Toujours en procédure pour récupérer sa marque originelle, Pascal Hottekiet s’est réinventé son palais des macarons en lisière du centre-ville d'Angers, rue Gardot. Pascal Hottekiet, 54 ans, n’a pas été épargné dans sa vie pâtissière. Mais il vit aujourd’hui son rêve, partageant sa passion entre sa boutique et son laboratoire de la rue Gardot et son nouvel espace bien visible dans le bas de la rue Saint-Aubin.
Il comptait sur le marché de Noël d’Angers - annulé en raison de la crise sanitaire - pour se refaire une santé, se relancer après un premier confinement terrible et un deuxième guère plus joyeux pour ses affaires.
Pour ce deuxième confinement, tout le monde a longtemps pensé que j’étais fermé, se désole Pascal Hottekiet, 52 ans, dont la boutique est bien ouverte au 8, rue André-Gardot, entre Espace Anjou et la CAF, pour faire simple. Pas forcément une rue passante… Je pense que quand la qualité est au rendez-vous, les clients se déplacent, répond le roi du macaron.
Un roi sans son palais originel de la rue Savary, ni sa marque qui fait toujours l’objet d’une procédure, mais toujours pétri de talent dès qu’il s’agit de produire ce célèbre petit gâteau à l’amande.
Ceux de Pascal Hottekiet ont fait saliver les Angevins entre mars 2012 et décembre 2017. Ils sont de retour sous l’enseigne « Les macarons de Pascal Hottekiet ». Et ils ont toujours ce petit quelque chose en plus qui faisait leur réputation : cette framboise fraîche au cœur du macaron framboise - le préféré des Angevines -, cette pointe de beurre salé et ou ce croquant de la pâte feuilletée.
Le praliné - feuilleté, dernière création de Pascal Hottekiet, est d’ailleurs une tuerie.
Originaire de Paris, le faiseur de macarons a d’abord été instituteur, sur l’île de la Réunion puis en Maine-et-Loire.
Sa passion du macaron est née lors d’un long remplacement à l’école de Soucelles, avec des tout-petits, et d’un échange de recette avec une bibliothécaire. Je te donne ma recette de cookies, si tu me donnes ta recette de macarons ! Pascal Hottekiet est devenu maboul du macaron.
La journée en classe, la nuit dans sa cuisine à multiplier les process de fabrication. Jusqu’à obtenir la perfection.
Autour de moi et dans les écoles, je ne faisais goûter qu’à la condition qu’on me donne un avis critique sur mes productions, explique le pâtissier.
Il ne remerciera jamais assez la bibliothécaire de l’école Émile-Joulain, à Soucelles, qui lui avait échangé sa recette de macaron contre la recette de cookie qu’il préparait avec sa classe de tout petits dans le cadre d’ateliers de pâtisserie. C’était en 2006 et Madame Geneviève a sans doute changé sa vie. Le macaron est devenu sa passion dévorante. Jour et nuit. À la recherche de la perfection. Multipliant les process de fabrication dans la cuisine de la maison familiale. Faisant goûter à tous et partout jusqu’au baptême de son fils.
Tout le monde fait du macaron mais moi, je ne fais que du macaron, confie le quinqua dans sa belle boutique de la rue Saint-Aubin.
Ses premiers clients commencent à retrouver le chemin du nouveau palais du macaron. La maison Hottekiet décline une quarantaine de parfums, selon les saisons. Du classique et du plus original comme les macarons salés au foie gras ou au saumon.
Sa production est toujours à la fois inventive et classique. Une petite cinquantaine de parfums, praliné-feuilleté, chocolat-caramel-cacahouète et litchi-framboise pour ses dernières créations. Sans compter la série de macarons sans gluten, ni lactose : crème de châtaigne corse, clémentine-amendes grillées, marmelade d’agrumes. Du haut de gamme pour les papilles mais pas pour le portefeuille.
Ils sont vendus cinq euros les quatre, dix euros les huit, vingt euros les seize ou encore quarante euros les quarante.
Pascal Hottekiet a ouvert une deuxième boutique et créé deux emplois.
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