La question de savoir si Jésus mangeait de la viande est un sujet de débat et d'interprétation au sein des communautés chrétiennes et au-delà. Pour explorer cette interrogation, il est essentiel de plonger dans les textes bibliques, les traditions culturelles de l'époque et les considérations théologiques.
Dans la Genèse (1:29), il est dit : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la Terre et tout arbre dont le fruit porte sa semence, tel sera votre nourriture. » Ce verset suggère un régime végétarien originel pour l'humanité. Cependant, après le déluge, Dieu autorise Noé et ses descendants à manger de la viande (Genèse 9:3), marquant un changement dans les prescriptions alimentaires.Dans l'Ancien Testament, il y a des choses assez surprenantes et qui ont tendance à réduire cet orgueil humain, anthropocentrique. Bien sûr, l'Ancien Testament dit que l'homme est le roi de la création, le sommet de la création, mais ça n'implique pas qu'il soit un tyran ou un dictateur.
La tradition juive a élaboré une casuistique complexe qui distingue les viandes mangeables de celles qui ne le sont pas. Tout animal qui a le sabot fourchu, fendu en deux ongles, et qui rumine, vous pourrez le manger.
Dans la tradition juive, le repas de la Pâque, pris à la nuit tombée dans les foyers en suivant un déroulement strict détaillé dans l'Hagada, se distingue dans l'année liturgique juive. Ce rituel, évoqué dans les Évangiles, notamment au début de la Passion, repose sur une double origine pré-israélite, liant les traditions des pasteurs nomades et des agriculteurs sédentaires. Sous le règne de Josias, au 7e siècle avant notre ère, cette célébration devint nationale, centralisée à Jérusalem, et fixée au 14 du mois de Nissan.Ce repas, anticipant le salut avant la libération complète, trouve un parallèle avec le repas de la Cène offert par Jésus. L'Hagada, qui guide le déroulement du repas pascal, comprend divers rites symboliques : consommation de légumes verts trempés dans de l'eau salée, récitation de prières, partage d'une matza et d'une coupe de vin, consommation d'herbes amères adoucies par le haroset. Ces éléments rappellent les afflictions en Égypte et l'espérance en la libération divine.
Dans le Nouveau Testament, l'apôtre Pierre a une vision où il est enjoint de manger des animaux, même ceux considérés comme impurs selon la loi juive (Actes 10:10-15). Cette vision est interprétée comme un signe que le christianisme est ouvert à tous les peuples, sans distinction. Jésus affirme que tous les aliments sont purs (Mc 7.15-19) et, dans le livre des Actes, Pierre aura une vision qui lui manifestera très explicitement que Dieu déclare purs - et donc mangeables - tous les animaux (Ac 10.10-15).Plus tard, il y aura des discussions dans l’église primitive autour des viandes sacrifiées aux idoles, mais ce n’était nullement la viande qui était en question, mais la dimension spirituelle qui lui était liée.
Dans notre foi chrétienne, on dit que l’âme et le corps sont indissociables et qu’ils sont à l’image l’un de l’autre. Autrement dit, si le corps a besoin de manger et de boire, l’âme aussi a besoin de nourriture et de boisson - sauf que ses besoins sont spirituels. Si l’âme ne se nourrit pas, elle ne peut que dépérir. Il est clair que nous ne trouverons pas de la nourriture spirituelle au supermarché…. Alors, comment faire ? À qui allons-nous nous adresser ? À des gourous, à des sorciers, à des « esprits » ? Non, il faut s’adresser au vrai Dieu pour avoir la vraie nourriture et la vraie boisson spirituelles.Ainsi la nourriture spirituelle est donnée par quelque chose de matériel : les Saintes Écritures ou la viande d’un animal qui a été sanctifié par un sacrifice rendu à Dieu. Et puis, arrive notre Seigneur Jésus-Christ. Que fait-il ? Il s’offre lui-même en sacrifice. Mais juste avant, il institue l’Eucharistie comme mémorial de cet unique sacrifice qui remplace désormais tous les sacrifices existant avant lui et après lui. Il s’offre lui-même en nourriture à travers le pain et le vin qui sont transformés par lui en son corps vivant et en son sang versé pour la rémission des péchés. Autrement dit à travers une nourriture matérielle très simple, ll nous donne ce qu’il y a de plus spirituel : sa propre vie divine. C’est toujours la même pédagogie divine. En recevant ce pain et ce vin transformés par la puissance de l’Esprit-Saint -qui est l’Esprit du Père et du Fils- nous recevons la vie même de Dieu et la purification de notre cœur sali par le péché.
La multiplication des pains est un thème récurrent dans les Évangiles, apparaissant à six reprises à travers les récits de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Cet acte miraculeux n'est pas seulement une démonstration de la capacité de Jésus à nourrir physiquement une multitude de manière surnaturelle, mais il porte également une signification profonde et plurielle qui s'étend bien au-delà de la simple satisfaction des besoins alimentaires. L'évangéliste Jean, en particulier, place ce miracle dans un contexte théologique plus large en le reliant au discours sur le "pain de vie". Après la multiplication des pains, Jésus enseigne dans la synagogue de Capernaüm, expliquant que, bien que ses ancêtres aient mangé la manne dans le désert, ce pain céleste était temporaire. Lui, en tant que "pain vivant descendu du ciel", offre une nourriture qui mène à la vie éternelle.Jésus se présente comme l'accomplissement ultime de cette promesse divine, non seulement en répondant aux besoins physiques mais en se révélant comme la source même de la vie éternelle. Ainsi, les miracles de la multiplication des pains ne sont pas de simples gestes de compassion ou de démonstration de pouvoir, mais des signes qui pointent vers la nature profonde de Jésus, sa mission et l'invitation à trouver en lui la véritable satisfaction, au-delà de la faim physique.
Il est difficile de déterminer avec certitude si Jésus mangeait ou non de la viande. Les textes bibliques offrent des perspectives variées, et l'interprétation de ces textes peut différer selon les convictions personnelles et les traditions religieuses. L'important est de considérer cette question avec ouverture d'esprit et respect pour les différentes opinions.
| Aliment | Symbolisme |
|---|---|
| Pain | Nourriture spirituelle, corps du Christ (Eucharistie) |
| Vin | Sang du Christ, joie, abondance divine |
| Lait et miel | Fertilité, abondance, promesse divine |
| Manne | Nourriture providentielle de Dieu dans le désert |
| Sel | Alliance, conservation, saveur, protection |
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