Le monde des biscuits est riche en histoire et en traditions, offrant une diversité de saveurs et de formes qui varient d'une région à l'autre. Des biscuits de mer indispensables aux marins aux douceurs provençales ensoleillées, en passant par les biscuits de Noël chargés de symboles, plongeons au cœur de ces délices intemporels.
Le biscuit de mer, également appelé galette, était un aliment de base pour les marins lors des longs voyages. Composé d'eau, de levain et de farine, ce biscuit plat, rond ou carré, était connu depuis le Moyen Âge. Sa disparition des navires de guerre français date seulement de 1937. La préparation du biscuit de mer impliquait l'utilisation de farine de froment pur et de levain naturel. La pâte, moins hydratée qu'un pain ordinaire, était parfois pétrie au pied. La forme ronde s'est imposée au fil du temps, avec un diamètre d'une vingtaine de centimètres et une épaisseur de trois. La mécanisation au XIXe siècle a conduit à l'apparition de biscuits rectangulaires.
La cuisson, beaucoup plus longue que pour un pain ordinaire, durait environ une heure et demie. Après la cuisson, les biscuits étaient mis à ressuer pendant plusieurs semaines. Chaque galette pesait environ 180 grammes. Les biscuits étaient transportés en sacs et stockés en vrac dans des compartiments calfatés dans l'entrepont.
Le biscuit de la Royal Navy était fabriqué à partir de farine complète. Si le Victualling Board fabriquait ses propres biscuits, il recourait également à des fournisseurs extérieurs. Les biscuits étaient conditionnés en paquets de 112 livres. Officiellement, le biscuit de mer pouvait se conserver jusqu'à deux ans, mais cela dépendait des conditions de stockage.
Le stockage du biscuit de mer nécessitait une ventilation adéquate pour éviter la dégradation due à l'humidité et au sel marin. Dans la marine française, le biscuit n'était pas salé et était stocké dans des boîtes calfatées. Il était également essentiel de protéger les biscuits des ravageurs, tels que les larves de ténébrion, la vrillette du pain et les charançons, ainsi que des moisissures.
La ration quotidienne de biscuit de mer variait selon les marines, mais elle représentait une part importante de l'apport calorique. Le biscuit, une fois bien conservé, était difficile à consommer sans être humidifié. Il était souvent nécessaire de le casser et de l'humidifier avant de le manger.
À Chablis, un biscuit est incontournable depuis plus de 150 ans : le Biscuit Duché, du nom de son inventeur. Un gâteau sec appelé aussi Biscuit de chablis dont la tradition est perpétuée depuis 15 ans par un boulanger-pâtissier de la commune, Michael Body. Ce biscuit, également connu sous le nom de Biscuit de Chablis, est fabriqué par Michael Body, un boulanger-pâtissier qui a repris le brevet en 2001. La recette du biscuit Duché est née d'une erreur de préparation : après une soirée bien arrosée, le pâtissier Alfred Duché a oublié des biscuits en étuve et les a enfournés le lendemain. Le résultat fut un glaçage unique qui donna naissance à ce biscuit renommé.
Le biscuit Duché (ou biscuit de Chablis) est né d'une erreur de fabrication. Le gâteau sec a aussi acquis une petite renommée pour une qualité qui fait la différence quand on aime tremper son biscuit dans son verre ou sa tasse : « contrairement au biscuit rose de Reims, il ne s’émiette pas », dit avec fierté le boulanger pâtissier chablisien. Le biscuit de Chablis est surtout vendu dans les épiceries fines. Les cavistes, les viticulteurs de chablis sont les premiers fans de ce petit gâteau au goût vanillé « qui se déguste aussi bien avec du vin qu’avec du café », précise Michael Body, qui en confectionne de 400 à 500 kilos par mois.
La forme caractéristique du biscuit Aberffraw, la coquille Saint-Jacques, aurait un lien avec le Camino de Santiago (Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle), un célèbre chemin de pèlerinage qui est devenu populaire dans toute l'Europe, y compris au Pays de Galles, à partir du VIIIe siècle. Traditionnellement, les boulangers obtenaient la forme particulière du biscuit Aberffraw en pressant la pâte contre une coquille Saint-Jacques, et cette recette fait appel à la même méthode. Toutefois, si vous ne trouvez pas de coquilles Saint-Jacques sur votre plage locale, les moules à madeleines constituent une bonne alternative et donnent un aspect similaire. Si vous optez pour cette méthode, vous devrez beurrer et fariner légèrement les moules avant de presser la pâte dans le moule avant la cuisson.
Cette recette de biscuits est très facile à augmenter ou à diminuer en fonction de la taille de la fournée que vous souhaitez préparer, le rapport des ingrédients (farine, beurre et sucre dans une proportion de 3:2:1) restant toujours le même. Le zeste de citron ou le gingembre en poudre peuvent être incorporés aux biscuits. Sur la base des quantités données dans cette recette, j'ajouterais ½ cuillère à café de gingembre dans le mélange au besoin. Certaines recettes anciennes suggèrent également de remplacer un tiers de la farine ordinaire par de la farine complète.
Pour préparer ces biscuits, le beurre doit être mou, mais pas fondu. Il est donc préférable de le laisser sur un rebord de fenêtre chaud avant utilisation. Par temps froid, mettre au micro-ondes ou sur la plaque de cuisson jusqu'à ce que le beurre commence à fondre. Diviser la pâte en huit boules et presser chaque boule à l'intérieur d'une coquille Saint-Jacques propre pour créer la forme souhaitée, avant de la décoller et de la placer sur une grande plaque de cuisson. Répéter l'opération avec les autres boules. Déposer les biscuits sur une grille pour les laisser refroidir, en les saupoudrant de sucre pendant qu'ils sont encore chauds.
Découvrez les anecdotes singulières qui se cachent derrière les biscuits de la Collection LU®.
Le Véritable Petit Beurre, créé en 1886 par Louis Lefèvre-Utile, est une allégorie du temps. Ses 4 oreilles représentent les 4 saisons Ses 52 dents comme autant de semaines dans l’année Ses 24 petits points sur le biscuit comme les 24 heures d’une journée.
PIM’S, un hommage rendu à l’Outre-MancheLe Jaffa Cake est un gâteau à base de génoises fourrées de marmelade ou de confiture d'orange, nappées de chocolat sur une seule face. Il a été inventé en 1927 en Angleterre. Le nom de « Jaffa » fait référence à la variété d’orange dont le jus parfume le fourrage du biscuit. Les PIM’S rendent hommage à cette recette so british et se décline en plusieurs parfums pour le plus grand plaisir des gourmands.
Guet-Apens, ils sont de retour ! Encore une pièce forte de la Collection. Une fois que l’on mord dans ces biscuits sablés, un cœur fondant goût chocolat-noisette se découvre. Et on s’en souvient. Tout comme le fait que ces biscuits sont fabriqués en France !
La Paille d’Or, le biscuit qui nous botteLouis Lefèvre-Utile, a imaginé le biscuit La Paille d’Or en 1905 en s’inspirant d’une botte de paille. Le créateur en a lui-même dessiné les contours puis a commercialisé cette gaufrette aussi gourmande qu’emblématique.
Figolu, quand on aime, on aimeLe biscuit culte à la figue créé en 1961 revient sur le devant de la scène gourmande dans sa forme initiale suite à une pétition de plus de 10 000 fans entendue par LU. Depuis, les défenseurs de ce biscuit si reconnaissable avec son goût de figue et source de fibres savourent le succès de leur combat.
Chamonix, une montagne de gourmandiseCréés dans les années 30, ces petits biscuits arrondis fourrés à l’orange et recouverts d’un délicat glaçage sont inspirés des nonnettes (une spécialité de l’est de la France), dont l’appellation viendrait du fait qu'elles étaient fabriquées au Moyen-Âge par des religieuses (des nonnes donc). Pourquoi Chamonix ? Sa forme ressemblant à une montagne donne en effet envie de grimper vers les sommets de la gourmandise.
AmourPetits Cœurs, en mode loveQuand on aime on le montre. C’est une déclaration d’amour à la gourmandise dont il s’agit là. Les biscuits Petits Cœurs de LU en ont donc la forme. Ils allient feuilleté et cœur fondant goût chocolat-noisette.
Connaissez-vous les spécialités sucrées du Nord ? Mis à part la gaufre flamande, bien sûr ! Pour les gourmands, les tentations sucrées sont nombreuses dans le Nord. Pâtisseries, bonbons, viennoiseries… voici 7 délices incontournables. Y goûter, c’est devenir une vraie « bouque à chuque » (bouche à sucre) comme on dit chez nous !
Tout le monde s’active dans le laboratoire 🙂 Vous sentez cette bonne odeur ? Mélange d’épices de Noël et de sablés pur beurre ! Pour la petite histoire, le conte « Hansel et Gretel » publié par les frères Grimm en 1812 a inspiré les premières cartes de Noël faites à base de Gingerbread ! Un moule à springerle est utilisé par imprimer une image ou un design sur un sablé. Ces sablés ont longtemps fait partie de la tradition des biscuits de Noël en Bavière et en Autriche pendant des siècles. Le premier gingerbread date, semble-t’il, de la Renaissance ! Pendant le 17ème siècle, des boulangers et des artisans créerent de magnifiques maisons et des biscuits. Les colons allemands et hollandais introduirent aux Etats-Unis les emportes-pièces, les moules décorarifs et les décorations festives de Noël. Il est fort probable que les bonhommes en pain d’épices ont été les premiers biscuits de Noël là-bas ! Mais c’est vraiment à la fin du 19ème siècle que la tradition de décorer des sablés a pris son essort Outre-Altlantique quand les Allemands ont commencé à exporter des ustensiles de cuisine et notamment des emportes-pièces.
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