Film Alimentaire : Danger pour la Santé ? Alternatives et Bonnes Pratiques

Le film alimentaire est un incontournable de nos cuisines, utilisé quotidiennement pour protéger les aliments de l'oxydation et du développement d'agents pathogènes. Fort de son succès dès sa commercialisation à usage domestique dans les années 1950, il est aujourd'hui présent dans les cuisines du monde entier. En France, on estime que 1,2 milliard de mètres de film plastique alimentaire sont utilisés chaque année. Cependant, cette matière plastique peut se révéler dangereuse pour la santé et l'environnement.

Vous le connaissez aussi sous le nom de film étirable, voire de cellophane, bien que cette appellation soit un abus de langage. Le film alimentaire est partout ! Sous forme de rouleau dans votre cuisine aussi bien que sur les fruits et légumes, la viande et la charcuterie au détail dans les commerces, cet emballage alimentaire s'est imposé dans notre quotidien. Est-il pour autant sans risque ? Rien n'est moins sûr.

Les Avantages du Film Alimentaire

Le film alimentaire est un plastique ductile, c'est-à-dire qu'il peut se déformer, s'étirer jusqu'à atteindre son point de rupture. Cette capacité d'étirement est intéressante pour emballer des aliments ou protéger un plat sans couvercle. Le matériau, aujourd'hui du PVC (polychlorure de vinyle), est aussi imperméable à l'eau et aux gaz. Bien collé aux parois du plat ou aux aliments, il garantit donc une étanchéité parfaite et la protection optimale de la nourriture contre l'oxydation, mais aussi contre le développement d'agents pathogènes et les insectes.

De plus, le film étirable adhère à toutes les surfaces. Il est ainsi très simple à utiliser, à condition de le dérouler correctement puisqu'il colle aussi à lui-même. Dernier avantage : sa transparence. Contrairement au papier aluminium ou aux plastiques opaques qui vous obligent à ouvrir le paquet pour voir son contenu ou à l'inscrire au marqueur, le film alimentaire est complètement transparent.

Pourquoi se Méfier du Film Alimentaire ?

Malgré ses avantages pratiques qui l'ont rendu si populaire dans toutes les cuisines, le film étirable doit être utilisé en suivant les recommandations sanitaires pour éviter les risques. En effet, tous les films étirables ne sont pas de qualité alimentaire, c'est-à-dire sans danger pour la consommation humaine. Ils sont aussi très utilisés en logistique pour emballer et protéger les palettes de transport ou votre valise avant de prendre l'avion. Mieux vaut donc vérifier sur l'emballage que votre film étirable est bien dédié à un usage alimentaire !

Mais même dans les films alimentaires, il y a deux catégories : ceux qui peuvent être chauffés et ceux qui ne supportent pas la chaleur. Les premiers passent au four micro-ondes sans problème, pratiques pour éviter les éclaboussures dans la cavité. La chaleur ne doit toutefois pas excéder 70°C donc le passage au four ou dans une casserole d'eau portée à ébullition est proscrit. En revanche, le plastique des seconds se détériore en chauffant. Vous ingérez donc des micro-particules de plastique à chaque utilisation, avec les méfaits qu'on connaît sur la santé humaine (et ceux qu'on ignore encore) : stress oxydatif, perturbation des systèmes endocrinien, neuronal et reproducteur, fixation d'autres agents toxiques…

Par ailleurs, la plupart des rouleaux de film alimentaire portent une mention restrictive sur l'utilisation pour les aliments gras (graisses animales ou végétales). À leur contact, le film libère des phtalates, substances chimiques nocives aux effets délétères sur la santé. Au-delà de la question sanitaire, l'usage quotidien de ce film plastique pose des problèmes environnementaux. Le recyclage du plastique est encore balbutiant pour des raisons techniques, logistiques et financières. Y avoir recours avec parcimonie réduit vos déchets ménagers et donc votre empreinte écologique.

En novembre 2024, le microbiologiste et hygiéniste Christophe Mercier-Thellier alerte sur les méfaits du film alimentaire et déconseille fortement son utilisation. "Ça devrait être interdit : c’est une horreur !", partage l’homme chargé de la propreté dans des hôpitaux, cantines et collectivités. "Si vous mettez du film au contact avec de la béchamel, d’une vinaigrette… : le gras extrait du film des phtalates, un perturbateur endocrinien puissant", prévient-il, expliquant qu’il est spécifié sous chaque boîte de film alimentaire plastique que cela ne convient pas aux aliments gras, mais que peu de personnes le savent.

Le film plastique alimentaire est pointé du doigt par le microbiologiste Christophe Mercier-Thellier. Il alerte sur les risques liés aux phtalates, perturbateurs endocriniens, surtout en contact avec des aliments gras. "Le film alimentaire, ça devrait être interdit, c’est du PVC. C’est une horreur", a déclaré l’auteur du livre "L’hygiène, c’est la santé". Grazia rapporte les propos du scientifique au sujet des aliments gras.

Certains indiquent qu’ils sont sans parabène, sans phtalate, sans bisphénol A, mais ne précisent pas ce qu’ils contiennent. Nous avons tenté de le savoir, auprès d’un fabriquant, mais nous n'avons pas obtenu de réponse. Quoiqu’il arrive, cela reste du plastique et quand il chauffe au contact d’un aliment, il peut s’y infiltrer et se retrouver dans notre organisme, au bout du compte. Cette pollution de l’organisme aux microplastiques inquiète beaucoup les scientifiques, notamment sur les risques de cancer.

Comment faire son propre film alimentaire écologique ?

Comment Bien Utiliser le Film Alimentaire ?

Si le film alimentaire peut représenter un danger pour la santé, il convient de l’utiliser selon les bonnes recommandations. "Le film alimentaire n’est pas interdit", rassure Océane Sorel, docteure en virologie et immunologie. Il faut toutefois éviter de le mettre en contact direct avec le fromage gras, la charcuterie, les plats en sauce, les aliments très huilés, le beurre, mais aussi éviter de le faire chauffer au micro-ondes.

"Les graisses favorisent la migration des composants du plastique vers l’aliment, et c’est pire quand c’est chauffé, c’est pour ça que c’est déconseillé mais pour les autres aliments y’a peu de risque de migration", détaille la docteure connue sous le pseudonyme The French Virologist. Elle rappelle par ailleurs que son utilisation est sans risque pour les fruits, les légumes, la salade, le pain, les gâteaux secs, les pâtes et le riz sans sauce et, de façon générale, les aliments froids peu gras.

En lisant ce qui est indiqué sur un rouleau de film alimentaire : "ce film convient à tous les aliments, excepté les graisses et les huiles animales, les produits conservés en milieu gras, les fruits à coque, en pâte ou en crème et les sauces à caractère gras comme les mayonnaises, crèmes pour salades et autres mélanges, notamment à base de noix de coco", vous éliminez beaucoup d’aliments ! Pas de fromage, pas de saumon, pas de pâte à tarte… rien qui contienne du gras, tout simplement parce que le plastique utilisé est susceptible de libérer des substances chimiques, notamment de la famille des phtalates, qui peuvent perturber le bon fonctionnement de nos hormones. Or ces phtalates adorent le gras ! Donc les aliments qui en contiennent sont les plus contaminés. Ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas utiliser de film plastique pour les conserver : il faut juste éviter le contact direct avec les aliments.

Précautions à prendre

Certains films sont voués à la cuisson, là aussi, en évitant tout contact direct avec l’aliment, si possible. Certains emballages le précisent, d’ailleurs. On filme donc le récipient et on peut faire quelques trous à la fourchette avant de lancer le micro-ondes. Pas de four traditionnel, ni de cuisson à l’eau bouillante. On voit, comme ça, des recettes qui consistent à enrouler un ballotin de volaille dans du film alimentaire, avant de le plonger dans l’eau bouillante. Ce n’est absolument pas fait pour !

