’est alors plus distribuée aux animaux en période hivernale).
L’absence d’inconfort est garantie par un environnement approprié, avec suffisamment d’espace pour que les animaux soient libres de leurs mouvements, une zone de repos confortable et sans courant d'air, un éclairage suffisant et non permanent pour que les porcs puissent voir et être soumis à un rythme nycthéméral, et le confort thermique nécessaire. Une litière composée de paille a des propriétés similaires au type de substrat qu’un porc trouverait naturellement, agissant comme un coussin et réduisant ainsi l’inconfort et les blessures (Arey, 1993). Plusieurs études ont montré que le risque de bursite (inflammation et gonflement d’une poche (bourse séreuse) située autour des articulations, entre les tendons et l’os) était nettement inférieur dans les élevages alternatifs, avec accès à l’extérieur ou sur paille, que dans les élevages en claustration (Kongsted & Sørensen, 2017). La gravité de la bursite en effet est associée à un environnement dur et inconfortable qui augmente la pression exercée sur la peau.
La zone de confort thermique du porc est inversement corrélée à son poids. Hormis les porcelets, les porcs sont sensibles aux températures élevées. Ils présentent en effet des possibilités de régulation thermique limitées, dépendantes, en milieu sauvage, de sa capacité à se rafraîchir grâce à des bains de boue (Mormède et al., 2006). Les animaux réagissent à une température ambiante élevée en se positionnant de préférence sur un sol favorisant les pertes de chaleur par conduction. Ducreux et al. (2002) ont montré que les porcs se reposent préférentiellement sur de la paille à 18°C, alors qu'à 27°C ils se reposent sur des sols composés de caillebotis béton ou de béton nu. Cependant, en dehors des températures élevées, la paille est nettement plus confortable pour les porcs que les sols en béton nu.
Pour les porcs en plein air, la principale difficulté est de maintenir les animaux propres et secs en conditions météorologiques humides (Brillouet et al., 2010). Le type et la gestion des cabanes doivent être adaptés afin que les animaux puissent y trouver toutes les conditions de confort dont ils ont besoin. Elles doivent être suffisamment grandes pour accueillir les animaux et confortables. En maternité, il existe un effet saison sur la mortalité des porcelets en plein air (Rangstrup-Christensen et al., 2018). Cet effet est à rapprocher de la gestion du confort lors de la mise bas, et à la capacité de la truie à préparer correctement son nid dans la cabane. Une trop faible densité du couvert végétal du parc, accompagnée de la présence permanente de boue, augmente l'humidité et l'inconfort dans la cabane (Brillouet et al., 2010). Or le porcelet est très sensible au froid et aux courants d'air à la naissance. Une température ambiante trop basse augmente la proximité des porcelets avec leur mère et favorise la mortalité par écrasement. Cela peut être corrigé par un paillage abondant des cabanes (Berger et al., 1997). Le choix du type de cabane impacte également le taux de mortalité avant sevrage (Honeyman, 2005). Notons que les porcelets peuvent aussi souffrir lorsqu'il fait très chaud. La chaleur impacte les qualités laitières de la truie qui, en outre, passe plus de temps à l'extérieur de la cabane à se rafraîchir plutôt qu'à allaiter ses porcelets (Rangstrup-Christensen et al., 2018). Pour limiter les effets de la chaleur en plein air, il est nécessaire de mettre à la disposition des animaux des zones d'ombre ou des zones de rafraîchissement, comme des buses d'aspersion ou des bauges (des bassins de boue liquide) (EFSA, 2005). Les mares sont également utilisées pour se rafraichir par temps chaud et se protéger des insectes (D'Eath & Turner, 2009), avec toutefois des risques de noyades de porcelets quand les truies y mettent bas (en cas de fortes chaleur).
Blessures et douleurs peuvent être des conséquences de bagarres entre animaux. Dans l'étude de Dippel et al. (2013) réalisée dans des élevages biologiques européens, les lésions sur les truies, liées à des bagarres, objectivées par la présence de blessures, concernaient 15,5 % et 7,9 % de l'ensemble des animaux observés, selon que ces blessures se trouvaient respectivement sur la partie antérieure ou postérieure de l'animal. Ces moyennes cachent toutefois une très grande variabilité entre élevages dans cette étude, indépendamment du système d'exploitation. Les porcelets élevés en plein air présentent moins de comportements agressifs les uns envers les autres que ceux élevés en bâtiment, que ce soit avant ou après le sevrage (Hötzel et al., 2004). Ces comportements sont susceptibles de causer des blessures. Dans une étude réalisée au Royaume-Uni, il y avait significativement moins de blessures sévères sur les porcs en croissance élevés en plein air que dans les élevages confinés (Pandolfi et al., 2017). Paradoxalement il y avait plus d'animaux présent...
| Type de Sol | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Caillebotis Intégral | Facilité d'évacuation des déjections, propreté | Stress thermique, risque de caudophagie, blessures, mauvaise qualité de l'air |
| Caillebotis Partiel et Sol Plein | Zone de repos, possibilité de litière | Accumulation de déjections, risque de caudophagie, problèmes de thermorégulation |
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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