Depuis 1846, LU s’impose comme une marque iconique de la biscuiterie française. Créée à Nantes par Jean-Romain Lefèvre et Pauline-Isabelle Utile, cette entreprise familiale est devenue un symbole d’innovation et de qualité. L'histoire commence il y a plus de 170 ans.
LU renvoie à Lefèvre-Utile, du nom de ce couple d'artisans qui créa à Nantes, sous Louis-Philippe, sa pâtisserie familiale. Une entreprise devenue fameuse grâce au Petit Beurre, la plus célèbre de ses créations.
L’ouest appelle ce jeune couple qui prend la route de Nantes, ville déjà connue pour ses biscuits que ses marins emportent avec eux pour les longues traversées. En 1846, Jean-Romain Lefèvre, pâtissier de son état, quitte la Meuse pour s'installer, 5 rue Boileau, à Nantes.
LU c’est avant tout l’histoire d’une passion partagée entre deux artisans biscuitiers : Jean-Romain Lefèvre et Pauline-Isabelle Utile. De cette union naît la maison LU (Lefèvre-Utile) en 1848, au 5 rue Boileau à Nantes ainsi que son ambition de créer les meilleurs biscuits au monde.
La "Fabrique de Biscuits de Reims et de bonbons secs" devient rapidement LU. Jean-Romain introduit dans le milieu nantais des biscuits jusqu'alors méconnus et dont les recettes proviennent de son pays natal. S’il sait que ses biscuits de Reims, ses boudoirs ou encore ses biscuits champagne sont appréciés par les Nantais, il connaît aussi l’importance de l’écrin dans lequel est présentée sa production.
Très vite le couple envisage, pour des questions évidentes de lisibilité, de simplifier l’image de leur marque. De « Lefèvre-Utile » jusqu’alors apposé sur leurs boîtes, ils choisissent de contracter leur patronyme avec les deux lettres de la renommée : LU. Le couple Lefèvre-Utile appose désormais sur les emballages une représentation de la Renommée (une femme embouchant une trompette) qui signera les productions de la maison jusqu'en 1943.
Les biscuits à présent estampillés LU, connaissent toujours un succès certain. En 1882, récompensé de la médaille d’or à l’Exposition de Nantes, le troisième fils du couple, Louis, prend les rênes de l’entreprise. Son objectif est clair: il faut hisser les biscuits LU à une étape supérieure. Pour ce faire, Louis travaille sur trois points qui pourront, selon lui, permettre d’atteindre les objectifs fixés.
Avec le concours de son beau-frère, Louis fait entrer les biscuits LU dans le monde moderne et industriel avec 2000 m² de surface de production, les dernières technologies et près de 130 ouvriers. LU à tout pour rayonner.
Après plusieurs mois de recherche avec, à ses côtés un commando de 14 ouvriers, Louis obtient son « Eurêka ! ». Il déclare en 1886 : « je crois que je viens de mettre au point un produit promis à un grand avenir ». Nous sommes en 1886. Louis Lefèvre-Utile vient de créer le "Petit-Beurre LU".
Créateur, le véritable père de LU, l'est à plus d'un titre : il s'inspire d'un napperon de grand-mère pour donner forme à un biscuit qui, aujourd'hui, fête ses cent dix ans. Il emprunte à la broderie le lettrage pour écrire sur le biscuit : "LU, Petit-Beurre, Nantes". Précision géographique qui n'est pas anodine, puisqu'il donne ses lettres de... famille à un marché jusqu'alors aux mains des Anglais.
Louis décide de construire une grande manufacture de biscuits le long de la Loire, sur le quai Baco, face au château des Ducs de Bretagne. Inaugurée fin 1885, elle est équipée de la technologie... anglaise ! Au départ appelé le petit beurre Bambin, le "Petit-Beurre -LU-Nantes" est né.
C’est en 1886 que Louis Lefèvre-Utile imagine un biscuit à la fois simple et raffiné : le Petit Beurre. Inspiré par les biscuits anglais, il souhaite créer une version française qui séduira petits et grands. Son idée est de proposer un biscuit léger, fondant en bouche, parfait pour accompagner le thé ou le café.
Le choix du nom « Petit Beurre » n’est pas anodin. En effet, il reflète la simplicité et la qualité des ingrédients utilisés : une farine fine, du sucre, et bien sûr, du beurre.
Ainsi, le Petit Beurre de LU n’est pas qu’un simple biscuit. Les 52 dents qui dessinent le contour équivalent aux 52 semaines qui composent une année. Les quatre coins renvoient aux quatre saisons de l’année. 24 points sont répartis sur la surface du biscuit en quatre lignes sur six colonnes.
Chaque année, 30 millions de paquets de Petit-Beurre sont vendus et les quatre coins de ce centenaire grignotés aux quatre coins du monde... La véritable renommée de LU réside dans ces deux lettres.
LU ouvre la décennie en beauté en recevant l’unique Grand Prix décerné à la biscuiterie lors de l’Exposition Universelle de 1900 et trouve ainsi sa première consécration internationale. La marque fait sensation avec son phare géant créé par l’architecte Auguste Bluyssen pour l’occasion.
Créateur, il invente lui-même ses slogans publicitaires dont, en 1902, "qui me croque, craque. C'est toujours en créateur qu'il introduit l'art dans le domaine populaire.
La créativité de Louis Lefèvre-Utile ne se cantonne pas au seul Petit-Beurre. Il s'inspire de la célèbre marque anglaise Huntley & Palmers pour élaborer la première gaufrette vanille française. Il crée surtout en 1905 la fameuse Paille d'Or, gaufrette au jus de framboise dont il dessine la forme en stylisant une botte de paille. Le Petit-Beurre représente alors plus du tiers de la production.
Le début du siècle marque la grande époque de l'intégration verticale. Comme Menier, LU entend maîtriser tous les éléments qui entrent dans la fabrication de ses produits. C'est ainsi que, pour ne plus être tributaire de l'Angleterre sur le plan de l'équipement, un atelier de construction de machines pourvoit, au sein de l'usine, aux besoins de la production. LU possède sa propre menuiserie, sa ferblanterie, une usine à gaz, une laiterie et une beurrerie.
En 1913, la fabrication annuelle de biscuits dépasse les six mille tonnes, l'usine de Nantes emploie mille deux cents ouvriers et occupe quarante mille mètres carrés, soit vingt fois plus qu'en 1885.
De fait, la vente des biscuits ne se fait plus en vrac, mais dans des boîtes en fer-blanc habillées de papier imprimé. Un emballage qui, essor des transports oblige, assure une plus longue conservation et offre un support idéal pour la réclame.
"Pour susciter la gourmandise, rien de tel que de séduire l'œil", constate Louis qui met les nouvelles techniques d'impression lithographique au service de sa marque. Là encore, étiquetage en relief ou chromolithographie nous viennent d'Angleterre.
Patrimoine artistique rare que celui constitué par Louis, qui va faire appel aux meilleurs peintres et graphistes : Luigi Loir, Leonetto Cappiello, Benjamin Rabier, etc.. Après le succès de "la petite fille Menier", Firmin Bouisset choisit son fils Michel comme modèle du "petit écolier".
La biscuiterie subit, sans être déstabilisée, les réquisitions de la Première Guerre mondiale. Époque de stabilité et de stagnation, les années trente sont celles qui voient LU faire figure d'entreprise semi-artisanale dans ses procédés. De fait, Louis redoute qu'une mécanisation extrême ne nuise à la qualité.
La troisième génération des Lefèvre-Utile se heurte au conservatisme des pionniers et axe surtout ses efforts sur la région parisienne. Il met également en place un réseau de représentants exclusifs.
Au cours des années cinquante, la quatrième génération prend les rênes de l'entreprise. Les mots d'ordre sont alors rénovation de l'image, production de masse et internationalisation. Maître d'œuvre de cette révolution, Patrick Lefèvre-Utile, directeur du développement de LU de 1956 à 1968.
