Longtemps oublié au profit des espèces plus nobles, le chinchard revient doucement sur les étals et dans les assiettes. Petit cousin du maquereau et de la sériole, ce poisson bleu argenté, prisé des pêcheurs côtiers, possède pourtant tout ce qu’il faut pour séduire : une chair fine, un goût franc, une belle richesse en oméga-3 et un prix encore raisonnable. Pêché principalement en Atlantique et en Manche, le chinchard est un poisson modeste, souvent vendu sous le nom de “carangue” ou “saurel”.
Très présent dans les ports bretons, normands et basques, il était autrefois considéré comme un poisson du quotidien, cuisiné simplement au four ou frit dans les foyers de pêcheurs. Aujourd’hui, il retrouve sa place sur les tables bistronomiques, porté par un mouvement qui valorise les espèces durables et locales.
Le chinchard est un poisson avec une couleur argentée avec une nageoire fort découpée. Et bonne nouvelle ! Ce poiscaille est sauvage, excellent pour la santé et très bon marché.
Son goût est plus doux que celui du maquereau, mais plus marqué qu’un poisson blanc. En bouche, sa chair se révèle ferme, légèrement grasse, et développe des notes marines très élégantes.
J’adore le poisson ! J’aime me battre avec un poisson entier, détacher des petits bouts de filet avec mes baguettes et savourer la chair tendre et salée doucement..et tant pis si ça prend un peu de temps 🙂 Généralement je ne me prends pas trop la tête lorsque je cuis un poisson entier : je l’évide, de le pose dans un plat allant au four, quelques épices, un peu d’ail, des herbes, un filet d’huile et zou: 25 minutes à 180 degrés et je me régale.
Mais comme j’aime aussi tenter de nouvelles choses, je vous propose ici une recette simple issue de la tradition culinaire japonaise.
D’abord vous prenez un chinchard, ou tout autre poisson d’eau de mer de la même taille, un petit maquereau fait également l’affaire. Ensuite vous le videz, grattez les écailles, le rincez et le séchez soigneusement.
Vous saupoudrez un plat de sel (une petite couche) puis vous y mettez de l’eau (suffisamment pour bien recouvrir le poisson, disons 3 cm de profondeur) mélangez l’eau au sel et placez le poisson dans cette saumure durant une heure au frais (retournez le poisson après une demie heure).
Préchauffez votre four à 100 degrés, essuyez le poisson avec un papier absorbant puis placez le dans un plat allant au four et laissez le cuire 5 bonnes minutes de chaque côté. (Dans la recette japonaise originale, il faut le faire sécher 3 heures au soleil, donc s’il fait beau, et s’il n’y a pas de chats chez vous n’hésitez pas!
Le chinchard est très savoureux et juteux grillé au barbecue.
Pendant que le feu de bois s’allume et les braises se fassent lentement, lavez les chinchards, c’est très facile.
Les braises sont rougeoyantes…elles sont prêtes, à l’aide de deux longues pinces, déposez délicatement le poisson sur la grille.
Comme accompagnement, vous pouvez faire des pommes de terre en robe de chambre et une excellente salade estivale.
Rincez les chinchards, séchez-les bien avec du papier absorbant. À l’aide d’un couteau, pratiquez trois petites incisions sur chaque flanc pour une cuisson uniforme.
Dans un bol, mélangez l’huile d’olive, l’ail haché, le jus et le zeste du citron, le persil et la coriandre ciselés. Salez, poivrez et badigeonnez généreusement les poissons de cette préparation, à l’intérieur comme à l’extérieur. Laissez mariner 20 minutes.
Préchauffez le four à 200 °C (ou préparez un barbecue). Disposez les chinchards sur une plaque recouverte de papier cuisson ou sur la grille du barbecue. Faites-les cuire 15 à 18 minutes au four, ou 8 à 10 minutes de chaque côté sur les braises, jusqu’à ce que la peau soit bien dorée et croustillante.
Pour une version plus méridionale, on peut ajouter des tomates cerises et des oignons rouges à la cuisson, ou parsemer les poissons de chapelure et d’herbes avant d’enfourner. En version plus raffinée, les filets de chinchard peuvent être saisis à la poêle puis déglacés au vinaigre de cidre et au miel, pour un équilibre sucré-salé subtil.
Le chinchard est également délicieux en escabèche, mariné à froid dans un mélange de vinaigre, d’huile et d’aromates après une cuisson rapide.
Le chinchard supporte la cuisson vive, qui révèle son côté charnu et juteux. Entier, il se cuit merveilleusement au barbecue, sur un lit de citron et d’herbes. En filets, il devient parfait pour une cuisson à la poêle, côté peau, qui le rend croustillant tout en gardant l’intérieur moelleux.
Mais il se prête aussi aux préparations froides : mariné au vinaigre et à l’huile d’olive, il évoque les escabeches ibériques ou les antipasti italiens.
Le chinchard est un de ces poissons qu’on redécouvre avec plaisir : sans prétention, mais plein de goût. Il rappelle une cuisine de bord de mer sincère, directe, qui valorise le produit avant tout. Préparé grillé, mariné ou juste poêlé, il prouve qu’il n’y a pas besoin d’espèces rares pour bien manger.
Nous vous invitons à voir cette très agréable vidéo intitulée » Délice Printanier !! » de la Cuisine du Coq avec de magnifiques images.
| Nutriment | Quantité |
|---|---|
| Calories | Environ 150 kcal |
| Protéines | Environ 20g |
| Lipides | Environ 7g |
| Omega-3 | Source importante |
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