Maux de ventre, diarrhées, vomissements… Voici autant de symptômes qui indiquent une potentielle intoxication alimentaire. Alors, comment reconnaître et soigner cette désagréable infection ? Une intoxication alimentaire se produit lorsqu’une personne consomme un aliment ou une boisson contenant des micro-organismes pathogènes (bactéries, virus, parasites) ou des toxines produites par ces germes. Les agents les plus fréquents sont Salmonella, Bacillus cereus, Staphylococcus aureus ou encore Clostridium perfringens.
Il est très important de rester bien hydraté lors d’une intoxication alimentaire. C’est pourquoi, l’eau est la boisson à privilégier. En moyenne, une intoxication alimentaire dure 1 à 3 jours.
L’intoxication alimentaire et la gastro-entérite sont souvent confondues en raison de leurs symptômes similaires. Alors, comment différencier une intoxication alimentaire d’une gastro ? Tout est question de temporalité.
En général, l’intoxication alimentaire dure de quelques heures à trois jours. Elle fait suite à la consommation d’aliments contaminés. Les symptômes de la gastro-entérite durent plus longtemps, et sont légèrement plus persistants. La gastro-entérite est généralement liée à une infection virale et n’est pas la conséquence de la consommation d’un aliment. Si les symptômes persistent plus d’une journée après l’ingestion de l’aliment suspecté, il y a de fortes chances pour qu’il s’agisse d’une gastro-entérite virale.
Une intoxication alimentaire fait suite à la consommation d’un ou plusieurs aliments contaminés par une bactérie telle que E. coli, la salmonelle ou Listeria. Les aliments peuvent avoir été en contact avec la bactérie avant, pendant ou après la préparation d’un plat, à cause d’un problème de cuisson, de conservation ou de nettoyage des aliments. Généralement, il s’agit d’aliments frais tels que les crustacés, le poisson, la viande, les œufs ou les produits laitiers. On constate aussi de nombreux cas d’intoxications alimentaires lors des voyages à l’étranger, notamment lorsque les touristes consomment de l’eau courante locale contenant des bactéries contre lesquelles ils ne sont pas immunisés.
Les symptômes d’une intoxication alimentaire se manifestent rapidement, au maximum quelques heures après l’ingestion de l’aliment contaminé. Généralement, les symptômes disparaissent complètement au bout de quelques jours. Toutefois, des complications peuvent apparaître, notamment chez les personnes à risque telles que les enfants, les femmes enceintes ou les personnes âgées.
Les signes apparaissent généralement entre quelques heures et plusieurs jours après la consommation de l’aliment contaminé. Ils peuvent inclure :
Certains agents pathogènes provoquent aussi des symptômes spécifiques, comme des troubles neurologiques (dans le cas de la listeriose, du botulisme par exemple).
La durée d'une intoxication alimentaire va varier selon l’agent infectieux à l'origine de l'intoxication et aussi en fonction de l’état de santé de la personne.
Suite à une intoxication alimentaire, restez chez vous, et limitez les contacts par vigilance. Gardez à l’esprit qu’il peut s’agir d’une gastro-entérite que vous risqueriez de transmettre à votre entourage. Pensez à vous hydrater régulièrement, évitez les fruits et légumes crus, et privilégiez le riz, les pâtes et les bananes. Le temps est le meilleur remède contre l’intoxication alimentaire.
Des anti-douleurs peuvent soulager les maux de ventre ou maux de tête, mais attention de bien respecter les quantités recommandées sur les notices. Lors d’une consultation médicale, votre médecin peut vous prescrire des médicaments anti-diarrhéiques ou anti-vomitifs. Certains de ces médicaments sont par ailleurs disponibles sans ordonnance. Pour se remettre rapidement d’une intoxication alimentaire, évitez les aliments très gras, épicés, sucrés, ainsi que les boissons caféinées et l’alcool. Ces aliments demandent davantage de temps et d’énergie à votre intestin pour être digérés.
En cas de symptômes digestifs (vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, fièvre) après un repas suspect :
Même si l’origine de vos symptômes est liée à la consommation d’un aliment, il est possible, selon le germe en cause, que vous soyez vous-même ensuite contagieux pour les autres.
Certaines catégories de population présentent une vulnérabilité accrue face aux intoxications alimentaires, en raison d’un système immunitaire affaibli ou de conditions particulières qui augmentent la gravité des infections. Sont particulièrement concernées :
Une intoxication alimentaire n’est jamais une partie de plaisir. Respecter la chaîne du froid. Nettoyer soigneusement les plans de travail et aliments peut éviter des intoxications alimentaires. Vous pouvez aussi choisir d’utiliser deux planches à découper : l’une pour les viandes et poissons, et l’autre pour les légumes. Enfin, porter une attention particulière à la cuisson des aliments.
Voici quelques conseils à appliquer chez vous pour limiter les risques :
L’hygiène des mains est la première barrière contre les intoxications alimentaires. Il est essentiel de se laver soigneusement les mains à l’eau et au savon, avant, pendant et après la préparation des repas, mais aussi après avoir manipulé des aliments crus, des déchets, ou après un passage aux toilettes.
Les surfaces et ustensiles de cuisine doivent être nettoyés régulièrement. Employer des planches à découper séparées pour les viandes ou poissons crus d’une part, et pour les légumes ou aliments cuits d’autre part, contribue à prévenir les contaminations croisées. Cette précaution doit s’accompagner d’un nettoyage régulier du matériel.
Le réfrigérateur doit être entretenu au moins une fois par mois et sa température maintenue à 4 °C maximum pour ralentir la prolifération des germes.
Ne laissez pas les produits sensibles (viande, poisson, produits laitiers, plats cuisinés) à température ambiante plus de deux heures, et plus d’une heure en période de forte chaleur. Les aliments congelés doivent être décongelés au réfrigérateur ou au micro-ondes, jamais à température ambiante et ne jamais être recongelés.
La cuisson à cœur est indispensable pour détruire les bactéries : la viande hachée doit atteindre au moins 70 °C, la volaille doit être cuite jusqu’à ce que le jus soit clair, et les œufs doivent être cuits dur si consommés par des personnes à risque.
Les produits crus comme les huîtres, les fromages au lait cru, la viande hachée insuffisamment cuite ou la charcuterie artisanale sont plus à risque. La cueillette de végétaux dans la nature peut exposer à un risque d’intoxication. Pour certaines plantes (comme l’ail des ours) ou les champignons, une identification certaine est indispensable avant leur consommation. Lorsque vous mangez au restaurant ou achetez des produits dans un commerce, fiez-vous aux indicateurs d’hygiène officiels. Le site Alim’Confiance permet de consulter les résultats des contrôles sanitaires des établissements alimentaires.
Chaque année, des milliers de personnes tombent malades à cause de la salmonelle, une bactérie qui vit naturellement chez les volailles et peut contaminer les œufs. Cette contamination se fait soit à l’intérieur de l’œuf (dès sa formation), soit par la coquille si elle entre en contact avec des fientes, de la litière sale ou de l’humidité. Même avec seulement quelques poules au jardin, le risque existe et peut provoquer des intoxications alimentaires chez vous ou vos proches.
Pour les particuliers ayant un élevage privé ou les petits éleveurs, empêcher cette contamination est essentiel, non seulement pour la santé des consommateurs, mais aussi pour la pérennité de leur élevage. Ramassez vos œufs tous les jours et gardez-les propres.
| Type d'intoxication | Durée |
|---|---|
| Bénigne | 24 à 72 heures |
| Modérée | 3 à 7 jours |
| Sévère | Plusieurs jours, nécessitant parfois une hospitalisation |
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