L'Histoire et la Fabrication des Lampes en Pâte de Verre

Les lampes en pâte de verre sont un témoignage éloquent de la créativité humaine et de la maîtrise des techniques verrières. Cet art, redécouvert à la fin du XIXe siècle, a connu un essor remarquable durant l'Art nouveau, notamment grâce à l'École de Nancy. La pâte de verre est une matière à la fois merveilleuse et complexe, dont la fabrication exige un savoir-faire exceptionnel et une grande rigueur.

Lampe champignon en pâte de verre, symbole de l'Art nouveau.

Les Origines des Lampes en Mosaïque

Les lampes en mosaïque turques, un trésor du Proche-Orient, ont trouvé un public en Occident. La lampe en mosaïque doit son origine à la tradition de la verrerie turque, qui remonte à un millénaire en Asie Mineure. Au fil des siècles, les souffleurs de verre locaux ont produit toute une série d'objets, notamment des bols, des flacons et des carafes, qui affichaient une qualité et un niveau de sophistication inégalés. Il est probable que la lampe en mosaïque d'aujourd'hui ait une dette historique directe envers les lampes à huile locales d'il y a environ 500 ans.

Lampe mosaïque turque.

La Fabrication des Lampes en Mosaïque de Verre

Les lampes en mosaïque tirent leur beauté de la qualité des matériaux utilisés pour leur construction et de l'habileté et de l'imagination des artisans qui les conçoivent et les fabriquent. La mécanisation n'a pratiquement pas sa place dans le processus de production et, de ce fait, chaque lampe en mosaïque est un objet d'art individuel.

Mais quel est le processus de production d'une pièce de décoration intérieure aussi unique et intemporelle ?

Les sections individuelles sont découpées à la main dans de grandes feuilles de verre artisanal de différentes couleurs et épaisseurs. Une base de verre transparent soufflé à la main est ensuite préparée pour recevoir les différentes pièces de verre découpées. Un adhésif transparent, permanent mais à séchage lent, est appliqué sur une petite section de la base, le motif étant visible à travers l'adhésif pour guider la main de l'artisan. Section par section, l'adhésif est appliqué et les pièces de verre individuelles sont assemblées pour former la mosaïque finale.

Une fois que toutes les pièces sont en place, une pâte spéciale est utilisée pour remplir l'espace entre les pièces individuelles. Une fois que la colle et la pâte de collage ont séché, des solutions de nettoyage spéciales sont appliquées et frottées vigoureusement pour éliminer tout excès de pâte de collage de la surface des segments de verre. Il s'agit d'un travail intensif qui peut nécessiter plusieurs passages.

Après l'élimination de l'excès de pâte, l'abat-jour en mosaïque est ensuite lissé à l'aide d'une roue métallique fixée à un tour mécanique. Si la composition chimique de l'adhésif, de la pâte de collage et des solutions de nettoyage a changé au fil du temps, et si les artisans utilisent désormais des marqueurs alors qu'ils utilisaient autrefois de l'encre appliquée au pinceau, le reste du processus est essentiellement le même depuis des siècles.

Aujourd'hui, lorsque vous vous promenez parmi la richesse de l'artisanat turc dans le Grand Bazar, les lampes en mosaïque de verre que vous verrez ne sont guère différentes des lampes en mosaïque qui ont inspiré Louis Comfort Tiffany à adapter l'idée à sa marque de luminaires.

La chaleur et l'honnêteté que dégagent ces lampes décoratives n'ont pas pour but de fournir une lumière vive pour la réalisation de travaux minutieux. Il existe d'autres types de lumière pour cela. Les lampes en mosaïque turques que nous vendons chez decorateur oriental sont disponibles dans une grande variété de styles et de tailles. Chacune est une expression individuelle du métier de verrier, câblée et assemblée à la main dans des ateliers qui ont peu changé depuis l'époque de l'Empire ottoman et de Byzance.

Il n'existe pas en Turquie d'usines mécanisées où les lampes en mosaïque sont assemblées par des robots pour la consommation de masse. Ces objets d'art sont des rappels de traditions intemporelles et de la valeur de l'artisanat.

L'Art du Verre à travers les Siècles

La fabrication du verre en tant que profession valorisée remonte à des centaines d'années en Turquie et la plupart des historiens pensent qu'elle a atteint son apogée au XVIe siècle. Les produits en verre de cette époque, notamment les vases à fleurs, les carafes, les verres à boire, les sucriers et les flacons, sont d'une délicatesse étonnante et témoignent de la sensibilité esthétique très développée des artisans de l'époque.

L'abat-jour en verre turc a passé plusieurs siècles à être raffiné et retravaillé, et à voir sa portée esthétique étendue et élaborée. À la fin du XIXe siècle, il avait atteint un niveau extraordinaire d'élégance et de sophistication. C'est à cette époque que Louis Comfort Tiffany, lors de l'un de ses nombreux séjours en Europe, les a rencontrés pour la première fois. Tiffany a apporté de subtils changements au processus de production et a également modifié l'aspect du verre lui-même pour le distinguer de ses ancêtres byzantins, puis a lancé le nouveau produit en 1893, qui a reçu un accueil enthousiaste des consommateurs des deux côtés de l'Atlantique.

La Technique de la Pâte de Verre

La pâte de verre se définit par un procédé de moulage à la cire perdue. La réponse se trouve dans le processus de production. La pâte de verre est un mélange de groisil, c’est-à-dire un mélange de morceaux de cristaux concassés, inséré dans un moule en plâtre. Les groisils peuvent alors être de différentes couleurs, produisant un tableau coloré unique à la sortie du four. L’artisan verrier ne peut jamais savoir à l’avance le résultat final.

L’aspect des matières est aussi différent : le verre est lisse, la pâte de verre laisse apparaître un objet à l’aspect plus ou moins céramique. Le plus important ? La pâte de verre exige un processus de fabrication beaucoup plus complexe. Il en résulte une finesse des détails tout simplement incroyable.

Chaque moule en plâtre doit être cassé pour découvrir le résultat final. La fabrication d’une pâte de cristal demande plus de cinq étapes différentes pour l’artisan. C’est la différence majeure avec des cristalleries comme Baccarat, qui utilisent des moules en fonte réutilisables, ou bien comme Lalique, inventeur du soufflé-moulé pressé ou à décor.

La pâte de verre, c’est la quintessence de l’art, l’expression artistique unique de grands noms comme durant la période des arts décoratifs. Le critère commun : l’unique ou la série limitée.

Afin de déterminer si votre vase est en pâte de verre, il faut prêter une grande attention aux détails. Un vase ou une sculpture en pâte de verre va présenter des détails infimes. Ces précisions sont impossibles à retranscrire dans le cas d’un verre moulé ou soufflé bouche.

La présence de bulle est inhérente à la fabrication. Certaines sont au coeur du cristal, d’autres à la surface. La fabrication de la pâte de verre relève du génie, tant la méthode demande un grand savoir-faire, une rigueur, une passion.

Cela va vous étonner, mais cette technique est l’une des plus anciennes du verre. On estime que cette technique remonte à 3000 ans avant J.C. Elle fut découverte par les Chinois durant l’âge de bronze.

Les étapes de fabrication de la pâte de verre :

  1. Création du modèle en cire.
  2. Création du moule en plâtre réfractaire.
  3. Remplissage du moule avec le groisil (mélange de cristaux concassés).
  4. Cuisson au four.
  5. Brisage du moule et révélation de l'objet.

L'Art Nouveau et l'Art Déco : Deux Époques Clés

C’est ainsi à l’Art Nouveau que l’on doit la renaissance de la pâte de verre. L’idéal de l’Art nouveau se caractérise par la volonté de faire entrer les arts dans la vie quotidienne. Très vite, le bibelot s’impose comme un objet décoratif de prédilection, alliant l’utile au beau. Ces créations, peu onéreuses, produites en grande quantité, trouvent facilement acquéreur à travers une vaste clientèle.

L’Art nouveau laisse place à l’Art déco dans les années 1920. Il est toujours très difficile de donner une période précise au mouvement « Art Déco » qui provient de l’exposition Arts Décoratifs de Paris en 1925. « Art Déco » est l’abréviation « Arts Décoratifs ».

Il évoque les années folles 1920-1930. En réalité, ce mouvement artistique est appelé « Style Moderne » initialement. C’est dans les années 60 qu’il prend la dénomination « d’Art Déco ». Ainsi, on fixe la période 1925-1935 pour parler du style « Art Déco ».

Au moment où, revenant de la guerre, les verriers et les décorateurs reprennent leur art, une coupure radicale apparaît dans l’évolution des conceptions chez les créateurs et dans le public.

Il faut, très vite, tourner le dos à l’Art Nouveau, renier la décoration colorée qui rend le verre opaque, remettre en valeur sa transparence, abandonner les formes typiques de l’art 1900, et concevoir un dessin plus simple. Un changement de style, plus épuré. C’est alors que se produit un retour aux lignes droites, aux matériaux sobres, clairs, sans complexité de décor, que l’Exposition des Arts Décoratifs de 1925 a manifesté à nos yeux avides de repos.

Les Émaux de Briare : Une Tradition Française

À l’origine de la notoriété de la ville de Briare, après son magnifique pont-canal, la manufacture de Mosaïques et d’Émaux de Briare se situe dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire. Nous sommes le 3 août 1837, M. Brisset & M. Azambre font acquisition d’un terrain de trois hectares auprès de la Compagnie du Canal, à Briare, pour y créer une manufacture de faïence fine.

Un emplacement propice au développement de l’activité d’une faïencerie moderne, car situé près de la capitale avec un accès au fleuve de la Loire et à plusieurs réseaux de canaux. Sans oublier les matières premières et les combustibles qui se trouvaient également à proximité.

Très rapidement, le 5 août 1837, les statuts de la manufacture « Brisset, Azambre et Cie » ont été déposés et la maison de fabrique de la faïence fine a été créée durant cette même année. Elle se basait sur les travaux dirigés par l’élève du médecin et chimiste français Antoine-François Fourcroy ainsi que du pharmacien et chimiste du nom de Nicolas Vauquelin.

Ce dernier était en quête du matériau qui se rapprocherait le plus de la porcelaine et de la poterie, aussi bien au niveau de l’aspect que du coût. L’usine disposait de plusieurs fours à houille et d’une machine à vapeur à partir des années 1843, environ 10 ans avant celle de la manufacture de Gien.

La manufacture signe sa réussite en se plaçant au rang de l’une des premières manufactures la plus cotée en bourse à Paris. Dix années après la faillite, en 1851, Jean-Félix Bapterosses décide de la racheter pour réussir là où de nombreux repreneurs ont échoué.

Les Différents Matériaux Utilisés

Il existe une grande variété de matériaux utilisés dans la fabrication des mosaïques, chacun ayant ses propres caractéristiques et avantages:

  • Émaux de Briare: Probablement les plus utilisés dans les créations en mosaïque, ces carreaux sont très résistants et adaptés pour une utilisation en intérieur ou en extérieur.
  • Smalt de Venise: Un matériau particulièrement apprécié pour sa beauté et sa durabilité, fabriqué selon des méthodes artisanales et traditionnelles.
  • Émaux Albertini: Proposés avec une apparence opaque ou transparente, chaque carreau de verre est unique.
  • Pâtes de verre: Utilisées dans la mosaïque depuis l'Antiquité, elles restent populaires aujourd'hui pour leur éclat et leur durabilité.
  • Verre américain ou verre opalescent: Translucide, avec un aspect opalescent, il est structuré sur l’une des deux faces et comporte plusieurs couleurs.
  • Mosaïque miroir: Neutre ou colorée, elle apporte une touche décorative originale.
  • Crackle: Un verre de sécurité craquelé à l’aspect brillant et translucide, facile à travailler.
  • Grès cérame: Très solide, les carreaux sont teintés dans la masse, ce qui leur confère une couleur identique sur toute leur épaisseur.
  • Terre cuite: Utilisés pour créer une ambiance rustique, ils offrent une texture naturelle.
  • Faïence: Un carreau de terre cuite recouverte d’un glaçage, colorée ou présentant des décors de tout style.
  • Murines et tiges de verre: Utilisées pour créer des délimitations ou des bordures.
  • Billes de verre et nuggets: Principalement de formes rondes et bombés, colorés et brillants, ils apportent une ambiance de douceur et de volupté.
  • Matériaux naturels: Marbre, bois, ardoise, galets, cailloux, coquillages, nacre...

Chacun de ces matériaux a ses avantages et ses inconvénients en termes de couleur, de texture, de durabilité et de facilité de travail.

L'Exposition Universelle de 1900 et l'Émergence de l'Électricité

La dernière Exposition universelle à Paris en 1900 marqua un tournant dans l’histoire : l’officialisation de l’électricité. Ce début du nouveau siècle est marqué par un engouement artistique autour des lampes champignon, alliant la pâte de verre au métal.

La maison Daum et ses artisans verriers furent les premiers à exploiter tout le potentiel de cette entrée de l’électricité dans l’univers artistique. À cette même période, le mouvement Art nouveau atteint son apogée.

Lampe Daum Résonance, réinterprétation contemporaine de la lampe champignon.

Avec le thème « Bilan d’un siècle », l’Exposition Universelle de 1900 (encore baptisée « Exposition de Paris 1900 ») fut la cinquième Exposition universelle organisée dans la capitale française.

Inaugurée par le président de la République de l’époque Émile Loubet, cette manifestation symbolique de la Belle Époque et de l’Art Nouveau a débouché sur l’officialisation de l’électricité.

Si sa découverte et sa parfaite maîtrise ont été proclamées en 1900, l’invention de l’électricité ne date pas de cette période. Le mérite de la découverte de l’électricité, grâce à la constatation des phénomènes d’électrisation, est attribué à Thaïes de Milet (philosophe et savant grec) vers le VIe siècle avant Jésus Christ.

Notons que la découverte des phénomènes électriques ainsi que leur maîtrise et conversion en énergie sont des domaines complètement différents.

En effet, l’électricité telle que nous la connaissons aujourd’hui puise ses sources dans la première pile électrique que le chimiste italien répondant au nom d’Alessandro Volta a créée en 1800.

Une invention qu’il a pu mettre en marche grâce aux lois quantitatives d’attraction électrostatique et magnétique, et à la balance à torsion que Charles de Coulomb (physicien français) a mise en place entre les années 1785 et 1791.

Le premier moteur électrique (1822) par le mathématicien et physicien originaire de la Bretagne « Peter Barlow » s’en est suivi.

À son tour, Thomas Edison mit au point une ampoule abordable et pratique en 1879 avant de bâtir une première centrale électrique à Manhattan, puis dans la ville de Paris, celle de Londres et de Berlin.

À cette même époque, un autre grand scientifique fit son entrée sur le marché « Nikola Tesla » qui s’imposa comme étant le premier concurrent de l’américain Edison.

Au départ rival avec des objectifs différents : Edison avec son courant continu d’un point A à un point B, et Tesla avec son courant alternatif allant d’un point A à un point B, qui revient ensuite pour former une boucle.

Les deux scientifiques parviennent à trouver un terrain d’entente quand Tesla est appelé aux États-Unis pour venir en renfort au fondateur de la General Electric.

À la surprise générale, Edison renvoya le génie Nikola Tesla qui a su résoudre son problème lié à la création d’un réseau électrique à New York, en seulement un mois, et à qui il avait promis 50 000 dollars.

Après des années passées à errer partout, Tesla fit la rencontre de l’industriel George Westinghouse, connu pour ses activités dans le milieu du chemin de fer.

Plus tard, il a réussi à convaincre les industriels d’utiliser son courant alternatif. Ce même magicien s’imposait également comme un grand homme de scène. Il prenait d’ailleurs plaisir à présenter un spectacle de démonstration électrique durant l’Exposition universelle.

Les spectateurs étaient notamment subjugués par la séquence où Tesla faisait usage de son propre corps pour conduire le courant électrique.

Tout au long de l’Exposition Universelle de Paris de 1900, le Palais de l’Électricité était également au centre de toutes les attentions.

Élevé sur le Champ-de-Mars, juste en face de la Tour Eiffel, ce bâtiment était l’œuvre de l’architecte et urbaniste français Eugène Hénard. En tout, l’Exposition universelle de 1900 aura réuni près de 48 millions de personnes, 83000 exposants et plus de 40 pays participants.

Les frères Daum, dont Jean Daum (fondateur de la cristallerie Daum), comptent parmi les personnes ayant répondu présents à ce rendez-vous du siècle.

Ils ont rapidement été convaincus par tous les atouts commerciaux de cette toute nouvelle invention. Impatients à l’idée d’exploiter ce milieu encore inconnu jusqu’ici, ils eurent la brillante idée d’habiller le verre qui fut l’une des plus grandes réussites de la manufacture Daum.

L’Exposition universelle de 1900 marque la consécration du mouvement artistique Art Nouveau, surnommé « style 1900 ».

Ce style reconnu de la Belle Époque puise ses sources d’inspiration dans la Révolution industrielle et dans la reproduction des anciens styles.

Souvent confondu avec l’Art Déco, ce concept apparu au XIXe siècle fait suite au mouvement d’art moderne célèbre en Angleterre vers l’an 1860 : le mouvement Arts & Crafts. Il se définit par la forte envie de revaloriser l’artisanat et les talents des artisans œuvrant dans la fabrication d’objets d’art.

En France, l’arrivée de l’Art Nouveau a été attestée en 1890.

À l’époque, le terme « style de nouille » était utilisé pour désigner ce courant artistique basé sur la beauté des lignes des courbes, les multiformes, l’amour des femmes et de la nature.

Il se reconnaît à ses lignes largement plus souples propices au modernisme, aux nouveautés et aux couleurs.

Daum et l'Art Nouveau

C’est plus précisément avec l’ébéniste Louis Majorelle que les frères Daum se sont d’abord associé. Fils d’un fabricant et vendeur de meubles, Louis Majorelle reprend les règnes du petit commerce de sa famille après la mort de son père.

Quelques années plus tard, il parvient à hisser son entreprise au sommet avec un volume de commande encore plus important chaque jour. De 20 salariés à 250, la réussite de ce génie créatif demeure dans la qualité de ses meubles et de son imagination sans fin.

Son désir de créer constamment des objets originaux et sa quête perpétuelle de l’authenticité l’ont également amené à s’initier au travail du métal : bronze, fer forgé, cuivre, etc.

Il avait pour objectif de réaliser des éléments encore plus décoratifs pour parer ses meubles. Spectateurs du savoir-faire indiscutable de Louis Majorelle, les frères Daum décident de recourir à ses services sur leur collection de lampes à poser.

L’idée était que les ateliers Majorelle créent les pieds de lampes en fer forgé, ou en bronze, pendant que la manufacture Daum s’occupe de créer la verrerie.

Une collaboration inédite qui contribuera à faire des lampes Daum, des pièces symboliques du mouvement Art Nouveau, auprès des légendaires vases Daum.

Comment fabriquer une lampe orientale en mosaïque de verre ?

L'École de Nancy et Émile Gallé

Issu de la bourgeoisie commerçante de Nancy, où ses parents possédaient un prospère magasin de porcelaines et cristaux, Émile Gallé reçut une éducation très soignée. Après un séjour d’un an à Weimar pour compléter sa formation, il devient le collaborateur de son père.

