L'affichage de l'origine des viandes dans la restauration est désormais étendu aux produits transformés. C’est une mesure importante pour les consommateurs et les agriculteurs qui souhaitent plus de transparence sur l'origine. L'obligation d’information des consommateurs sur l’origine des produits agricoles et notamment des viandes était un engagement du Gouvernement pris à l’occasion de l’adoption de la loi EGAlim 2.
Selon la ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, ce décret est une «avancée significative en matière de transparence sur l’origine des viandes», mais il va surtout «renforcer la confiance des consommateurs». Un «soutien précieux» également pour toute la filière qui va permettre aux clients de «pouvoir opter pour une viande réputée pour sa qualité et son goût», ajoute la ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Economie sociale et solidaire, Véronique Louwagie.
Restaurants, cantines, livraison de repas... Depuis le 7 mars 2024, les établissements de restauration doivent désormais afficher l'origine des viandes utilisées en tant qu'ingrédient dans des produits transformés. Déjà applicable aux viandes fraîches, l'obligation d'informer les consommateurs de l'origine des viandes s'étend aux viandes transformées.
« Je me félicite de cette mesure très attendue par les agriculteurs et par les consommateurs, soucieux de l’identification de l’origine des viandes dans des circuits de consommation parfois opaques. C’est un gage de réassurance et de clarté auprès de nos concitoyens sur la loyauté des informations affichées par les sociétés de restauration.
La mention de l’origine des viandes servies en France, de la cantine scolaire aux restaurants, devient obligatoire à compter du 1er mars, selon un décret paru jeudi 27 janvier 2022 au Journal officiel. L’objectif : mieux consommer et favoriser les filières françaises délaissées. Vingt ans plus tard, la mesure est obligatoire pour toutes les viandes. En effet, comme le rappelle TF1, l’obligation d’affichage de l’origine des viandes bovines est effective depuis 2002. Mais désormais, cette obligation est relative à toutes les viandes, porcines, ovines ou les volailles.
C’est un décret publié au Journal officiel le 18 février, et pris par François Bayrou, qui oblige cette traçabilité dans tous les restaurants et les cantines du pays. Un geste fort à quelques heures de l’ouverture du salon de l’Agriculture.
Dans quelques semaines, l’étiquetage devra mentionner le pays d’origine et celui d’élevage. Mais attention, cette norme s’applique « aux viandes achetées crues par les restaurateurs et non celles achetées déjà préparées ou cuisinées, précise le décret. En détail, la viande de volaille, d’ovin et de porc sera concernée. La viande de bœuf, après la crise de la vache folle, était déjà soumise à cette norme depuis 2002.
A partir du 1er mars 2022, l’étiquetage sur l’origine de toutes les viandes (et plus seulement le bœuf obligatoire depuis 2002, héritage de la vache folle) devra être indiqué en restauration (qu’elle soit commerciale ou collective). C’est à dire qu’il devra s’appliquer également sur la viande de porc, de volaille, d’ovin. Il s’agira de retrouver, sur les étiquettes des viandes achetées crues (fraîches ou surgelées) par les restaurateurs, le pays d’origine et celui d’élevage mais aussi et surtout, d’en informer les consommateurs par tous moyens possibles.
Porc, agneau, mouton et volailles : l’affichage de l’origine de ces viandes est de nouveau obligatoire dans la restauration commerciale et collective (cantines, restaurants d’entreprises…) à compter du mercredi 19 février, comme c’est déjà le cas depuis 2002 pour la viande bovine. C’est ce que prévoit un décret publié au Journal officiel le 18 février qui reprend en réalité mot pour mot un précédent décret du 26 janvier 2022, mais qui ne s’appliquait que pour une période provisoire, du 1er mars 2022 au 29 février 2024. Désormais donc, toutes les viandes sont soumises au même régime.
L’étiquetage doit mentionner le pays d’élevage et le pays d’abattage lorsqu’ils sont différents. L’obligation concerne les viandes achetées crues par les restaurateurs et non les "viandes achetées déjà préparées ou cuisinées", précise le texte, ces dernières ayant fait l’objet d’un décret spécifique daté du 4 mars 2024.
Ce décret à plusieurs objectifs en ligne de mire : être transparent quant à l’origine de la viande et valoriser les filières françaises de qualité. Julien Denormandie l’affirme : « En tant que parents, on veut savoir d’où vient la viande servie à nos enfants. Il mise également sur « une prise de conscience » des consommateurs, concernant l’impact de la nutrition sur la santé. Quand le blanc de poulet sera affiché « brésilien » ou « ukrainien », cela va faire bouger les comportements », a-t-il déclaré en janvier à l’Assemblée nationale, rappelant qu’actuellement, en restauration collective, « la moitié de la viande est importée ».
Car oui, lorsque l’on s’attarde sur les chiffres sur ministère de l’Agriculture, il apparaît que la moitié des viandes consommées dans les cantines scolaires et 60 % de celles de la restauration collective ne proviennent pas de filière d’élevages français, mais sont importées.
Concrètement, tous les établissements concernés vont devoir indiquer l’origine de la viande, son lieu de naissance, d’élevage et d’abattage sous peine d’amendes allant de 1 500 euros à 3 000 euros. Et cela concerne aussi bien les viandes achetées crues que les viandes achetées déjà préparées ou cuisinées (comme les nuggets ou le jambon), ont appris nos confrères.
La ministre déléguée chargée du Commerce répète qu’il s’agit également d’une demande des restaurateurs «qui voient dans l’origine France un gage de qualité et un atout concurrentiel». Une avancée pour tous donc, aussi bien pour les agriculteurs, que les consommateurs et les professionnels de la restauration.
«Ce décret représente une avancée significative en matière de transparence sur l’origine des viandes, renforçant ainsi la confiance des consommateurs", s'est félicitée la ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Annie Genevard, dans un communiqué.
En mars 2022, une mesure similaire avait été prise, mais elle était datée et avait pris fin le 29 février 2024. Cette fois-ci, il n’y a aucune limite de temps. En février dernier, le gouvernement avait mis sur la table un autre projet : un nouvel indicateur pour plus de «transparence» sur l'origine des aliments.
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