Nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales… Ces symptômes courants peuvent être annonciateurs d’une gastro-entérite virale, comme d’une intoxication alimentaire. Mais comment faire la différence entre les deux pathologies quand l’organisme nous envoie des signaux similaires ?
L'intoxication alimentaire est une affection courante qui survient après la consommation d’eau ou d'aliments contaminés par des bactéries, des virus ou des parasites. Les intoxications alimentaires sont des infections généralement bénignes. Aussi désignée sous le terme de « toxi-infection alimentaire », une intoxication alimentaire est provoquée par l’ingestion d’un aliment contaminé par une bactérie.
Elle peut survenir à la suite par exemple d’une manipulation des aliments par des mains sales, d’aliments mal lavés, d’une cuisson insuffisante des viandes, d’une rupture de la chaîne du froid ou de produits périmés. Veillez à ne jamais briser la chaîne du froid. Lorsqu’un aliment périssable stagne à une température au-delà de 4 °C, les bactéries peuvent se multiplier très facilement. Une précaution qui s’applique particulièrement en été.
La plupart du temps, l’intoxication alimentaire survient après la consommation d’un aliment contaminé par une bactérie. Il peut s’agir de la Salmonelle, une bactérie qui se retrouve souvent dans les aliments crus ou peu cuits (dans la viande, le poisson et les fruits de mer, les œufs, les légumes et les fruits). La bactérie Listeria peut aussi être à l’origine d’une toxi-infection alimentaire (on la retrouve dans le poisson fumé, la charcuterie, le lait et certains fromages non pasteurisés).
Généralement sans gravité, les risques d'une intoxication alimentaire peuvent varier en fonction de l’agent pathogène et de l’état de santé général de la personne affectée. Dans les cas les plus graves, une intoxication alimentaire peut entraîner des complications sérieuses, notamment :
L’intoxication alimentaire provoque des symptômes caractéristiques :
Parfois, des symptômes comme des maux de tête ou des tremblements peuvent accompagner l’intoxication alimentaire. La durée des symptômes d’une intoxication alimentaire peut varier d’un cas sur l’autre, mais la crise passe généralement au bout de 2-3 jours maximum. Parfois, cela ne dure que quelques heures.
Attention : si vos symptômes comprennent des boutons, accompagnés d’autres troubles digestifs, d’urticaire, d’une rhinite ou même d’asthme, il ne s’agit probablement pas d’une intoxication alimentaire, mais plutôt d’une allergie.
En règle générale, l’intoxication alimentaire disparaît d’elle-même en quelques heures ou quelques jours.
La gastro-entérite est quant à elle une inflammation de la muqueuse de l'estomac et des intestins causée par des virus. D’origine bactérienne, virale ou parasitaire, la gastro-entérite est une inflammation des muqueuses de la paroi intestinale. La gastro-entérite virale est quant à elle causée par un virus (avec des épidémies fréquentes pendant l’hiver).
La gastroentérite est une infection de la muqueuse digestive, plus particulièrement de l’intestin grêle, causée par des virus, des bactéries ou des parasites. L’hiver, cette pathologie est extrêmement fréquente, autant chez les enfants que chez les adultes. La gastroentérite d’origine virale est responsable des fameuses épidémies hivernales. Lorsque la gastroentérite est d’origine bactérienne, généralement à cause d’Escherichia coli, elle résulte d’un voyage où le niveau d’hygiène est insuffisant. On parle également de turista ou de diarrhée du voyageur.
La gastro-entérite est très contagieuse et se propage par contact direct avec des personnes infectées ou par la consommation d'aliments ou d'eau contaminés. Le contact direct avec une personne infectée, par exemple en l’embrassant ou en lui serrant la main. La gastro-entérite est une maladie hautement contagieuse. « Une personne infectée peut transmettre la maladie tant qu’elle présente des symptômes et ce même jusqu’à 2 semaines après leur disparition.
Contrairement à l'intoxication alimentaire, qui peut être causée par divers agents pathogènes, la gastro-entérite est exclusivement virale. Il est essentiel de prendre des mesures préventives comme le lavage de mains régulier et la désinfection des objets ou vêtements contaminés pour éviter la propagation de la maladie au sein de l’entourage proche.
La gastro-entérite survient soudainement, annoncée par l’apparition d’une diarrhée aigüe, après 24 à 72 heures d’incubation. Une diarrhée aigüe est définie comme étant une augmentation de la fréquence des selles (plus de 3 par jour) et une modification de leur consistance (molles ou liquides). Une gastroentérite d’origine virale est résolue en quelques jours, sans traitement particulier.
Il n’y a aucune différence entre une gastro-entérite et une grippe intestinale. Le terme de grippe intestinale que l’on rencontre de temps à autre, est simplement une autre manière de désigner la gastro-entérite.
Faire la distinction entre une intoxication alimentaire et une gastro-entérite peut être délicat en raison de la similitude de leurs symptômes. À cause de la similarité de leurs symptômes, il est souvent compliqué d’identifier de quelle pathologie nous sommes atteints.
Parmi les moyens qui permettent de différencier l’intoxication alimentaire et la gastro, l’origine de l’infection est un bon indicateur. Dans la plupart des cas, la gastro-entérite est d’origine virale. Cela représente deux tiers des cas de gastro-entérite. Contrairement à l’intoxication alimentaire qui le plus souvent est d’origine bactérienne.
Voici quelques points à considérer pour différencier les deux :
Il y a une manière rapide et souvent fiable de savoir s’il s’agit d’une intoxication alimentaire. Le facteur qui va être déterminant pour identifier si on est atteint d’une intoxication alimentaire ou d’une gastro-entérite, c’est la rapidité du début des premiers symptômes.
La diarrhée est un symptôme commun à la gastro-entérite et à l’intoxication alimentaire. En ce qui concerne la gastro-entérite, une diarrhée aiguë soudaine survient après la période d’incubation des agents pathogènes.
L’intoxication alimentaire provoque l’apparition de plusieurs symptômes dont la diarrhée. Le premier type de diarrhée survient quelques heures après un repas et n’est pas accompagné de fièvre. Le deuxième type de diarrhée peut survenir dans un second temps et se caractérise par la présence de glaires et de sang.
Les traitements contre l'intoxication alimentaire et la gastro-entérite dépendent de la cause sous-jacente de ces maladies, voici quelques lignes directrices générales :
En cas de doute, il est impératif de consulter votre médecin traitant pour un diagnostic précis et des recommandations de traitement adaptées à la situation spécifique.
Lorsqu’une intoxication alimentaire a été diagnostiquée, il est important de rester à la maison afin de se soigner au plus vite et pour éviter de transmettre la maladie à d’autres personnes. Il est important de rester isolé jusqu’à la disparition des symptômes. De plus, s’hydrater et bien s’alimenter sont les deux principales manières de traiter l’intoxication alimentaire et d’éviter des complications.
Si vous n’avez pas de fièvre et que vous suspectez une maladie virale comme la gastro-entérite, le traitement est le même : boire beaucoup d’eau et manger de petites portions de fruits et légumes. En cas de gastro-entérite d’origine virale, les antibiotiques (qui n’agissent que contre les bactéries) seront inutiles pour soulager les symptômes.
La première chose à faire en cas d’intoxication alimentaire ou de gastro-entérite virale est de bien s’hydrater. Pour aider l’organisme à retrouver des forces, il faut aussi continuer à s’alimenter. Qu’il s’agisse d’une intoxication alimentaire ou d’une gastro-entérite virale, cette affection gastro-intestinale guérit normalement toute seule. Mais les diarrhées et les vomissements provoquent une importante perte d’eau et de sels minéraux.
L’alimentation doit également être adaptée, pour éviter d’irriter le tube digestif et pour réduire les diarrhées. Il est recommandé de prendre des petits repas (plus souvent dans la journée) et de manger des aliments salés et riches en glucose (pain blanc, riz blanc, pâtes, semoule, pommes de terre…). Il est aussi possible de consommer des protéines (poissons et viandes maigres, cuits sans matières grasses), certains légumes cuits (carottes et haricots verts, notamment) et certains fruits (bananes, coings et poires, en compote de préférence).
Lorsque les symptômes apparaissent, il faut s’hydrater, continuer à s’alimenter (dans la mesure du possible) et surveiller son état. Il est aussi possible de prendre certains médicaments en auto-médication (demandez toujours conseil à votre pharmacien).
En revanche, si les symptômes (diarrhées et/ou vomissements) ne disparaissent pas au bout de deux jours, il est recommandé de se rapprocher de son médecin traitant. Les personnes de plus de 75 ans, immunodéprimées ou souffrant d’une maladie chronique doivent également consulter leur médecin dans la journée d’apparition des premières diarrhées.
En présence de signes de déshydratation, le service d’aide médicale d’urgence doit être contacté immédiatement (sensation de soif, bouche et langue sèches, faible quantité d’urines, peau sèche, somnolence ou confusion, manque de réaction, regard terne).
Après avoir réalisé un examen physique et procédé à un interrogatoire complet, le médecin peut parfois avoir recours à un examen bactériologique et parasitologique des selles.
Pour soulager les symptômes de l’intoxication alimentaire ou de la gastro-entérite virale, le médecin peut prescrire différents types de traitements (en vente libre). Se présentant sous forme de poudre à diluer dans une boisson, les solutés de réhydratation orale permettent d’éviter la déshydratation.
Si les symptômes de la gastro-entérite sont particulièrement douloureux ou gênants, le médecin peut aussi prescrire la prise de ralentisseurs de transit (qui diminuent la fréquence des selles) et d’antisécrétoires intestinaux (qui limitent la sécrétion excessive d’eau et de sels dans l’intestin). Les absorbants et protecteurs intestinaux permettent quant à eux de tapisser la barrière intestinale et d’absorber les gaz. Les antispasmodiques intestinaux sont prescrits en cas de douleurs ou de crampes intestinales. Déconseillés chez le nourrisson et l’enfant, ces médicaments ne doivent pas être pris sans avis médical.
Manger fait partie du processus de guérison de la toxi-infection. Même si vous n’avez pas faim, il est important de manger durant la période d’intoxication en choisissant bien ses aliments et en se nourrissant en petite quantité.
Le traitement de l’intoxication alimentaire sert avant tout à calmer les symptômes.
Bon à savoir : beaucoup de patients se demandent si l’on peut utiliser l’amoxicilline, un médicament antibiotique, pour traiter une intoxication alimentaire. Des médecins généralistes sont disponibles de 6h à 23h en téléconsultation.
Les intolérances alimentaires, souvent dues à une irritation de l’intestin, sont de plus en plus répandues. Bien que leurs symptômes se ressemblent, elles se distinguent des allergies alimentaires. Les intolérances alimentaires sont des réactions de type irritatif, le plus souvent au niveau de l’intestin, dues à des composants de certains aliments.
Certaines intolérances - au gluten ou au lactose, par exemple - sont dues à l’absence d’enzymes digestives habituellement présentes dans l’intestin. Il existe parfois des intolérances alimentaires occasionnelles, en lien avec une irritation temporaire de l’intestin, par exemple.
Les intolérances alimentaires se traduisent par des maux de ventre, des nausées et des vomissements, des diarrhées, des ballonnements, des réactions de la peau de type rougeur ou boutons, des maux de tête, des sueurs froides ou une sensation de mal-être. Si l’aliment mal toléré cesse d’être consommé, les symptômes disparaissent en quelques heures, voire quelques jours.
Les complications des intolérances alimentaires sont liées à la diminution de l’absorption des nutriments qu’elles peuvent entraîner.
Les intolérances alimentaires peuvent être causées par divers aliments et substances, mais certaines sont plus fréquentes que d'autres.
Cette intolérance résulte d'un déficit en lactase, l'enzyme nécessaire pour digérer le lactose, un sucre présent dans le lait et les produits laitiers. Elle touche environ 80 % de la population mondiale de plus de 7 ans, et se manifeste par des symptômes tels que des ballonnements, des diarrhées, des flatulences et des douleurs abdominales.
Le gluten est une protéine présente dans le blé, l'orge, le seigle et le triticale. L'intolérance au gluten est différente de la maladie cœliaque, qui est une maladie chronique d'origine immunologique. Les symptômes comprennent des douleurs abdominales, des ballonnements, des diarrhées et parfois des manifestations cutanées ou des maux de tête.
Le fructose est un sucre naturellement présent dans les fruits et certains aliments transformés. L'intolérance au fructose provoque des troubles digestifs tels que des ballonnements, des gaz, des diarrhées et des douleurs abdominales, similaires aux symptômes de l'intolérance au lactose.
Les sulfites sont des additifs alimentaires couramment utilisés dans les vins, les bières et certains aliments transformés. Ils peuvent entraîner des symptômes tels que des douleurs abdominales, des diarrhées, des éruptions cutanées et, dans les cas graves, des difficultés respiratoires.
La tyramine et l'histamine sont des amines biogènes présentes dans certains aliments comme le fromage bleu, le saucisson, le chocolat et certains fruits et légumes. Ces substances peuvent provoquer des maux de tête, des douleurs abdominales, des nausées et des réactions cutanées.
Ces intolérances varient en intensité et en symptômes selon la sensibilité individuelle et la quantité de l'aliment consommé. Il est indispensable de les identifier et de les gérer correctement pour prévenir les inconforts et les complications potentielles.
Pour éviter les intoxications alimentaires, il faut respecter la chaîne du froid (ne jamais recongeler un produit décongelé) et conserver les aliments frais dans une ambiance réfrigérée. En effet, les bactéries se développent plus vite dans une ambiance chaude.
On le sait bien, il y a des produits qui sont plus à risque que d’autres. Si vos sushis ont une drôle de tête, gardez-vous bien de les manger pour éviter tout risque d’intoxication alimentaire. Redoublez de vigilance lorsque vous êtes en voyage dans d’autres pays.
L’intoxication alimentaire n’est pas aussi contagieuse que la gastro-entérite, mais il y a toujours un risque de transmettre ses germes.
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