Le Nutella, cette célèbre pâte à tartiner, est un incontournable des petits déjeuners et goûters à travers le monde. Les Français sont d'ailleurs les plus gros consommateurs mondiaux de cette gourmandise. Mais que contient réellement un pot de Nutella ? Cet article vous dévoile les secrets de sa composition et les enjeux qui en découlent.
Le complexe processus de fabrication reste secret, mais les ingrédients du Nutella sont tous connus. Si la pâte à tartiner est décrite comme "au chocolat et aux noisettes", en proportion, c'est l'huile de palme et surtout le sucre qui en sont les ingrédients majeurs.
Voici une liste des principaux ingrédients et leurs proportions approximatives :
Quand on en fait l'addition on se rend compte que ce produit ne représentent que 27% du Nutella. Il n'est pas très facile d'estimer précisément la quantité de sucre et d'huile, même en s'aidant des informations nutritionnelles. On peut lire 55g de sucres et 31g de lipides pour 100g de Nutella. Une partie de ces sucres et de ces lipides ne proviennent pas directement de du Sucre et de l'huile. Mais on peut supposer (de manière peu précise) qu'il y a au moins 35% de sucre et 20% d'huile.
Un détail intéressant quant on étudie l'étiquette, c'est que l'huile est le seul liquide de la recette! En dehors de l'eau, le lactosérum contient du lactose (de 70 % à 75 %), des protéines solubles (de 10 % à 13 %), des vitamines et des minéraux (essentiellement du calcium). On peut donc supposer que cet ingrédient permet "d'équilibrer" (c'est un grand mot) un peu la recette afin de ne pas avoir des valeurs de protéines ridicules.
La lécithine de soja permet d'obtenir un mélange bien homogène et onctueux. Ferrero n'a pas voulu indiquer à GreenPeace si ses lécithines étaient issues de soja OGM.
Si vous en doutiez encore, sachez que le bilan énergétique est vraiment pas terrible. Ce n'est pas pour rien que le pot indique les valeurs énergétiques pour un petit déjeuner complet (Pain Nutella Lait et Jus d'orange). C'est le seul moyen pour qu'il puisse dire que c'est "proche d'un petit déjeuner optimal".
L'huile de palme, la moins chère et plébiscitée dans l'industrie agro-alimentaire, est utilisée, selon Jean Watin-Augouard, "pour faciliter le processus de fabrication". "C'est une raison technique, ça rend le produit un peu plus doux", explique l'historien des marques.
Cependant, l'huile de palme est très décriée pour son impact environnemental désastreux. Les forêts tropicales d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine sont détruites pour créer et étendre les plantations de palmiers à huile. La déforestation contribue au changement climatique et met en danger des espèces telles que l'orang-outan, l'éléphant pygmée et le rhinocéros de Sumatra.
De plus, elle contient 50 % d'acides gras saturés, ce qui augmente drastiquement les risques de cholestérol et cardio-vasculaires. Ce taux d'acides gras saturés est important, mais toutefois moins que dans le beurre, par exemple, qui "en contient 65 %", tempère Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l'Institut Pasteur de Lille.
"On ne peut pas dire que l'huile de palme soit dangereuse en tant que telle pour la santé, mais comme tout aliment, il ne faut pas en abuser", ajoute-t-il. Ce qui est également le message de Ferrero.
Avec environ 55% de sucre, le Nutella est une source importante de calories. Une forte consommation de sucre peut entraîner une prise de poids et des caries dentaires. Le Nutella représente 530 kilocalories pour 100 grammes, contre 300 kilocalories pour la même quantité d'un cheeseburger de McDonald's, par exemple.
Si vous souhaitez réduire votre consommation de sucre et d'huile de palme, il existe des alternatives plus saines au Nutella. Selon l'expert en nutrition Charly Aourir, vous pouvez vous tourner vers la pâte à tartiner de la marque Papa Outang. Elle est bio et se compose de chocolat et noisettes. Sinon, vous pouvez la concocter maison.
Recette pour 1 pot de pâte à tartiner maison :
Ingrédients :
Préparation :
Le Nutella était à l'origine un bloc de chocolat, le Giandujot, concocté depuis les années 1920 par Pietro Ferrero, un pâtissier d'Alba, une petite ville du nord de l'Italie - où est toujours situé le siège du groupe Ferrero aujourd'hui. En 1946, les pénuries post-seconde guerre mondiale obligent Pietro Ferrero et son frère Giovanni à remplacer la plupart du cacao par des noisettes, très présentes dans la région. Mais cela reste alors une pâte dure, à couper.
Tout change en 1949. Selon la légende, une canicule aurait fait fondre le pain de chocolat. Qu'importe pour les enfants albesi : ils étalent la pâte ramollie sur du pain et dégustent le tout pour leur goûter. Les frères Ferrero adoptent alors l'idée et transforment leur pain de chocolat en pâte à tartiner, qui rencontre rapidement un immense succès. Le Giandujot sera rebaptisé "Supercrema" en 1951.
C'est en 1959 que le groupe Ferrero installe une usine à Villers-Ecalles, près de Rouen (Seine-Maritime). En 1964, le groupe Ferrero estime insatisfaisant le nom "Supercrema". La nouvelle appellation devra rappeler les noisettes, "nuss" en allemand, "nut" en anglais. Ce sera finalement Nutella.
Le groupe Ferrero, qui a bâti sa fortune et sa notoriété sur le Nutella, est encore aujourd'hui dirigé par un membre de la famille éponyme.
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