Les Cocottes de la Montagne Noire : Une Histoire Riche et Fascinante

La Montagne Noire, malgré son nom mélancolique, regorge de trésors cachés. Pour celui qui ose s'y aventurer, elle révèle un relief magnifique avec ses vallées, ses gorges, ses ruisseaux impétueux, ses roches diversifiées et ses forêts denses et colorées. Cet important manteau végétal, surtout visible sur le versant nord, lui confère une couleur sombre, expliquant ainsi son nom.

Vue de la Montagne Noire.

Cette montagne recèle tous les éléments nécessaires : les matériaux (le bois), l'énergie (l'eau) et les hommes qui, pendant de nombreux siècles, ont animé une activité économique dont l'une des principales productions était le charbon de bois.

Durfort : La Cité du Cuivre

Blotti de part et d'autre des rives du Sor, le charmant village de Durfort reste la cité du cuivre. Cette carte de visite attire de nombreux visiteurs qui viennent déambuler d'échoppe en échoppe à la recherche de l'objet rare et beau. Durfort n'a pas toujours occupé ce fond de la vallée. Chaudement emmitouflé dans sa veste coupe-vent, casquette blanche visée sur le crâne, notre guide, a fixé le rendez-vous à l'entrée du village. Féru de nature autant que d'histoire, avant même de se mettre en marche, il se fend d'une petite présentation fort instructive sur la cité.

« Durfort est riche d'un passé séculaire. Il s'est développé sur la rivière du Sor qui a servi de moteur à son activité économique. D'abord à travers l'industrie drapière au XIIIe siècle. Il y a eu jusqu'à quatorze moulins à foulons sur le Sor. Leur but était de battre la laine pour la dégraisser de façon à produire des étoffes grossières. Fin XIVe, début XVe, l'activité drapière décline.

Mais la vraie fierté, le symbole dont on rabâche l'histoire au coin du feu, c'est l'or de la région, le diamant brut du bourg; c'est le cuivre. Depuis le XVe siècle, on le travaille, on le façonne, on le vend, on s'enrichit. «Le village a toujours été tourné vers l'industrie, grâce à la rivière le Sor qui coule en bordure des maisons. Les habitants ont d'abord travaillé le textile. Face à la concurrence des Flandres, ce n'était plus rentable. Très vite, grâce aux mines de ce métal précieux, qui existent sur les hauteurs, Durfort devient une place forte de la chaudronnerie. «Ici, les dinandiers utilisaient le martinet (marteau-pilon), actionné par une roue en pierre qui tournait grâce à l'énergie hydraulique du Sor» rappelle William. Les entreprises se multiplient, exportent. C'est l'âge d'or des casseroles, des marmites, des chaudrons.

«Les gens venaient de loin, pour commander des pièces uniques. Les entreprises faisaient dans le haut de gamme. Il y a quarante ans, notre village était le lieu le plus visité du département. Le week-end, les ruelles, où coulent encore les rigoles qui servaient aux dinandiers pour laver leur production, étaient remplies de touristes. «On ne pouvait même plus se garer. Les décennies passent, flamboyantes, heureuses. Viennent les années 70-80.

«Je vais prendre un simple exemple. Nos grands-parents achetaient et utilisaient des casseroles en cuivre. Nos parents s'en servent d'objets de décoration. Notre génération, elle, n'en achète plus» ose William. Les dinandiers, les uns après les autres, ferment boutiques. Aujourd'hui, il n'en reste plus qu'un. Dans le luminaire, le métal est tendance. Mais la meilleure publicité, ce sont les cuisines des grands chefs . «Dans le dessin animé Ratatouille, réalisé par les Américains, les cuisiniers utilisent quoi?

Alain Malignon, nouveau maire de Durfort, veut redynamiser le village. «Nous avons de nombreux projets. Acheter le dernier martinet à cuivre d'Europe, qui est rangé dans un entrepôt de la commune.» Objectif : l'exposer et le faire fonctionner pour le plaisir des touristes. Le premier magistrat renchérit : «Cet été, on a invité des artisans à prendre possession d'un chalet, pour faire découvrir leur travail. Notons aussi la création d'une association des commerçants (Art com) qui fourmillent d'idées». Là aussi, Alain Malignon lance des pistes. «Les visiteurs sont déçus de ne plus voir le travail des dinandiers. Durant les journées du patrimoine, des compagnons du devoir et d'anciens chaudronniers du village ont montré leur savoir-faire. Ça a beaucoup plus.

Jean-Philippe Bonnefous est artisan verrier. Dans sa boutique «l'atelier du verre», chaque pièce est unique. C'est sa fierté. Installé à Durfort depuis une dizaine d'années, il a décidé d'aller de l'avant , en devenant conseiller municipal. Pour lui, un seul mot d'ordre. Il y a des hauts et des bas, comme dans tout commerce et dans toutes les villes. Mais Durfort, totalement envahi par les touristes, c'était il y a trente ans. Moi, je n'ai pas connu ça. C'est clair. Et nous faisons tout pour en attirer d'autres . On possède de nombreux bâtiments commerciaux vides, prêts à être repris. Pour cela, il faut faire connaître notre village, nos produits. La crise, elle est pour tout le monde. Alors, il faut se battre pour redynamiser le village. C'est pour cela qu'une association des commerçants (Art com) vient de voir le jour. J'en ai assez de la sinistrose.

En premier lieu, profiter de la beauté du village. Puis, ils apprécient de rencontrer les artisans, connaître leur travail, discuter avec eux. Ils aiment l'humain. Tout change très vite. Vous savez, le cuivre peut redevenir tendance très vite. Trouver un restaurateur est indispensable. Nous recevons de nombreux bus, qui viennent visiter chez nous. Malheureusement, à midi, ils doivent partir ailleurs pour manger. Il faut changer cela.

Le Martinet de Durfort

C'est le seul et l'unique moulin à martinets qui ait survécu. Il est situé à La Claverie, au bord de la rivière du Sor, à un kilomètre en amont de Durfort. Ce bâtiment abrite en son sein un marteau pilon (ou martinet) actionné par une roue à aube. Cet outil permettait au martineur de transformer une pastelle de cuivre en ébauche de chaudron. Cette technique connue depuis le XV e siècle n'est plus pratiquée depuis une dizaine d'années. Selon le dernier maître-martineur de Durfort, Giordano Ferrari, une remise en service serait encore possible. Afin de réaliser ce projet, l'association des Amis du cuivre de Durfort lance un appel au don.

Rappelons qu'un martinet est un marteau-pilon ( 1,20 mètre de long) actionné par une roue à aube (en pierre) qui permettait, de transformer grâce à l'énergie hydraulique, une «pastelle» de cuivre en ébauche de chaudron. «Malheureusement, le propriétaire, ancien dinandier, s'entête et ne veut pas le vendre» soupire William Becker, qui voudrait installer l'outil, dans la cour devant l'entrée du musée et le faire fonctionner pour les visiteurs. «Ça serait un vrai plus».

À Durfort, dans le Tarn, le cuivre brille toujours. Mais à la demande générale des cuisiniers et des cuisinières, on n'astique plus les marmites. L'atelier a lui-même une sérieuse patine. Rien n'a changé, ou presque, depuis 1919 : le grand-père de Jean-Jacques Bonnafous dirigeait alors la chaudronnerie. Vitres d'époque, sol en terre battue. Eclairés par une ampoule, les vieux outils luisent dans la pénombre. L'eau de la rivière permet d'actionner le martinet, énorme marteau pilon qui frappe le cuivre. Les maîtres martineurs s'en servaient pour façonner les chaudrons dans lesquels les femmes cuisinaient confits de canards et confitures.

Les grands chefs utilisent les faitouts, les poêles, les cocottes, les marmites en cuivre. Son épouse Gisèle commercialise ses cuivres dans « La boutique d'Élodée », au centre de Durfort.

Bordé de moulins implantés le long de la rivière Sor, le village tarnais de Durfort est connu depuis le XVe siècle pour sa chaudronnerie. Subsistent deux ou trois fabricants. Un musée de la dinanderie, fermé en hiver, présente l'histoire de la chaudronnerie.

L'Exploitation du Charbon de Bois dans la Montagne Noire

L’histoire concernant les vestiges de notre région est bien souvent mal connue, et faute d’une abondante documentation écrite on en est réduit à « lire » ce que l’on observe sur le terrain, extrapolant parfois avec des sites similaires plus lointains mais plus documentés. Lorsqu’on emprunte certains chemins de randonnées de notre belle montagne, on peut rencontrer au détour d’un sentier, des objets énigmatiques en fer (des fours ou « marmites » de charbonniers pour les plus avertis) et de nombreux espaces artificiels horizontaux faisant quelques mètres carrés... Ces éléments trahissent une activité de l’homme au fond des forêts. Ils concernent la fabrication de charbon de bois dans des temps plus ou moins reculés.

La connaissance de l’histoire et de l’archéologie locale sont déterminantes pour dresser le contexte économique et social qui existait lors des activités des charbonniers. Tout d’abord une localisation géographique s’impose et une première approche doit se faire par une analyse du contexte de l’environnement naturel dans lequel nous vivons.

Nous savons que dans notre proche région, dès l’antiquité, le fer a été exploité, les maîtres verriers ont à partir des roches siliceuses de la montagne (les éléments gréseux), manufacturé de beaux objets, plus récemment le cuivre a été travaillé à Durfort. Pour faire fonctionner cette « proto-industrie » et/ou artisanat il fallait une importante énergie calorique ...

A Cabaret (châteaux de Lastours) l’étude des charbons de bois, trouvés dans les forges, démontre que dès le XIII° s. L’histoire du charbon de bois remonte à un très lointain passé et est intimement liée à la métallurgie notamment celle du fer. La technique paraît simple : il suffit dans une atmosphère privée d’oxygène de supprimer l’eau et les gaz volatils contenus dans le bois afin de garder uniquement et à pourcentage élevé le carbone, élément essentiel pour augmenter le pouvoir calorique.

Lors des fouilles programmées par la Direction Régionale des Affaires Culturelles du complexe minier et souterrain de la grotte du Calel (commune de Sorèze) et du plateau du Causse, une extension des zones étudiées fut mise en place sur les zones où pouvaient être réalisées les réductions de fer (pente de versants) ainsi qu’une évaluation des zones de transports, en essayant de localiser les anciens chemins. Une analyse au C14 (carbone 14) donnait une fourchette de datation entre les années 991 et 1189 , prouvant ainsi la contemporanéité de l’activité de réduction du fer à cet endroit et l’exploitation des minerais de fer sur le plateau du Causse de Soréze.

Par contre, la prospection sur le versant autour de ce « ferrier », livrait une série de zones de quelques mètres carrés dont la face supérieure était anthropisée (creusement et mise à l’horizontale). L’observation permettait d’expliquer la présence de ces « platounes » grace à la présence de résidus importants de charbon de bois sur les couches superficielles : il s’agissait de zones de fabrication de charbon de bois. Il était évident, vu leur état de « fraicheur », qu’il s’agissait de zones de charbonnage récentes. Mais la proximité du ferrier médiéval nous conduit à penser que nous avons en ces endroits, pérennisation des activités de charbonnage, depuis le moyen-âge certainement. Les charbonniers pour éviter le portage du bois, déplaçaient les lieux de charbonnage, à Malcoustat les distances étaient de 50 m environ. Ces espaces devaient être réutilisés plusieurs fois, car après déforestation des alentours ces charbonnières reprenaient du service au bout de quelques années après que le taillis se soit regénéré (on utilisait du petit bois ou du calibre moyen). carbonisation à l’aide de « marmites ».

Dans notre région on les appelle plus communément des « marmites », on en rencontre encore quelques unes dans nos forêts. Les plus belles et les mieux conservées se situent dans la forêt de l’Aiguille, jadis forêt royale près du « Plo de Nestor » (commune des Cammazes - sur un sentier de randonnée) à une centaine de mètres d’un majestueux hêtre de plusieurs siècles d’âge. Elles sont disposées en batteries (3 exemplaires existent encore à proximité l’une de l’autre). Ces marmites en fer devaient être légères, transportables et surtout efficaces.

Ces « marmites » doivent dater de la deuxième guerre mondiale et ont du être fabriquées par la firme toulousaine Dewoitine. Nous présentons ci-après, un dossier qui permet de replacer ces « marmites » dans leur contexte socio-économico-politique. Durant la deuxième guerre mondiale, de fortes restrictions sur les matières premières incitaient à la recherche d’alternatives plus ou moins performantes. Ainsi une dynamique se mit en place pour fabriquer en quantité du charbon de bois pour alimenter les moteurs à gazogène dès les années 1941 et 1942.

À cette époque , la Direction générale des Eaux et Forêts, les Conservations et leurs échelons de terrain mettent en place une organisation de Chantiers de Jeunesse, et créent des emplois de jeunes pour échapper au Service du Travail Obligatoire (S.T.O) . Le 31 juillet 1940 paraît le décret instituant les Groupements de Jeunesse. Parallèlement, il sollicite l'administration des Eaux et Forêts pour repérer des lieux où installer les premiers campements, loin des villes et proches des endroits où se trouve le travail. Les Chantiers produiront du bois de chauffage, fabriqueront du charbon de bois pour remplacer le carburant et fourniront aux collectivités locales une main d'œuvre pour des travaux d'utilité publique. La Montagne Noire est retenue comme un lieu possible.

Au cours du mois d'août une équipe effectue une reconnaissance. Fin août, l'encadrement est constitué. C'est le colonel Waitzenegger, mutilé de la guerre 14/18 qui est nommé commissaire du « groupement 35 Montagne Noire » . Il installe ses bureaux à Mazamet. Chaque convoi est accompagné d'un wagon couvert contenant le matériel minimum. Fin septembre, le commandant du groupement n° 35 télégraphie au Commissariat Général l'inventaire de son groupement après l'arrivée des contingents. Il dénombre 41 cadres, 2 382 jeunes, 38 chevaux, 10 mulets, 10 véhicules hippomobile, 10 voitures à 2 roues, 6 voitures légères d'infanterie, 7 poids lourds, 4 véhicules dits touristes, 4 motos, aucune bicyclette.

Dès la fin de la guerre, les produits pétroliers seront à nouveau disponibles (les « gaz de forêt » seront délaissés) démontrant à cette époque leur meilleure compétitivité et leur plus grande facilité d’utilisation.

Une borne-limite en pierre est présente sur cet espace horizontal (elle date d’avant la révolution ...). Choix du lieu de « la carbonisation » Le lieu est souvent choisi à proximité de la matière première pour éviter le portage du bois sur de longues distances. Pour éviter tout risque d’incendie, le lieu est dégagé sur quelques mètres. La « meule » est ainsi le point central d’une zone qui fera l’office d’une déforestation. Le bois utilisé est, dans l’idéal, du chêne coupé sur des longueurs de 0,50 m à 1 mètre environ pour un diamètre avoisinant les 10 centimètres.

L’emplacement choisi, on commence à ranger le bois radialement autour d’un pal fixé au centre verticalement. Si on se sert de « marmites en fer » le module inférieur est déjà mis en place. Le bois coupé en petites dimensions assurera par empilement la tenue de « l’édifice ». Il sera serré au maximum afin d’éviter la présence d’oxygène, le petit bois en bas, le plus gros en haut. La partie haute sera aussi constituée (mise en place du deuxième module pour les « marmites en fer »). Souvent, les bois étaient inclinés vers le haut pour assurer une meilleure convection. La confection de la partie haute et de la cime demande l’utilisation d’une échelle parfois fabriquée artisanalement avec les troncs présents sur le site. Une fois la meule construite, on veille à boucher tous les trous avec des éléments végétaux (buis- herbe - fougères, etc...). Une couche de terre (ou de glaise c’est mieux) d’au moins 5 cm d’épaisseur assure l’étanchéité de l’ensemble. Avec l’invention des « marmites en fer » le charbonnier s’épargnait cette longue et fastidieuse préparation, les « appareils Dromart et Moreau » , ont été une nette évolution technique à la fin du XIXème siècle...

Après la construction de la meule, un feu à « flammes vives » était allumé à proximité de la meule. Les braises étaient récupérées et jetées dans la cheminée centrale (créée par le pal d’origine). Il fallait beaucoup de compétence et d’expérience aux charbonniers pour éviter que le bois se réduise en cendre. Le but final étant bien entendu de produire le maximum de charbon de bois. Au bout de quelques heures (4 à 5 heures), le feu s’était propagé dans la meule. La finesse de l’opération consistait à bien apprécier la combustion par une bonne maîtrise du tirage.

La dernière phase de l’opération consistait à placer le petit couvercle (dans le cas d’utilisation de « marmite en fer ») pour couper complètement le tirage que l’on pouvait aussi réguler en colmatant les ouvertures au sol (pour les meules traditionnelles il suffisait d’obturer les ouvertures avec de la terre et des végétaux). - la finesse de l’opération consistait à bien apprécier la combustion par une bonne maîtrise du tirage . La carbonisation de la meule provoquait une diminution de volume de l’ensemble, il fallait « donner à manger » à la meule en rajoutant du bois tout en obturant les prises à air.

Après consumation lente et sans oxygène du bois, le charbon de bois était prêt. Il fallait « casser » la meule (ou démonter la « marmite en fer » ). Le charbon de bois était extrait avec un râteau ou une pelle. Dans le cas de meule typique, il fallait trier ou nettoyer le charbon de bois et enlever les cailloux ou fragments de terre. Le charbon devait être refroidi, deux méthodes étaient préconisées : soit l’étalage et le refroidissement naturel à l’air (encore fallait-il veiller à ce que le charbon soit bien éteint) , ou l’aspersion d’eau (dans la mesure où il y avait de l’eau à proximité - ce travail était souvent fait par les femmes et enfants lorsqu’ils vivaient dans les cabanes avec leur père ou mari...). Les sacs étaient ensuite portés à dos de mulets vers les charrettes ou plus tard avec des camions appartenant à des patrons...

La production peut aussi varier selon l’importance des meules de fabrication. Ainsi pour de grandes meules, le rendement sera supérieur aux petites. Mais la qualité sera aussi différente. Le charbon de bois est de bien meilleure qualité lorsqu’il est fabriqué dans de petites meules . Riche en carbone (92 %), le charbon de bois, plus léger que le bois, s'enflamme plus facilement. Son pouvoir calorifique est supérieur (5 500 kilocalories par kg contre 4 000 pour le bois).

Les équipes étaient souvent constituées par des jeunes du pays. Les conditions de vie étaient très difficiles. Conditions de confort matériel limitées au minimum dans des cabanes de « fortune » (problème du froid, du vent, de la pluie, de la chaleur). Eloignement de la famille (bien que parfois la famille suive le charbonnier et vive dans la forêt). Une hygiène déplorable (pas ou peu d’eau pour se laver). Des conditions de travail nécessitant des prouesses physiques (avec de grandes fatigues). Les charbonniers pour optimiser le temps, construisait plusieurs charbonnières en même temps, et les mettaient en activité. Après il fallait « défourner » et recommencer.

Un charbonnier au travail.

La Montagne Noire : Un Belvédère Exceptionnel

C'est sans doute l'un des meilleurs belvédères du coin. L'ascension de l'oppidum de Berniquaut mène à un point de vue époustouflant. De là-haut, on domine toute l'extrémité sud du Tarn ! Avec à gauche, la vallée du Sor et le village de Durfort puis le lac de Saint-Ferréol et Revel. Devant, la plaine du Lauragais, Sorèze et son abbaye école, Dourgne. Qu'on se rassure, la montée est ouverte à tous les mollets pourvu qu'ils soient un tantinet volontaires.

En cheminant, à travers la forêt rousse, sur un chemin pavé de châtaignes et de glands, il ne manquera pas de signaler la présence de baies (fusains, prunelles, cynorhodon,…), de fragon (petit houx) et de quelques champignons. Une fois au sommet, après deux heures de marche, la montagne de Berniquaut se présente comme un bloc de gruyère. «Elle comporte de nombreuses cavités habitées par des hommes depuis le paléolithique jusqu'aux XIIe et XIIIe siècles», explique Alexandre. Pour l'heure, l'une d'elle nous servira d'abri pour la pause-café ou un thé. Au choix. Le guide a pensé à tout.

Sur la descente, à travers la forêt, une halte à la pierre à cupules s'impose. «Beaucoup de gens passent à côté sans la voir. C'est dommage !», regrette le guide. Plutôt étrange, cette dalle rocheuse porte la trace de 70 impacts dont on ignore l'origine. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous revoilà à Durfort, dans ses petites ruelles bordées de maisons à colombages. Chacune a accroché - et même cadenasé - un chaudron en cuivre à sa façade. Des filets d'eau courent au milieu des venelles, c'est là que les récureurs rinçaient leurs objets en cuivre. Plus loin, on retrouve les boutiques traditionnelles de métal rouge qui proposent casseroles, cocottes… et aussi des bijoux.

L'Abbaye Ecole de Sorèze

Quel est le point commun entre le chanteur Hugues Auffray, le réalisateur Tristan Aurouet, Grichka Bogdanof, le politique Gilles de Robien et Claude Nougaro ? Ce sont tous des anciens élèves de l'Abbaye Ecole de Sorèze. Fondée en 1682 par Dom Jacques Hoddy, cette école sera érigée par Louis XVI comme l'une des douze Ecoles Royales militaires du Royaume. En 1854 le père Henri-Dominique Lacordaire, restaurateur de l'ordre dominicain en France, prend la direction de l'école et lui donne un nouveau souffle. Les dominicains en assurent la direction jusqu'en 1978.

Aujourd'hui, une partie des bâtiments est ouverte à la visite. Un parcours permet de découvrir l'architecture du lieu ainsi que l'univers scolaire des internats de la fin du XIX e siècle.

La Montagne noire à 360° comme si vous y étiez ! - Parc naturel régional du Haut-Languedoc

Tableau Récapitulatif des Éléments Clés de la Montagne Noire

Élément Description
Durfort Cité du cuivre, connue pour son artisanat et ses chaudronniers.
Charbon de bois Produit essentiel pour la métallurgie et l'artisanat, fabriqué dans les forêts de la Montagne Noire.
Marmites de charbonniers Gros chaudrons en acier utilisés pour la fabrication du charbon de bois, datant de la Seconde Guerre mondiale.
Abbaye Ecole de Sorèze Ancienne école royale militaire, devenue un lieu de visite et de découverte.

La Montagne Noire, avec son histoire riche et ses traditions ancrées, continue de fasciner et d'inspirer. De l'artisanat du cuivre à l'exploitation du charbon de bois, en passant par ses paysages magnifiques et son patrimoine culturel, elle offre une expérience unique et inoubliable.

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