Le recours aux traitements médicamenteux n’est pas systématique pour la leucémie lymphoïde chronique (LLC). Ils sont indiqués pour les stades A ou B présentant des symptômes et le stade C. Plusieurs types de médicaments sont utilisés pour traiter la LLC : des thérapies ciblées ou une immunochimiothérapie.
On les regroupe sous le nom de traitements médicamenteux. Comme tout traitement, ces médicaments sont susceptibles de s'accompagner d'effets indésirables, c'est-à-dire de réactions prévisibles mais non souhaitées. Ces effets indésirables, aussi appelés effets secondaires, peuvent être cliniques (des vomissements ou des diarrhées par exemple) ou biologiques, comme une baisse des globules rouges appelée anémie.
Leur survenue dépend du traitement administré, des dosages, et de votre propre sensibilité. Ils ne sont aucunement liés à l'efficacité de votre traitement, et certains peuvent être soulagés, voire prévenus.
Lorsque l’indication de traitement médicamenteux est posée, et uniquement à ce moment-là, un bilan préthérapeutique est réalisé. Ce bilan s’appuie sur l’hémogramme réalisé précédemment, complété par une étude des chromosomes des cellules cancéreuses. Il est complété par une étude moléculaire qui vise à rechercher la présence d’une altération moléculaire des gènes des lymphocytes anormaux. Cette caractéristique oriente le choix des traitements.
Un scanner de tout le corps, dit "corps entier", peut également être effectué pour compléter ce bilan, afin d’évaluer notamment la masse tumorale, si vous présentez des symptômes ou que vous devez être traité avec une thérapie ciblée spécifique, le vénétoclax.
Avant de démarrer le protocole de traitement, votre hématologue vous en explique le principe et les objectifs. Il vous informe sur l’organisation des soins, le traitement, les effets indésirables possibles et les solutions qui existent pour les anticiper ou les limiter. N’hésitez pas à lui soumettre toutes les questions que vous vous posez au sujet de ce traitement.
Il est important de préciser tous les médicaments que vous prenez, avec ou sans prescription médicale, afin d’évaluer les risques d’interactions médicamenteuses. Les possibles interactions avec l’alimentation (exemple : jus de pamplemousse) ou l’usage d’huiles essentielles doivent également être indiquées.
Si vous êtes en âge de procréer et que vous avez un désir d’enfant, il est très important d’en parler avec votre équipe médicale avant de commencer un traitement, car certains traitements peuvent avoir une incidence sur la fertilité.
Retrouvez ci-dessous les examens réalisés en amont de la mise en place d’un traitement systémique, lorsque celui-ci est envisagé.
Les traitements possibles sont :
Les médicaments de thérapies ciblées sont pris par voie orale de façon quotidienne. Il s’agit d’inhibiteurs de :
Un inhibiteur de protéine kinase est un composé qui agit en bloquant des enzymes connues sous le nom de protéine kinase, qui sont impliquées dans la croissance et le développement des cellules. En bloquant ces protéines kinases, les inhibiteurs contribuent à limiter la division et le développement des cellules cancéreuses.
L’inhibiteur de BCL-2 (B Cell Lymphoma 2) agit, quant à lui, en bloquant l’action d’une protéine naturellement présente dans l’organisme appelée « BCL-2 ». Cette protéine contribue à la survie des cellules cancéreuses. Le blocage de cette protéine permet de tuer les cellules cancéreuses et de réduire leur nombre.
Les anticorps monoclonaux anti-CD20 sont administrés par voie intraveineuse, il peut s’agir de :
Les anticorps sont des protéines fabriquées par le système de défense de l’organisme (système immunitaire). Leur rôle est de repérer et de neutraliser certaines substances étrangères comme les virus, les bactéries ainsi que les cellules anormales ou cancéreuses. Pour les neutraliser, l’anticorps se fixe sur une molécule, l’antigène, présent sur la surface de la substance étrangère ou de la cellule anormale ou cancéreuse, et permet son élimination par le système immunitaire.
Les anticorps monoclonaux sont produits en laboratoire, à partir d’un clone de cellule (plusieurs cellules identiques, d’où le terme monoclonal). Grâce à la recherche médicale, des anticorps monoclonaux «anticancer» ont pu être fabriqués. Ils ont la capacité de repérer et de bloquer certains mécanismes spécifiques des cellules cancéreuses ou de repérer la cellule cancéreuse elle-même pour qu’elle soit détruite.
Les noms de ces anticorps se terminent souvent par -mab, comme le rituximab et l’obinutuzumab.
Les médicaments de chimiothérapie agissent à l’intérieur même des cellules, au niveau de l’ADN. Ils les empêchent de se multiplier. Les cellules qui ne peuvent plus se multiplier finissent par mourir. On parle d’action cytotoxique, autrement dit d’action toxique pour les cellules.
Il peut s’agir de :
Ces trois types de traitements sont combinés selon des protocoles déterminés en fonction des facteurs pronostiques et de votre état de santé général.
Le traitement sera établi selon les associations suivantes : soit les thérapies ciblées (ibrutinib, acalabrutinib, vénétoclax) sont administrées par voie orale.
L’automédication n’est pas recommandée avec les traitements médicamenteux contre le cancer, notamment en raison du risque d’interactions médicamenteuses potentielles. Certaines molécules pouvant être obtenues avec ou sans prescription médicale, ainsi que certains compléments alimentaires et produits phytopharmaceutiques (produits à base de plantes, comme le millepertuis), peuvent limiter l’effet des médicaments anticancéreux (comme certaines thérapies ciblées). C’est aussi le cas du pamplemousse (frais et en jus). D’autres médicaments peuvent au contraire entraîner un risque accru d’effets indésirables.
Le traitement peut être pris par voie orale (thérapie ciblée ou immunochimiothérapie) ou administré par voie injectable (immunochimiothérapie et anticorps monoclonaux anti-CD20). Le déroulement du traitement est soigneusement planifié par l’équipe médicale après avoir été discuté avec vous, en fonction de votre situation, et présenté dans votre programme personnalisé de soins (PPS). Le médecin qui vous suit vous remet un calendrier qui détermine le lieu et les jours de traitement, ainsi que les noms des médicaments utilisés.
La durée totale du traitement est variable. Il se déroule soit de façon continue, tous les jours pour les traitements oraux, soit par cycles intermittents séparés par des périodes de repos pour les traitements injectables.
Les médicaments de thérapies ciblées sont administrés par voie orale, de manière quotidienne : soit sur une durée de 12 à 24 mois pour les inhibiteurs protéine anti-apoptotique BCL-2 (vénétoclax) associés à un anticorps monoclonal anti-CD20 ou à un inhibiteur de BTK ; soit sans date de fin de traitement prédéfinie, tant que le traitement est efficace et toléré correctement, pour les inhibiteurs tyrosine kinase de Bruton (BTK) (ibrutinib ou acalabrutinib), seuls ou éventuellement associés à un anticorps monoclonal anti-CD20 (ces anticorps sont administrés par voie intraveineuse).
Lorsque les médicaments sont pris par voie orale, à domicile, il est fondamental de respecter rigoureusement les doses et les modalités de prise indiquées pour obtenir la meilleure efficacité du traitement tout en évitant un surdosage. Cette modalité de traitement s’effectue dans le cadre d’une surveillance conjointe entre votre hématologue et votre médecin généraliste.
Certains médicaments de chimiothérapie sont également administrés par voie orale ; c’est le cas de la fludarabine, de cyclophosphamide et du chlorambucil. D’autres, comme la bendamustine, s’administrent par voie intraveineuse. Le traitement dure 6 mois, à raison d’un cycle toutes les 4 semaines.
Lorsque les médicaments sont injectés dans une veine, par perfusion ou par injection, le traitement se déroule généralement à l’hôpital en ambulatoire, c’est-à-dire que vous ne restez que le temps de la perfusion ou de l’injection et rentrez chez vous le jour même. On parle aussi d’hospitalisation de jour.
Dans le cas d’un traitement dit BR, qui associe la bendamustine à l’anticorps monoclonal rituximab, la pose d’une chambre implantable percutanée (CIP) appelée aussi chambre implantable, port-à-cath® ou PAC, est possible.
Avant chaque cycle (lorsqu’il est intermittent), un examen clinique et des examens sanguins sont réalisés pour vérifier que votre état de santé permet de poursuivre le traitement. En cas d’anomalies, comme une baisse importante du taux de globules blancs, le traitement peut être reporté ou modifié.
Une évaluation de la réponse thérapeutique, c’est-à-dire de la façon dont la LLC a réagi aux traitements, est réalisée pendant les traitements et lorsque les traitements s’achèvent. Pour cela, les examens réalisés initialement sont de nouveau prescrits. L’hémogramme est effectué afin de contrôler la quantité de lymphocytes présents dans le sang. L’examen clinique est réalisé afin de vérifier la disparition ou non d’aires lymphoïdes palpables et éventuellement complété par un scanner.
Il faut noter que certains traitements, notamment les inhibiteurs de BTK seuls, s’administrent sans durée de traitement prédéfinie. Le traitement ne s’achève donc pas, sauf quand sa toxicité excède le bénéfice attendu ou qu’une progression de la maladie est constatée.
Dans la plupart des cas, une réponse complète, c’est-à-dire la disparition complète de tous les signes de la maladie, est obtenue grâce au traitement. Dans le cas d’une maladie chronique comme la LLC, on ne parle généralement pas de guérison, car la rechute peut survenir même en cas de réponse complète au traitement.
On s’intéresse actuellement à la maladie résiduelle détectable (MRD).
La chimiothérapie peut entraîner divers effets secondaires, notamment :
Conseils alimentaires généraux :
Conseils d'hygiène bucco-dentaire :
Autres recommandations :
Il importe que vous buviez beaucoup de liquides pendant que vous prenez de l'ibrutinib.
Autres effets secondaires possibles :
Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants.
L'ibrutinib appartient à la classe des médicaments appelés inhibiteurs de la tyrosine kinase. Plus précisément, on l'appelle un inhibiteur de la tyrosine kinase de Bruton (TKB). On l'utilise seul ou avec d'autres médicaments anticancéreux pour traiter certaines personnes atteintes de leucémie lymphoïde chronique (LLC).
Pour le traitement de la leucémie lymphoïde chronique, la macroglobulinémie de Waldenström, ou la greffe chronique contre la maladie hôte, la dose initiale recommandée d'ibrutinib est de 420 mg pris oralement, une fois par jour. Lorsqu'il s'agit de traiter la maladie du greffon contre l'hôte chez les enfants de moins de 12 ans, la dose est basée sur leur taille et leur poids.
Pour que la concentration d'ibrutinib reste constante dans votre organisme et soit ainsi le plus efficace possible, essayez de prendre ce médicament au même moment chaque jour. Les capsules doivent être avalées entières avec un verre d'eau. Agitez doucement la bouteille de suspension avant de mesurer chaque dose. Les doses de suspension orale doivent être mesurées avec les seringues à mesurer fournies avec le médicament. Ces seringues permettent de mesurer plus précisément que les cuillères à café.
| Médicament | Dose Initiale Recommandée | Administration |
|---|---|---|
| Ibrutinib (leucémie lymphoïde chronique) | 420 mg | Oralement, une fois par jour |
| Ibrutinib (macroglobulinémie de Waldenström) | 420 mg | Oralement, une fois par jour |
| Ibrutinib (greffe chronique contre la maladie hôte) | 420 mg | Oralement, une fois par jour |
L'ibrutinib peut être pris avec des aliments ou à jeun.
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