La potée au chou fait partie de ces plats d’hiver qui réchauffent autant la cuisine que les cœurs. Plat emblématique de la cuisine paysanne, la potée au chou associe du porc demi-sel, des saucisses et des légumes d’hiver longuement mijotés dans un bouillon parfumé. Chez nous, c’est un vrai plat de tradition.
Qu'est-ce qu'une potée ? La potée est un plat rustique et généreux originaire de Lorraine, composé de viande demi-sel, de chou vert, de légumes racines et de saucisses fumées comme la Morteau. Elle est cuisinée lentement à feu doux, comme autrefois, pour révéler toutes ses saveurs. Parce que c’est une cuisine vraie, simple, qui réchauffe autant le cœur que la maison. Parce qu’elle parle de famille, de transmission, de bon sens culinaire. La potée fait partie de ces plats qui semblent simples, mais qui possèdent une vraie âme.
Potée auvergnate.
Ma grand-mère en faisait souvent, ma mère aussi, et aujourd’hui, c’est à mon tour de le préparer quand l’hiver s’installe. De bons légumes, du temps… et surtout, de la bonne viande. Si vous le pouvez, allez chez votre boucher : une belle palette de porc demi-sel, quelques saucisses fumées, un peu de poitrine. Rien de compliqué, mais tout est dans la qualité. Astuce du boucher : Choisissez une palette bien persillée : elle donnera du goût sans excès de sel.
Commencez par dessaler la palette de porc si elle est demi-sel. Pelez les pommes de terre, les carottes et les navets, lavez-les, puis coupez-les en gros morceaux. Réservez. Puis, coupez le chou en 4 morceaux, en retirant le cœur si besoin, puis lavez-le à l’eau claire. Ensuite, ôtez les feuilles extérieures abîmées des poireaux et coupez les pieds. Faites blanchir le chou : portez à ébullition une grande cocotte d’eau, plongez-y les morceaux de chou, et laissez-les cuire 7 minutes. Pendant ce temps, piquez l’oignon avec 2 clous de girofle.
Au bout d’1h30 de cuisson, ajoutez le chou blanchi dans la cocotte et laissez mijoter encore 30 minutes. Déposez viandes et légumes dans un grand plat ou servez directement à l’assiette. Filtrez le bouillon et servez-le à part, bien chaud, dans une soupière.
Une potée réussie commence par le choix des viandes. Le jarret, riche en gélatine, fond littéralement pendant la cuisson. Cette gélatine se libère doucement dans le bouillon, créant une texture veloutée que vous reconnaîtrez immédiatement. La palette, elle, apporte un caractère fumé ou salé qui donne profondeur et intensité au plat. Le chou joue un rôle essentiel. Il absorbe les arômes comme une éponge tout en apportant une légèreté végétale. N’oublions pas les légumes racines. Carottes, navets et poireaux apportent rondeur, douceur et équilibre. Leur présence transforme un simple ragoût en véritable plat complet.
Le jarret peut être frais ou demi-sel. Le demi-sel offre un goût plus marqué, tandis que le frais vous laisse totalement libre dans l’assaisonnement. La palette, souvent fumée, complète parfaitement le jarret grâce à ses notes boisées. Ensemble, ils forment un duo presque parfait pour une cuisson longue.
Les saucisses ajoutent un troisième niveau de parfum. Les Montbéliard ou Morteau renforcent le côté fumé. Les saucisses de Strasbourg apportent une touche plus douce. Si vous utilisez du demi-sel, n’oubliez pas le dessalage. Les chiffres montrent qu’un morceau demi-sel peut perdre jusqu’à 25 % de sa teneur en sodium après un simple trempage d’une heure.
La version traditionnelle repose sur une philosophie : prendre son temps. La cuisson dure entre deux et trois heures, pendant lesquelles les saveurs se lient et s’intensifient. Des chefs expliquent souvent que l’ordre des ingrédients influence la texture finale. Ajouter les légumes trop tôt les ferait trop fondre ; trop tard, ils resteraient fermes.
Le Cookeo est devenu un allié incontournable pour celles et ceux qui veulent cuisiner vite sans renoncer au goût. Le secret consiste à utiliser le mode « dorage » pour les légumes avant d’ajouter les viandes. Ce simple geste développe les arômes. Le Cookeo permet même d’ajuster la consistance du bouillon avec le mode « réduction ». Cela donne un contrôle parfait sur la texture finale.
Bonne nouvelle : la potée au chou se végétalise très bien, sans perdre son côté réconfortant ni son goût “qui tient au corps”. Si on enlève la palette et la Morteau, l’idée est de remplacer le sel, le fumé et la mâche. Voilà ce qui fonctionne vraiment bien, testé et approuvé côté cuisine.
Le secret n’est pas que dans la protéine, mais dans l’assaisonnement :
Peut-on préparer une potée à l’avance ? Oui, tout à fait. N’hésitez pas à doubler les quantités. Comme tous les plats mijotés, c’est encore meilleur le lendemain. Je conserve la potée sans souci au réfrigérateur pendant 2 à 3 jours.
Enfin, pensez au lendemain : un bouillon de potée bien réduit devient une base incroyable pour une soupe ou un velouté rustique.
Alors, la prochaine fois que vous chercherez un plat généreux, pensez à la potée.
tags: #palette #demi #sel #chou #vert #recette
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic