Origine et Étymologie du Mot Cocotte

Le mot COCOTTE possède plusieurs significations et usages dans la langue française. Il est également une forme conjuguée du verbe COCOTTER.

Définitions et Exemples

Voici quelques définitions du mot cocotte, accompagnées d'exemples :

  • Enfantin: Poule.
  • Femme de mœurs légères: "Une de ces cocottes qui rôdent en grand nombre la nuit autour du Casino." (Stefan Zweig, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, 1927)

Prononciation

Le mot COCOTTE se prononce en deux syllabes.

Nom féminin

Le mot COCOTTE est un nom féminin. Sa déclinaison est la suivante :

  • Singulier : cocotte
  • Pluriel : cocottes

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Autres Usages et Expressions

Le mot COCOTTE est utilisé dans diverses expressions et contextes :

Langage enfantin

Dans le langage des enfants ou des adultes parlant à des enfants, cocotte désigne une poule.

Exemple: "Dans un clair rayon de boue, Fait la roue, − Plume et queue − une Cocotte Qui barbotte" (T. Corbière, Les Amours jaunes, Après la pluie, 1873)

Cocotte en papier

Une cocotte en papier est un pliage représentant schématiquement une poule.

Exemple: "Il ricanait sans raison, il faisait des cocottes en papier" (Céline, Mort à crédit, 1936)

Les deux cocottes

L'expression "les deux cocottes" désigne le chiffre 22, en raison de sa ressemblance approximative avec deux poules qui se suivent.

Couture

En couture, le terme "cocotte" désigne un feston ourlant un ouvrage et cranté à la manière d'une crête de poule.

Médecine

En médecine (langage familier ou argotique), "cocotte" peut désigner une blépharite ou une blennoragie.

Musique

En musique, "cocotte" fait référence à une suite de notes piquées dans le registre le plus haut.

Terme affectif

Le mot cocotte peut être utilisé comme terme d'affection que l'on donne à une petite fille ou à une femme aimée lorsqu'on s'adresse à elle.

Exemple: "Mon amour et des Ma p'tite cocotte en sucre et des Mon ange blond!" (J. Lévy, Gosses de Paris, 1898)

Femme de mœurs légères

Dans un registre plus vieux et péjoratif, cocotte désigne une femme de mœurs légères richement entretenue.

Exemple: "Des désirs de cocotte" (E. et J de Goncourt, Journal, 1874)

Origine et étymologie

Le mot cocotte est apparu en 1789 pour désigner une femme de mœurs légères. En 1808, il prend le sens enfantin de "poule" et est utilisé comme terme affectif. En 1842, il désigne un pliage représentant une poule. Le mot est formé sur l'onomatopée imitant le cri de la poule.

Cocotte en cuisine

En art culinaire, le terme "cocotte" est utilisé en apposition pour décrire un plat cuit dans une cocotte.

Exemples :

  • Poulet cocotte : Cuit en cocotte.
  • Un œuf cocotte à la crème.

La cocotte-minute est un synonyme d'autocuiseur.

Quelle cocotte choisir ?

Question de taille : pour un jeune couple, une cocotte de 2 à 3 litres conviendra parfaitement. Pour une famille de quatre personnes, il faudra une cocotte de 4 à 5 litres. Au-delà, pour une famille plus nombreuse, il faudra passer à une cocotte de 6 à 8 litres. Elles conviennent à une personne et peuvent être apportées à table.

Question de matériau : vous avez le choix entre la cocotte en fonte, un grand classique indémodable, ou plus contemporaine, en acier ou en alu. Si la cocotte en fonte d’acier noire emmagasine et répartit bien la chaleur, la cocotte en fonte d’aluminium semble plus pratique car plus maniable.

Fréquence du mot

Voici la fréquence du mot "cocotte" dans la littérature :

Fréq. abs. littér. : 268.

Fréq. rel. littér. : 1.

Famille étymologique

Le grand ancêtre latin de la famille est le verbe coquere, « cuire » qui avait sa propre série de dérivés : coctio, « cuisson », coquina, « cuisine », coquus, « cuisinier », praecox, « précoce, qui mûrit vite », etc.

On aura deviné que le verbe français cuire descend du latin coquere après avoir subi un certain nombre de déformations au cours des siècles.

La famille a aussi une branche grecque - plus proche de l’indoeuropéen par son initiale - dont les principaux représentants sont les mots πεψις, pepsis, « cuisson, digestion », πεπτικος, peptikos, « apte à digérer », et πεσσειν, pessein, « faire cuire, digérer ».

Branche germanique

Y a-t-il une branche germanique de cette famille ? On a longtemps pensé que cake et quiche, l’anglicisme cookie, et peut-être aussi cocagne, descendaient également du latin coquere via l’allemand, ou que l’allemand Kuchen, « gâteau », avait un ancêtre germanique apparenté à *PEKw-.

Mots apparentés

Le précoce abricot : une série de mots apparentés dans les langues romanes atteste l’histoire compliquée de ce terme, reflet de celle du fruit qu’il désigne. Originaire de Chine, l’abricot a commencé sa carrière méditerranéenne en Syrie. Les Grecs l’avaient appelé arméniakon, “fruit d’Arménie”, parce que l’Arménie était sa provenance immédiate. Pour les Latins, la pruna armeniaca se nommait aussi praecoquum, “le fruit précoce”, mot passé en grec tardif sous la forme πραικοκιον. C’est ce dernier mot grec - adopté par les Arabes, qui cultivèrent le fruit mieux que d’autres -, et c’est le mot arabe al barqūq - où al est l’article et où barqūq représente le grec praikokion -, qui fut adopté dans la péninsule ibérique, puis plus au Nord, et notamment en France.

Autres exemples

  • Cuistre : du latin cocistro, « esclave chargé de goûter les mets », via plusieurs formes intermédiaires (quistrun, quistron, coistron, coistre, quistre, « marmiton, valet de cuisine »). Le mot s’est appliqué au valet, au subalterne dans un collège, puis à l’écolier qui porte le manteau et le bonnet, et au cuisinier des étudiants. C’est vers 1670 qu’il a commencé à désigner un homme pédant, ridicule et vaniteux de son savoir.
  • Culinaire : de culina, synonyme de coquina, lequel aurait été déformé sous l’influence de culus, “cul”, les latrines étant, à Rome, souvent attenantes à la cuisine, et culina est attesté pour “latrines”.
  • Le nom cuir est issu du latin corium, « peau de l’animal, peau de l’homme, enveloppe, peau des arbres et des fruits, peau sur un liquide ». Le mot se rattache, comme chair vu plus haut, à la racine indoeuropéenne *(S)KER-, « couper, séparer, partager », la peau étant ce que l’on peut détacher du reste.

Coq et ses dérivés

Il y a coq et coq ! Le coq, la coqueluche et le coquelicot : le coq qui fait la cuisine sur un bateau et le coq qui règne sur le poulailler n’ont sémantiquement rien à voir l’un avec l’autre bien qu’il leur arrive de se rencontrer dans certaines circonstances autour d’une cocotte ! Le nom du coquelicot, fleur rouge des champs ressemblant à une crête de coq, est issu de coquerico, ancienne forme de cocorico, onomatopée désignant le cri du coq et le coq lui-même, et dont la première syllabe pourrait bien être à l’origine du nom de l’animal. Autres dérivés : cocarde, coquet, et aussi cocotte, comme synonyme affectueux de poule, dans les deux sens du mot. Quant à la coqueluche - le mot est d’origine obscure -, avant d’être une maladie bien connue, elle a d’abord été une sorte de capuchon.

Tableau récapitulatif des étymologies

Mot Origine Signification
Cocotte Onomatopée imitant le cri de la poule Poule, femme de mœurs légères, terme affectif, ustensile de cuisine
Cuire Latin coquere Préparer des aliments par la chaleur
Abricot Grec πραικοκιον via Arabe al barqūq Fruit
Cuistre Latin cocistro Personne pédante
Culinaire Latin culina Relatif à la cuisine
Cuir Latin corium Peau d'animal tannée

A l’origine, il y a la braisière, une grosse marmite de cuisson, en cuivre étamé, ou en terre cuite, qui permet de braiser de grosses pièces de viande. Au cours du Moyen-Âge, l’ustensile s’appelle aussi un pot, d’où vient la fameuse « poule au pot » si chère à Henri IV et son ministre Sully et naturellement notre bien connu pot-au-feu.

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