Lorsqu'il s'agit de faire ses courses, le rayon volaille reste un passage obligé pour de nombreux foyers français. Avec sa stratégie de prix bas et son expansion continue, Lidl s'est imposé comme un acteur incontournable de la grande distribution. Mais qu'en est-il réellement de la qualité de sa volaille ? Entre arguments économiques et exigences de qualité, tentons d'y voir plus clair.
Impossible d'évoquer Lidl sans mentionner ses tarifs attractifs. Sur le segment de la volaille, l'enseigne allemande fait effectivement la différence avec des poulets entiers souvent proposés autour de 4 à 5 euros et des filets vendus entre 6,50 et 8 euros le kilo. En comparaison, les autres grandes surfaces affichent généralement des prix de 10 à 12 euros le kilo pour leurs filets.
Cette politique tarifaire agressive répond à une réalité : pour les budgets serrés, Lidl représente une opportunité d'accéder à des protéines animales à moindre coût.
Les promotions régulières via l'application Lidl Plus rendent l'offre encore plus compétitive, avec des réductions pouvant atteindre 20% sur certaines références.
Si le prix est indéniablement un atout, la qualité suscite des avis plus nuancés. Les volailles standard de Lidl, commercialisées sous la marque « L'étal du volailler », se situent dans une gamme moyenne. Les consommateurs rapportent parfois une texture légèrement sèche et une chair moins juteuse que les volailles Label Rouge ou fermières.
L'enseigne s'engage toutefois sur l'origine avec 80% de volaille française, un chiffre que Lidl ambitionne de porter à 100%. Cette démarche répond à une attente forte des Français pour les produits locaux.
Lidl a introduit une gamme de poulet standard notée C sur l'étiquette bien-être animal, un niveau considéré comme garantissant de bonnes conditions d'élevage, même si les notes A et B restent réservées aux gammes Label Rouge et bio.
Pour les consommateurs soucieux de qualité, Lidl propose également des alternatives haut de gamme. Le poulet fermier Label Rouge, le poulet bio et les volailles festives comme la pintade ou la dinde sont régulièrement disponibles, notamment lors des périodes de fêtes.
Ces produits bénéficient de cahiers des charges plus stricts et offrent une qualité gustative supérieure, tout en restant à des prix souvent inférieurs à ceux pratiqués dans les boucheries traditionnelles.
Un chef professionnel interrogé dans le cadre d'une dégustation à l'aveugle a d'ailleurs exprimé sa préférence pour la volaille bio de Lidl, soulignant sa tendreté et son goût prononcé. Ces gammes premium permettent donc de concilier exigence qualitative et maîtrise du budget.
Au-delà du simple produit, Lidl a développé un modèle de contrats tripartites impliquant éleveurs, industriels et distributeurs. Plus de 5 000 producteurs bénéficient aujourd'hui de ces accords garantissant une meilleure rémunération.
Cette approche vise à créer un cercle vertueux : rémunération décente pour les éleveurs, traçabilité améliorée et produits de qualité à prix accessible pour les consommateurs.
La participation de Lidl au Salon International de l'Agriculture depuis 2015 témoigne également de sa volonté de s'ancrer dans le paysage agricole français. L'enseigne a fait le choix de privilégier les filières françaises plutôt que l'importation massive, une stratégie qui séduit une partie de sa clientèle.
Malgré ces efforts, plusieurs réserves subsistent. La transparence sur l'origine et les conditions d'élevage reste perfectible sur certaines références, notamment dans les gammes premier prix. Les informations concernant l'alimentation des animaux, la densité d'élevage ou encore la durée de vie avant abattage ne sont pas toujours clairement communiquées.
Par ailleurs, le positionnement prix entraîne inévitablement des questions sur la pression exercée sur la chaîne de production.
Un prix trop bas peut traduire des compromis sur certains aspects : taille des bâtiments d'élevage, croissance accélérée des animaux ou marges réduites pour les éleveurs malgré les accords tripartites.
De nombreux produits de marque de distributeur de l’assortiment de l’enseigne contiennent des matières premières d’origine animale. Lidl reconnait que les animaux de ferme sont des êtres sensibles et s’engage à améliorer leur santé et leur bien-être. Ce faisant, Lidl s’attache à prendre en compte les aspects liés aux conditions d’élevage ainsi que les exigences en matière de conditions de transport et d’abattage. Un niveau supérieur de bien-être animal contribue non seulement au bien-être des animaux, mais également à celui de l’éleveur et à la qualité des produits issus de la production animale.
L’engagement de Lidl pour le bien-être animal s’illustre notamment par la publication de sa première politique Bien-être animal multi-filières en 2022. Cette politique, consacrée dans un premier temps aux filières porcs, poulets de chair, dindes, poules pondeuses et vaches laitières a été élaborée en coconstruction après deux ans d’échanges avec des éleveurs partenaires, des fournisseurs, des experts du bien-être animal et des ONG. Lidl s’engage à promouvoir des conditions d’élevage au-delà des normes légales via, par exemple, des projets structurants pour les filières d’élevage conventionnel et grâce à des améliorations concrètes avec ses fournisseurs. L’enseigne veut ainsi contribuer à long terme à l’amélioration du bien-être animal en tant que tel et dans l’ensemble du secteur.
Depuis 2020, Lidl France a rejoint le Better Chicken Commitment et a adhéré à l’Association Étiquette Bien-Être Animal (AEBEA). Lidl souhaite améliorer durablement le bien-être des animaux d’élevage. Lidl s’est engagée, depuis 2018, pour la fin des œufs de poules élevées en cage d’ici 2025. 100 % des œufs des ovoproduits sont issus de poules élevées hors cage. Le bien-être des animaux de ferme est un élément important de la stratégie RSE de l’enseigne. En tant qu’intermédiaire entre ses fournisseurs et les consommateurs, Lidl peut contribuer à l’amélioration des filières. Du côté des clients, ces mesures visent également à créer de la transparence et à sensibiliser aux questions de bien-être animal.
Lidl a formulé des normes minimales transnationales pour l’achat de certains produits d’origine animale dans sa division non-alimentaire. Entre autres, la proscription de :• l’utilisation de vraie fourrure,• tous les composants de produits provenant d’animaux exotiques ou protégés ainsi que de la laine issue de mouton ayant subit la pratique du mulesim,• la peau d’agneau non-issue de sous-produits de l’industrie alimentaire,• le duvet issus d’oiseaux plumés à vif.
La part de protéines d’origine animale ou végétale dans l’assortiment de Lidl est accessible chaque année dans la Déclaration de performance extra-financière (DPEF).
D’ici 2025, la proportion de protéines d’origine végétale sera élargie dans l’assortiment en introduisant de nouveaux produits promouvant une alimentation végétale. Cela comprend les légumineuses, les noix ainsi que les alternatives végétales à la viande et aux produits laitiers.
En 2024, l’enseigne se fixera un objectif de protéines végétales vs animales pour 2030.
Un organisme espagnol a mené une étude sur 142 barquettes de poulet vendues chez Lidl en Europe. 70 % de la viande de poulet vendue chez Lidl contiendrait des super-bactéries résistantes aux antibiotiques selon un rapport espagnol de l’Observatoire du bien-être animal (OBA).
Le résultat de l’étude semble sans appel : une majorité de ces barquettes contiendraient ces bactéries résistantes. Dans 83 % des cas, les agents pathogènes digestifs Escherichia coli et Campylobacter auraient été découverts. Dans 38 % des barquettes analysées en Espagne contiendraient de la Listeria. Un total de 71 % de la viande serait donc contaminé.
Ces résultats ont été transférés au ministère de la Consommation et des Affaires sociales espagnoles, ainsi qu’aux ministères de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation. Lidl a réagi aux résultats de cette étude en accusant l’OBA de "mener une campagne de diffamation", contre sa marque. L’organisme aurait publié des informations "fausses et/ou non vérifiées", selon la firme allemande.
Pour le prouver, Lidl affirme posséder les certificats d’analyses contredisant l’étude de l’OBA. Et pour Lidl, ce n’est pas "la première fois, que l’organisation porte des accusations sans comparer les informations avec l’entreprise. Il y a un historique entre l’organisme espagnol et la marque allemande. L’OBA a déjà déposé plusieurs plaintes contre Lidl, accusant la marque de mauvaises pratiques en matière d’élevage et de mauvaise commercialisation de produits d’origines animales. "Une croisade" selon la firme allemande.
| Gamme de poulet | Origine | Bien-être animal | Prix indicatif | Caractéristiques |
|---|---|---|---|---|
| Standard (L'étal du volailler) | 80% Française (objectif 100%) | Note C | 4-5€ le poulet entier, 6.50-8€/kg (filets) | Rapport qualité/prix correct pour le quotidien |
| Fermier Label Rouge | Française | Supérieur (Label Rouge) | Variable, souvent inférieur à la boucherie | Qualité gustative supérieure, cahier des charges strict |
| Bio | Française | Très élevé (accès extérieur, densité limitée) | Environ 9€/kg | Nourriture biologique, respectueux de l'environnement et du bien-être animal |
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