Cet article vous fournira des informations détaillées sur le sirop Fludol DM, un médicament antitussif. Il est crucial de comprendre la posologie appropriée pour les enfants et les adultes, ainsi que les précautions importantes à prendre lors de son utilisation.
Fludol DM se présente sous forme de sirop. Il contient un antitussif opiacé qui bloque le réflexe de la toux en agissant directement sur le cerveau. Il n'entraîne pas de dépendance, ni de dépression respiratoire aux doses usuelles.
Ce médicament est un générique de TUSSIDANE.
Il est utilisé dans le traitement de courte durée des toux sèches ou d'irritation.
Ce médicament est pris au moment où survient la toux, en espaçant les prises d'au moins 4 heures.
Posologie usuelle :
La posologie initiale doit être diminuée de moitié en cas d'insuffisance hépatique.
La durée du traitement ne doit pas dépasser 5 jours sans avis médical.
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
Ce médicament n'est pas adapté au traitement de la toux grasse, qui est un mécanisme de défense normal de l'organisme permettant l'évacuation des mucosités présentes dans les bronches.
La toux est un symptôme qui peut révéler de nombreuses maladies (allergie, maladie cardiaque, pulmonaire, digestive...) : consultez votre médecin si elle persiste plus de quelques jours.
Évitez la prise de boissons alcoolisées pendant le traitement.
Ce médicament peut induire une somnolence, parfois intense chez certaines personnes. Cette somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs. La conduite et l'utilisation de machines dangereuses sont fortement déconseillées, surtout dans les heures qui suivent la prise du médicament.
Ce médicament ne doit pas être associé aux antidépresseurs de type IMAO non sélectifs (MARSILID) ou sélectifs A (MOCLAMINE) : risque d'élévation de la température, d'agitation, de chute brutale de la tension artérielle.
Informez par ailleurs votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un médicament sédatif (tranquillisants, somnifères, certains médicaments contre la douleur contenant des opiacés, antidépresseurs, neuroleptiques...).
Grossesse : L'utilisation ponctuelle de ce médicament pendant la grossesse est possible, à condition de respecter la posologie recommandée. Néanmoins, son utilisation dans les jours qui ont précédé l'accouchement doit être signalée au médecin ; en effet, une surveillance particulière du nouveau-né peut être nécessaire.
Allaitement : Certains antitussifs pris à doses excessives par des mères allaitant leurs enfants ont provoqué chez ces derniers des pauses respiratoires. Ce risque n'a pas été constaté avec le dextrométhorphane aux doses recommandées ; mais ce médicament est néanmoins, par sécurité, contre-indiqué pendant l'allaitement.
Des mesures simples permettent de calmer les toux sèches : boissons chaudes et humidification de l'air ambiant.
La cigarette est irritante pour les bronches et entretient la toux : évitez de fumer ou d'être exposé à la fumée des autres.
Une toux nocturne aggravée par ce médicament peut être une toux allergique ; demandez conseil à votre médecin.
Après ouverture du flacon, la solution buvable ne doit pas être conservée plus de 1 mois.
Des cas d'abus et de mésusage du dextrométorphane ont été rapportés. Des mesures simples et sans médicament doivent être entreprises en cas de toux chez l’enfant. Faire des lavages de nez au sérum physiologique si le nez est pris, proposer des boissons régulièrement, aérer la chambre et ne pas fumer au domicile.
Si vous êtes enceinte, il est impératif de toujours vérifier auprès de votre médecin ou pharmacien que les médicaments que vous prenez sont compatibles avec votre état. Voici quelques exemples de médicaments classés par familles qui ne doivent pas être utilisés pendant tout ou partie de la grossesse :
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (tels que l’ibuprofène ou le kétoprofène) et l’aspirine à forte dose (dose supérieure à 500 mg par jour) sont formellement contre-indiqués pendant les 4 derniers mois de la grossesse. Des effets néfastes pour la mère et l'enfant à naître ont été mis en évidence lorsqu'ils sont utilisés au cours de cette période ; le risque existe même avec une seule prise et même si la grossesse est à terme.
Lorsque les AINS sont destinés à une application locale, ils peuvent traverser la peau et passer dans le sang. Ils exposent ainsi le fœtus aux mêmes risques que lorsque ces médicaments sont pris par voie orale, en particulier lorsqu’ils sont appliqués sur une large surface de peau ou sous un pansement.
Les AINS et l'aspirine ne peuvent être utilisés que de façon ponctuelle et sur avis médical pendant les cinq premiers mois de la grossesse.
