Parmi les commerces de Libourne, beaucoup sont spécialisés ou vendent des produits dits de niche. Certaines boutiques, au gré des héritages, sont passées de génération en génération. C'est le cas de la pâtisserie Lopez, où le nom est toujours là, mais le patron a changé de prénom.
Dans cet article, nous allons explorer les raisons du succès de ces commerces, en nous concentrant sur l'exemple de la pâtisserie Lopez.
Les "vieux commerces" de Libourne se distinguent souvent par leur spécialisation. On trouve ainsi des vêtements professionnels chez Magne, des chaussures pour enfants chez Baby-Vila, ou encore de la maroquinerie au Cuir de France. Ces commerces répondent à des besoins spécifiques et offrent des produits que l'on ne trouve pas forcément en grande surface.
Notre commerce n’aurait pas du tout sa place en grande surface », analyse Florence Yaeche, patronne depuis quatre ans d'une boutique présente depuis plus de trente-cinq ans en haut de la rue Gambetta.
Ces vieilles enseignes jouissent par ailleurs d’une solide réputation de confiance. Chez Chris Mod, installé sous les arcades depuis 1994, la bise et le tutoiement sont de rigueur pour les habitués. « On habille certains clients depuis plus de trente ans », confient Christine et René Bonny. Les vendeurs connaissent nos goûts.
À tel point que chez Magne, par exemple, des tuteurs donnent un budget à la boutique pour que la personne âgée sous tutelle vienne ensuite directement choisir ses vêtements. « Ils savent qu’on ne pousse pas à la vente et qu’on n’abuse pas de la faiblesse de nos clients », confie Nathalie Magne. Le sens de l’accueil et le temps de la discussion font aussi partie des petits plus incontournables qu’apportent ces commerçants.
Dans les grandes chaînes, c’est beaucoup plus impersonnel », se désole Jocelyne Leprohon, autre Libournaise.
Ces commerces se distinguent par leur sens du service. Besoin d’une retouche, le magasin de prêt-à-porter Thaïs, lancé début années 70, s’en occupe. Béatrice préfère ainsi mettre un peu plus cher mais être tranquille en cas de besoin.
« Donner un simple conseil est aussi important qu’une vente car si c’est un bon conseil, la personne reviendra », certifie Jacques Greil qui, à 73 ans, vient de mettre sa bijouterie en vente.
À la pâtisserie Lopez, le nom est toujours là mais le patron, lui, a changé de prénom. Un changement connu des clients fidèles mais pas des autres. Au final, certaines boutiques ont évolué, d’autres se sont peu renouvelées.
Désormais, on ne suit plus les familles comme ça », regrette Jean-Pierre Chauvet. Autre gros changement, le centre-ville de Libourne, bien moins fréquenté qu’autrefois.
| Année | Événement |
|---|---|
| 1845 | Création de l’enseigne de chausseur Itey. |
| 1905 | Le photographe Perboyre est déjà installé rue Gambetta. |
| Années 50 | Charles Mestre Guilhem ouvre À la botte de Saumur, devenu en 1981 Style shoes. |
| 1954 | Les Chauvet lancent leur bijouterie rue Michel-Montaigne. |
| 1961 | Jacques Benoist, charcutier de métier, lance son magasin. |
| Début 1970 | Marie-Christine Granger ouvre Thaïs, spécialisé dans le prêt-à-porter. |
| 1975 | Les vêtements Magne, créés par Raymond Magne, s’installent rue Thiers. |
| 1975 | Jacques Greil reprend une petite bijouterie rue Thiers. |
| 1975 | Manuel Lopez ouvre sa pâtisserie, reprise en 2004 par son fils, José. |
| 1986 | Florence Couturier lance Baby-Vila. |
| 1988 | Claudie Godfroy reprend une maroquinerie existante et l’intitule Au cuir de France. |
| 1994 | Chris Mod s’installe sous les arcades. |
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