Le Boudoir des Cocottes, c'est avant tout une histoire d'amitié et d'authenticité. C'est aussi une histoire d'atmosphère, un brin vintage, où tout est fait pour passer un délicieux moment.
Apparues dans les années 1920, les poupées de salon sont des poupées décoratives et ont été fabriquées jusque dans les années 1940. Certaines des plus anciennes, avant même les années 1920, ont été produites en France. Contrairement à la plupart des poupées du milieu du XXème siècle, fabriquées pour les enfants, elles étaient destinées aux femmes et conçues pour être assises sur des lits, des chaises ou des sofas. Il s'agit généralement de poupées de grande taille, faites pour trôner sur le lit de leur propriétaire, et bien que l'on en trouve à partir de 50cm, ce sont les poupées de taille supérieure à 70cm qui ont les faveurs des collectionneurs. De nombreux matériaux ont été utilisés pour leur fabrication et le plus souvent, la tête des poupées françaises est en soie alors que celle des anglaises est en composition. Plus rarement, certaines ont la tête en papier mâché, voir plus simplement, en tissu.
Pour les poupées de salon françaises, dont la tête est en tissu peint donc, les cheveux sont en mohair, le maquillage accentué et les cils sont véritables. Elles portent en général de riches tenues de ces années-là, souvent avec dentelles. Dans le midi de la France, elles sont appelées "pouffiasses", sans la connotation péjorative que l'on donne à ce mot habituellement, mais en raison du fait que l'on les posait à l'époque également sur des "poufs", d'où ce nom est tiré. Elles sont aussi également appelées Cocottes, terme qui désignait autrefois les femmes de mœurs légères. En Angleterre, ces poupées de salon sont appelées Boudoir Dolls et étaient à la mode auprès des jeunes filles délurées.
La tendance à la poupée boudoir est attestée par les images de ces jeunes femmes et leurs poupées dans les médias de l'époque, dans les magazines, cartes postales et dans les premiers films. Ces "courtisanes" étaient lourdement maquillées, elles portaient des jupes courtes et fumaient : les Boudoirs Dolls sont à leur image. De nombreuses compagnies ont produit ces charmantes et inhabituelles poupées, en France, en Angleterre, en Italie et aux États Unis. La société Lenci de Turin a réalisé une Boudoir Doll fumeuse en 1922, connue sous le nom de Fadette, et le fabricant de cigarettes Cubeb fait produire une poupée en composition, avec une cigarette à la bouche. Ces poupées-ci sont maintenant extrêmement recherchées et leurs prix s'envolent ! Les poupées de salon françaises telle que Rosalinde de Paris, sont également très prisées des collectionneurs.
Le boudoir en tournée permanente pour souligner d'un trait de douceur les journées de labeur de nos chères compagnes. Comptez 25 € pour une manucure complète, entre 5 et 35 € pour un maquillage impeccable (de "Cocotte minute" à "Poule de Luxe" en passant par "T'as Le Look Cocotte") et 15€ pour une coiffure rapide sur cheveux secs.
Qu’elles s’appellent Nana, Boule de suif, Manon Lescaut ou Rachel-quand-du-Seigneur, les courtisanes, cocottes, demi-mondaines et autres « horizontales » ont obsédé bien des écrivains, tout autant que les peintres, les musiciens et les photographes.
Le plaisir d’un moment entre filles, l’intimité préservée au sein d’un groupe rassurant, la notion de beauté et de convivialité, l’individualité tout en étant plusieurs : voilà ce qui se joue dans ces espaces féminins.
Au hammam, on a toujours besoin d’une main charitable. Ici, la vapeur isole, crée une sorte de brouillard pudique. La chaleur permet aussi de prendre du recul. La démarche est assez similaire à celle du hammam.
La fréquentation entre femmes permet un plus grand laisser-aller. Ici, on peut apporter une bouteille de champagne et les coupes, ce qui crée une bonne humeur immédiate.
Dans un bistrot ; pour un chignon, c’est pareil. Y aller seule ? Jamais !
Ainsi, on assiste à une conquête d’un espace, à une manière de faire la loi, de s’autoriser à se faire belle. Ce sont des moments de retrouvailles entre copines, un vrai soutien féminin qui fait du bien. Cela permet aussi aux participantes de renforcer leur image, de prendre un peu plus de confiance ou de réparer un ego blessé, d'avoir une plus grande estime de soi, sans pour autant nier sa singularité. Au contraire.
On peut ainsi dire : « Je ne suis pas belle comme toi. Mais j’ai besoin de toi pour le savoir. ». Car aux yeux de quelqu’un de cher, on devient soudain jolie. Quel est votre rapport à la beauté ?
Cette approche permet de concevoir la beauté et les soins du corps de manière à ce que les moments « entre femmes » soient également riches de bienveillance. L'art des tresses et des torsades est partagé avec les clientes qui se retrouvent lors d’ateliers-brunchs.
Poupées Boudoir
“Partir”, c’est se retrouver entre amies, c'est des clopes sur le trottoir, mais on est “ensemble” et on se fabrique des souvenirs, en partageant des expériences communes qui, intrinsèquement, sont ici partagées. C'est un pendant au café, un nouveau lieu de sociabilité des femmes.
Ces lieux permettent de lutter contre une certaine force d’éloignement, de rythmes de vie frénétiques.
En 1946, le prétendu âge d’or des maisons closes fut brutalement interrompu par la « fermeture » imposée par la loi Marthe Richard, celle qu’on surnomma « la veuve qui clôt ». Finie la tolérance ! Dans la foulée, la quasi-totalité des maisons - y compris les plus célèbres comme le One-Two-Two, le Chabanais et le Sphinx - fermèrent. Cette disparition a nourri les fantasmes, les plaisirs tarifés et souvent déviants inspirant les réalisateurs de cinéma ou de télévision.
Soixante-dix ans après la loi Marthe Richard, plusieurs maisons parisiennes ont repris du service, reconverties en hôtels ou en espaces privatisables. La plus belle de ces réhabilitations est sans doute celle de la Maison Souquet, située à « SoPi » (South Pigalle), dans le quartier de Paris jugé le plus excitant par le Wall Street Journal. Jacques Garcia y a conçu à la demande des repreneurs, créateurs de la collection Maisons particulières, un « palais de l’hédonisme 5 étoiles ».
Après avoir abrité une école de jeunes filles, le bâtiment construit en 1869 était devenu un bordel de 1905 à 1907. Colonnes surmontées d’arcades polylobées, boiseries sculptées, placages en cuir de Cordoue, marbre rouge, dorures, meubles, tableaux et livres anciens antérieurs à 1907 reconstituent fidèlement une maison de plaisirs parisienne avec ses deux lanternes rouges à l’entrée. Plongée garantie dans l’univers exotique et voluptueusement décadent de Toulouse-Lautrec, Jean Lorrain et Anaïs Nin réunis. Quant aux chambres et suites, au décor unique, elles portent le nom des iconiques courtisanes de la Belle Epoque : Liane de Pougy, la Belle Otéro (sa rivale) ou encore la Païva… Au sous-sol, est aménagé un « salon d’eau », avec son hammam et son bassin de nage de 10 mètres sous une constellation dorée à la feuille sur fond de ciel bleu cobalt. Chaque résident peut, s’il le souhaite, le réserver une heure par jour.
Même si Karim Massoud, après onze mois de travaux et un investissement de 9 millions d’euros, a tourné la page pour cibler une clientèle d’affaires traditionnelle, ont été conservés des luminaires, miroirs, sièges… Si ces derniers pouvaient parler, on serait plongés dans Le Sopha de Crébillon fils ! Rares sont les maisons qui ont conservé leur décor d’origine. Lorsque c’est le cas, une réhabilitation s’impose.
Comme Aux Belles Poules, rue Blondel, remarquable pour ses mosaïques érotiques et fresques suggestives, chef-d’oeuvre de l’Art déco, ses miroirs et son plafond à caissons. La dernière en date des maisons closes reconverties offre un espace atypique privatisable pour des réceptions, tandis que des déjeuners-conférences, agrémentés de strip-tease burlesque, évoquent l’univers des maisons closes. Elle apparaît ainsi plus comme un hommage aux travailleuses du sexe que comme une apologie de la prostitution.
Adresses mentionnées :
La suite Liane de Pougy à la Maison Souquet
Tableau récapitulatif des tarifs :
| Service | Tarif |
|---|---|
| Manucure complète | 25 € |
| Maquillage | 5 à 35 € (selon la formule) |
| Coiffure rapide sur cheveux secs | 15 € |
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