Le paracétamol est l’antalgique généralement conseillé pour traiter la douleur au cours de la grossesse. La codéine, utilisée pour soulager les douleurs modérées à fortes, ne doit être prise qu'après avis médical. En effet, chez le nouveau-né d'une mère traitée par des doses élevées peu avant l’accouchement, une insuffisance respiratoire peut survenir.
En cas crise de migraine, les dérivés de l’ergot de seigle sont contre-indiqués pendant la grossesse en raison d’un effet vasoconstricteur sur le placenta et le cordon ombilical, néfaste pour le fœtus. L’utilisation du paracétamol est possible à tout moment de la grossesse pour soulager une crise de migraine.
Les médicaments utilisés dans le traitement du rhume contenant un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) sont formellement contre-indiqués au cours des quatre derniers mois de la grossesse : ils exposent à des effets toxiques même avec une seule prise. Les traitements contenant des vasoconstricteurs décongestionnants (pseudoéphédrine, phényléphrine) sont déconseillés pendant toute la grossesse.
Les antihistaminiques sédatifs sont déconseillés au cours de premier trimestre de la grossesse. Ils ne doivent être prescrits après cette période qu’en cas de nécessité absolue. Les antihistaminiques non sédatifs (tels que la cétirizine) n’ont pas montré d’effet malformatif ou toxique chez l'animal et les études publiées chez la femme enceinte sont rassurantes.
Les antibiotiques de la famille des quinolones sont habituellement contre-indiqués ou déconseillés. Des atteintes articulaires ont été observées chez les enfants traités après la naissance avec des quinolones.
Le vaccin contre la rubéole est contre-indiqué. Le vaccin contre la fièvre jaune n’est pas recommandé. Toutefois, le risque lié à la fièvre jaune est infiniment supérieur à celui que fait courir la vaccination.
L'isotrétinoïne est responsable de graves malformations chez l'enfant à naître en cas de prise pendant la grossesse. La patiente reçoit une notice et doit signer un document conservé par le médecin, dans lequel elle atteste avoir reçu les informations nécessaires. Tous les mois, lors de chaque renouvellement de traitement, un test sanguin de grossesse négatif datant de moins de trois jours doit être présenté au médecin.
L'acitrétine est responsable de graves malformations chez l’enfant à naître en cas de prise pendant la grossesse. Une contraception rigoureuse est indispensable avant le début du traitement et pendant toute sa durée. Par prudence, la contraception est poursuivie trois ans à compter de l’arrêt du traitement, en raison de la persistance de la substance dans l’organisme.
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) et les antagonistes de l'angiotensine II sont formellement contre-indiqués à partir du quatrième mois de la grossesse : ils exposent à une toxicité pour les reins du fœtus. Ils sont déconseillés pendant le premier trimestre de la grossesse. En conséquence, un désir de grossesse nécessite le remplacement de l'IEC ou de l'antagoniste de l'angiotensine II par un autre antihypertenseur.
Les bêtabloquants peuvent être prescrits pendant la grossesse si besoin. Si le traitement précède l’accouchement, l'effet du bêtabloquant persiste quelques jours chez le nouveau-né, avec un risque de ralentissement du cœur et d’hypoglycémie.
Les anticoagulants oraux (antivitamines K) sont habituellement contre-indiqués chez la femme enceinte car ils exposent à des effets toxiques pour la mère et pour l’enfant à naître.
Les somnifères ne doivent pas être utilisés sans avis médical pendant la grossesse. La prise répétée d’un somnifère de la famille des benzodiazépines en fin de grossesse peut être responsable d'effets indésirables (troubles de la succion, difficulté respiratoire par exemple) chez le nouveau-né.
Des études suggèrent un possible risque de malformation cardiaque avec les antidépresseurs ISRS, notamment la paroxétine et la fluoxétine. De plus, une étude québécoise publiée en décembre 2015 suggère, sans toutefois la démontrer, une augmentation du risque de troubles autistiques chez les enfants nés de mère traitée par un antidépresseur de la famille des inhibiteurs de recapture de la sérotonine (ISRS) pendant le 2e et le 3e trimestre de la grossesse.
L’acide valproïque est l'antiépileptique qui a l'effet tératogène le plus important. Il peut entraîner des malformations notamment du cœur, du squelette, de l'appareil digestif ou du système nerveux. D'autres antiépileptiques (carbamazépine, phénobarbital, topiramate par exemple) sont susceptibles d'induire des risques de malformations. En conséquence, un désir de grossesse peut nécessiter une réévaluation du traitement antiépileptique en cours par le médecin.
Le lithium augmente le risque de malformations cardiaques. Son utilisation est fortement déconseillée.
Il est essentiel de consulter votre médecin ou pharmacien pour toute question concernant la prise de médicaments pendant la grossesse.
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