Maux de ventre, diarrhées, vomissements… Voici autant de symptômes qui indiquent une potentielle intoxication alimentaire. Alors, comment reconnaître et soigner cette désagréable infection ? Il est facile de confondre une gastro et une intoxication alimentaire, puisque l’une et l’autre présentent plus ou moins les mêmes symptômes. On parle aussi d’empoisonnement alimentaire.
L’intoxication alimentaire et la gastro-entérite sont souvent confondues en raison de leurs symptômes similaires. Alors, comment différencier une intoxication alimentaire d’une gastro ? Tout est question de temporalité.
En général, l’intoxication alimentaire dure de quelques heures à trois jours. Elle fait suite à la consommation d’aliments contaminés. Si, à la suite d’un repas, au moins deux personnes présentent quasi simultanément des symptômes tels que vomissements, diarrhée ou nausées, alors une intoxication alimentaire est fortement à suspecter.
Les symptômes de la gastro-entérite durent plus longtemps, et sont légèrement plus persistants. La gastro-entérite est généralement liée à une infection virale et n’est pas la conséquence de la consommation d’un aliment. Les effets indésirables de la gastro-entérite sont également plus persistants que dans le cas d’une intoxication alimentaire.
Si les symptômes persistent plus d’une journée après l’ingestion de l’aliment suspecté, il y a de fortes chances pour qu’il s’agisse d’une gastro-entérite virale. La gastro-entérite virale est également très contagieuse et se manifeste souvent sous forme d’épidémies, à l’automne ou pendant l’hiver.
Une intoxication alimentaire fait suite à la consommation d’un ou plusieurs aliments contaminés par une bactérie telle que E. coli, la salmonelle ou Listeria. Les aliments peuvent avoir été en contact avec la bactérie avant, pendant ou après la préparation d’un plat, à cause d’un problème de cuisson, de conservation ou de nettoyage des aliments.
Généralement, il s’agit d’aliments frais tels que les crustacés, le poisson, la viande, les œufs ou les produits laitiers. On constate aussi de nombreux cas d’intoxications alimentaires lors des voyages à l’étranger, notamment lorsque les touristes consomment de l’eau courante locale contenant des bactéries contre lesquelles ils ne sont pas immunisés.
Les symptômes d’une intoxication alimentaire se manifestent rapidement, au maximum quelques heures après l’ingestion de l’aliment contaminé. Habituellement, le temps d'incubation de l'intoxication alimentaire est court : de quelques heures à un jour après l'ingestion de l'aliment contaminé ou toxique.
Généralement, les symptômes disparaissent complètement au bout de quelques jours. Toutefois, des complications peuvent apparaître, notamment chez les personnes à risque telles que les enfants, les femmes enceintes ou les personnes âgées.
Il est important de noter que l'intoxication alimentaire peut être due à n'importe quel agent pathogène. Il s'agit le plus souvent d'une bactérie. Parfois, l'intoxication alimentaire résulte d'un agent toxique : plantes, champignons vénéneux, produits toxiques (pesticides, engrais, métaux lourds...).
L’intoxication alimentaire provoque une symptomatologie gastro-intestinale. Notamment, des maux de ventre, de la diarrhée, des nausées et des vomissements. Il en est de même de la fièvre, des maux de tête et de la fatigue.
Plusieurs agents pathogènes peuvent se cacher dans l’alimentation causant les intoxications alimentaires :
Suite à une intoxication alimentaire, restez chez vous, et limitez les contacts par vigilance. Gardez à l’esprit qu’il peut s’agir d’une gastro-entérite que vous risqueriez de transmettre à votre entourage. Préconisez les aliments qui se digèrent facilement et qui contiennent moins de fibres, notamment le riz blanc, les pommes de terre, le poisson et le poulet.
Pensez à vous hydrater régulièrement, évitez les fruits et légumes crus, et privilégiez le riz, les pâtes et les bananes. Le temps est le meilleur remède contre l’intoxication alimentaire. Des anti-douleurs peuvent soulager les maux de ventre ou maux de tête, mais attention de bien respecter les quantités recommandées sur les notices.
Lors d’une consultation médicale, votre médecin peut vous prescrire des médicaments anti-diarrhéiques ou anti-vomitifs. Certains de ces médicaments sont par ailleurs disponibles sans ordonnance. Pour se remettre rapidement d’une intoxication alimentaire, évitez les aliments très gras, épicés, sucrés, ainsi que les boissons caféinées et l’alcool. Ces aliments demandent davantage de temps et d’énergie à votre intestin pour être digérés.
Il est important de boire en cas d’intoxication alimentaire. Les vomissements et diarrhées provoquent en effet une déshydratation qu’il est nécessaire de compenser. Dès qu’il vous semble envisageable d’avaler de nouveau quelque chose de solide, nous vous recommandons de le faire, car votre système digestif a besoin de se remettre à fonctionner pour guérir plus rapidement.
Au fur et à mesure, si vous vous sentez mieux, vous pouvez rediversifier votre alimentation et augmenter les portions. Ayez à l’esprit que plus un plat est transformé et complexe, et plus il demandera d’énergie pour être digéré. Si vous manifestez diarrhée, vomissements et éventuellement fièvre de façon persistante, la consultation d’un médecin est préconisée.
Une intoxication alimentaire n’est jamais une partie de plaisir. Respecter la chaîne du froid. Nettoyer soigneusement les plans de travail et aliments peut éviter des intoxications alimentaires. Vous pouvez aussi choisir d’utiliser deux planches à découper : l’une pour les viandes et poissons, et l’autre pour les légumes. Enfin, porter une attention particulière à la cuisson des aliments.
Afin de prévenir l’intoxication alimentaire, il est conseillé de respecter les dates limites de consommation. Il est également recommandé de respecter la chaîne du froid, et éviter de recongeler les aliments décongelés. Il est aussi conseillé de respecter les conditions de température de stockage. De même, prenez soin de bien vérifier ces dernières en fonction des zones du réfrigérateur.
N’hésitez pas à jeter toute boîte de conserve bombée ou tout contenant qui présente à l’ouverture un aspect ou une odeur inhabituelle. Évitez de ramasser les champignons ou les plantes que vous ne connaissez pas. Prenez soin de transporter les champignons dans un panier sans mélanger les espèces. En effet, un champignon vénéneux peut parfaitement contaminer les autres. Il est conseillé de manger les champignons encore jeunes et les faire bien cuire.
N’hésitez pas à montrer les champignons ou plantes à votre pharmacien, si vous avez des doutes sur une espèce. Il est recommandé de bien surveiller les enfants dans un jardin ou un espace en plein air. Notamment, s’il y a présence d’arbustes à baies, de champignons de pelouse qui sont souvent nocifs et de feuilles toxiques.
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