Le réseau Inosys viande Ouest a réalisé un dossier de 9 fiches systèmes viande dont 3 en conduite bio. Ces fiches réalisées par le réseau Inosys viande Ouest (Bretagne, Pays de Loire et Deux-Sèvres) décrivent des exploitations modélisées, créées à partir d’élevages suivis.
Ces fiches fournissent une analyse détaillée des pratiques d'élevage, des performances économiques et des spécificités des systèmes conventionnels et biologiques. Elles offrent une ressource précieuse pour les éleveurs, les conseillers agricoles et tous les acteurs de la filière bovine.
L’actualisation économique 2022 situe ce système à 42 000 € d’EBE soit à un niveau proche de 2021. Les systèmes bio n’ont en effet pas bénéficié de la même hausse de cours que les systèmes conventionnels en 2022.
Cette stabilité relative de l'EBE pour les systèmes bio souligne l'importance de prendre en compte les spécificités de ce mode de production dans les analyses économiques.
Les trois systèmes bio sont décrits avec une taille d’atelier pour 1 UMO. Le débouché des mâles constitue la principale différence entre les fiches : le Naisseur vend tous ses veaux mâles en broutards, le naisseur-engraisseur de bœufs vend les 2/3 de ses mâles en bœufs et le troisième système vend tous ses veaux mâles (plus quelques femelles) en veaux sous la mère.
Cette diversité des débouchés met en évidence la variété des stratégies possibles en élevage bio, chacune ayant ses propres avantages et contraintes.
La SFP est uniquement constituée d’herbe permettant d’alimenter le troupeau au pâturage et de réaliser les 2.19 tonnes de MS nécessaires par UGB pour l’hiver. Le foin représente près de 70 % des récoltes. De l’ensilage d’herbe et de l’enrubannage permettent d’optimiser les rations des animaux en croissance et en finition. 8 ha de méteil grain permettent d’atteindre l’autonomie complète pour l’alimentation des bovins.
L'accent mis sur l'herbe et l'autonomie alimentaire est une caractéristique forte des systèmes bio étudiés, contribuant à la durabilité et à la résilience de ces exploitations.
Le cheptel de race charolaise obtient de bonnes performances de reproduction et de poids des animaux. Les vêlages sont groupés en fin d’hiver et la productivité est de 0.96 veaux produits par vache présente. A part 8 veaux mâles vendus en broutards, tous les animaux sortent en boucherie après une phase de finition.
L'utilisation de la race charolaise, reconnue pour ses qualités bouchères et sa capacité d'adaptation, contribue à la performance économique des systèmes d'élevage étudiés.
| Type d'Exploitation | Débouché des Mâles | Autonomie Alimentaire | Race |
|---|---|---|---|
| Naisseur | Vente des veaux mâles en broutards | Complète grâce au méteil grain | Charolaise |
| Naisseur-Engraisseur | Vente des 2/3 des mâles en bœufs | Complète grâce au méteil grain | Charolaise |
| Veaux sous la mère | Vente de tous les veaux mâles et quelques femelles en veaux sous la mère | Complète grâce au méteil grain | Charolaise |
Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Thierry OFFREDO - Chargé d'études et de conseils viande bovine.
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