La question de savoir s'il faut saler la côte de bœuf avant ou après la cuisson divise de nombreux gourmands. Les arguments sont nombreux de part et d'autre. Cet article explore les différentes perspectives et vous guide pour obtenir une côte de bœuf parfaite.
Le sel est un ingrédient fondamental en cuisine, non seulement pour rehausser les saveurs, mais aussi pour influencer la texture et la cuisson des aliments. Voici pourquoi il est essentiel de bien choisir le moment pour saler votre côte de bœuf.
Ceux qui défendent le fait de saler après la cuisson critiquent le fait que le sel est un condiment hydrophile. Ce dernier provoque donc la sortie des sucs et de l’eau de la pièce de viande, avant que celle-ci n’ait le temps de cuire. Le risque, c’est d’obtenir une pièce de boucher bien trop sèche. Le sel est un exhausteur de goût, mais il agit aussi sur la texture de la viande.
Ceux qui défendent le fait de saler avant la cuisson considèrent que le sel ne peut pas pénétrer la viande une fois que celle-ci est recouverte de sa croûte. Le condiment ne peut donc pas drainer l’eau hors de la viande. En réalité, chaque partie et chaque argument s’entendent. Les bons gestes à adopter pour saler la viande dépendent de la pièce en question.
Le moment idéal pour saler une côte de bœuf est essentiel pour sublimer ses saveurs et obtenir une cuisson parfaite. Le chef recommande de saler avant la cuisson afin de la laisser mariner. Le sel pourra alors pénétrer « un maximum à l’intérieur de la viande ». Grâce à ce geste, vous obtiendrez une magnifique croûte qui parsèmera votre viande. Ainsi, votre pièce sera croquante à l’extérieur tout en étant saignante et tendre à l’intérieur.
Contrairement à l’idée reçue qu’il faut saler juste avant la cuisson, il est recommandé de saler généreusement la viande environ une heure avant de la saisir. Ce délai permet au sel de pénétrer les fibres de la viande, de diffuser uniformément et d’enrichir sa saveur naturelle. En salant à l’avance, le sel attire l’humidité à la surface de la côte de bœuf.
Cette humidité se dissout, puis est réabsorbée par la viande, ce qui aide à créer une croûte dorée et croustillante lors de la cuisson. Si vous manquez de temps, vous pouvez saler juste avant la cuisson, mais éviter de saler entre les deux moments, car cela risquerait de dessécher la viande.
Commençons par comprendre comment la viande réagit au contact du sel. Dans un premier temps, le sel déposé en surface de la viande attire à lui l'humidité. C'est-à-dire que l'eau contenue dans la viande commence à s'échapper des cellules et à humidifier la surface de la pièce de viande. C'est ce qu'on appelle l'hygroscopie.
Dans un second temps, un phénomène plus lent se met en place. Le sel se dissout au contact de l'eau de surface, puis il commence à pénétrer au cœur du morceau de viande. C'est ce qu'on appelle la diffusion. Alors que l'hygroscopie a tendance à assécher la viande à cœur, la diffusion permet d'attendrir les fibres de la viande et d'améliorer la rétention de l'eau lors de la cuisson.
Pour toutes les cuissons « minute », comme les viandes sautées ou grillées, le temps de cuisson ne sera pas suffisant pour atteindre le stade de la diffusion. Il est donc préférable de ne pas saler la viande avant cuisson pour ne pas lui faire perdre d'eau.
De plus, l'humidité de surface, qui apparaît peu de temps après avoir salé la viande, gêne beaucoup la coloration de la viande lors de la cuisson. Au lieu de développer de délicieuses saveurs de grillé, la viande va s'apparenter à une viande bouillie beaucoup moins savoureuse.
Il existe néanmoins des situations où il est recommandé de saler la viande en avance. C'est le cas des viandes marinées ou des cuissons longues, comme les viandes en sauce ou cuites à basse température.
Dans ces cas de figure, on laisse le temps nécessaire au sel pour diffuser au cœur de la viande. Cela aura un double avantage. Premièrement, la texture de la viande sera plus tendre et plus juteuse. Et deuxièmement, la viande sera plus savoureuse car salée à cœur.
Notez que la diffusion est plus rapide dans les volailles, qui sont des viandes tendres, que dans les pièces de bœuf à mijoter, qui sont des viandes fibreuses.
Le poivre demande aussi de l’attention. Selon le boucher, il vaut mieux l’ajouter en fin de cuisson. Placé trop tôt, il risque de brûler et de donner de l’amertume. Seule exception : une cuisson à basse température, qui permet de poivrer avant sans désagrément.
Pour le poivre, pas de doute, la fin de cuisson est privilégiée. En effet, si l’on ajoute le poivre avant cuisson, il va perdre en goût et en force. Pour les herbes et les épices, la tendance est comme pour le poivre à quelques exceptions près.
Au moment du service, ajoutez sur le plat une pincée de fleur de sel et un tour de moulin à poivre.
Pour sublimer les textures et saveurs de la côte de bœuf, il est indispensable de la cuire dans les règles de l’art. Voici un récapitulatif simple pour vous guider :
Huilez et faites chauffer fortement votre poêle ou plaque de grill en fonte. Marquez votre côte de boeuf 2 minutes de chaque côté pour former une croûte dorée. Baissez le feu et poursuivez la cuisson en retournant votre côte de boeuf toutes les 5 minutes environ. Temps de cuisson total : 12 minutes par livre de viande comme indiqué en préambule.
Grillez votre côte de boeuf 15 minutes de chaque côté à mi-hauteur sur votre barbecue (ou plus selon sa taille, en respectant 12 minutes par livre de viande).
Pour une cuisson au four, saisissez la côte de boeuf à la poêle sur les 2 côtés dans un peu de beurre juste mousseux. Vous obtenez une sorte de croûte de sucs caramélisés qui va retenir le jus au sein de votre viande pendant la cuisson au four. C'est le moment de la poivrer. Encore 10 minutes de patience et...
Préchauffez le four à 150 °C, en chaleur naturelle, c’est-à-dire convection naturelle, électrique ou au gaz (c’est encore mieux). Saisissez 3 minutes par face, à feu vif. Transférez la poêle ou le gril au four pour terminer la cuisson à cœur (entre 12 et 15 minutes pour une viande saignante). Sortez la viande 3° C en dessous de la température voulue, elle va remonter pendant le repos.
Trempez un pinceau dans l’huile et huilez la côte de boeuf sur ses 2 faces. Si besoin rajouter 2 minutes + 2 autres minutes de l’autre côté. C’est vraiment une question de goût et cela varie aussi selon l’épaisseur de la côte. Là je vous rappelle que ma côte de boeuf pesait 2,5 kg et était assez épaisse (4 à 5 cm).
Une bonne côte, c’est d’abord une bonne race de bête. Puis un bon élevage, à l’herbe. Puis une finition au grain délicate et attentive. Et enfin, arrive le talent du boucher : la maturation en accord avec la race, l’âge et la teneur en matière grasse du train de côte.
Les meilleures côtes de bœuf maturent au moins 5 semaines et sont généreusement persillées (ces petits filaments de gras que l’on distingue dans la viande rouge).
Voici quelques races à privilégier :
| Type de cuisson | Temps de cuisson | Recommandations |
|---|---|---|
| Saignante | 12 minutes par 500g | Température à cœur de 55°C |
| Barbecue | 15 minutes par face | À mi-hauteur |
| Four | 12-15 minutes | Après saisie à la poêle |
tags: #faut #il #saler #la #cote #de
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic