Sur la Côte d’Azur, en prenant le bateau en direction des îles d’Hyères, de Porquerolles, de Port-Cros et du Levant, on traverse les marais salants vers la presqu’île de Giens. C’est un bout du monde, le Sud Extrême de la Côte d’Azur, et il est envoûtant. Le trajet passe par le petit village qui vaut le détour.
Giens était une île parmi les Iles d’Or. A l’Est de son promontoire, à la même latitude, se trouve le Cap Corse (43°N). Et au large, c’est la belle Porquerolles et son groupe de sœurs : le Grand Ribaud, Bagaud, Port-Cros, le Levant… baptisées les Stoechades par les Grecs pour leur position alignée. Ce promontoire conquérant abrite un petit village tranquille à l’écart de l’agitation de la côte. Giens est à part et adore ça !
Le village bénéficie d’une vue panoramique à 360° : au Sud, la mer et les îles, au Nord, le petit port de la Madrague, la plage de l’Almanarre, les îles de la Ratonnière, la Redonne, et l’Ile Longue… La côte continentale à hauteur de la commune de Carqueiranne et une vue splendide sur les salins et les marais où vivent toutes sortes d’oiseaux, flamants roses, sternes, avocettes.
A l’Ouest, la vue se perd vers Toulon dans le Golfe du Lion, et à l’Est, elle s’ouvre sur le Golfe de Gênes que la presqu’île délimite parfaitement, la Pointe de la Badine et sa belle plage. Il y a dans le village comme un petit îlot magique : la place Saint-Pierre qui monte depuis l’Eglise de Giens jusqu’au pied du parc du Château Saint-Bernard, parfait belvédère. Cette place qui, au début, a l’allure d’une place avec ses platanes, son église et sa terrasse de café, s’allonge pour devenir la rue centrale… et au 113 se trouve Le Provençal, un hôtel familial, le seul hôtel du village.
L’histoire du lieu commence quand Marius Michel, un gars du pays, part « réussir à Paris ». Varois devenu chef de cuisine du Lido dans les années 50, Marius Michel est profondément marqué par l’univers du spectacle et l’élégance des grands hôtels parisiens. Dans son esprit, une idée germe : construire dans son Var natal une belle adresse épicurienne mêlant charme de la Riviera, convivialité et gastronomie bien entendu.
De l’acquisition, en 1951, d’un modeste hôtel sur la Presqu’île de Giens, il lui faudra 6 années de travaux, menés par l’architecte Lucien David, pour concrétiser son rêve : un hôtel 4 étoiles esprit Riviera, ouvert à l’année, à la fois maison de famille fréquentée des villageois et paradis caché des célébrités. Marie-Laure de Noailles y déjeune en voisine, les filles du Lido descendent s’y reposer et déguster des langoustes Thermidor.
En 1962, la piscine rapproche encore Le Provençal de la carte postale : un bassin d’eau de mer creusé à flanc de falaise, et un plongeoir sur la Grande Bleue. Les sœurs Schneider et le paysagiste de génie Jean Mus, façonnent le parc avec poésie. Le Festival International du Jeune Cinéma de Hyères ramène à l’hôtel son lot de cinéastes et d’acteurs, François Truffaut, Jean Marais, Michel Piccoli.
Accaparé au Lido, Marius Michel confie la direction de l’établissement à sa belle-sœur, Jeanne Boubal, qui pilotera le vaisseau avec brio durant 30 années. Une histoire de rêve, de volonté et de femmes de tête, c’est ça aussi Le Provençal. Dès 1979, Claude Michel, fille de Marius, et son compagnon Jean-Paul Piffet, pâtissier dans des palaces parisiens, poursuivent l’aventure. Ils donnent vie à La Résidence : 23 appartements à la location, blotties dans le parc du Provençal, entre nature méditerranéenne et Grande Bleue.
Ils ajoutent à l’hôtel une salle de séminaire et cultivent la belle tradition des buffets : grands buffets de pâtisseries, pièces-montées XXL, buffets de la mer et petits-déjeuners à ne plus savoir où donner des papilles. La gastronomie est sans aucune doute un des fondamentaux du Provençal. La gastronomie et la fête. Le Provençal est l’adresse où descendent les créateurs, membres du jury et invités du festival de la Mode de Hyères, ainsi que de la Design Parade organisée par la Villa Noailles depuis 1986.
L’hôtel est le point de convergence des designers et des architectes d’intérieur. Depuis 2012, Damien et Benjamin Piffet, et leurs compagnes Julie Liger et Lene Arentsen, écrivent l’histoire au présent. Benjamin reprend la tradition pâtissière de son père et Damien supervise la relance du Provençal, tandis que Lene assure la direction de l’hébergement et Julie la direction artistique.
Une troisième génération, des femmes de tête encore, et un goût immodéré pour le savoir-recevoir façon riviera : Le Provençal s’appuie sur ses racines pour embrasser l’avenir. A nouveau les artistes et artisans locaux s’approprient les lieux, les 4 étoiles brillent toute l’année au fronton, la gastronomie s’en donne à cœur joie et la fête prend ses quartiers dans les jardins. Sous l’impulsion du quatuor les restaurants se repensent, le Bar du Soleil passe au niveau supérieur, le Barbecue s’installe face à la mer, et la Villa Barret ouvre ses portes au cœur de Giens.
Avec la complicité du designer Rodolphe Parente, l’hôtel réinterprète avec fraîcheur l’intemporalité des années 50. Les apéros jazz et les masterclass bien-être convoquent le plaisir sans aucune forme de concession. Ses 400 m3 d’eau sont renouvelés toutes les 48 heures !
Tout l’été, les jeudis soir, depuis huit ans, les Apéros Jazz sont le rendez-vous incontournable de la presqu’île. Pendant que les jazzmen font le bœuf avec les cigales, on sirote un rosé dans les jardins en admirant la mer, assis sur le gazon ou dans les recoins de la pinède.Cette ambiance estivale de rêve, un brin vintage, est préservée et cultivée avec talent par les deux petits-fils de Marius, l’un étant Chef des cinq restaurants de l’établissement, et l’autre veillant au développement, mais tous deux attachés à conserver l’esprit du lieu.
Pour la restauration de l’hôtel, on a veillé par exemple à conserver le mobilier d’origine, en traitant le bois par sablage, à choisir une décoration design minimaliste dans les chambres où la photographie d’auteur a sa place sur les murs. De l’autre coté de la rue, leurs épouses ont ouvert une boutique de mode et d’objets. Originaires du Danemark et d’Allemagne, Léné et Stéphanie ont voulu prolonger l’univers la plage dans leur boutique Merci Marius où règne bois flotté, associé aux cagettes et palettes récupérées sur le marché.
« Quand nous sommes arrivées sur Giens, nous avons tout de suite été charmées par cet endroit si beau et paisible. Après quelques années sur cette belle presqu’île, nous avons eu le plaisir de découvrir la créativité des personnes nous entourant et avons eu envie de créer un endroit où leurs histoires pourraient être racontées. C’est ainsi que l’idée de “Merci Marius” a commencé. Un clin d’œil au fondateur de l’hôtel le Provençal, et grand-père de nos compagnons! »
Cap sur les plages ! Parmi les pêcheurs traditionnels, Pépito est engagé pour défendre la pêche traditionnelle au filet, respectueuse des espèces et de la mer qui, certains jours, n’est pas si généreuse. Il travaille sur un pointu, le bateau de pêche traditionnel. Ici, la flotte des pointus en bois est restaurée dans les règles de l’art. Giens est un haut lieu du patrimoine maritime depuis qu’en 2003, l’association La Partègue a reçu le premier Prix de la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial à travers le travail de restauration de bateaux constituant une collection unique.
Le charpentier de marine Patrice Resch et les Arbanais, ont obtenu, grâce à la valorisation de ce patrimoine, le classement de Giens en OGS (Opération Grand site) pour la protéger de la sur-fréquentation due au tourisme vers les îles. Traversant l’unique vignoble de la presqu’île exposé plein sud -conduit en agriculture raisonnée -AOP Côtes de Provence-, donnant chaque année 5000 bouteilles seulement d’un rosé iodé-, on rejoint la plage de la Badine, la seule vraiment préservée du Mistral.
Envie de farniente dans le Sud et d’un panorama idyllique ? Situé sur la pointe sud de la presqu’île de Giens, l’hôtel, le seul du village, offre une vue époustouflante sur les îles d’Hyères, Porquerolles, Grand Ribaud et Port-Cros. Créé en 1951 par Marius Michel, qui officiait comme chef de cuisine au Lido parisien avant de trouver l’endroit de ses rêves où fonder son hôtel-restaurant, Le Provençal a conservé son charme d’antan, que l’on ressent dès l’entrée du lieu.
On adore l’ambiance de l’hôtel et ses des chambres qui fleurent bon l’atmosphère des Trente glorieuses avec une vue sur mer absolument extraordinaire (réservez plutôt les chambres au 2ème étage où la vue est encore plus somptueuse). Pour ceux qui préfèrent des chambres au confort plus contemporain, une partie des chambres (celles donnant sur la pinède) a déjà été rénovée. La rénovation totale des autres chambres est également prévue.
Les gourmands apprécieront le restaurant principal de l’hôtel, La Rascasse, avec sa délicieuse carte gastronomique, mais on pourra aussi profiter de La Brasserie, attenant de l’hôtel, avec sa terrasse sur la rue principale du village, et sa carte très diversifiée. Les amoureux de la mer ne manqueront pas de profiter de l’exceptionnelle piscine d’eau de mer de l’hôtel creusée dans la roche, située à quelques centaines de mètres en contrebas dans une belle pinède privée, où matelas et parasols permettent de se détendre, tout en plongeant une tête dans la crique qui borde la piscine. Idyllique.
Et pour les fans de jazz, l’hôtel organise tout l’été les Apéros swing de Jazz, des concerts en partenariat avec le festival voisin Jazz à Porquerolles. En face de l’hôtel, les compagnes danoise et allemande des petits-fils du fondateur qui ont repris le flambeau, ont ouvert une ravissante boutique de mode et d’objets joliment nommée Merci Marius en clin d’oeil à ce grand-père visionnaire.
Vous l’aurez compris, on est tombé sous le charme de cette jolie adresse familiale (depuis 3 générations), comme les nombreux habitués du lieu qui apprécient depuis des années son mixe parfait d’élégance et de décontraction.
| Restaurant | Description | Particularités |
|---|---|---|
| La Rascasse | Restaurant gastronomique | Cuisine gastronomique entre terre et mer |
| La Brasserie | Restaurant traditionnel | Ouvert pour les petits-déjeuners et les apéritifs |
| Bar du Soleil | Cuisine méditerranéenne | Ouvert de mi-mai à mi-octobre |
| Le Barbecue | Restaurant de grillades | Table d’amis et de partage par excellence, au cœur du parc privé du Provençal |
| La Villa Barret | Tapas gourmets | Flacons bien faits |
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