Le Croissant et le Pain au Chocolat: Emblèmes de la Viennoiserie Française

Il est sans conteste l’emblème des tablées du petit-déjeuner. Le croissant peut se targuer d’être la viennoiserie la plus consommée par les Français ; et plus exactement par trois Français sur 4. Juste derrière lui, c’est la consommation de pain au chocolat que l’on retrouve, selon une étude IFOP réalisée en 2019 sur l’ensemble des produits de la viennoiserie.

Dès lors que l’on se penche sur cet objet feuilleté, on semble toucher à la notion d’attachement. Pour 8 consommateurs sur 10, il symbolise le produit phare de la boulangerie. Nous sommes loin de la figure d’Épinal de la gastronomie française, d’un cliché qui serait dépassé et dont la consommation réelle serait à revoir à la baisse.

Selon la même étude, « 98% des consommateurs français sont tout à fait d’accord ou plutôt d’accord pour dire que le croissant fait partie de la culture française. » Pour un grand nombre de mangeurs, il jouit d’une très bonne image. Il s’inscrit dans le partage, la convivialité et incarne un vrai moment de plaisir.

Les touristes du monde entier nous envient nos croissants et nos pains au chocolat. Ces viennoiseries sont des petits plaisirs sucrés qui font partie de nos petits-déjeuners. Ce sont aussi de véritables petites bombes caloriques. Pour beaucoup, il est impossible de concevoir le petit-déjeuner du matin ou la pause goûter sans une viennoiserie.

Ces petites douceurs font partie de nos plaisirs coupables et, lorsque l'on se rend dans une boulangerie, il y a l'embarras du choix : croissant, croissant aux amandes, pain au chocolat, chausson aux pommes, pain aux raisins, chouquettes… Ces viennoiseries font partie de notre patrimoine gastronomique, elles nous apportent du confort, mais elles sont surtout de véritables petites bombes caloriques.

Élaborées à partir de beurre, de sucre et de pâte feuilletée ou levée, elles sont des concentrés de lipides et de calories vides (c'est-à-dire sans nutriments essentiels à notre organisme).

Croissant ou Pain au Chocolat : Lequel Choisir ?

Quelle viennoiserie choisir entre croissant ou pain au chocolat? Le pain au chocolat, également appelé chocolatine dans certaines régions, séduit par son cœur fondant de chocolat. C’est une option gourmande pour les amateurs de sucré à Toulouse.

D’un autre côté, le croissant, avec sa texture feuilletée et son goût beurré, attire ceux qui préfèrent une saveur plus neutre. Certains puristes préfèrent même déguster leur croissant nature. En fin de compte, le choix entre le pain au chocolat et le croissant dépend de vos préférences personnelles.

Si vous aimez le chocolat et la douceur, le pain au chocolat est un choix irrésistible. Pour une expérience plus subtile, le croissant offre une simplicité élégante. Que vous succombiez au chocolat fondant ou que vous appréciiez la délicatesse du croissant, ces délices françaises sauront satisfaire vos papilles.

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Croissant ou Pain au Chocolat : Quel est le plus calorique?

En général, le croissant contient moins de calories que le pain au chocolat. Un croissant moyen de 57 grammes offre environ 231 calories, tandis qu’un pain au chocolat du même poids peut fournir jusqu’à 300 calories.

La différence réside dans la pâte feuilletée et le beurre utilisés pour le pain au chocolat, ce qui lui donne une texture plus riche et savoureuse, mais aussi plus calorique. Si vous surveillez votre apport calorique, optez pour le croissant.

Source: 750g.com

La Bataille des Calories

Mais certaines viennoiseries sont encore plus caloriques que d'autres. Celle qui monte sur la plus haute marche du podium ? Le croissant aux amandes. Oui, c'est délicieux, mais aussi très sucré (puisque le croissant est fourré avec une pâte d'amande sucrée). D'après l'Anses, le croissant aux amandes culmine à 446 calories pour 100 grammes. Les plus gourmands connaissent la version pain au chocolat aux amandes qui peut monter jusqu'à 550 kcal.

Le pain au chocolat, justement, est sur la deuxième marche du podium avec 423 calories. À la troisième place du podium, on retrouve le croissant au beurre avec 420 calories. La version ordinaire, quant à elle, ne totalise "que" 375 calories.

Parmi les viennoiseries les "moins" caloriques, on retrouve le pain aux raisins (333 kcal), le pain au lait (382 kcal) ou encore le chausson aux pommes (338 kcal).

Viennoiserie Calories (pour 100g)
Croissant aux amandes 446
Pain au chocolat 423
Croissant au beurre 420
Croissant ordinaire 375
Pain aux raisins 333
Pain au lait 382
Chausson aux pommes 338

Faut-il bannir les viennoiseries ?

Selon les recettes et les boulangers, le nombre de calories peut varier, néanmoins, les viennoiseries restent tout de même de petites bombes caloriques. Et les "viennoiseries artisanales" ne changent pas grand-chose. Selon la diététicienne Sandra Ferreira, interrogée par Santé Magazine, "artisanal, cela signifie que la préparation a été faite sur place, à la main ou dans le fournil du boulanger. Mais attention : même dans certaines boulangeries, une partie des viennoiseries peut être réalisée à partir d’ingrédients surgelés, donc semi-industriels".

Par ailleurs, certaines viennoiseries industrielles peuvent comporter moins de beurre… mais plus d'arômes, de sirop de glucose et de conservateurs. Le nombre de calories peut être un peu moins élevé, mais le goût beaucoup moins intéressant et les ingrédients de moins bonne qualité. Aussi, "quitte à se faire plaisir, autant opter pour une viennoiserie artisanale de qualité". Et la diététicienne ne bannit pas totalement les viennoiseries de l'alimentation. Elle estime que céder à une ou deux douceurs par semaine (évidemment s'il n'y a pas de problème de poids ou de diabète) est possible, au petit-déjeuner.

Vente Croissant : Que recherchent vraiment vos clients ?

Si ce classique de la boulangerie séduit, il doit tout de même répondre à certains critères aux yeux des clients. Cela fait office de critère principal pour les sondés. Les ingrédients utilisés, avec en tête sa composante pur beurre, influent dans le choix des consommateurs.

Le croissant pur beurre Secrets de la gamme GELFINOR® répond à cette exigence. Son feuilletage marqué, ses feuillets bien séparés et caramélisés, lui confèrent un croquant unique et un fondant incomparable en bouche.

La beauté du feuilletage fait intrinsèquement partie de l’équation. Sans grande surprise, la consommation du croissant s’observe surtout en matinée et lors du week-end, synonyme de moments privilégiés. Ainsi, il se doit être frais et gourmand, lors de ces moments d'achat et consommation.

Chocolatine vs Pain au Chocolat : Une Question Régionale

Source: actu.fr

La « chocolatine » ou « pain au chocolat » est une viennoiserie imaginée par les Autrichiens August Zang et Ernest Schwarzer. De la même manière que pour le croissant, la recette de la viennoiserie est revisitée au début du XXe siècle en remplaçant la pâte à brioche par une pâte feuilletée à croissant.

Chocolatine, dans le grand Sud-Ouest de la France, excepté la région de Perpignan, selon les résultats d'un sondage et la cartographie issue des données recueillies, diffusés et analysés sur nombre de périodiques en ligne et de sites web. En Espagne, cette viennoiserie se nomme Napolitana de chocolate.

L'étymologie du terme « chocolatine » pour la viennoiserie est une innovation lexicale créée par affixation du suffixe -ine au mot « chocolat ». C'est une formation usuelle sur le plan morphologique, puisque le suffixe -ine est productif dans le lexique des arts culinaires avec par exemple la nougatine, l'amandine, la gélatine, la galantine ou encore l'abricotine.

Cela est d'autant plus réel que le mot chocolatine est apparu à plusieurs reprises dans la langue, avec des sens multiples. Ainsi, en 1853, à Paris, le terme chocolatine désigne un bonbon au chocolat breveté pour une durée de quinze années, ensuite un autre produit est breveté sous le terme chocolatine en 1886, puis le terme est aussi associé à une boisson au chocolat, tandis qu'en 1931 est commercialisé un gâteau sous le terme chocolatine.

Concernant le terme actuel et son sens, ils sont probablement nés et se sont diffusés à partir de l'aire urbaine de Toulouse, centre linguistique historique et majeur de l’occitan devenu un centre linguistique majeur du français dont l’aire d’influence couvre tout le sud-ouest de la France.

Durant la démocratisation de la viennoiserie au cours du XXe siècle, par effet de fréquence dans la langue, la désignation de la viennoiserie est devenue le sens premier du mot « chocolatine », tandis que les autres inventions nommées « chocolatine » ne se sont jamais démocratisées en dehors des grands centres urbains et des populations aisées qui pouvaient se les offrir.

Ainsi, une vaste Gascogne historique s'étendant sur les régions administratives actuelles de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie (soit approximativement le grand Sud-Ouest français) a progressivement employé le mot « chocolatine », et le gascon a emprunté le mot local français sous la forme chocolatina.

Cette origine explique principalement pourquoi le terme n'est pas usité en dehors de cette aire d'influence, même si, de manière secondaire, il est possible que la progression ait pu être freinée par la dévalorisation des régionalismes tels que « chocolatine » engendrée par les directives de Jules Ferry imposant un français unique sur tout le territoire français.

Par ailleurs, une hypothèse d'ordre général du politologue Jérôme Fourquet peut également s'appliquer ici et notamment au rôle de centre directeur jouée par l'aire urbaine de Toulouse : « L'intégration à l'espace national des régions de langue d'oc a été tardive et conflictuelle, et ce vieux substrat historique est périodiquement réactivé ».

L'usage du terme « chocolatine », qui possède la particularité d’être non concurrencé dans son aire d’usage, s'expliquerait donc également par des raisons culturelles qui ne sont pas exclusives au cas de la viennoiserie, généralisables selon un antagonisme de deux déterminismes idéologiques, avec d’un côté l'idée de l'État-nation nivellant les différences régionales en faveur d'une langue unique et d’une identité nationale, et de l'autre la fragmentation de cette identité au bénéfice de nombreuses identités régionales.

Là où le cas de la chocolatine est unique alors que les régionalismes sont courants - ils font partie de l'identité des francophones selon TV5 Monde -, c'est qu'il est devenu à partir de la fin du XXe siècle un marqueur sociolinguistique conscientisé là où d'autres variantes sont souvent inconnues voire socialement déconsidérées.

Le terme « chocolatine » pour la viennoiserie est ainsi attesté en 1984 dans les Pyrénées, tandis qu'en 1988, une autrice note la différence d’appellation : « j'achetais une chocolatine (à Paris on dit un petit pain au chocolat) ».

En janvier 2017, cinq lycéens de Montauban écrivent au président de la République François Hollande, puis à l'Académie française, afin d’obtenir la reconnaissance officielle du mot « chocolatine ».

En mai 2018, une dizaine de députés français du parti Les Républicains dépose un amendement à l'Assemblée nationale visant à faire reconnaître certains produits locaux à travers leur appellation populaire, tels que la chocolatine, « pour valoriser l’usage courant d’appellation due à la notoriété publique du produit et de ses qualités reconnues au travers d’une appellation populaire ».

L'amendement est rejeté le 27 mai. L'usage du terme « pain au chocolat » est avéré depuis au moins le milieu du XIXe siècle en Suisse. En 1890, le pain au chocolat se classe dans les entremets, tandis qu'en 1901, le terme « pain au chocolat » désigne une recette de gateau, de même qu'en 1904.

Par ailleurs, à la suite de la mise en service de la LGV Sud Europe Atlantique en 2017, il est remarqué un déplacement latent de l'isoglosse, à savoir la frontière invisible où la désignation de la viennoiserie change.

Cette viennoiserie est le thème de plusieurs chansons françaises comme Le Petit Pain au chocolat de Joe Dassin en 1968, ancrant le terme dans la culture populaire, Pain au chocolat du groupe IAM en 2013, ou encore Les Petits pains au chocolat de Charles Aznavour en 2015.

Le nom de cette viennoiserie, en particulier l’opposition entre « pain au chocolat » et « chocolatine », est l’objet de débats parfois passionnés, au point de devenir un mème Internet bien français.

En effet, ce thème se retrouve décliné sous d’innombrables formes humoristiques, par exemple des images macro, des détournements ou des clins d’œil dans des discussions sur les réseaux sociaux.

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