Attention toutefois : tous les films alimentaires ne sont pas équivalents. Certains sont conçus uniquement pour la conservation à froid et ne doivent jamais être utilisés au micro-ondes, même quelques secondes. S'il ne s’agit pas là d’un danger immédiat pour notre santé, une exposition cumulative aux substances pointées du doigt ci-dessus pose question.

Quelles Alternatives au Film Étirable ?

Si le film alimentaire étirable est aussi présent dans notre quotidien, c'est qu'il est pratique ! Quelques secondes suffisent à emballer des aliments avant de les mettre au réfrigérateur, au congélateur ou au four micro-ondes. Pourtant, on peut obtenir le même résultat de conservation et de rapidité en plaçant la nourriture dans une boîte hermétique en verre ou en plastique (sans BPA). Très abordables et durables, ces boîtes avec couvercle ont l'avantage de s'empiler facilement et d'être disponibles dans toutes les formes et dimensions.

Pour éviter toute forme de risque, on peut remplacer le film alimentaire par des contenants de type tupperware en verre avec couvercle. Il s’agit de l’alternative la plus saine et la plus écologique. Au micro-ondes, préférez la cloche. Pour ceux qui veulent continuer de conserver un aliment sans le transvaser dans un autre contenant, il existe des films alimentaires qui ne contiennent ni phtalates ni bisphénol A.

Des emballages plus respectueux de l’environnement ont également fait leur apparition. On peut notamment trouver des charlottes alimentaires en tissu ou des emballages réutilisables en cire d’abeille. Le film alimentaire est très souvent utilisé pour recouvrir des aliments qu'ils soient cuisinés ou frais. Mais attention, il ne doit pas être utilisé avec tous les aliments et pas n'importe comment.

Voici une liste de produits écolos performants et faciles à utiliser pour remplacer le film plastique et le papier aluminium :

  • Couvercles en silicone alimentaire : Certifiés sans BPA ni Phtalate, extensibles, lavables et réutilisables.
  • Charlottes en tissu : Généralement en coton, avec un élastique pour recouvrir plats et bols.
  • Bee wrap : Emballages réutilisables en tissu de coton imbibé de cire d’abeille, huile de jojoba et résine de Pin.
  • Sacs lavables et réutilisables en silicone alimentaire : Totalement étanches et hermétiques, idéaux pour la congélation.
  • Films alimentaires lavables et réutilisables en silicone : Développés avec de la nanotechnologie pour une adhérence parfaite.
  • Assiettes ou boîtes hermétiques (Tupperware) : Alternatives classiques et efficaces.

Bien évidemment c’est du plastique donc faite attention à la présence de substances toxiques.

Film Plastique ou Papier Aluminium ?

Vous ne savez pas s’il est préférable d’utiliser le film alimentaire ou le papier aluminium ? Vous vous demandez quels sont leurs impacts sur votre santé ? Le film plastique et le papier alu ont tous les deux des avantages et des inconvénients. L’un est plus dangereux pour la santé mais conserve mieux la chaleur. L’autre est moins nocif mais aussi moins polyvalent. Ce qui est sûr c’est qu’ils sont tous les deux mauvais pour l’environnement. La lecture de cet article va vous permettre de tout comprendre sur le sujet. À la fin vous serez capable de faire un choix entre les deux mais nous espérons que vous serez curieux à l’idée de découvrir des alternatives plus éco-responsables.

Film alimentaire, film étirable ou encore « Cellophane », on lui donne plusieurs noms. À chacun de faire son choix. L’utilisation du film à usage alimentaire se situe vers les années 1960. À l’époque ils utilisent du polychlorure de vinylidène (PVDC) pour la fabrication. Des chercheurs ont travaillé le produit, au niveau de l’odeur et de la couleur pour qu’il s’adapte à l’alimentaire. Aujourd’hui les films alimentaires sont faits à base de PVC plastifié. Dans la composition vous retrouvez bien évidemment du Phtalate qui est un perturbateur endocrinien reconnu. On parle aussi de bpa (Bisphénol A) qui serait responsable de l’apparition de certains cancers comme celui des reins et de la prostate. Même si ça reste du plastique, aujourd’hui une partie des fabricants a enlevé le phtalate et le bpa des films étirables.

