La consommation de viande et de produits laitiers a un impact significatif sur le climat, la biodiversité et l'environnement dans son ensemble. En fait, l'élevage est responsable d'environ un sixième de toutes les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine.
Plus de 85 milliards d'animaux d'élevage sont abattus chaque année dans le monde pour leur viande. La production massive de produits d'origine animale, en particulier la viande rouge et les produits laitiers, émet beaucoup de gaz à effet de serre, par rapport aux aliments d'origine végétale. L'élevage est le principal contributeur à deux des trois principales sources d'émissions anthropiques de GES: le méthane et l'oxyde nitreux.
Dans les pays riches, la consommation moyenne de viande par habitant est la plus élevée de la planète. Depuis quelques années, un certain nombre d'entre eux connaît toutefois une baisse de la consommation de viande. À l'inverse, de nombreux pays du Sud augmentent régulièrement leur consommation de viande par habitant et adoptent un régime alimentaire occidental, ce qui pose un problème de plus en plus important pour des raisons écologiques, éthiques et sanitaires.
Cependant, un mouvement de plus en plus important se développe parmi les consommateurs pour réduire la consommation de viande en réponse aux préoccupations relatives au bien-être des animaux issus de l'élevage industriel et aux effets négatifs de la consommation de viande sur le climat et l'environnement.
Notre consommation de viande est littéralement en train de détruire notre planète. Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Nous devons mettre fin à l'élevage industriel.
La production de viande a des conséquences désastreuses sur l'environnement, notamment :
Selon la FAO, les bovins (élevés pour leur viande et leur lait) sont les espèces animales responsables du plus grand nombre d'émissions, représentant environ 62% des émissions de l'élevage. Cela s'explique uniquement par le fait que nous, les humains, les élevons de manière intensive.
Chaque repas a un impact carbone, plus ou moins élevé selon les aliments qui le composent. Certains aliments comme le steak de bœuf, le café ou l’avocat ont une forte empreinte carbone. Tous les aliments n’ont pas la même empreinte carbone.
Voici 9 aliments ou familles d’aliments représentatifs de nos assiettes, avec les raisons qui expliquent leur impact :
C’est la phase de production agricole qui pèse le plus lourd dans notre assiette. Et c’est encore plus vrai pour les produits d’origine animale. Pourquoi ? Parce qu’il faut d’abord produire leur nourriture (céréales, soja, fourrages) avant même de produire la nôtre. Et cette chaîne-là pèse lourd, surtout chez les ruminants (vaches, moutons, chèvres), qui émettent en plus du méthane.
Pas besoin de tout changer du jour au lendemain. Voici quelques pistes :
En France, le transport représente environ 19 % de l’empreinte carbone de notre alimentation. Pour les légumes et les fruits, le transport peut représenter jusqu’à la moitié de leur impact carbone. En Europe, la majorité des aliments circulent en camion. À l’international, les longues distances se font surtout par bateau.
Plus un aliment est transformé, plus son empreinte carbone grimpe. Les produits ultra-transformés, comme un croque-monsieur surgelé, une soupe en brique ou une mousse au chocolat industrielle ont déjà fait un long chemin avant d'arriver dans notre frigo.
En moyenne, un Français jette en moyenne 25 kg d’aliments encore consommables par an. Cela représente autant d’énergie, d’eau, de terres agricoles… de carbone émis pour rien.
Près de 85 kg par an et par habitant. C’est le poids de la consommation de viande des Français, d’après des données publiées par FranceAgriMer en 2021. Une consommation qui, après avoir légèrement baissé depuis la fin des années 1990, a tendance à se stabiliser, voire à repartir à la hausse.
Dans un rapport publié en 2023, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a estimé que ce secteur émettait environ 6,2 milliards de tonnes d’émissions d’équivalent CO2 (Gt éq-CO2) par an, soit 12 % du total des émissions liées aux activités humaines, et près de 40 % de l’ensemble des émissions liées aux activités agroalimentaires.
Dans le détail, c’est la production bovine (viande et lait) qui génère le plus d’émissions : avec 3,8 Gt éq-CO2 par an, elle représente 62 % du total des émissions dues à la production animale. Selon le rapport, 60 % des émissions totales du secteur proviennent d’émissions directes, notamment de méthane.
Pour le porc et la volaille, c’est surtout leur alimentation qui a un impact, en raison de l’épandage d’engrais azotés et de pesticides sur les cultures. "On a besoin de produire beaucoup de céréales, protéagineux, oléagineux, parce qu’on a beaucoup d’animaux à nourrir. Et la production animale provoque également d’autres dégâts sur l’environnement, comme la pollution de l’eau et des sols - liée aux déjections animales, aux engrais azotés et aux pesticides - ou la surconsommation d’eau. Mais aussi la déforestation.
"Sur l’ensemble des surfaces agricoles en France et à l’étranger nécessaires à notre alimentation, les trois quarts sont dédiés à l’alimentation animale", explique Carine Barbier, économiste de l’environnement au Cired (Centre international de recherche sur l’environnement et le développement).
Pour des raisons liées à la fois à la santé et à l’environnement, beaucoup choisissent de se tourner vers des viandes issues d’agriculture biologique. Mais d’après une étude publiée dans Nature Communications en 2020, la production de viande bio n’émettrait pas moins de gaz à effet de serre que la production conventionnelle. Car les animaux d’élevages biologiques vivent plus longtemps et émettent donc davantage de gaz à effet de serre.
Réduire sa consommation est justement l’une des solutions pour limiter l’empreinte carbone de la production de viande. D’autant que la France en consomme plus que nécessaire.
Une diminution qui peut être compensée par des apports protéiques végétaux issus de céréales, légumineuses et oléagineux, également source de fibres, de vitamines et de minéraux. Autre solution : se tourner vers les alternatives végétales à la viande, beaucoup moins polluantes. Selon une étude réalisée par HappyVore, un steak végétal émet 31 fois moins de CO2 qu’un steak de boeuf.
Mis en place en France en 2001, le PNNS vise à améliorer la santé de l’ensemble de la population à travers des initiatives promouvant des habitudes alimentaires et des activités physiques bénéfiques pour la santé. En ce qui concerne la viande, le programme recommande de « privilégier la volaille et limiter les autres viandes (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats) à 500 g par semaine » et de « limiter la charcuterie à 150 g par semaine. » Cela n’inclut pas la volaille, pour laquelle aucune limitation n’est préconisée.
La viande, si elle est consommée en bonne quantité et avec une alimentation variée et équilibrée, est « favorable à une bonne santé », rappelle Béatrice Morio, directrice de recherche à l’INRAE et vice-présidente de la SFN. « Elle apporte des nutriments indispensables au bon fonctionnement de l'organisme. Bien sûr, des protéines de bonne qualité, mais aussi des vitamines du groupe B (dont B12) et minéraux (dont fer et zinc). »
Pour autant, la viande, rouge particulièrement, n’est pas un aliment sans risques et une trop forte consommation peut entraîner une « augmentation du risque cardiovasculaire et métabolique (diabète) et de cancer (estomac et colorectal surtout) », précise l’experte. « Ce risque est observé pour des apports élevés, supérieurs à 500 g de viande rouge (comptée cuite) par semaine selon l'ANSES (2016) ».
L’étude conjointe relève que « les recommandations du PNNS ont été élaborées en prenant en compte les enjeux de nutrition et de santé humaine, mais pas les enjeux environnementaux. » Selon la synthèse, ces recommandations « présentent un écart significatif avec la littérature scientifique sur les régimes alimentaires durables, en particulier en ce qui concerne la consommation de viande ».
En France, la consommation de produits animaux représente 61 % de l’impact carbone de notre alimentation. Le dernier rapport de la FAO, publié en 2013, estime que l’élevage de bétail dans le monde était responsable, en 2005, de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Cette activité émet environ sept milliards de tonnes de CO2 par an, soit plus que les États-Unis et la France réunis.
tags: #consommation #viande #impact #environnemental
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic