Il y a des jeux dont la longévité laisse pantois. Le Cochon qui rit appartient à cette catégorie. Auriez-vous imaginé que ce porcinet, qui fut jadis en bois et est aujourd'hui en plastique, fêtât un jour ses 80 ans ? Auriez-vous soupçonné qu'il est le plus ancien jeu de société toujours commercialisé ?
Difficile de trouver un jeu aussi ancré dans la mémoire collective que Le Cochon qui Rit. Ce classique créé en 1932 à Lyon par Joseph Michel, modeste épicier rêvant d’apporter de la gaieté aux soirées de la ville, puise son origine dans une atmosphère typiquement française : celle des bistrots chaleureux où le rire retentit plus fort que le tintement des verres.
Le Cochon qui Rit, un jeu de société indémodable.
Il est né dans un bistrot lyonnais en 1932. Un épicier, Joseph Michel, y avait ses habitudes. A cette époque, la tournée ne se jouait pas au 421 mais au "cochon". On jetait trois dés et, en fonction du nombre affiché et des combinaisons, les habitués dessinaient au crayon un cochon sur une feuille de papier. Le dernier à compléter son cochon payait sa tournée.
L’idée lui vint d’adapter ce jeu de bistrot et de le commercialiser : le Cochon qui rit était né. L'épicier a alors une intuition : pourquoi ne pas matérialiser le cochon ? Un premier modèle voit le jour, en bois. Le succès est immédiat mais ne tourne pas la tête de l'inventeur. Il le vend dans les bistrots alentour et dans son épicerie, qu'il ne quittera jamais.
Les premières versions du jeu étaient confectionnées à la main, en bois ! La robustesse du matériau et l’attention portée aux détails rappelaient les standards de la charcuterie artisanale ou d’une fromagerie traditionnelle.
Deux ans plus tard, en 1934, il obtient une mention honorable au concours Lépine, réservé aux inventeurs. Cette mention figurera en bonne place sur les premières boîtes de jeu. Sous une illustration représentant une famille en train de jouer dans le style du dessinateur Benjamin Rabier, il était écrit: "Ce jeu de société très amusant apportera dans votre foyer le vrai bonheur et la franche gaîté". Le Cochon qui Rit, un jeu de dés historique né à Lyon en 1932, a été fabriqué de nombreuses années à Montluel dans l'Ain.
Primé au concours LépineSi le jeu a été inventé à Lyon en 1932 , c’est dans l’Ain, à Montluel qu’il a été fabriqué pendant de nombreuses années, de 1953 à 2009 exactement.
Dans sa boîte d'origine en carton comprenant 4 cochons en plastique de couleur.
Comment expliquer le succès ? Vraisemblablement par sa simplicité. Il n'est pas question de stratégie car tout est basé sur le hasard. La règle reprise par Joseph Michel est simple : un six permet de prendre le corps du cochon, un as (ou un) de prendre un œil, une oreille ou une patte, deux as, de prendre la queue, deux oreilles, deux pattes ou deux yeux. Le gagnant est celui qui a terminé le premier son cochon grâce aux neuf pièces.
Le principe de la version d’origine est assez simple : chaque joueur (dès 4 ans) doit compléter un cochon à partir des éléments disponibles. On jette trois dés à tour de rôle. Un 6 permet de prendre le corps du cochon, un 1 permet de placer une patte, une oreille ou un œil. Il faut deux 1 pour placer la queue en tire-bouchon. Le gagnant est le premier à avoir assemblé toutes ses pièces sur le corps du cochon.
"Le Cochon qui Rit", jeu de hasard. La première version était en bois et en verre. Après guerre, les pièces du jeu fabriqué par les établissements Michel à Montluel passèrent en plastique.
La famille Michel se séparera du cochon au mois d'octobre 2009, à une époque où, sans véritable marketing, il se vendait encore 40 000 boîtes de jeu par an. Dans le giron du groupe Dujardin, le jeu de société va passer à la vitesse supérieure et faire des petits. Il trouve une première déclinaison dotée de quatre nouveaux personnages (Gordito, Gordita, Piggyto et Piggyta), avec Le Cochon qui rit encore plus. Les tout-petits ne sont pas oubliés avec Mon premier cochon qui rit. Dujardin ne néglige pas pour autant la modernité avec une application iPhone et iPad.
Et puis, le Cochon qui rit devient Piggyto, du nom du cochon rockeur. « Le but est d'internationaliser le produit d'ici à deux ou trois ans.
Désormais, il se décline en plusieurs formules : Classique, Premier âge, Deluxe, En vadrouille... « On a intégré un buzzer, donné des personnalités aux cochons et introduit un méchant, le boucher, qui peut vous faire revenir au début du jeu », énumère le directeur de Dujardin.
On revient aux origines avec cette version « Collector », intégrant des cochons en bois comme dans les premières boîtes. Une variante est proposée qui intègre deux faces nouvelles. L'une avec un cochon, l'autre avec un boucher. Le cochon permet de gagner plus vite. Il est prudent d'éviter les bouchers ! Lorsque les deux dessins sortent, ils s'annulent.
Aujourd’hui, Le Cochon qui Rit n’est plus simplement rangé dans les placards à jouets, il invite toute la famille à s’interroger sur le plaisir simple d’être ensemble, la tradition et l’évolution du savoir-faire familial.
Et pour fêter dignement son anniversaire, et ses 100 000 boîtes annuelles, le cochon octogénaire sera présent du 1er au 16 septembre dans 80 villes de France au travers d'animations dans les ludothèques et centres de loisirs, pour prouver qu'on peut rire à l'envi sans jamais prendre une ride.
Si la tradition veut que Le Cochon qui Rit se transmette entre frères et sœurs, cousins et amis, il reste essentiel de savoir où se le procurer quand une patte ou une queue finit sous le canapé après une partie animée ! En famille, on veille surtout à vérifier que la boîte contient bien toutes les pièces : rien de pire que démarrer la partie sans le fameux gobelet ! Niveau prix, tout dépend de la version choisie - de 15 à 30 euros selon qu’on opte pour une édition de base ou une customisée.
Bien plus qu’un simple jeu de société, c’est devenu un symbole joyeux de la gastronomie française version ludique, un passage obligé dans les familles qui cultivent le goût du jeu et de la transmission. Née de la créativité d’un artisan lyonnais dans les années 30, cette petite merveille en plastique coloré a traversé les époques, suscitant toujours autant la curiosité. Son histoire s’écrit aussi dans la modernité : édition Buzz Party, variantes ébouriffantes, pédagogie et même un clin d’œil appuyé à la charcuterie artisanale et aux produits locaux.
Dans la famille Roussel, par exemple, le jeu du Cochon qui Rit fait office de passage de témoin entre générations. D’ailleurs, si on consulte les chiffres récents, on s’aperçoit que 85% des familles françaises connaissent Le Cochon qui Rit et près de la moitié y ont déjà joué. Cette notoriété tenace, le jeu la doit notamment à sa capacité à évoquer les délices de la ferme sans sortir de la maison, en distillant une gaieté rurale jusqu’au cœur des appartements urbains.
Tout comme une recette de famille qui évolue sans jamais perdre son parfum d’origine, Le Cochon qui Rit continue d’égayer les maisons, croquant à pleines dents dans les valeurs d’artisan boucher et de festin partagé.
Le matériel du Cochon qui Rit, c’est un peu comme le contenu d’un panier gourmand : il est à la fois simple, coloré, et promet des moments de plaisir immédiat. Tout le charme réside dans le fait d’assembler son cochon, attribut par attribut, pour le voir enfin bondir, complet et hilare, tel un chef-d’œuvre de savoir-faire familial. Pour les puristes, le matériel peut aisément rappeler les plateaux de dégustation d’une gastronomie française authentique : chaque chose à sa place, rien n’est laissé de côté.
L’objectif du Cochon qui Rit est aussi simple à résumer qu’une recette de pâté maison : être le premier à assembler un cochon complet, de la tête aux pattes, en passant par la fameuse queue en tire-bouchon. Facile à comprendre, ce qui en fait un favori des journées.
Parfois, il n’est pas rare de croiser des variantes maison, comme la version “chrono” où chaque joueur dispose d’un sablier maison (recyclage de pots de yaourt, mission écologique accomplie). D’autres familles ponctuent le jeu de défis comme mimer le cri du cochon, ou inventer une recette de délices de la ferme en guise de récompense. Loin de se contenter d’une seule recette, Le Cochon qui Rit devient le théâtre de multiples innovations.
Dans ma maison, j’ai tenté la variante “charcuterie maison” : à chaque tour perdu, une dégustation de fromage ou de saucisson maison est imposée (à condition d’être raisonnable sur la quantité, surtout pour Adam !).
En 2025, lors des grands évènements jeux, on remarque même une envolée des ventes, preuve d’un succès jamais démenti ! Le jeu est conseillé dès l’âge de 4 ans. Les enfants plus jeunes peuvent participer avec de l’aide.
Absolument ! Pas de panique ! Plusieurs magasins proposent des kits de remplacement.
Si le lien est avant tout symbolique et amusant, il rappelle la tradition des produits fermiers, du terroir et de la convivialité autour de la table.
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