La Viande de Cheval Halal : Avis et Perspectives en Islam

Dans la communauté musulmane, la question de savoir si la viande de cheval est halal ou haram suscite des débats et des réflexions profondes. La question de savoir si le cheval est considéré comme halal ou haram en Islam suscite des débats parmi les croyants et les savants. Tandis que la majorité convient de la licéité de la consommation de la viande de cheval, des divergences subsistent, notamment chez les écoles de pensée malikites.

Cet article explore les différentes opinions sur la question, les fondements religieux qui justifient ces positions, ainsi que les implications éthiques et culturelles qui en découlent. Il est essentiel d’aborder la question sous plusieurs angles, en tenant compte des valeurs culturelles, des coutumes et des principes religieux.

Les Viandes Halal et Haram en Islam + Liste complète

Les Prescriptions Alimentaires Islamiques

Les prescriptions alimentaires islamiques régissent ce qui est permis et interdit dans la diète musulmane. D’une manière générale, tous les aliments sont considérés comme halal, sauf si des révélations coraniques ou des hadiths établissent leur interdiction. Les animaux à viande doivent être abattus selon les rites de l’Islam, garantissant ainsi leur pureté.

Les Avis des Ulemas

La position majoritaire parmi les Ulemas (savants religieux) est que la viande de cheval est licite, fondée sur des sources fiables. Selon une majorité d’oulémas, la consommation de la viande de cheval est permise, car le Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم a lui-même autorisé ce type d’alimentation.

Le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui) a tenu des propos qui permettent cette consommation, comme le rapporte un hadith de l’Islam. D’après Asma Bint Abi Bakr, au temps du Prophète, un cheval a été égorgé et sa viande consommée. Cela témoigne de l’acceptation de sa chair comme aliment.

Dans un hadith, d’après Asmâ Bint Abi Bakr, à l’époque du messager d’Allah ﷺ, ils ont saigné un cheval et l’ont mangé. La consommation de cette viande ne pose donc aucun problème et fait partie des bonnes choses que l’islam a rendues licites.

La viande de cheval est généralement considérée comme halal dans de nombreuses cultures musulmanes, sous réserve que les rites de sacrifice soient respectés. La consommation de la viande de cheval en islam demeure licite, tout comme celle du mouton, à condition de respecter les préceptes religieux.

Les Réticences des Malikites

Toutefois, des divergences existent, notamment parmi certaines écoles de pensée comme les Malikites, qui interdisent strictement cette pratique en raison du statut particulier de cet animal. Malgré l’avis prévalent, certains Malikites expriment des réserves quant à la consommation de viande de cheval. Selon l’Imâm Mâlik, il existe des interdictions basées sur des préoccupations d’honneur et de respect envers cet animal.

Leur point de vue reflète une tradition parmi certains groupes musulmans qui estiment que le cheval, en tant qu’animal noble, ne doit pas se retrouver sur la table. Toutefois, la résistance à sa consommation dans certaines écoles de pensée présente un aspect intéressant de la pluralité des opinions dans l’Islam.

Quant aux gens de la masse, ils prétendent que le derrière du cheval est permis mais pas le devant. Ceux qui émettent cet avis se basent sur le verset 8 de la sourate An-Nahl. Dans celui-ci, Allah mentionne le fait qu’il a fait des chevaux une monture et pour l’apparat.

Le musulman doit se garder d’émettre un avis concernant la religion d’Allah précipitamment. En effet, le fait de revendiquer quelque chose de halal ou haram engage la responsabilité de l’individu. Concernant la viande de cheval islam, beaucoup de monde se prononcent avec ignorance et négligence.

Implications Éthiques et Culturelles

Au-delà des aspects religieux, la consommation de la viande de cheval soulève des questions éthiques et culturelles qui méritent d’être examinées. Beaucoup voient dans cet animal un symbole d’honneur et de bravoure, un facteur qui influence leur perception de sa légitimité en tant que nourriture.

Des organisations telles que Les Restos du Cœur choisissent de ne pas inclure la viande de cheval dans leurs plats, tenant compte des sensibilités culturelles qui entourent cet animal.

En France, la consommation de viande chevaline ne représente déjà que 0,4 % de la consommation de viande. Le monde de la viande de cheval n’avait surtout pas besoin de cette affaire… De toute façon, nous allons trinquer, car les médias font croire que le cheval est poison !.

La viande de cheval est très bonne pour la santé et bonne au goût, elle est riche en vitamines B12 et c’est une viande de régime encore moins grasse que la volaille !

Pour tenter de redonner une image positive de la viande de cheval, Pierre Pasdermadjian fait valoir le fait que les produits français sont totalement sains et que les circuits-courts (NDLR : du producteur au consommateur) sont de plus en plus développés.

Selon lui, dans cette affaire, il est inadmissible d’avoir trompé le consommateur mais aussi que certaines personnes continuent à se fournir en viande de cheval dans des pays tiers.

Scandale de la Viande de Cheval Vendue pour du Bœuf

Il y a quelques années, un scandale sanitaire a fait grand bruit dans l’Hexagone. La présence de viande de cheval a été découverte dans des plats préparés estampillés « pur bœuf ». Ce fait divers a suscité l’indignation. Il a également poussé les musulmans à s’interroger concernant la consommation de viande de cheval en islam. Selon la législation islamique, la consommation de cette viande ne pose pas de problème. En effet, la viande de cheval islam fait partie des choses licite si on se réfère aux préceptes religieux. Les musulmans peuvent donc consommer cette viande, à condition de respecter les règles relatives à l’abattage d’animaux.

Lors de l’abattage, les musulmans sont tenus de prendre en compte plusieurs facteurs, à commencer par la préservation de la santé de l’animal jusqu’au moment de la mise à mort. Le Coran et la Sounnah apportent d’ailleurs les éclaircissements nécessaires à l’abattage. Le consommateur musulman doit s’assurer que la viande présente sur sa table provient d’un établissement qui respecte la législation islamique. L’animal doit subir un traitement digne et non pas cruel. La mise à mort doit également se faire selon un rituel précis. Il n’y a pas d’invocation particulière à prononcer.

Les plus populaires enseignes de surgelés hexagonales avaient alors dû rappeler plusieurs milliers de leurs plats supposément préparés à base de viande de bœuf dont elles avaient découvert qu’ils contenaient en réalité de la viande de cheval. D’ampleur européenne, cette affaire sans conséquences sanitaires avait provoqué une crise de confiance majeure des consommateurs.

Le conseil français du culte musulman (CFCM) s’inquiète d’informations selon lesquelles un intermédiaire néerlandais cité dans le scandale européen de la viande de cheval, aurait été par le passé impliqué dans un dossier de fausse viande halal vendue en France.

L’hebdomadaire Paris Match affirme qu’un homme d’affaires néerlandais avait été condamné début 2012 à Breda pour avoir vendu de la viande faussement certifiée halal entre 2007 et 2009 en Europe, en abusant ses clients dont deux sociétés françaises non citées.

Le CFCM s’étonne et déplore que ces faits n’aient pas été portés à la connaissance des consommateurs à l’époque et demande par conséquent aux autorités compétentes de divulguer les noms des industriels qui seraient impliqués dans ce scandale», écrit Mohammed Moussaoui, le président du CFCM.

Le marché de la viande halal est depuis plusieurs années un marché en expansion, dans lequel s’engouffrent les groupes de la distribution et de l’agro-alimentaire. Mais régulièrement, la presse fait état d’affaires de viande faussement vendue comme halal.

En août 2011, huit élus locaux musulmans avaient demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur le marché du halal dont certaines pratiques commerciales peuvent s’apparenter à de l’escroquerie publique, faute d’une législation claire et précise.

En Allemagne, les supermarchés Real ont reconnu que des tests effectués à leur demande, sur des lots de lasagnes surgelées de leur marque à bas prix «Tip», avaient révélé la présence de viande de cheval non signalée sur l’étiquette.

La chaîne de supermarchés Edeka, plus gros distributeur allemand de produits alimentaires, a elle aussi lancé une série de tests sur ses produits, de même que le vendeur de produits surgelés à domicile Eismann ou la chaîne de magasins Kaiser’s-Tengelmann.

L’Union européenne a décidé de lancer une campagne de tests ADN dans tous les Etats membres et de confier à Europol la coordination des enquêtes judiciaires, à l’issue d’une réunion de crise mercredi soir à Bruxelles.

Outre 2.500 tests ADN à travers toute l’Europe sur les plats au boeuf, l’UE demande aux Etats de procéder à quelque 4.000 contrôles pour détecter la présence éventuelle de phenylbutazone.

L’affaire, cantonnée dans un premier temps à la Grande-Bretagne et à l’Irlande du nord, a pris une dimension européenne la semaine dernière avec la découverte de lasagnes Findus contenant de la viande de cheval estampillée boeuf. Elles avaient été fabriquées par un sous-traitant français, Comigel.

Outre le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, des traces de viande chevaline ont également été retrouvées en Norvège et en Suisse.

Les autorités chypriotes ont aussi annoncé jeudi qu’un supermarché local avait détruit par mesure de précaution 16 tonnes de steak haché. Mais elles ont affirmé qu’il n’y avait « aucune présence de viande de cheval dans la chaîne alimentaire à Chypre ».

En France, la société Spanghero, l’un des fournisseurs de Findus, a été accusée par le quotidien Le Parisien d’avoir acheté 42 tonnes de viandes de cheval en janvier, alors qu’elle a toujours affirmé ne pas avoir « d’activité à base de produit d’origine équidée ».

Le journal a publié le fac-similé d’une facture à l’entête de la société chypriote Draap Trading adressée à «SPANGHERO VIANDES ELABORE» à Castelnaudary (Aude) mais un représentant de la société française a assuré à l’AFP ne l’avoir « jamais reçue ».

Le directeur de Draap, le Néerlandais Jan Fasen, a pour sa part déclaré au journal britannique The Guardian qu’il avait acheté un lot de viande de cheval à deux abattoirs roumains et qu’il l’avait revendu à des transformateurs, notamment Spanghero en France. Il a assuré que le lot était convenablement étiqueté.

Nous l’avons vendu à Spanghero en France, ainsi qu’à des clients en Belgique et en Hollande.

Les autorités britanniques ont annoncé que plusieurs carcasses de chevaux abattus au Royaume-Uni et contenant des traces de phenylbutazone, un anti-douleur proscrit dans l’alimentation, avaient été envoyées en France et étaient « peut-être entrées dans la chaîne alimentaire ».

Les résultats des tests menés sur 206 carcasses indiquent que le médicament a été détecté sur huit d’entre elles, dont six auraient été expédiées en France.

L’Agence de sécurité alimentaire (FSA) a indiqué qu’elle allait travailler avec les autorités françaises pour tenter de retrouver leur trace.

L’anti-douleur n’a en revanche pas été détecté dans les produits Findus, à l’origine du scandale, testés au Royaume-Uni.

Les animaux traités à la phenylbutazone sont bannis de la chaîne alimentaire. Mais selon le ministère britannique de la Santé, ce médicament est prescrit aussi « à certains patients atteints d’une forme sévère d’arthrite » et la viande en contenant présente un « très faible risque pour la santé humaine ».

Aux niveaux auxquels il a été trouvé, une personne devrait manger 500 à 600 hamburgers par jour, composés à 100% de viande de cheval, pour se rapprocher de la dose quotidienne limite pour l’homme », a-t-il assuré.

M. Poujol, qui a déjà effectué quatre mois de détention provisoire, savait qu’il recevait du cheval, ont considéré les juges. Ils l’ont donc condamné pour « tromperie sur l’origine, l’espèce et les qualités substantielles de la viande commise au préjudice de la société Tavola, de ses contractants et jusqu’au consommateur final », tout comme MM. Fasen et Windmeijer.

MM. Fasen, Monguillon et Poujol ont, en outre, été condamnés pour l’importation illégale de 65 tonnes de viande de mouton séparée mécaniquement, une préparation à base de carcasses et des déchets de viande prohibée depuis 2007, à cause de la crise de la vache folle et de la tremblante du mouton, et qui a été introduite dans des merguez…

A la douzaine d’entreprises et associations - dont Comigel, Tavola, Picard Surgelés, Findus, Carrefour Hypermarchés, la Fédération nationale bovine et l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev) - qui s’étaient constituées parties civiles et réclamaient près de 40 millions d’euros de dommages et intérêts, les prévenus sont finalement condamnés à verser un total de plus de 150 000 euros.

Les deux principaux prévenus ont contesté les faits qui leur sont reprochés et se sont rejeté mutuellement la responsabilité de la fraude, Jacques Poujol affirmant notamment qu’il ne savait pas que le tradeur néerlandais lui vendait de la viande de cheval à la place de la viande de bœuf.

Johannès Fasen s’est pour sa part défendu en affirmant avoir vendu de la viande de cheval à Jacques Poujol parce que celui-ci lui commandait de la viande de cheval.

M. Monguillon, lui, n’a été reconnu coupable que de tromperie liée à l’« origine » de la viande vendue, car il n’a pas été établi qu’il savait que le produit qu’il commercialisait n’était pas du bœuf. Mais, comme M. Poujol, il a été jugé coupable d’avoir altéré des preuves.

Le problème de “l’affaire Findus”, c’est que ce sont les prix qui ont attiré la convoitise de certains industriels, il ajoute : Tant qu’il y aura des spéculateurs dans le milieu de la viande, on sera foutu… Le milieu de la finance n’a rien à faire avec le milieu alimentaire. Il n’est pas normal que les industriels aillent chercher de la marchandise à l’étranger alors que nous avons tout ce qu’il faut en France…

Les pays importateurs de viande chevaline (principalement l’Italie), ont déjà presque arrêté leurs achats… Selon lui, dans cette affaire, « il est inadmissible d’avoir trompé le consommateur mais aussi que certaines personnes continuent à se fournir en viande de cheval dans des pays tiers.

Il existe en France « un potentiel d’élevage de chevaux destinés, pour une bonne partie d’entre eux, à la boucherie ». « Nous sommes obligés de commercialiser cette viande en Italie et en Espagne car nous n’arrivons pas à approvisionner le marché intérieur avec notre propre production.

Avis sur la consommation de viande de cheval en Islam
Position Fondement Implications
Majorité des Ulemas : Halal Autorisation par le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui) Consommation permise sous respect des rites d'abattage islamiques
Malikites : Haram Préoccupations d'honneur et de respect envers le cheval Interdiction stricte de la consommation
Aspects éthiques et culturels Symbole d'honneur et de bravoure Influence la perception de sa légitimité en tant que nourriture

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