Maryse Cocotte et l'Histoire Fascinante des Cocottes de la Belle Époque

Découvrez deux univers captivants : l'histoire charmante de Maryse Cocotte, une poulette en quête d'un nouveau foyer, et le monde étincelant et sulfureux des cocottes de la Belle Époque.

Maryse Cocotte : Une Aventure Poulesque et Attendrissante

Présentation de cette histoire pour enfants : Quelle belle idée de déménager ! Maryse Cocotte est une petite poulette qui rêve de déménager.

C'est l'histoire d'une poule, Maryse, qui croise un blaireau portant une pancarte sur laquelle est inscrit le message suivant » Demeures de charme & propriétés d’exception. Contactez Blaireau pour trouver la maison qu’il vous faut ! ».

Blaireau qui passait par là à vite compris qu’on avait besoin de lui et propose donc à Maryse de visiter différentes maisons. Blaireau est ravi, il est certain qu’il saura trouver la perle rare pour combler les attentes de Maryse.

Cette petite histoire rencontre du succès à la maison. C’est un album tout plein d’humour sur une poule qui ne se rend pas compte de la chance qu’elle a d’avoir une maison douillette.

Blaireau se plie en quatre pour lui proposer des biens répondant à ses critères, mais cette dernière n’est jamais satisfaite. Ce n’est qu’à la fin de l’histoire, après réflexion, que Maryse se rend compte que le bonheur se trouve devant ses yeux, dans son propre poulailler à l’intérieur duquel circule des poulettes heureuses.

J’ai adoré cette histoire pour enfants. Elle est originale, drôle et avec une chute adorable. C’est un livre qui se lit aussi bien avec des enfants assez petits (dès 4 ans) que les plus grands. Mon fils de 7 ans l’a beaucoup aimé aussi. J’ai également beaucoup aimé le nom de cet agent immobilier : Blaireau. On ne peut s’empêcher de rigoler. Et puis il y a aussi l’attitude de cette poulette.

Les illustrations sont tout aussi top ! C’est colorée et très joli. Une histoire pour enfants à découvrir !

Les Cocottes de la Belle Époque : Entre Luxe, Scandale et Liberté

Les cocottes du Second Empire - Culture Prime

Les Cocottes ont enjoué le tournant du siècle, et bâti une légende: Emilienne d’Alençon, Mata-Hari, la belle Otéro, Liane de Pougy, Cléo de Mérode, Cora Pearl ont défrayé la chronique fin-de-siècle. Elles ont fait rêver des rois, dissipés des pères de famille, corrompu des incorruptibles, brûlé des fortunes, réinventé la débauche.

Zola s’en est inspiré pour le personnage de Nana, Alexandre Dumas fils les a admirées, Edouard VII les a fréquentées.

En un album splendide (publié chez Parigramme), la journaliste Catherine Guigon retrace cette odyssée de la luxure: photos, portraits, dessins, évocations, lettres.

Une cocotte est une courtisane. Prostituée, c’est réducteur. Une cocotte, certes, vit des ses charmes, mais pas seulement. Car la plupart du temps, elle est aussi actrice.

La cocotte, aussi, est une femme libre: elle choisit ses amants, souvent riches, et elle fixe ses tarifs.

Sous l’Ancien Régime, pas de cocottes. Des favorites, certes. Mais la cocotte est apparue sous le Second Empire, dans l’entourage de Napoléon III.

Toute l’Europe fortunée se précipite à Paris. Des personnages sulfureux amusent la société, Oscar Wilde, Jean Lorrain, et des femmes pittoresques se font voir au casino, au champ de course, au bal, au théâtre. Le scandale est accepté, mais reste scandale.

La Belle Otéro : Une Star Incandescente

La plus spectaculaire, celle qui a fait couler le plus d’encre, c’est la belle Otéro. Son originalité, c’est qu’elle faisait de la danse espagnole et que cet exotisme-là était nouveau, et c’était une bête de scène. Elle avait une énergie, une joie de vivre, de force peu communes.

Pour le spectacle, elle apparaissait sur des scènes publiques, comme les Folies-Bergère. Les rois, les princes et leurs suites venaient à Paris s’encanailler. C’était une tradition. Ces messieurs allaient dans les salles de spectacle, faisaient leur choix, puis terminaient la soirée chez Maxim’s, en bonne compagnie.

Ainsi, la belle Otéro se fait aborder par un banquier peu attirant, celui-ci finit par mettre une somme invraisemblable sur la table, et elle accepte de dîner avec lui dans un cabinet particulier. Le client ajoute 20.000 francs-or en disant: «Je passerais bien une demi-heure dans votre chambre.» Elle accepte. Ces femmes-là font tout en grand.

Otéro, sûrement. Elle était dans l’excès permanent. Par exemple, elle jouait beaucoup. Otéro a été ruinée par le jeu, elle a fini sa vie dans un garni à Nice, avec une petite pension versée par le casino de Monte-Carlo, où elle avait dépensé des fortunes. Symboliquement, elle est morte assise sur son bidet devant une photo du tsar.

Autres Figures Emblématiques

Ceci dit, la Païva, elle , fonctionnait différemment: elle s’est mariée à répétition. Les travaux ont duré si longtemps pour bâtir cette demeure somptueuse qu’Alexandre Dumas fils disait: tout est terminé, il ne manque plus que le trottoir.

La plus froide, la plus vénale, c’est Liane de Pougy. Liane de Pougy a réussi un mariage avant de se confire en bondieuserie. Au prêtre qui la suivait, elle a dit: «Mon père, à part tuer et voler, j’ai tout fait.»

Emilienne d’Alençon, elle, a eu le projet de partir pour Bogota pour ouvrir un salon de beauté, puis c’est tombé à l’eau. Elle a fini détruite par la drogue. Son corps sera jeté dans la fosse commune.

Nana a été inspirée par Hortense Schneider, Odette Swann, sans doute par Laure Hayman.

Par chance, les «horizontales» ont soigneusement construit leur histoire - et leurs histoires. Elles étaient vénales, certes, mais c’était le prix de leur beauté. Dans une époque qui allait se consumer dans la guerre de 14, elles furent les vestales de la décadence.

Mémoires et Réinvention

De plus, souvent, ces femmes ont écrit leurs mémoires: ainsi, Otéro réinvente totalement sa vie, Liane de Pougy ou Cora Pearl signent des autobiographies, mais restent discrètes sur leur intimité.

Oui et non. D’abord parce que pas mal de riches ont été ruinés, puis certaines de ces dames ont raccroché.

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