Le papier aluminium sert à emballer, protéger et conserver les aliments. Il sert aussi pour la cuisson comme pour les pommes de terre au four, les poissons en papillote… C’est principalement ce qui va le différencier du film plastique car il est conducteur de chaleur. Si vous voulez réalisez une papillote placez une couche de papier cuisson entre l’aliment et le papier alu. Comme ça l’aluminium n’est pas en contact avec l’aliment et vous n’avez pas de risque. Cependant, ce n’est pas une solutions écologique. Contrairement au film, le papier aluminium est dans la majorité des cas recyclable donc mieux pour la planète...

Même si le papier alu semble très utile, méfiez-vous des substances toxiques qu’il peut transmettre dans vos aliments. Au contact de la chaleur l’aluminium est un neurotoxique très puissant. Il n’est aussi absolument pas conseillé de le mettre en contact d’aliment acide au risque de le voir se dissoudre sur les aliments.

Il faut clairement oublier l’utilisation du papier alu car il y a un trop grand risque de propagation de substances toxiques dans votre nourriture. Concernant le film plastique, aujourd’hui la quasi-totalité des fabricants ont retirés le bpa et le phtalate donc c’est moins dangereux que des années en arrière. Les fabricants n’ont pas le choix de s’adapter aux habitudes de consommation de la population.

Même si vous décidez de n’utilisez que le film alimentaire vous allez continuer à produire beaucoup de déchet. Le but est de diminuer cette quantité pour agir en faveur de la planète.

À présent, vous avez toutes les cartes en main pour prendre les meilleures décisions. Comme nous l’avons dit, il est préférable de bannir totalement le papier aluminium qui peut être très nocif pour la santé.

Pour conserver ses aliments au frigo, le microbiologiste recommande l’emploi de boîtes en verre. Concernant le papier aluminium, il se montre moins alarmiste mais rappelle qu’il ne vaut mieux pas le chauffer. En résumé : "L’alu c’est très bien à froid, mais le film alimentaire c’est très bien jamais.

Le Film Étirable Est-il Forcément Alimentaire ?

Absolument pas ! Le film étirable classique se retrouve de manière très commune dans les emballages, notamment pour la protection des palettes prêtes à expédier par la route, mer, air… Ces films sont destinés à ce qu’on appelle les emballages secondaires ou tertiaires qui n’entrent donc pas en contact direct avec le produit emballé. Pourquoi ? Tout simplement parce que d’une part, ces films peuvent contenir encore des substances qu’il ne vaudrait mieux pas retrouver dans ses plats.

Un film peut devenir alimentaire à condition que de tests suivant des protocoles très réglementés ont été menés. Il s’agit de simuler le contact du matériau avec différents types d’aliments (secs, gras, etc…) dans certaines conditions (durée, température…).

Ainsi, en fonction des conditions de ces tests, le film peut être rendu apte uniquement à une catégorie d’aliments et pas d’autres. La première étape est donc de bien lire les documents qui accompagnent le film alimentaire (sa boîte, sa fiche technique) pour être bien certain que les aliments dont je dispose peuvent être emballés par le film que vous avez acheté. Ne vous en faites pas trop tout de même, les films alimentaires vendus dans le commerce sont souvent aptes au contact de tous les aliments.

Également, les tests sont régulièrement pratiqués avec des simulations de contact pendant 10 jours à 20°C. Dans ce cas, vous comprendrez que les films ainsi éprouvés seront parfaits pour la congélation ou réfrigération mais qu’il n’est pas possible de déterminer s’ils sont capables de tenir dans des ambiances chaudes. Souvent, les tests permettront de fixer une tenue à la température à 70°C pendant 2h ou 100°C pendant 15 minutes, ce qui peut correspondre à l’utilisation d’un four à micro-onde pour la décongélation, le réchauffage et la cuisson.

Avec les repas de fin d’année, c’est presque automatique : on emballe les restes, on couvre les plats, on étire le film alimentaire sur un fromage ou un plat encore tiède. Problème : ces composés ne sont pas fixés de manière permanente au plastique. "Prenez la boîte de film alimentaire, regardez dessous, il y a marqué : convient pour l’emballage de tous les aliments, sauf les aliments gras.

Des bouts de polymères peuvent en effet se détacher et passer dans les aliments ainsi que tous les additifs ajoutés au plastique selon les besoins du fabricant (pour sa couleur, sa résistance, sa dégradation à la lumière…).

Le film alimentaire peut être un outil pratique, mais son utilisation doit être réfléchie. Alors, la prochaine fois que vous saisirez ce rouleau de film plastique, posez-vous la question : l’utilisez-vous vraiment comme il faut ?

Un Peu d'Histoire

Le film transparent et lisse que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de film étirable est à l’origine une erreur de chimie, un résidu qui s’accrochait obstinément au fond d’un bécher dans un laboratoire dans les années 1930. Les militaires l’utilisaient à l’origine pour recouvrir les bottes et les avions. Aujourd’hui, les consommateurs du monde entier et les magasins d’alimentation dans lesquels ils font leurs courses ont le choix parmi plus d’une centaine de marques de cette matière extrêmement résistante à l’eau.

Le film étirable est très populaire aux États-Unis. En 2019, un groupe de recherche industrielle a constaté qu’en l’espace de six mois, près de 80 millions d’États-Uniens avaient utilisé au moins un rouleau de film plastique, et que plus de cinq millions d’États-Uniens avaient consommé plus de 10 millions de rouleaux. Bien que ce type d’emballage léger et bon marché nous permette de conserver nos restes alimentaires plus longtemps, il comporte son lot d’inconvénients : il contribue à la crise de la pollution plastique, est difficile à recycler et est fabriqué à partir de produits chimiques potentiellement dangereux, en particulier lorsqu’ils se décomposent dans l’environnement.

« Si l’on se reporte aux années 1950, époque à laquelle nous ne disposions pas d’un système de stockage des aliments aussi efficace qu’aujourd’hui, on comprend pourquoi le film étirable est devenu si populaire », explique Leah Bendell, écotoxicologue marine à l’université Simon Fraser, au Canada.

« Nous n’avions pas de plastique il y a 70 ans, et dans le boom de l’après-guerre, des chimistes nous ont offert le meilleur des mondes. Les pesticides, les herbicides et les plastiques en faisaient largement partie », ajoute-t-elle.

Sa tâche consistait à créer un nouveau produit à partir d’hydrocarbures et de chlore, deux sous-produits de la fabrication du perchloroéthylène, un agent de nettoyage à sec.

Ce nouveau produit chimique était si résistant à l’eau qu’il était impossible de le retirer des parois de son flacon de distillation. Les molécules de PVDC se lient si étroitement qu’elles sont presque impénétrables par les molécules d’oxygène et d’eau. Du fait de ses propriétés, le PVDC a trouvé sa place dans l’armée puis dans les cuisines américaines sous le nom de Saran Wrap.

Dans les années 1960, la société australienne GLAD a créé sa propre version du film plastique (moins collante) à partir de polyéthylène. Le film de la marque Saran Wrap est désormais lui aussi fabriqué à partir de polyéthylène, suite aux préoccupations des consommateurs concernant les effets sur la santé de l'utilisation d'un plastique contenant du chlorure pour emballer leurs aliments.

