Si Charroux possède son patrimoine visible avec la tour lanterne de l’ancienne abbaye, le cloître, ses trésors inestimables (statues, reliques), il existe d’autres éléments du patrimoine dissimulés dans les vieux murs de la cité. L’association des Amis du Pays charlois en collaboration avec Camille Sourisseau, graphiste de l’atelier Tête de Mule, a créé un jeu de l’oie ludique et pédagogique qui permet de poursuivre la découverte de Charroux.
Si on découvrait quelques cases de ce jeu de l’oieDans le précédent article, on a vu qu’en 1797, l’abbaye Saint-Sauveur devient carrière ouverte. Il suffit de déambuler dans Charroux pour apercevoir différents éléments dispersés, tous en provenance de cette ancienne abbaye. Intéressons-nous à l’architecture médiévale, à Bourg-le-Comte (1), au gré de quelques cases du jeu de l’oie.
Case 1 : la maison Audebert. Située au croisement de la rue de la Gare et de la rue des Bancs, cette maison médiévale en pierre a un volume imposant. On note une fenêtre en arc cintré de style roman, c’était une ancienne échoppe. On levait un volet, l’autre se baissait et on pouvait y déposer les marchandises. L’expression « marchandises triées sur le volet » vient de cette époque.
Case 4 : le blason. Arrivons par la venelle des jardins et allons au bout de la rue des Patureaux. Nous trouvons une maison typique du bâti charlois du 15e siècle avec une façade qui n’est pas ordonnancée avec des ouvertures de taille inégale. Au-dessus d’une fenêtre on remarque un magnifique blason à fleur de lys.
Case 7 : le lapin. Que fait ce lapin qui joue de la cabrette tout en hauteur sur la façade entre la rue de la Mairie et la place de la République ? Un réemploi qui vient tout droit de l’abbaye.
Case 51 : la chimère. En descendant la rue de la Batterie, ce quartier garde de nombreuses traces médiévales (fenêtres à meneaux, linteaux, fenêtre) et cette chimère inspirée de l’antiquité grecque ; encore une pierre réemployée.
On descend la rue de la Batterie parce que les comtes de la Marche avaient le droit de battre monnaie. Au sous-sol, des caves avaient été aménagées à cet effet dont celle dite « de la Monnaie ».
La rue des Bancs, juste à côté, illustre les longues rivalités entre les comtes et les abbés. En 1177, un des derniers comtes, Aldebert, affligé de la perte de son fils Marquis, demande pardon à l’abbé Guillaume II pour les nombreux méfaits infligés au monastère.
Désormais sans héritier et soucieux de se racheter auprès du seigneur, il lui rend des droits de mesurage des vins et la récolte des vignes.
Gauci et Fils n’est pas une simple boucherie en ligne. C’est un engagement pour la tradition et l’artisanat. Francis et Enzo travaillent main dans la main avec des éleveurs locaux, sélectionnant avec soin chaque bête pour garantir une viande de qualité supérieure. Leurs bovins, porcs, agneaux et volailles sont élevés en plein air, nourris sans OGM et respectent les plus hauts standards du bien-être animal.
La chaîne du froid est scrupuleusement respectée. Depuis les fermes du Tarn et de l’Aveyron jusqu’à votre table, chaque morceau de viande est conservé dans des conditions optimales, livré par camion réfrigéré pour préserver fraîcheur et saveurs.
Nos produits vont bien au-delà des viandes classiques. Vous trouverez dans notre boutique en ligne de quoi satisfaire tous les gourmands et gourmets : des charcuteries artisanales : saucissons secs, jambons crus, terrines savoureuses, des morceaux de choix sélectionnés rigoureusement. Pour un barbecue entre amis, un dîner en famille ou un événement spécial, Gauci et Fils est votre partenaire de confiance. Notre gamme traiteur propose une sélection de plats préparés parfaits pour toutes les occasions, des produits élaborés selon des recettes familiales, transmises de génération en génération, pour garantir authenticité et qualité.
Aujourd’hui, Francis et Enzo sont fiers de voir leur entreprise familiale progresser, fiers d’apporter une part de leur terroir à tant de foyers.
Pour l’élaboration du paragraphe d’histoire qui suit, nous remercions François ROTH et l’Encyclopédie Illustrée de la Lorraine aux Editions Serpenoise pour la somme d’informations et l’agréable synthèse de leurs travaux. En ce début de siècle, Elzange appartenait au département allemand de Lorraine dont la configuration présageait de la Moselle actuelle et dont le président était le comte von Zeppelin Aschausen de 1901 à 1913.
Notre village jouxtait des villes au fort potentiel démographique qui doublèrent, voire triplèrent leur population comme Thionville, Hayange, Fontoy, Moyeuvre ou Metz Campagne à l’inverse du reste du département. Quelles en furent les conséquences au niveau de la démographie de notre village ? Suite à la chute du cours des céréales en ce début de siècle, l’agriculture s’orientait vers l’élevage pour la production de viande et de lait. Les petits paysans dépendaient du maquignon ou du marchand de céréales juifs qui leur achetaient leurs produits.
Le journal Le Lorrain en langue française parlait ” des indigènes ” en évoquant les autochtones du pays annexé. La Lorraine allemande, dépourvue d’autorité, demeurait une terre d’administrés, les maires des municipalités élues au suffrage universel étaient nommés par l’autorité allemande, le conseil général n’avait qu’un rôle réduit. Sous le nom de paragraphe de la dictature, Bismarck regroupait des mesures d’intimidation afin de juguler toute résistance politique. Etaient visés le clergé, les bourgeois francophiles, les journalistes, les citadins. Quant à la campagne, elle resta paisible et son opposition passive, sans pour autant rallier le nouvel ordre.
“… sans aucun doute, l’empereur a montré qu’il se trouve bien chez nous… sans son appui, notre constitution ( de 1911 qui accorde l’autonomie de l’Alsace Lorraine ) n’aurait jamais vu le jour. Mais l’empereur comprend-il notre particularisme ? Nous le croyons, mais nous sommes persuadés qu’il le comprendrait mieux encore, s’il avait de meilleurs conseillers… qui lui disent que, nous Alsaciens Lorrains, nous ne souhaitons aucune guerre de revanche venant de la France… Nous formons le voeu que le Tout Puissant donne à l’empereur la grâce de faire encore beaucoup de bien à ses sujets… qu’il apprenne à nous comprendre encore mieux. Nous désirons qu’il soit possible que l’Alsace Lorraine devienne bientôt un état confédéré à part entière.
Les Lorrains catholiques, résistant à la germanisation, avait pour fer de lance le quotidien Le Lorrain et le chanoine Collin, son directeur politique. Ils se distinguaient en préférant les pèlerinages à Lourdes et le culte de Jeanne d’Arc. En 1914, ils ne représentaient plus qu’une minorité. L’intégration de la Lorraine était bien avancée à la veille de la première guerre mondiale, seule la partie francophone opposait une résistance à cette assimilation. Suite à la discorde croissante entre les deux localités, mis en évidence dans un procès verbal de 1919, l’annexe de Valmestroff est érigée en commune autonome le 01 janvier 1923. Entre 1952 et 1970, l’armée vend cet ensemble à Usinor qui la transforme en cité ouvrière. La cité des Officiers est restituée à Koenigsmacker durant les années 70.
Originaire du Sud-Ouest, de la région de Limoux plus précisément, j’ai grandi au milieu des vignes et cela a forgé ma passion pour les vins et le travail des hommes et des femmes derrière ce produit. J’ai décidé d’en faire mon métier dans le cadre d’une reconversion professionnelle. J’ai appris le métier d’agent au sein de Réserve Privée dans un premier temps. A l’origine de cette entreprise, deux vignerons ont pris l’initiative de réunir plusieurs de leurs confrères, de domaines qui leur tenaient à coeur, pour proposer leurs vins auprès de restaurants, bars et cavistes de la région Parisienne. L’idée était de recréer du lien entre de petits producteurs et les tables de la capitale. Puis, j’ai développé mon réseau personnel de vignerons afin de proposer leurs vins auprès des restaurants et cavistes des Hauts-de-France. Lorsque je présente un vin, il parle de lui-même !
Je représente aujourd’hui une vingtaine de vignerons, de diverses appellations en France, auprès des professionnels de la restauration et des cavistes de la métropole lilloise et des Hauts-de-France. Je suis d’abord un amoureux des vins du Languedoc et du Roussillon ! Je travaille cependant avec des vignerons présents dans toute la France, découverts via Réserve Privée, lors de salons professionnels ou bien tout simplement lors de visites aux domaines. Ma volonté est de faire découvrir des vignerons encore peu connus pour répondre aux goûts et au budget de mes clients.
Chaque domaine que je sélectionne est un coup de cœur, pour les vins et pour les personnes de talent qui se cachent derrière la production. Les vignerons choisis ont tous à cœur de travailler la terre avec respect. Je travaille uniquement avec des vignobles en agriculture raisonnée, biologique, biodynamique ou qui vinifient sans aucun intrant. Je partage cette passion avec mes clients restaurateurs, de plus en plus soucieux de connaître l’histoire du vigneron et du terroir derrière les vins qu’ils proposent à la carte. Ils sont à la recherche d’authenticité, plus seulement pour les produits travaillés en cuisine.
Béatrice et Pascal Lambert ont un vignoble de 14 hectares sur l’appellation Chinon. Ils vignifient leurs vins en cuvées parcellaires. Cela signifie qu’un vin est issu d’une parcelle sur un terrain en particulier. Cela révèle toute l’identité du terroir. Ils travaillent en bio depuis 1987 et en biodynamie depuis 2004. Ils produisent principalement du rouge à base de Cabernet Franc, cépage roi de la région, et quelques vins blanc à base de Chenin, cépage noble de la Loire. « Le Droit Chenin » est leur premier blanc, il est réalisé à partir de vignes plantées en bord de rivière sur des sols sablonneux.
« Réjouit le coeur de l’homme », c’est ce que signifie « Cor Hominis Laetificat » et c’est de là que l’acronyme du Château Cohola est né. Niché sur les hauteurs des Dentelles de Montmirail, à quelques kilomètres de Gigondas, c’est une de mes pépites en Côtes du Rhônes. Lui, Jérôme Busato, originaire du Sud-Ouest et elle, Cheli Alberca, andalouse, avaient une maison de négoce (Maison Rouge) jusqu’en 2004. Neuf ans plus tard ils fondent leur propre domaine à Sablet, appellation méconnue des Côtes du Rhônes Villages. Sur une parcelle en terrasses, ils ont planté de vieilles vignes faisant toute la personnalité de leurs vins. Ruches, oliviers et chênes truffiers cohabitent avec les vignes sur ce domaine cultivé en agriculture biologique. Je suis très fier d’avoir mis en avant leur première cuvée en vin blanc en 2017 (20% Grenache Blanc, 80% Viognier) auprès de mes clients dans les Hauts de France. Seules 900 bouteilles ont été produites ! C’est pour moi aussi exceptionnel qu’un Condrieu mais beaucoup plus accessible.
C’est un domaine familial depuis 10 générations. Le père, Jean-Louis Huguenot, rencontré avec Réserve Privée, m’a mis le pied à l’étrier dans ce métier. Le décès soudain de Jean-Louis à l’été 2019 nous a tous beaucoup touchés mais Philippe et Valérie poursuivent aujourd’hui le travail d’un des fers de lance de Réserve Privée. Le vignoble se situe à Marsannay, appellation ayant autrefois mauvaise réputation. Ils ont largement contribué à lui redonner ses lettres de noblesse !
Son Riesling a déjà convaincu les cavistes et les restaurateurs les plus exigeants de la métropole lilloise ! Mélanie est une vigneronne pas comme les autres ! Son souci de cultiver de manière responsable se traduit dans tous ses choix : de la colle des emballages, au traitement de la vigne et la vinification sans aucun intrant chimique, en passant par la gestion de l’eau et l’insertion sociale par l’emploi créé sur le domaine. Le Label allemand « Fair’n Green » récompense ses engagements responsables. Son vin est très « droit », les côteaux calcaires à l’Ouest de Strasbourg donnent des sols parfaitement drainés et par conséquent des vins secs avec une belle fraîcheur.
Ce domaine de 36 hectares est situé entre les communes de Rasteau et de Cairanne, deux appellations bien connues des Côtes du Rhônes. Wilfried et Rejane, frère et soeurs, exploitent ce domaine familial, issu de 5 générations de vignerons. Le domaine est certifié bio depuis plus de 25 ans. Leur cuvée « Les Paradis Perdus » ne bénéficie pas de l’appellation Cairanne de par l’implantation des vignes mais cette cuvée ne démérite pas ! C’est un assemblage de Grenache et de Carignan très équilibré, sur le fruit et issu d’une macération courte.
Ayant une réelle affinité pour les vins du Languedoc, cela faisait longtemps que je cherchais de nouveaux vignerons de la région à présenter. J’ai rencontré Véronique sur un salon et j’ai adoré ses vins à la première dégustation. Trois années plus tard, à force de conviction et de visites au domaine dans le Sud, je suis fier de présenter ses vins auprès de ma clientèle du Nord ! Elle propose des vins artisanaux, sans aucun artifice, dignes représentants du terroir local. Elle cultive 6 hectares en agro-foresterie où arbres, cultures et/ou animaux cohabitent sur une même parcelle agricole pour enrichir et protéger la vie des sols. Véronique plante arbres fruitiers, graminés et haies entre les rangs de vignes ! Elle produit des cuvées en mono-cépage (appellation vins de france) et en assemblage (appellation AOC Corbières). Son domaine est constitué de très vieux Carignan, Grenache et Syrah, trois cépages emblématiques de la région.
Je les ai rencontrés en janvier 2019 sur un salon dédié aux vins naturels et ce sont les derniers venus dans ma sélection. Rafael et Cristelle, installés à Villié-Morgon, ont construit peu à peu le domaine en achetant des parcelles de vieilles vignes à flanc de côteau, de 70 ans à beaucoup plus, sur les appellations suivantes : Côtes de Brouilly, Brouilly et Beaujolais Villages. Ils ont à coeur de développer la flore et la faune au sein de leur vignoble en pratiquant une agriculture respectueuse de l’environnement. Pour la vinification, ils pratiquent une macération courte et en grappes entières. Aucun intrant n’est ajouté et ils utilisent des levures naturelles, issues de leurs propres raisins. La mise en bouteille se fait en fonction des périodes lunaires, sans ou avec un minimum de soufre en cas de risque pour la qualité et la conservation du vin. Leur Brouilly révèle des notes très fruitées, sur la groseille et la fraise des bois.
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