De nombreuses personnes souhaitent réduire leur consommation de viande, que ce soit pour des raisons de santé, éthiques ou environnementales. Une question fréquente est de savoir si manger moins de viande peut aider à perdre du poids. Cet article explore les avantages et les inconvénients de cette approche, tout en fournissant des conseils pratiques pour une transition réussie.
Comme 40 % des Français, peut-être avez-vous l’intention de réduire votre consommation de viande dans les prochaines années. Comme 2 Français sur 3, peut-être avez-vous même déjà l’impression de manger moins de steaks ou de jambon qu’avant. Mais comment poursuivre vos efforts ? À quoi pourrait ressembler une semaine de menus bons à la fois pour la santé et la planète ? Alors que les autorités sanitaires restent timides en la matière, nous avons tenté d’obtenir des réponses auprès de la communauté scientifique.
La viande, notamment rouge ou transformée, est souvent associée à une alimentation riche, calorique et grasse. À première vue, la logique semble simple : moins de viande = moins de graisses saturées et donc moins de calories. Mais dans les faits, ce n’est pas si automatique.
Tout dépend :
Toutes les viandes ne se valent pas. Voici un aperçu :
Ainsi, remplacer un steak de bœuf par du filet de poulet n’aura pas le même effet que remplacer des chipolatas par des lentilles.
Réduire la viande peut être un bon point de départ pour alléger son alimentation.
En mangeant moins de viande, vous pouvez indirectно augmenter vos apports en oméga 3 (grâce à la consommation de poisson) et en fibres (grâce aux végétaux).
Attention, tout dépend de ce que vous mangez à la place !
Il est essentiel d'éviter de manger des plats industriels. Un régime végétarien pour maigrir a tendance à être plus sain qu'un régime standard, mais bien sûr, vous pouvez très bien ne pas manger de viande et consommer des aliments malsains. Ce phénomène est particulièrement fréquent chez les adolescents végétariens : ils se passent de viande, mais à côté de ça, ils mangent sans réfléchir des plats industriels ou aliments transformés. Leurs repas peuvent donc se composer principalement de plats cuisinés, de malbouffe et de sucreries.
Si vous remplacez la viande par :
Alors oui, vous pouvez maigrir plus facilement, tout en gagnant en énergie.
Des recherches montrent que les personnes qui réduisent leur consommation de viande ont tendance à :
Par exemple, une étude publiée dans Nutrition Reviews montre qu’une alimentation végétarienne est associée à une perte de poids moyenne de 2 à 3 kilos sur 6 mois, sans restriction calorique stricte.
Un exemple d’assiette équilibrée peut être :
"Les épices et les herbes aromatiques sont également de petites mines d’or nutritionnelles puisque très riches en nutriments également", ajoute Adeline Hage. N'hésitez donc pas à en ajouter dans vos plats, pour plus de saveurs !
Quand on souhaite faire attention à sa ligne, il est souvent recommandé de privilégier la viande blanche plutôt que la viande rouge. En effet, afin de garder une alimentation équilibrée tout en souhaitant contrôler son poids, la viande blanche peut devenir votre allié. Elle détient des caractéristiques nutritionnelles qui lui permettent d’être faible en calories. Ainsi, perte de poids n’est pas synonyme de privation, vous pouvez maigrir tout en consommant de la viande. D’ailleurs consommer des protéines est essentiel pour notre organisme.
Les viandes blanches sont considérées comme saines puisque leur teneur en matières grasses est plus faible que celle des viandes rouges. En effet, leur chair contient entre 3% et 10% de lipides contre parfois 30% pour certaines viandes rouges.
La viande blanche apporte au corps des nutriments essentiels au bon fonctionnement de notre organisme. Une consommation de viande raisonnée apporte de nombreux bienfaits, notamment si vous privilégiez des viandes saines telles que la viande blanche. En outre, la viande blanche peut être consommée si vous faites attention à votre poids ou si vous souhaitez perdre quelques kilos. Privilégier une alimentation diversifiée et sans excès est le secret d’une vie en pleine santé. Manger équilibré vous aidera à garder la ligne et à booster votre moral.
Du strict point de vue de votre santé, il n’est pas impossible que vous mangiez encore trop de viande. Selon les données de l’étude Inca3, une étude sur les consommations et les habitudes alimentaires de la population française, publiée par l’Anses en 2017, un Français adulte consomme environ 530 g de bœuf et de porc par semaine (voir notre tableau), soit environ 3 steaks hachés et 1 belle côtelette. Une moyenne qui se situerait juste au-dessus du seuil fixé à 500 g/semaine par le quatrième Plan national Nutrition santé (PNNS4).
Plus grave encore : nous dévorons plus de 350 g/semaine de viande transformée et de charcuterie, quand les autorités déconseillent de dépasser les 150 g, soit 4 tranches de jambon blanc environ. « Au-delà de ces limites, les études montrent des augmentations des risques de maladies comme le cancer colorectal et le diabète de type 2 », rappelle Perrine Nadeau, adjointe au chef de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition à l’Anses, l’agence sanitaire qui a participé à établir ces limites.
Les limites sur la viande et la charcuterie, précise Mme Nadeau, représentent d’ailleurs « un maximum », que l’Anses n’encourage personne à atteindre. Autrement dit : les autorités ne considèrent pas qu’une consommation de viande réduite présente un risque pour la santé.
Les chercheurs conservent en revanche des interrogations sur le régime « végan », qui implique une suppression totale des produits animaux. « Même si le nombre de personnes concernées est limité dans la population, et que nous manquons de données, nous avons déjà pu montrer que la consommation de produits ultratransformés est significativement plus haute chez les végans », souligne Benjamin Allès, épidémiologiste de la nutrition à l’Inrae. Or l’ultratransformation, caractéristique des produits industriels avec les excès de sodium, de matière grasse et d’additifs qu’elle implique, n’est pas saine. Et un type de régime sans aucun produit animal, rappelle Benjamin Allès, exige par ailleurs de complémenter son alimentation par de la vitamine B12, un nutriment introuvable dans le monde végétal.
Des marges de progression La consommation de viande rouge (bœuf, porc, agneau et autres) des Français est supérieure aux recommandations françaises pour la santé et plus encore aux recommandations internationales, qui prennent aussi en compte les répercussions environnementales. La remplacer par de la volaille et des légumineuses est la meilleure piste pour couvrir ses besoins en protéines et réduire son impact.
| Consommation réelle moyenne en France (en g/semaine) | Recommandations françaises (PNNS4) | Régime planète et santé (Lancet-EAT) | |
|---|---|---|---|
| Viandes rouges(boeuf, porc, agneau et autres) | 530 g/semaine | 500 g/semaine max | 0 à 200 g/semaine max ensemble |
| Charcuterie | 350 g/semaine | 150 g/semaine | |
| Volailles | 210 g/semaine | À privilégier | 0 à 400 g/semaine |
| Oeufs | 30 g/semaine | Pas d’indication | 90 g/semaine |
| Légumineuses | 90 g/semaine | Au moins 2 fois par semaine | 500 g/semaine |
Sources : Dussiot et al., Clinial Nutrition/Eat-Lancet
Alterner repas végétariens et repas avec viande/œufs/poisson est une façon de garder des apports raisonnables. Tous les repas peuvent être par défaut végétariens sans risque pour la santé. Dans ceux-ci, on prévoira des légumineuses (lentilles, haricots secs, pois chiches, etc.) pour assurer des apports en protéines. Voici un exemple de menu hebdomadaire.
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