Les Inconvénients du Film Étirable

Les films plastiques, fins et peu résistants, sont difficiles à recycler ; sans équipement spécialisé, ils obstruent les machines. Et même lorsque ce type de plastique est recyclé, il demeure plus coûteux que ses équivalents non recyclés. Par ailleurs, selon l'Organisation mondiale de la santé, le PVC et le PVDC peuvent libérer une substance chimique hautement toxique, la dioxine, lorsqu’ils finissent dans des décharges ou des incinérateurs.

Dans les milieux marins, le film étirable contribue à aggraver la crise de la pollution plastique. De plus, contrairement aux autres plastiques, le PVC et le PVDC captent un grand nombre de bactéries et de métaux ; ces microplastiques contaminent ensuite les poissons qui les prennent pour de la nourriture.

Alors que les défenseurs de l’environnement ont tendance à préconiser l’abandon pur et simple de ces produits plastiques, les fabricants pointent du doigt les infrastructures obsolètes.

Le PVC et le PVDC se distinguent par des compositions de chlorure légèrement différentes. Le Saran Wrap contient environ 13 % de chlorure de vinyle, et les deux matériaux contiennent généralement des additifs toxiques, déclare Bendell. L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux réglemente ces deux produits, de sorte que moins d’une fraction d’un pour cent de PVC et de PVDC puisse migrer dans les aliments. À ce niveau d’exposition, le risque d’intoxication par le film étirable est extrêmement faible.

Selon Halden, « contrairement aux agents pathogènes infectieux, les effets de l’exposition à des produits chimiques toxiques peuvent mettre des décennies à se manifester ». Il serait donc difficile d’établir un lien direct entre une augmentation des taux de cancer, par exemple, et les produits chimiques contenus dans les films étirables.

Alternatives Durables

Le papier ciré était fréquemment utilisé dans les décennies qui ont précédé l’apparition du film étirable dans les rayons des supermarchés. Aujourd’hui, une forme réutilisable de papier ciré offre une alternative aux plastiques jetables.

Bee's Wrap est fabriqué à partir d’une fine bande de coton enduite de cire d’abeille, d’huile de jojoba et de résine d’arbre. La chaleur des mains détache les liens, ce qui rend le produit plus souple et plus adhérent.

Copropriétaire d’une start-up appelée Etee, Steve Reble dit s’être inspiré des emballages utilisés pour la confection des momies égyptiennes lorsqu’il a créé son propre emballage alimentaire réutilisable en enduisant une fine bande de coton d’une barrière cireuse.

Bien qu’il s’agisse d’entreprises relativement récentes, Bee’s Wrap ayant été fondée en 2012 et Etee en 2017, elles ont réussi à cibler une catégorie de consommateurs à la recherche d’alternatives aux plastiques à usage unique.

Selon Reble, les emballages alimentaires Etee ont permis d’éliminer plus de 9 millions de mètres carrés d’emballages plastiques entre 2017 et 2019. Katie Flagg, représentante de Bee’s Wrap, indique que l’entreprise a connu une croissance de 87 % en 2018.

« Nous sommes de plus en plus conscients de la manière dont nous gérons nos ressources », explique Flagg.

Tableau Comparatif : Alternatives au Film Alimentaire

Alternative Matériaux Avantages Inconvénients
Couvercles en silicone Silicone alimentaire (sans BPA, sans phtalates) Réutilisables, extensibles, lavables Peuvent ne pas être adaptés à toutes les formes de récipients
Charlottes en tissu Coton Respirantes, réutilisables Moins étanches que les autres options
Bee's Wrap Coton, cire d'abeille, huile de jojoba, résine de pin Naturels, réutilisables, adaptables Ne conviennent pas aux aliments chauds
Sacs en silicone Silicone alimentaire (sans BPA, sans phtalates) Étanches, hermétiques, réutilisables Peuvent être plus chers
Films en silicone Silicone (sans BPA, sans phtalates) Réutilisables, adhérence par nanotechnologie Nécessitent une surface sèche pour une bonne adhérence
Boîtes en verre Verre Sains, durables, réutilisables Plus lourds et fragiles

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