Très répandue dans le sud-ouest de la France, la Blonde d’Aquitaine est une race de bovins haut de gamme qui produit une viande de grande qualité, une viande racée. Elle est le résultat de la fusion de 3 races locales du Sud-Ouest : la Garonnaise, la Quercy et la Pyrénéenne.
Aujourd'hui, sa population mondiale est évaluée à 2 millions de têtes environ. La Blonde doit son formidable essor en France comme à l’étranger à ses qualités bien spécifiques. Elle exprime ses atouts tant au niveau de sa facilité d’élevage, comme de sa production de viande de qualité supérieure.
La dénomination Blonde d’Aquitaine est née au début des années 60 du regroupement de 3 rameaux de bovins blonds : la Blonde du Quercy, la Garonnaise et la Blonde des Pyrénées. Pour des raisons économiques, politiques et commerciales, ces trois rameaux ont été fusionnés en 1962 sous le seul vocable de « Blonde d’Aquitaine ».
La naissance du Herd Book (livre généalogique) de la race concrétise ce regroupement. FRANCE BLONDE D’AQUITAINE SELECTION est un organisme de sélection qui fédère les structures impliquées dans la sélection, la promotion et la valorisation commerciale de la race BLONDE D’AQUITAINE et de ses produits.
On y retrouve l’Association des Eleveurs du Livre Généalogique, les entreprises de sélection AURIVA pour l’insémination animale et BLONDE GENETIQUE pour la monte naturelle et la station raciale, diverses structures de commercialisation de reproducteurs et de viande sous signe officiel de qualité.
On reconnaît la race Blonde d’Aquitaine à son poil assez ras. Sa robe est de couleur froment ou blanc froment, passant de claire à plus foncée à l’approche de la saison chaude (le poil s’éclaircit pour s’adapter aux fortes chaleurs estivales du sud-ouest). Ses cornes sont blanches avec l’extrémité foncée.
C’est une vache à la taille imposante (1,55m pour la vache et 1,65m pour le mâle). Elle aime les terrains vallonnés argilo-calcaires plutôt que les prairies humides. Elle y trouve une herbe fine et de qualité: graminées, trèfle blanc, trèfle violet, lotier, luzerne composent une herbe diversifiée qu’elle apprécie particulièrement…
Au plus fort de l’hiver, les bêtes sont mises à l’abri dans une stabulation libre sur paille, car elles ont du mal à supporter l’humidité. L’élevage des bovins se fait en plein air à la belle saison. Pendant la période hivernale, les animaux se retrouvent sur une litière végétale en stabulation.
Concernant l’alimentation des animaux, les OGM sont proscrits. De plus, les fourrages, comme le foin, proviennent majoritairement de l’exploitation. Ainsi, le taux d’autonomie alimentaire des élevages est supérieur à 80 %.
L’usage des produits phytosanitaires a été significativement réduit. Ils sont appliqués dans de bonnes conditions pour éviter leurs fuites dans l’environnement. Pour diminuer l’usage de ces produits et préserver les sols, les agriculteurs ont opéré une diversification des cultures et un allongement des rotations.
Pour faciliter la fuite de la faune sauvage lors des récoltes, les éleveurs utilisent des méthodes particulières. Pour économiser l’eau, des cultures de luzerne sont implantées, contribuant aussi, par des récoltes printanières, à abonder le stock de fourrages.
La viande bovine Blonde d’Aquitaine est naturellement tendre et avec une haute qualité au niveau du goût sans être trop grasse. Elle contient beaucoup de minéraux, vitamines et de protéines.
Race bovine de grand format dédiée à la production de viande, la Blonde d’Aquitaine ne cesse de se développer depuis sa création en 1962. Ses points forts garantissent une plus value pour l’ensemble des acteurs de la filière : éleveurs, engraisseurs, transformateurs, consommateurs.
Elle est utilisée essentiellement en race pure dans notre pays et en croisement terminal à l'étranger.
Pierre Suc, jeune éleveur, bénéficie de la belle opération « Dix garonnaises pour s'installer » initiée par la Chambre d'Agriculture du Lot-et-Garonne. Quelques kilomètres en camion et la porte arrière qui s’ouvre sur l’inconnu. Mais l’hésitation est de courte durée pour les 10 vaches garonnaises qui ont vite fait d’adopter la nouvelle prairie inondée du soleil printanier.
On est là à Cocumont chez Pierre Suc, jeune agriculteur, maintenant éleveur, qui bénéficie de l’opération « Dix garonnaises pour s’installer » initiée par la Chambre d’Agriculture du Lot-et-Garonne. Un très beau cadeau d’installation reconnaît le jeune homme pour qui la réception de ces 10 jeunes vaches est un événement, marqué comme il se doit par la présence du président de la Chambre d’Agriculture Serge Bousquet-Cassagne, de Christophe Courrègelongue, vice-président de la commission agriculture de Val de Garonne Agglomération et de maires de l’intercommunalité dont Jean-Luc Armand qui se réjouit de l’installation récente du jeune agriculteur sur la commune de Cocumont.
« L’élevage repart à Cocumont, le territoire s’y prête, le gamin aussi, la vache aussi, lance le président de la Chambre d’Agriculture. Et plutôt que de se lamenter sur le déclin de l’élevage, on agit et on lui met le pied à l’étrier ! L’idée, je l’avais en tête depuis tout petit. Avoir des vaches comme mes grands-parents qui étaient agriculteurs ».
Deux générations plus tard, voilà le jeune qui nous confie réaliser son rêve de l’enfance. « Une passion de toujours mais aussi la prudence de me diversifier, d’autant plus que sur l’exploitation il y a tout ce qu’il faut pour nourrir les vaches avec les prairies et le foin que je commercialisais jusqu’à ce jour. J’ai installé un grand bâtiment photovoltaïque qui attend les 10 Garonnaises ».
Autant fier qu’ému à la réception de ce magnifique troupeau, le jeune agriculteur se réjouit aussi de participer au retour d’une race locale présente autrefois ici.
Les vaches Garonnaises sont à l’origine de la Blonde d’Aquitaine la race bien connue. La Garonnaise, c’était autrefois la vache de la ferme, celle qui avec une consœur sous un joug tirait la charrue, la charrette… et produisait les veaux.
Une race autochtone que la Chambre d’Agriculture veut voir revivre dans nos prairies, et si elle ne tirera plus la charrue, elle saura produire la viande locale que le consommateur recherche. Didier Parrel élu à la Chambre d’Agriculture et éleveur de Blondes d’Aquitaine fait l’éloge de cette Garonnaise : « On est ici dans le berceau de la race. La Garonnaise est une race facile à élever et les femelles sont très fertiles. Sa rusticité bien adaptée aux coteaux permet une excellente rentabilité herbagère.
On a besoin de viande sur le Lot-et-Garonne, notamment au niveau de l’abattoir de Villeneuve-sur-Lot.
Le Sud Ouest de la France est depuis toujours le berceau de race de la Blonde d’Aquitaine. Un éleveur de Blondes d'Aquitaine rappelle que cette race à viande est née de «trois rameaux, la Garonnaise, la Quercy et la Pyrénée» à l'initiative d'éleveurs du Sud-Ouest au début des années 1960. La Blonde en tant que race bovine reste toujours un demi-siècle après en voie d'amélioration et de développement.
«Nous n'avons fait qu'accompagner le déclin de l'élevage (bovin, NDLR) dans le département depuis des années. Le déclin doit cesser et on doit repeupler les coteaux» poursuit Serge Bousquet-Cassagne. Le prix du lait et la baisse de la consommation de viande rouge ne sont pas étrangers à ce déclin.
Afin de redynamiser l'élevage dans le Lot-et-Garonne, la Chambre d'agriculture propose une aide de 20 000 € pour financer l'achat d'animaux. D'abord dédié à la relance de la race bovine allaitante locale, la Garonnaise, le dispositif a été étendu à l'ensemble des bovins, ovins et caprins, lait comme viande.
En cinq ans, de 2013 à 2018, le Lot-et-Garonne a perdu 36 % de ses bovins et 20 % de ses éleveurs. Pour freiner l'hémorragie dont est victime l'élevage départemental, la chambre d'agriculture a engagé en novembre 2019 un plan de relance de la race bovine allaitante locale, la Garonnaise.
Jadis utilisée pour tirer la charrue et produire des veaux sous la mère, elle a ensuite été croisée avec la Blonde des Pyrénées et la Quercy. Beaucoup moins productive que la célèbre Blonde d'Aquitaine issue de ce croisement, elle s'est peu à peu effacée au profit de cette dernière.
La chambre d'agriculture entend donc faire coup double : « redynamiser la production de bovin viande en perte de vitesse dans le département, en recréant une race ancestrale, aujourd'hui disparue, dont il est le berceau », explique l'organisme.
D'autant qu'elle dispose d'atouts indéniables : rustique et facile à élever, elle s'adapte plus facilement que d'autres races aux zones de coteaux lot-et-garonnaises, et peut valoriser ces surfaces non cultivables et les nombreuses pâtures de la région. En outre, elle montre une très bonne rentabilité herbagère et une excellente fertilité.
Pour retrouver la race garonnaise, tout un travail de sélection est nécessaire à partir de bêtes bondes d'Aquitaine possédant ses caractères morphologiques.
L'opération "Dix Garonnaises pour s'installer" a même un triple but : il s'agit aussi de « relancer l'installation de jeunes éleveurs » et la vie socio-économique dans les territoires autour. Ainsi, une enveloppe de 20 000 € maximum est octroyée pour la reprise ou la création d'un atelier de vaches allaitantes garonnaises, hors cadre familial dans le premier cas et pour tout type d'exploitations dans le second.
En contrepartie, les bénéficiaires s'engagent à conserver le troupeau durant 10 ans et à suivre l'accompagnement technique de la chambre d'agriculture pendant deux-trois ans.
Installé depuis cinq ans sur la ferme familiale à Castella, au nord d'Agen, Ludovic Bulit est dans la deuxième situation. Producteur de céréales récemment converti à l'agriculture biologique, il possède néanmoins quelques prairies qui ne peuvent pas être cultivées. « Faire pâturer des animaux » permettrait alors de les exploiter.
Ludovic réfléchit à cette idée pendant un an avant de tomber sur un article de Campagnes 47, le magazine de la chambre départementale d'agriculture, annonçant le lancement de la démarche.
Être soutenu financièrement pour acheter ses premiers animaux semble une opportunité intéressante pour le jeune producteur. Et participer à la « préservation d'une race locale ancienne » lui plaît, surtout la Garonnaise qu'il a découverte par hasard sur un marché quelques mois auparavant.
« C'est une jolie vache, précise-t-il. J'apprécie sa petite taille comparé à la Blonde d'Aquitaine, ses qualités laitières pour les veaux, sa rusticité et sa facilité d'élevage. Étant double actif, ces deux derniers critères sont essentiels pour éviter une trop lourde charge de travail. »
« Des génisses prêtes à vêler pour démarrer rapidement » Coup de fil à la chambre, visite de la ferme, constitution et examen du dossier : le projet s'est concrétisé en deux-trois mois. Le 11 février dernier exactement, une dizaine de génisses pleines sont arrivées sur l'exploitation de Ludovic Bulit, en provenance du département voisin de la Dordogne.
« De la demande d'aide à la recherche et à l'acheminement des animaux, la chambre d'agriculture s'occupe de tout. J'ai simplement spécifié que je voulais des bêtes prêtes à vêler. Avec des mises bas prévues en avril, je vais pouvoir démarrer rapidement la production. »
Ludovic renoue ainsi à la fois avec l'identité d'un territoire et avec la tradition familiale, ses parents ayant arrêté l'élevage laitier et allaitant quelques années avant leur retraite. Son objectif est de développer le cheptel pour ne plus avoir besoin de sa deuxième activité dans les travaux publics et peut-être se diversifier dans la vente directe.
« Comme la déprise de l'élevage en Lot-et-Garonne touche toutes les filières et pas que les bovins allaitants, nous avons vite ouvert le dispositif aux vaches laitières, puis aux ovins et caprins, lait comme viande, quelle que soit la race, puisqu'il n'en existe pas de locale dans ces productions, indique la Chambre d'agriculture.
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Origine | Sud-Ouest de la France (Garonnaise, Quercy, Pyrénéenne) |
| Robe | Froment ou blanc froment (varie selon la saison) |
| Taille | Vache: 1,55m, Mâle: 1,65m |
| Habitat | Terrains vallonnés argilo-calcaires |
| Alimentation | Herbe fine, fourrages sans OGM |
| Qualité de la viande | Tendre, savoureuse, riche en minéraux et protéines |
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