La Poésie du Chocolat: Un Voyage Littéraire et Gourmand

Le chocolat, source d'inspiration intemporelle, a suscité l'écriture de nombreux poèmes à travers les âges. Des vers latins classiques aux créations contemporaines, le chocolat est célébré comme un délice sensoriel et un symbole d'émotions profondes. Plongeons dans cet univers où la littérature et la gourmandise se rencontrent.

Poème de la Saint Valentin : Poésie et fleur à offrir

Poèmes Historiques sur le Chocolat

Dès le XVIIe siècle, le chocolat a inspiré des poètes érudits. Le jésuite napolitain Tommaso Strozzi (1631-1701) composa un long poème en latin sur le chocolat (De mentis potu sive de Cocolatis opificio). Cette pièce fut communiquée par son auteur à l'érudit italien Francesco Redi (1626-1697), qui en publia 169 vers. Le célèbre Redi en fil le premier connaître tout le mérite.

Il avait, dans son dithyrambe, déclamé contre le chocolat ; mais, dès qu'il eut vu quelques morceaux du poème de Strozzi, il revint entièrement de sa prévention, comme on le voit dans les savantes annotations qu'il ajouta à ce dithyrambe. Il publia même ces premiers essais pour justifier son admiration.

La publication du poème entier confirma les présages et le jugement de Redi, et les connaisseurs le regardent encore comme un chef-d'œuvre en ce genre. Il est divisé en trois livres.

La plus grande difficulté consistait à exprimer en latin des objets et des procédés dont les anciens n'avaient aucune idée ; et l'auteur en a complètement triomphé. Telle est la propriété des locutions qu'il emploie, qu'on dirait que les Latins avaient connu le chocolat et la manière de le préparer tout aussi bien que les modernes.

Il commence par décrire le cacaoyer et son fruit délicieux, dont le nom effarouche l'oreille délicate des Italiens. Il en raconte l'origine, telle qu'il l'avait apprise de Clio. Apollon, voyant la Grèce envahie par les Turcs, ordonna à Minerve et aux Muses d'abandonner une terre profanée et de chercher un asile dans le Nouveau-Monde que Colomb venait de découvrir.

C'est là qu'il a résolu de transporter son culte et ses autels, et d'établir un second Parnasse. Il part avec elles sur son char resplendissant de lumière, et les conduit au Mexique. Neptune, les nymphes et les dieux de l'Océan fêtent leur arrivée, et Apollon annonce, au nom de Jupiter, que cet heureux pays sera désormais le séjour des Muses, et que les poètes des régions les plus lointaines y viendront pour partager leurs loisirs.

« J'y ferai même naître, dit-il, du sein d'une plante immortelle, une source pure qui inspirera les poètes bien mieux encore que les eaux de Castalie. En même temps il plante dans le sol cette flèche qui perça le serpent Python, et tout à coup elle se couvre de feuilles, de fleurs et de fruits. C'est ainsi que le cacaoyer prit naissance, et qu'Apollon apprit aux Muses, et celles-ci aux poètes, les vertus dont cette plante est douée.

Ce passage a tout le charme des Métamorphoses d'Ovide : on dirait même que le poète a deviné celle époque où la liberté, mère de la poésie et de tous les beaux-arts, devait enfin s'établir dans le Nouveau-Monde.

Cet épisode est suivi d'un autre non moins agréable sur la cannelle. Callirhoé, une des hamadryades est éprise du cacaoyer ; elle passe tous ses momens à l'arroser, à le couvrir de fleurs et de baisers, et à graver sur son écorce ses tendres sentimens.

L'écho et un perroquet répétaient ses vers amoureux ; ils sont entendus par un satyre qu'elle avait dédaigné ; celui-ci, furieux d'apprendre qu'elle lui préfère un rival, s'élance sur l'arbrisseau, le déracine, le foule aux pieds, et le laisse sans vie dans la poussière.

Callirhoé cherche, mais en vain, à ranimer les restes de son amant ; elle succombe à son désespoir, et meurt en les tenant embrassés. Touché du triste sort de cette nymphe, Apollon la change en une plante que l'Aurore nourrit du lait aromatique de Flore, et qui embaume les zéphyrs de ses parfums délicieux.

Le cacaoyer lui-même tire de cette plante, qui croît à ses côtés, un suc qui lui donne une vigueur nouvelle. Le poète, après nous avoir fait connaître dans le premier livre tous les ingrédiens du chocolat et la manière de les réduire en pâte, nous apprend, dans le deuxième, à le convertir en boisson.

Le premier passage que l'on y remarque, est celui où sont retracés les horribles effets de l'or. C'est un lieu commun dont on a beaucoup abusé ; mais l'auteur semble lui donner un intérêt nouveau, en nous montrant le sanctuaire même souillé par ce métal corrupteur.

« Dans le principe, dit-il, les Indiens n'avaient d'autre monnaie que le cacao ; mais dès que l'or eut ébloui les hommes par son funeste éclat, la justice et la vertu s'enfuirent, et l'on ne vit plus que le vice, la discorde et la fraude. Depuis lors, tout cède au pouvoir de ce métal. La religion elle-même se laisse séduire, lorsque l'impie vient frapper aux portes de l'église que son or a profanée. Tout se vend aujourd'hui, tout, jusqu'à Dieu même.

Tout ce que l'auteur a dit jusqu'ici de l'histoire du cacao et du chocolat, il l'avait tiré des relations de François Hernandez, rédigées par Recchi. Il remercie même cet Espagnol d'avoir appris aux Européens la nouvelle méthode pour manipuler le chocolat, méthode que Minerve elle-même lui avait enseignée.

Dans le troisième livre, il passe en revue les divers effets salutaires attribués au chocolat, qu'il regarde comme une véritable panacée. Tout ce qu'il avance est prouvé par des exemples qu'il tire de bonne source et qui forment autant de tableaux, à la vérité un peu monotones et d'un mince intérêt. Le seul digne de remarque, est celui de l'hypocondrie.

Ce monstre, qu'on appelle Eschitrope, a été enfanté par le Chagrin et par la Maigreur ; Proserpine l'a nourri ; la peine et l'inquiétude le rongent, et jamais il ne connaît le repos. Rien n'égale sa funeste influence, et malheur à l'homme qu'il parvient à surprendre!

Un autre exemple est celui du jésuite espagnol (1715-1784) l'abbé Louis-Thomas Serrano, qui s'était retiré en Italie en 1766 et s'était établi à Ferrare. Il est l'auteur de quelques pièces rendant hommage au chocolat.

Un empoisonnement au chocolat ? Poison et chocolat, anecdote du temps de l'Empire (Baron E.-L.

Toute la cour en fut affligée, et cela retrancha les plaisirs sérieux dont je viens de parler. La nouvelle en vint le soir assez tard. M. de Louvois, qui est toujours mieux informé de tout que M. de Croissi, quoique celui-ci ait les affaires étrangères, vint l'apprendre au roi, une demi-heure avant que M. de Croissi eût reçu son courrier.

Le roi n'en voulut rien dire à Monsieur, le, soir, et ne le dit à personne ; mais le lendemain, à son lever, il le dit tout haut ; et, quand il fut habillé, il se transporta à l'appartement de Monsieur, le fit éveiller, et lui apprit cette triste nouvelle. Monsieur en fut affligé autant qu'il est capable de l'être.

À la vérité, la manière dont elle mourut ajoutait quelque chose à la douleur de Monsieur ; car elle mourut empoisonnée. Elle en avait toujours eu du soupçon, et le mandait presque tous les ordinaires à Monsieur. Enfin, Monsieur lui avait envoyé du contre-poison, qui arriva le lendemain de sa mort.

La reine fut empoisonnée, à ce que l'on a jugé, par une tasse de chocolat. Quand on vint dire à l'ambassadeur qu'elle était malade, il se transporta au palais ; mais on lui dit que ce n'était pas la coutume que les ambassadeurs vissent les reines au lit. Il fallut qu'il se retirât, et le lendemain on l'envoya quérir dans le temps qu'elle commençait à n'en pouvoir plus.

La reine pria l'ambassadeur d'assurer Monsieur qu'elle ne songeait qu'à lui en mourant, et lui redit une infinité de fois qu'elle mourait de sa mort naturelle. Cette précaution qu'elle prenait augmenta beaucoup les soupçons, au lieu de les diminuer.

Table: Évolution des perceptions du chocolat

Période Perception du chocolat Exemples
XVIIe siècle Objet de curiosité et d'éloges Poèmes latins de Strozzi
XVII-XVIIIe siècle Source d'empoisonnement Mort de la reine d'Espagne
Aujourd'hui Inspiration artistique et émotionnelle Créations de Weiss et Lhuillier

Le Chocolat comme Déclaration d'Amour Moderne

À l'approche de la Saint-Valentin, il est temps de succomber à l'irrésistible réédition de la collection artisanale réalisée pour la Saint-Valentin et pour tout le monde. La Saint-Valentin, quant à elle, se dessine comme un rendez-vous incontournable, un moment où l'amour est célébré avec intensité et où chaque détail revêt une importance particulière.

La collection Saint-Valentin met en lumière quatre créations chocolatées, gracieusement élaborées par l'illustratrice lyonnaise Laura Lhuillier. Ces créations s'inspirent des éléments emblématiques du "Made in France" : le bleu, le blanc et le rouge, la Tour Eiffel, la Marinière...

Weiss a opté pour une approche différenciante. Vous avez désormais l'opportunité de transformer ce poème en une douce déclaration envers votre moitié. Lorsque vous effectuez votre commande, vous avez la liberté d'ajouter une touche personnelle en y intégrant ce poème directement.

Partager ce poème avec votre bien-aimé(e), c'est inviter votre moitié à un voyage sensoriel où l'amour et le chocolat se mêlent dans une harmonie parfaite. La nouvelle année, riche en promesses et en espoirs, offre ainsi un cadre propice à l'expression des émotions les plus sincères.

tags: #poésie #sur #le #chocolat

Articles populaires: