Laurie Peret s'est fait connaître en 2018 avec un sketch trash sur l'accouchement. Six ans plus tard, la renommée en plus, Laurie Peret est de retour sur scène avec un spectacle chanté, toujours aussi cru, de "meuf à meuf" mais pas que.
Elle s'est fait connaître en 2018 grâce à "1, 2, 3", un sketch cru et chantant sur l'envers du décor de l'accouchement. Il a réuni plus d'un million de vues sur YouTube. À cette période, elle tente de percer en diffusant ses sketchs musicaux sur internet, tout en enchaînant des premières parties d'humoristes. Un gros travail "malgré les apparences", assure-t-elle.
Son parcours a été entamé un peu "par hasard" à l'âge de 15 ans au Déclic Théâtre, une compagnie locale qui forme à l'art de la scène et une de ses disciplines: l'improvisation. De ces cours, elle retient des outils mais aussi une discipline: "Écouter l'autre, ça peut paraître bête mais c'est fondamental". "Comment répondre à une vanne si tu n'écoutes pas ?", demande-t-elle. C'est aussi là-bas que germent les thèmes de ses sketchs.
Sa marque de fabrique: le côté sans filtre assumé et une prédilection pour les thèmes féminins (règles, maternité... et dans son nouveau spectacle, les infections urinaires), quitte à prendre les hommes à partie en leur demandant, durant le spectacle, s'ils savent de quoi elle parle. Ces sujets ont pu être trop longtemps absents du monde du stand-up, souvent associé aux hommes. "Je ne pense pas que qu'on puisse dire que c'est un milieu plus sexiste qu'un autre. Et ça fait des années qu'on voit des artistes femmes porter ces sujets", assure-t-elle.
L'humour de Laurie Peret est follement libre et savoureusement décomplexé. Dans son spectacle "Spectacle alimentaire en attendant la pension", elle aborde sujets tabous et vie quotidienne, excelle en improvisation, nous chante des morceaux délirants sur la maternité ou la féminité. Un show rafraîchissant auquel nous avons assisté au théâtre Le République, à Paris.
Un humour cinglant, des chansons impertinentes et osées, une personnalité haute en couleurs : mélangez le tout… et vous voici transportés au "Spectacle alimentaire en attendant la pension" de Laurie Peret. Tout au long de la soirée, à laquelle nous avons assisté au théâtre Le République à Paris, la pétillante humoriste enchaîne blagues graveleuses et morceaux délirants joués sur le piano de sa fille… et l'on en redemande ! Le ton est donné dès le début du spectacle. Enjouée, Laurie Peret entonne son tube, que beaucoup connaissent déjà, "1,2,3", une ode aux "joies" de l'accouchement.
L'humour noir a également sa place dans ce savoureux méli-mélo drolatique et l'on remarque que Laurie Peret est particulièrement douée en improvisation. Des limites ? L'humoriste n'en a pas ou peu… "On espère que vous allez ni**er'", lance-t-elle à un homme et une femme assis l'un à côté de l'autre mais qui ne se connaissent ni d'Eve ni d'Adam. "Vous avez des passions communes ?", demande-t-elle à un couple dans le public qui lui a répondu : "Les enfants".
Bien sûr, derrière tout ce show, se cache une muse : sa fille Jana, 6 ans, qu'elle a eue avec "un homme incroyable" dont elle est aujourd'hui séparée. "Mais je l'aimerai toute ma vie… n'en déplaise à sa nouvelle p*te", précise-t-elle. Les rires du public résonnent dans la salle, comme tout au long de la soirée. Parce qu'elle s'évertue à les introduire, elle finit souvent par se perdre dans des explications ou des anecdotes dont on se passerait bien. « Un spectacle aussi bien pour les femmes que pour les hommes mais interdit aux mineurs parce que quand on sort c'est pas pour se taper les gamins des autres.
Après Spectacle alimentaire en attendant la pension, Laurie Peret présente son seule-en-scène baptisé À bientôt, quelque part, dans lequel elle se dévoile avec humour et en musique. C’est dans les loges, en pleine session de maquillage, que L’Éclaireur a rencontré l’artiste pour discuter de cette nouvelle création intime.
Elle a écrit le premier spectacle très chronologiquement. J’écrivais un sketch, puis je me demandais ce que mon personnage allait dire. Je me disais : “Tiens, elle va raconter ça, puis raconter ça, et puis tout fabriquer comme ça.” Je n’ai pas fonctionné ainsi pour le deuxième spectacle. J’ai écrit quelque chose sur mes animaux de compagnie, puis sur ma maison, puis un autre sketch sur mes 40 ans et les infections urinaires… Tout cela s’est formé comme un puzzle.
Chez moi, j’avais un grand tableau blanc sur lequel j’écrivais tous les titres des sketchs, puis il a fallu les assembler avec des connecteurs. Si on reprend le spectacle, on réalise qu’il pourrait fonctionner même dans un autre sens. Il faut venir voir le show deux ou trois fois pour saisir à quel point certains passages résonnent entre eux !
Je ne le vois pas forcément comme ça. Je ne veux pas non plus que l’on se focalise uniquement sur cette parole. Quand j’ai fait mon interview chez Quotidien, on m’en a beaucoup parlé sur le plateau et par la suite, sauf que je ne veux pas que l’on assimile cela à un aspect mercantile. Ça m’a fait du bien de me dire que je n’étais pas seule. Oui, c’est atypique, mais je ne suis pas seule. En voyant tous ces messages de remerciements, je me dis que ce sketch sert à quelque chose, sans forcément que je devienne un symbole. Peut-être aussi que ça servira dans le futur, mais quand bien même ça s’arrêterait là, je suis contente que ça ait pu aider des gens. Je voulais aussi banaliser ce qui est chelou. On a pas besoin de connaître ses origines pour savoir qui l’on est. Au contraire, ça peut être une force.
Dans votre précédent spectacle, vous incarniez un personnage, ici c’est votre intimité que vous dévoile. Le plus difficile c’est de se raconter, mais c’est le plus agréable aussi ! Bizarrement, j’ai créé un personnage parce que j’avais le trac. Aujourd’hui, j’ai moins de stress, alors que je ne me cache plus. C’est peut-être bizarre… Honnêtement, je prends plus de plaisir à jouer ce spectacle que le premier. À l’heure où on se parle, on est dans les loges, à quelques heures du spectacle, et je commence déjà à être excitée ! Je trouve qu’il est rafraîchissant et qu’il fait du bien. C’est comme une thérapie pour moi. Il fait aussi du bien aux gens. Il est authentique, car je n’invente pas ma vie. Même si je pousse le curseur, j’ai quand même essayé de rester le plus proche de moi-même et de mes expériences.
Beaucoup d’artistes ont d’ailleurs du mal à parler du fait qu’ils gagnent de l’argent, mais je trouve qu’il faut le dire. Bien sûr, nous ne sommes pas millionnaires et tous les humoristes travaillent beaucoup, mais, en même temps, je ne vais pas m’inventer une vie dans un HLM avec des galères du ghetto. Certains artistes ont eu du mal à évoquer ce step mais je trouve que c’est ça qui est intéressant. Je suis très contente du rythme. Musicalement aussi, je suis fière de ma proposition. Je ne saurais pas l’expliquer, mais je pense que chacun doit trouver son authenticité ou son originalité.
Au départ, j’étais très complexée de chanter sur scène, car pour certaines personnes le stand-up ne pouvait pas se mélanger avec le piano-voix. J’ai souvent songé à aller sur scène sans piano. Puis, j’ai réalisé que c’était ça que j’aimais faire. Je mets plus de temps à écrire un sketch qu’une chanson. Les chansons m’obsèdent et je peux rester toute une nuit dessus. Elles m’habitent dès que j’ai un air dans la tête. J’ai vraiment passé des soirées entières à composer. Par exemple, j’ai passé beaucoup de temps sur Amour et incarcération, parce que je voulais qu’elle soit très pointue et drôle.
Je n’ai pas vraiment de références, mais il y a des gens que j’adore. Par exemple, je suis très fan de Dave Chappelle, même si j’aime moins ses derniers spectacles. Finalement, les gens qui m’inspirent le plus sont ceux avec qui je traîne. J’ai des amis extrêmement marrants. Par exemple, quand j’écris des sketchs, dans ma manière d’écrire, je pense à mes copains. Je voudrais faire un gros big-up à Aymeric Lompret et Benjamin Tranié ! J’ai tellement envie de voir leurs spectacles.
À la voir derrière son synthé, visage d’ange et grand sourire, on a du mal à croire toutes les horreurs qui sortent de la bouche de Laurie Peret ! Et pourtant, avec son premier one-woman-show chanté (avec talent), l’humoriste originaire de Trappes n’y va pas par quatre chemins. Avec son personnage de mère célibataire, sans filtre et dépressive, elle livre une savoureuse interprétation d’une femme au bord de la crise de nerfs. Sur scène, Laurie Peret va très loin, en parlant aussi bien de son accouchement, de sa fille de 5 ans (« T’es même pas morte quand je t’ai avortée »), de ses règles ou de ses « dates » Tinder.
Internet aurait pu tuer le spectacle vivant mais au contraire, j’ai la sensation que ça le nourrit car ça permet de tisser des liens forts avec le public. (rires) Je n’ai malheureusement pas assez de temps en ce moment pour faire tout ce que j’ai en tête mais je ne manque pas d’idées pour réaliser des Petits conseils très utiles à la communauté… (rires) Je ne sais pas pourquoi mais le sujet de la maternité m’inspire énormément ! Je suis heureuse d’être maman, c’est la plus belle chose qui me soit arrivée… Ça fait très tarte à la crème de dire ça mais c’est tellement vrai ! (rires) Je trouve ça aussi passionnant que drôle, en particulier la question de l’éducation, car si, enfant, on est persuadé que les parents savent tout, quand on le devient, on se rend compte qu’on n’a pas du tout été formé à ça !
Je crois que le public ne m’en veut pas grâce au personnage que j’emprunte… Elle est tellement cucul et paumée cette pauvre fille que tu ne peux pas lui en vouloir d’aller trop loin puisqu’elle n’a pas vraiment conscience de ce qu’elle dit ! (rires) Et puis, c’est acerbe, acide, cru et grivois mais jamais méchant ni vulgaire donc elle attire une certaine sympathie… Voire une certaine pitié parfois !
Certains spectateurs ont exprimé leur appréciation pour les spectacles de Laurie Peret :
En résumé, Laurie Peret continue de captiver son public avec son humour audacieux, ses chansons impertinentes et sa personnalité attachante, explorant des thèmes pertinents avec une authenticité rafraîchissante.
tags: #laurie #peret #spectacle #alimentaire #critique
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic