L'engraissement des porcs sur paille est une méthode d'élevage qui gagne en popularité, notamment en raison de ses avantages en termes de bien-être animal et de gestion des effluents. Cependant, pour assurer la rentabilité de cette pratique, il est crucial d'optimiser la marge brute. Cet article explore les différentes stratégies permettant d'améliorer la marge brute en engraissement porcin sur paille, en mettant l'accent sur l'alimentation, la gestion des bâtiments et les pratiques d'élevage innovantes.
L'alimentation représente une part importante des coûts de production en engraissement porcin. Optimiser la ration alimentaire est donc essentiel pour améliorer la marge brute. Plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre :
Un exemple concret est celui d'une ferme qui vise 100 % d'autonomie alimentaire grâce à la valorisation de prairies temporaires sur pied (pâturage) et des issues de tri des céréales (l’ensemble de l’emblavement est destiné à l’alimentation humaine). Un aliment est acheté ; le post-sevrage et 2 aliments sont produits à la ferme avec 75 à 80 % d’autonomie alimentaire pour la croissance et la finition.
La gestion des bâtiments et la conduite d'élevage ont un impact significatif sur l'indice de consommation (IC) et, par conséquent, sur la marge brute. Voici quelques pratiques gagnantes :
L'intégration d'un atelier porcin dans une exploitation agricole peut avoir des impacts économiques positifs, notamment en termes d'autonomie alimentaire et de valorisation des ressources locales. Il est économe vis-à-vis des achats extérieurs grâce aux autres ateliers qui permettent de produire l’alimentation, donc d’être autonome.
Selon certaines études, la marge brute par porc abattu peut atteindre 600 € dans les systèmes les plus performants.
Lionel et Sabrina Galy, éleveurs en Ariège, ont aménagé un bâtiment pour engraisser des porcs lourds sur paille. Les porcelets de 25 kg arrivent par bande de cent et sont logés sur paille. « Ils sont plus calmes. Et nous avons du fumier à épandre pour améliorer nos terres », apprécie Lionel. Une grande case de 115 m ² les accueille durant deux mois. Puis l'engraissement se poursuit en lots de trente porcs, répartis dans des cases paillées de 50 m ².
Pour obtenir des carcasses d'au moins 140 kg, celui-ci dure entre 9 et 11 mois. « Sur cette période, le gain moyen quotidien est de 650 g/j et l'indice de consommation de 4,5 », précise-t-il.
En 2021, avec un coût de fabrication à la ferme évalué à 11 €/t, Lionel a calculé qu'ils avaient économisé 50 €/t par rapport au tarif d'un aliment complet du marché. « Avec un poids moyen de carcasse de 160 kg et un prix de vente de 2,65 €/kg, la marge par porc a atteint 90 € », précise-t-il.
Les résultats des exploitations porcines se sont améliorés en 2022, malgré l'augmentation du prix de l'aliment. Le prix de vente du porc a profité d'une réduction de l'offre européenne, permettant de faire face à l'augmentation des charges.
Sur cette période, les éleveurs ont vendu leurs porcs charcutiers à 1,656 € le kg de carcasse, soit 14 cts de mieux qu’un an auparavant.
Voici un tableau récapitulatif de l'évolution des prix et des marges :
| Indicateur | Premier Trimestre 2022 | Dernier Trimestre 2022 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Prix de l'aliment (par tonne) | 277 € | 351 € | + 74 € (+ 26 %) |
| Prix de vente du porc (par kg de carcasse) | 1,656 € (moyenne annuelle) | + 14 cts par rapport à 2021 | |
tags: #marge #brute #engraissement #porc #sur #paille
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic