Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque et détruit les cellules bêta du pancréas, responsables de la production d'insuline. Chez les enfants atteints de diabète de type 1, on observe fréquemment d'autres maladies auto-immunes, souvent dues à une prédisposition génétique commune. Ces maladies ne sont pas causées par le diabète lui-même, mais sont associées à une vulnérabilité génétique partagée.
La prédisposition génétique dépend du Complexe Majeur d'Histocompatibilité (CMH), également appelé système HLA (Human Leukocyte Antigène). Certains marqueurs, comme les haplotypes HLA DR3, DR4, DQ2 et DQ8, augmentent le risque de réactions immunitaires inadaptées, pouvant entraîner un dysfonctionnement progressif des organes touchés.
Parmi les maladies auto-immunes les plus courantes associées au diabète de type 1, on retrouve les affections de la thyroïde et l'intolérance au gluten (maladie cœliaque). Plus rarement, d'autres maladies peuvent se manifester, affectant la peau (vitiligo), les cheveux (alopécie), les surrénales (insuffisance surrénale) et l'estomac (anémie de Biermer).
La thyroïde est une glande située à la base du cou, produisant les hormones thyroïdiennes : la thyroxine (T4L) et la 3-iodo-thyronine (T3L). Ces hormones régulent la température du corps, la dépense énergétique, l'activité musculaire et cardiaque, ainsi que la croissance.
L'hypophyse, une autre glande située à la base du cerveau, sécrète la TSH (Thyroïd Stimulating Hormone), qui stimule la production des hormones thyroïdiennes. Un équilibre permanent existe entre la TSH et les hormones thyroïdiennes.
La thyroïdite auto-immune est caractérisée par la présence d'anticorps anti-thyroïde (anticorps anti-thyropéroxydase, anticorps anti-thyroglobuline). Ces anticorps sont présents chez 20 à 40 % des jeunes atteints de diabète de type 1, et sont plus fréquents chez les filles. Leur fréquence augmente avec l'âge, surtout après la puberté.
Le dosage de ces anticorps est effectué lors du bilan initial et annuel. Voici les différents cas de figure possibles :
Dans la plupart des cas, la thyroïde fonctionne normalement malgré la présence d'anticorps anti-thyroïde. L'examen clinique est normal, et les taux d'hormones thyroïdiennes et de TSH sont normaux. Une surveillance annuelle est nécessaire.
L'hypothyroïdie, ou insuffisance de fonctionnement de la glande thyroïde, est retrouvée chez 3 à 8 % des enfants et adolescents atteints de diabète de type 1. Le diagnostic est souvent posé lors d'un dépistage systématique :
Des signes d'hypothyroïdie peuvent inclure :
Un goitre (augmentation du volume de la thyroïde) peut également être détecté lors de l'examen clinique.
Le traitement consiste en la prise d'hormones thyroïdiennes (Lévothyrox®) une fois par jour, le matin avant le petit déjeuner. Les taux sanguins d'hormones thyroïdiennes et la TSH sont normalisés en 6 semaines environ. Des contrôles réguliers (tous les 3 à 6 mois) sont nécessaires pour ajuster la dose. Le traitement est souvent nécessaire à vie.
L'hyperthyroïdie, ou excès de fonctionnement de la glande thyroïde, est beaucoup plus rare. Elle se manifeste par :
Sur la prise de sang, on retrouve :
Le traitement consiste en des antithyroïdiens de synthèse, pris sous forme de comprimés 1 à 3 fois par jour. Ils freinent le fonctionnement de la thyroïde et normalisent les hormones thyroïdiennes en quelques semaines. Des contrôles réguliers sont nécessaires. Le traitement dure en général plusieurs années.
La maladie cœliaque est due à une intolérance au gluten, un ensemble de protéines présentes dans certaines céréales (blé, seigle, orge, triticale). Les personnes intolérantes au gluten ne doivent pas consommer d'aliments qui en contiennent.
En présence de gluten, la réaction immunitaire entraîne une destruction des villosités de l'intestin grêle (atrophie villositaire), ce qui diminue l'absorption des aliments.
La fréquence de la maladie cœliaque est de 5 à 10 % chez les enfants et adolescents atteints de diabète de type 1, soit 10 fois plus fréquente que dans la population générale.
Chez l'enfant et l'adolescent diabétique, l'intolérance au gluten est souvent diagnostiquée par un dépistage systématique. La maladie est recherchée en présence de symptômes tels que :
Le diagnostic repose sur :
Le traitement est un régime alimentaire excluant le gluten. Il s'agit d'exclure tous les aliments contenant du blé (froment, épeautre, kamut), du seigle et de l'orge. Les produits alimentaires du commerce peuvent contenir du gluten sous forme directe (farine, chapelure) ou indirecte par contamination.
Les produits industriels ayant dans leur composition, les ingrédients suivants : amidon de blé, extrait de malt d'orge et certains additifs de E1404 à E1452, peuvent contenir du gluten et doivent aussi être exclus. L’étiquetage indiquant « traces de » ou « pouvant contenir » du gluten, nécessite d’éviter la consommation de ces produits.
Le riz, le soja, le maïs, la pomme de terre et le sarrasin peuvent être consommés. La farine de riz, de sarrasin, de soja, de châtaigne, la maïzena, ou la fécule de pomme de terre peuvent être utilisées pour remplacer la farine de blé dans la fabrication du pain, des gâteaux et d’autres préparations culinaires.
Beaucoup de produits sans gluten (pain, biscuits, céréales, pâtes, semoule, farine) sont disponibles dans le commerce et sur les sites web spécialisés. Ils sont reconnaissables par la présence d’un logo représentant un épi de blé barré.
Il faut également vérifier la composition des médicaments, surtout les comprimés enrobés. En collectivité (camps de vacances, cantines, restaurants), le régime strict nécessite une anticipation et peut être difficile à réaliser. Le PAI (Projet d’Accueil Individualisé) doit mentionner le régime sans gluten lors des repas à la cantine.
L’association française des intolérants au gluten (AFDIAG) tient à jour la liste des aliments industriels autorisés (www.afdiag.com).
Le régime sans gluten n’est efficace que s’il est strictement suivi. En cas de régime non fait ou mal suivi, il y a un risque de lymphome digestif à l’âge adulte et de carence en vitamines. En raison de la malabsorption, il y a un risque de fragilité osseuse, il est recommandé de prendre régulièrement tous les 3 mois une supplémentation en vitamine D et de réaliser tous les 12 à 18 mois une ostéodensitométrie à partir de l’adolescence ou en cas de régime non suivi.
L’enfant ou l’adolescent ayant un diabète et une maladie cœliaque doit être suivi régulièrement par :
La mise au régime sans gluten peut améliorer l'absorption des aliments et ainsi nécessiter un ajustement des doses d'insuline.
| Farine | IG | Remarques |
|---|---|---|
| Farine de blé raffinée (T45, T55, T65) | 85 | À éviter |
| Farine de blé semi-complète (T80) | 70 | Modéré |
| Farine de blé complète (T110) | 45 | Bon choix |
| Farine de blé intégrale (T150) | 40 | Excellent choix |
| Farine d'amande | 15 | Très faible IG |
| Farine de lupin | 30 | Riche en protéines |
| Farine de cacahuète | 15 | Très faible IG |
| Farine de riz blanche | 70 | IG élevé, à consommer avec modération |
| Farine de sarrasin | 40 | Sans gluten |
Pour adopter un régime IG bas, il est essentiel de renouveler votre placard de farines et de privilégier les farines complètes, intégrales ou d'oléagineux. N'hésitez pas à mélanger différentes farines pour optimiser les propriétés fonctionnelles et gustatives de vos préparations.
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