Le nouveau logo LU, deux lettres sur fond rouge, est récompensé, en 1954, par le "Package designers council" de New York. C'est également aux Etats-Unis que la nouvelle image, signée René Gruau, connaît un succès tel, qu'elle est rapidement diffusée en France.
C'est à Raymond Loewy, rencontré aux Etats-Unis en 1946, que Patrick Lefèvre-Utile demande, en 1956, de redessiner le paquet de Petit-Beurre et notamment le logotype LU. "Redessiner le paquet du Véritable Petit-Beurre LU, c'est redessiner le drapeau français", s'exclame alors le célèbre designer.
Au printemps 1957, les codes sont bouleversés : changement de matériau, de design, de couleur. Le conditionnement devient automatique et la boîte en fer-blanc s'efface devant le papier d'aluminium.
Si la gamme sucrée se réduit (de deux cents à quinze produits au début des années 60), elle s'enrichit, poussée par la vogue anglo-saxonne, de snacks salés, lancés dans les années cinquante. Avec les Picklu, le Sticlu et le Cracklu, la marque crée son propre vocabulaire.
Quatrième et... Marque phare pour ses propres gammes, LU le devient aussi sur le marché de la biscuiterie. Et ce en proposant, dès 1967, une politique d'alliance.
Cette politique d'alliance se concrétise en 1969 avec la fusion de six fabricants au sein du groupe LU-Brun et associés : LU, Brun, Trois Chatons, Saint-Sauveur, Rem et le biscottier Magdeleine.
Deuxième étape : celle initiée par Claude-Noël Martin, qui, président de la société Céraliment (Biscottes de France, Heudebert, Prior, Pelletier), s'empare en 1975 du tiers du capital de LU-Brun et associés. Deux ans plus tard, Claude-Noël Martin prend le contrôle de la société belge GBCo (L'Alsacienne, De Beukelaer, Parein). Le nouveau groupe, introduit en bourse en 1978 sous le nom de Générale Biscuit, regroupe alors trente-deux entreprises et se place au troisième rang mondial de l'industrie biscuitière et biscottière, ce derrière l'américain Nabisco et l'anglais United Biscuit.
Détail... croustillant dans l'aventure LU, c'est à la demande de Claude-Noël Martin que Patrick Lefèvre-Utile revient au sein du groupe comme délégué au développement international.
Il impose, avec l'agence Lonsdale, un "Livre de normes graphiques" pour préserver l'image de la marque LU, celle-ci devant désormais fédérer des produits aussi différents que le cracker salé Tue, le biscuit Thé Brun, Prince, Granola, Pim's...
Renouant depuis 1983 avec la tradition, LU fait de nouveau appel à des artistes contemporains : Savignac, Folon, Gruau, Topor, Sempé, etc. Soixante-neuf artistes et cent dix-neuf œuvres à ce jour qui enrichissent les nombreuses expositions itinérantes du patrimoine artistique LU.
Lorsqu'en 1986, LU crée Hello !, le terrain en France est presque vierge.
Lulu La Barquette framboise, un tendre et délicieux gâteau garni à la framboise et en forme de barquette pour éveiller l'imagination des enfants ! Carton de 24 étuis de 60g. Pim's Framboise de LU est une tendre génoise recouverte d'un nappage à la framboise et d'une coque de chocolat fin. Nouveau maxi format !
Prince Lu Pocket encore plus GOURMAND ! Cha-cha MAX de LU est une délicieuse gaufrette fourrée.
Depuis plusieurs générations, les enfants croquent à l'heure du goûter Petit Beurre, Choco BN ou Paille d'Or. Retour sur l'histoire et les secrets de la longévité de ces biscuits mythiques qui occupent une place de choix dans l'imaginaire gourmand des Français."
Le Petit LU se déguste-t-il en croquant tout d'abord ses grandes oreilles ? En grignotant délicatement ses côtés les uns après les autres ? En dévorant rapidement une première moitié, puis l'autre ? Ou encore en le trempant préalablement dans une boisson chaude ?
Comme ce Véritable Petit Beurre, certains produits céréaliers sont devenus au fil des décennies de véritables stars des cours de récréation et des tables de goûter. Le Petit Beurre est donc de ceux-là. Une jolie madeleine de Proust pour les adultes, un délice des sens pour les enfants. Et, pour qui se penche sur la conception de cette star du goûter, un biscuit plein de symbolique.
Lorsqu'il le crée en 1886, Louis Lefèvre-Utile ne laisse ainsi rien au hasard. Son biscuit a des formes arrondies rassurantes, inspirées du napperon qui recouvre les tables à l'heure du thé. Surtout, il multiplie les évocations temporelles : ses quatres oreilles renvoient aux quatre saisons, ses 52 dents aux 52 semaines de l'année et ses 24 points aux 24 heures de la journée.
Au tournant des XIXe et XXe siècles, le responsable de la maison LU réussira à imposer son biscuit comme une référence, en raison de la douceur de son goût, mais également grâce à un sens aigu de l'innovation publicitaire.
C'est quelques décennies plus tard que va naître une autre star de notre enfance : le Choco BN. Comme pour le Petit LU, sa genèse se déroule à Nantes.
La Biscuiterie Nantaise a, durant la Première Guerre mondiale, produit massivement des biscuits à destination des soldats, les fameux "hard breads" (les pains de guerre). Ils vont donner une idée à l'entreprise : en 1922, elle propose des biscuits simples et peu chers au grand public.
Un autre biscuit a traversé les générations sans coup férir : la Paille d'Or. On est d'ailleurs presque étonné lorsqu'on évoque son âge... 113 ans ! Elle a été créée en 1905 par Louis Lefèvre-Utile.
Une innovation à l'époque : il s'agissait de la première gaufrette fourrée à la pulpe de fruits (en l'occurrence la framboise) lancée sur le marché mondial. Là encore, le patron de l'entreprise apporta le plus grand soin à l'esthétisme de sa nouvelle création. Louis Lefèvre-Utile s'inspira d'une botte de paille et en proposa, avec ce biscuit, une version stylisée.
Un succès immédiat : les légères ondulations de la gaufrette allaient conquérir durablement le jeune public.
Aujourd'hui la marque regroupe une gamme large allant du biscuit sec aux en-cas chocolatés. La sélection des matières premières reste au cœur des préoccupations pour garder une goût constant et identifiable.
LU travaille sur l’optimisation énergétique de ses sites, la réduction des déchets et l’amélioration du recyclage des emballages. LU reste une marque qui conjugue héritage et adaptation.
La biscuiterie LU trouve ses racines à Nantes en 1846, quand Jean‑Romain Lefèvre reprend une boutique de pâtisserie. Le Petit Beurre a été imaginé en 1886 par Louis Lefèvre‑Utile.
D’abord berceau des célèbres Petits Beurres et Paille d’Or, le Lieu Unique est aujourd’hui devenu un haut lieu de la création contemporaine. Et à l’occasion de ses 25 ans, c’est le moment parfait pour redécouvrir toute son histoire et sa programmation bien chargée.
Construite en 1895, l’usine Lefèvre-Utile rassemblait autrefois plus de 1000 ouvriers et ouvrières. Déjà visionnaire, la maison LU soignait chaque détail, jusque dans ses biscuits : le Petit Beurre a quatre coins pour les saisons, 52 dents pour les semaines et 24 trous pour les heures.
Comment certaines de ces douceurs sont devenues de véritable totem de notre savoir-faire ? Comment la marque LU s'est-elle développée ? Pourquoi peintres et dessinateurs ont eu un rôle majeur dans le succès de ces biscuits de notre enfance ?
En 1997, tous les biscuits Belin passent sous la marque LU.
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