Résidence princière, le château de Chantilly, dont les premières fortifications remontent au Moyen-Age, fut sans cesse agrandi et restauré par les architectes de ses illustres propriétaires. Les Orgemont, les Montmorency, les Condé et surtout le duc d’Aumale ont fait du domaine un bastion aristocratique. Au fil des siècles, ils ont bâti un écrin abritant de somptueux appartements et des collections d’oeuvres d’art inestimables, préservant le bâtiment, à chaque génération, de la détérioration. Entre histoire, art et nature, ce lieu d’exception incarne un certain art de vivre à la française. Vous êtes déjà à Chantilly ? Découvrez le Château, le Musée Condé, le parc, les Grandes Écuries et le musée vivant du Cheval !
Le musée Condé abrite la 2ème collection de peintures anciennes (avant 1850) de France après celle du musée du Louvre ! Poussin, Ingres, Raphaël, … des dizaines de peintres qui ont fait l’histoire de l’art. Le Musée Condé a conservé un accrochage typique du XIXe siècle. En effet, le duc d’Aumale, dernier propriétaire princier, a laissé un testament précis demandant à ce que les œuvres de Chantilly restent en place et ne soient jamais ni vendues, ni prêtées.
Les grands appartements permettent aux visiteurs d’admirer les décors XVIIIe siècle des princes. Des meubles achetés par le duc d’Aumale, contemporains des décors, agrémentent le parcours. Partie prenante des grands appartements, le Cabinet des Livres conserve 19 000 volumes, 1 500 manuscrits et 17 500 imprimés. Le duc d’Aumale véritable passionné, hérite des princes de Bourbon-Condé environ 900 manuscrits et en acquiert 600, parmi lesquels les fameuses Très Riches Heures du duc de Berry. Il compose ainsi une fabuleuse collection.
La bibliothèque et les archives du château de Chantilly en quelques chiffres :
Les petits appartements du duc d’Aumale témoignent du mode de vie du XIXe siècle puisqu’ils sont restés inchangés à la mort de leur propriétaire. Ces appartements, donnant sur le vaste balcon du petit château, illustrent parfaitement les décors intérieurs sous la Monarchie de Juillet. Le Salon de Guise, la Chambre de la Duchesse, le Boudoir de la Duchesse, la Petite Singerie, la Chambre du Duc d’Aumale, le Salon de Condé, la Salle de marbre sont les témoins de la décoration de l’époque. On retrouve des meubles en marqueterie, un grand bureau à cylindre de Grohé et des plafonds à médaillons.
Le "Cabinet des plans" du château de Chantilly abrite environ 10 000 cartes et plans, le plus ancien d'entre eux datant du XVe siècle. Cet ensemble recouvre trois séries distinctes qui se recoupent et se complètent, offrant un panorama détaillé des terres et des biens des possesseurs successifs de Chantilly mais aussi des places fortes qu'ils défendirent ou attaquèrent, des demeures qu'ils firent construire ou encore de leurs voyages au fil des siècles.
Cartes topographiques : La série de 3000 cartes topographiques manuscrites provient des archives historiques des anciens propriétaires de Chantilly. Repérables sous la cote CP, les cartes couvrent les possessions ou recoupent les commandements militaires des Montmorency (XVIe siècle) et des princes de Bourbon-Condé (XVIIe et XVIIIe siècles), en France et hors des limites du Royaume. Remarquablement levées, dessinées ou montées sur des tringles de bois peint, elles sont l’expression de la puissance économique, sociale et politique des propriétaires. Elles ont servi à défendre les droits ou accroître les revenus des princes et elles sont des instruments de gestion indissociables du Cabinet des titres. Ces cartes ont été intégrées au catalogue général de la bibliothèque (barre de recherche au registre supérieur de cette page). La plupart a été numérisée en 2008, grâce au soutien du ministère de la Culture et de la communication et de la Région Picardie.
Ils se focalisent sur la reconstruction du château de Chantilly au XIXe siècle. On y trouve toutes les études et les travaux du célèbre architecte Honoré Daumet qui a rendu son faste à Chantilly en s’inspirant des châteaux de la Renaissance. Ces plans mettent en exergue le modernisme des techniques d’ingénierie du XIXe siècle. Un catalogue systématique livre la liste des plans paysagers et architecturaux du domaine de Chantilly du XVIe au XXe siècle (parc, château, Grandes écuries, hippodrome, Pavillon de Manse, réseau hydraulique...) Des campagnes de numérisation avec le soutien du ministère de la Culture et de la communication et en partenariat avec l’Agence régionale pour le livre et la lecture des Hauts-de-France sont en cours. Les fichiers sont progressivement mis en ligne sur l’Armarium, la bibliothèque numérique des Hauts-de-France.
Cartothèque : La bibliothèque du théâtre abrite un bel ensemble de cartes topographiques à usage documentaire dont les boîtiers recouverts de cuir sont souvent frappés aux armes et au chiffre du duc d'Aumale. Ce sont les cartes, bien à jour, d'un militaire et d'un voyageur éclairé. Les continents, les pays et toutes les grandes villes du monde y figurent. Si la plupart s’avère être du XIXe siècle, on recense également des pièces plus anciennes, utilisées par le prince historien : la magnifique série des cartes de Cassini constitue la première carte décrivant avec précision la France au XVIIIe siècle.
Le Cabinet des livres recèle lui aussi bien des trésors cartographiques comme le portulan manuscrit (ms 700) offert à l'amiral Gaspard de Coligny (1519-1572) ou une carte d'Egypte imprimée annotée par le jeune général Bonaparte.
Doté d’une superficie de 115 hectares, le parc du château de Chantilly réunit plusieurs époques de création : le jardin à la française dessiné par André Le Nôtre au XVIIe siècle, le jardin anglo-chinois à la fin du XVIIIe siècle et le jardin anglais au début du XIXe siècle.
Le jardin à la française de Chantilly offre les points de vue les plus éblouissants de la visite.
Lieu bucolique par excellence, le jardin anglais fut dessiné sous la Restauration à partir de 1817 par l’architecte Victor Dubois. Une balade commentée de 35 minutes en français, anglais, espagnol et chinois à travers le parc et ses jardins.
Chef-d’œuvre architectural du XVIIIe siècle, les Grandes Écuries ont été construites par l’architecte Jean Aubert pour Louis-Henri de Bourbon, 7ème prince de Condé. Ce véritable palais pour chevaux, bâti de 1719 à 1735, a fêté récemment son tricentenaire ! Les Grandes Écuries abritent le musée du Cheval qui présente la relation entre l’homme et le cheval depuis le début des civilisations.
Le musée du Cheval inauguré en juin 2013 dans les 15 salles de la Cour des Remises des Grandes Écuries est à la fois un musée d’art et un musée ethnologique. Les Grandes Écuries abritent le musée vivant du Cheval et les chevaux de spectacles. Le musée vivant du Cheval, ouvert en 2014, est un musée moderne présentant 200 œuvres d’art autour du cheval et de son histoire.
En plus des spectacles équestres, la compagnie équestre propose quasi-quotidiennement des animations, comprises dans le billet d’entrée. Lors de cette présentation commentée de 30 minutes, une cavalière explique les bases de l’équitation et dévoile quelques secrets d’éducation du cheval, des exercices les plus simples aux plus sophistiqués, comme ceux dits de haute-école.
| Section | Description |
|---|---|
| Musée Condé | Collection de peintures anciennes et appartements princiers. |
| Cabinet des Livres | 19 000 volumes, 1 500 manuscrits et 17 500 imprimés. |
| Jardin à la Française | Conçu par André Le Nôtre au XVIIe siècle. |
| Grandes Écuries | Musée du Cheval et spectacles équestres. |
Audioguides pour adultes (supplément 3€) ou pour enfants « L’énigme du château ! » (gratuit) en français, anglais, espagnol, chinois, japonais.
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