Soucieux d’ajouter à son titre d’éditeur celui de fabricant, Émile Gallé développe, en les contrôlant avec fermeté, les structures de travail héritées de son père. Il en créa même de nouvelle. Cette intense activité aboutit en 1894 au regroupement à Nancy de tous les secteurs de fabrication.

C’est avec les outils de son temps et une solide connaissance du passé qu’Émile Gallé élabore son art. Trois supports d’expression: terre, verre, bois. Un art enraciné dans la tradition classique.

Le 13 février 1901, l’École de Nancy voit officiellement le jour. Elle est née de la seule volonté de Gallé. Un homme alerté par la concurrence venue des pays étrangers. Concurrence germaniques notamment, dont l’énergie créatrice et la vitalité commerciale s’étaient imposées lors de l’Exposition universelle de 1900.

La Lampe Tip Gallé

Représentative de l’Art déco, la lampe Tip Gallé offre une alternative aux véritables créations de l’artiste. L’artisan travaille à chaud le verre, appliquant une superposition de couche de verre par cueillage successif de couleurs différentes.

Le résultat est éblouissant. La gravure à l’acide permet alors de révéler un décor naturel, typique de l’Art Nouveau et ses bijoux. L’artiste réalise dans un premier temps le décor, qui est appliqué sur la pièce.

A l’aide d’un vernis, l’ouvrier recouvre les parties de la pièce à protéger de l’attaque de l’acide.

Daum : Une Maison de Lumière et de Couleurs

Daum, Maison de lumière et de couleurs où la créativité est sans limite et le savoir-faire unique. Né de la terre, du sable et de minéraux, le Cristal Daum fusionne et se transforme au contact du feu en objets spectaculaires dans nos intérieurs, en objets d’art ou bijoux.

Daum n’a de cesse de se raconter en se déclinant en pièces sculpturales révélant toute la beauté de la femme, de la faune et la flore. De l'École de Nancy aux Arts Décoratifs, de l’Art Nouveau à L’Art Déco, la Maison se réinvente au fil du temps.

Plus de 350 rencontres vont rythmer les créations de la Manufacture, des icônes de l’art comme Majorelle, Dali, Arman ou César en passant par Villeglé, Etienne ou Texier à des signatures incontournables dans l’univers du design comme Tallon, McConnico, Massaud ou encore Ghion.

Grand prix décerné à Daum lors de l’Exposition Universelle de Paris. Création de l’Ecole de Nancy avec Emile Gallé. Nouvelle esthétique sous l’impulsion de Paul Daum petit fils de Jean Daum. Introduction d’un nouveau savoir faire avec les techniques de la pate de cristal et de la cire perdue.

La Cristallerie décide d’orienter ses créations autour de l’art et du design en signant des collaborations avec les plus grands noms de l’époque. Cette période est marquée par de longues collaborations avec des artistes comme Jean-Philippe Richard, dont Daum promulgue le talent, mais aussi de nombreux designers, comme Jean-Marie Massaud et Christian Ghion notamment avecl’exposition «12+1» ou encore des artistes confirmés comme Richard Texier (2008) ou Jérôme Mesnager(2009).

La Cristallerie marque son empreinte dans l’avenir de ses métiers en créant le laboratoire LOVV avec le CERFAV en2016 (laboratoire de recherche sur les normes écologiques). En 2018, Daum a fêté ses 140 ans de création et de collaborations artistiques célébrées dans un livre anniversaire « Daum, COLLABS IN CRYSTAL ART».

Daum a réinterprété sa célèbre lampe champignon en lui insufflant une touche contemporaine avec la crêation de la lampe Résonance. La cristallerie lance la plus grande pièce de son histoire,l’Aigle Prestige de l’artiste Madeleine van der Knoop, une œuvre spectaculaire véritable défi artistique et technique.

Daum marque de son empreinte l’art urbain avec l’artiste JonOne(2020).

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