La marque alsacienne Staub est synonyme de cocottes en fonte depuis près de cinquante ans. Mais c'est surtout pour ses picots qu'elle est devenue un ustensile mythique pour tous les cuisiniers. Chez nous en Alsace, on a tous eu une maman, ou une Mamema (nos grand-mères alsaciennes), qui préparait de bons petits plats dans une cocotte en fonte STAUB.
L'aventure STAUB démarre en Alsace dans l’Est de la France, en 1974. L'aventure de Staub commence avec le rêve un peu fou de Francis Staub, un autodidacte alsacien passionné de cuisine et de design. Les belles sagas commencent souvent par l'histoire d'un passionné.
Ce n’est pas juste un magasin d’usine qu’on visite en deux minutes chrono. Située à Turckheim, un joli village viticole sur la Route des Vins d’Alsace, la boutique STAUB mérite vraiment le détour. Ce magasin, c’est un lieu chargé d’histoire, installé exactement là où Francis Staub lui-même l’avait imaginé. On y retrouve d’ailleurs encore le parquet bois d’origine. À l’entrée, une belle mise en scène de saison donne le ton. À l’intérieur, ce sont surtout des rangées bien remplies d’ustensiles de cuisine en tous genres : cocottes STAUB bien sûr, mais aussi poêles, casseroles, couteaux et électroménagers.
Dans les années 70, Francis Staub travaille dans le milieu culinaire. La vingtaine à peine, l’Alsacien fait alors du négoce d’ustensiles dans la lignée de ses parents qui détenaient un magasin d’accessoires de cuisine. Francis Staub constate qu’au début des années 70, à une époque sans micro-onde ni robot cuiseur, la demande de ces marmites en fonte est conséquente… et supérieure à l’offre.
Ainsi, il crée l'entreprise Staub à Turckheim (Haut-Rhin), ayant pour logo une cigogne. Celle-ci est un clin d'œil aux origines alsaciennes de son fondateur. Emmanuel Dubs, directeur général de Staub France, rappelle : « dans ces années-là, on rentrait du travail à midi pour déjeuner chez soi. Le repas mijotait au coin du fourneau. On consommait des plats simples et généreux. Francis Staub est allé voir les chefs et comme il avait du caractère, il s’est bien entendu avec eux. »
Fort de ces échanges, l’entrepreneur a alors quelques idées pour révolutionner l’objet. Francis Staub se penche sur l'une des problématiques des cuistots : lorsque les ingrédients mijotent, l'eau s'évapore sous l'effet de la chaleur, desséchant parfois le plat. Il troque les couvercles traditionnellement bombés contre des modèles plats. Ainsi, la vapeur produite durant la cuisson ne ruisselle plus uniquement le long des bords - ce qui rendait le mets plus sec au centre là où son pourtour était naturellement arrosé de jus. Désormais, l’humidité se répartit avec équité dans le contenant.
Pour renforcer l’effet, Francis Staub mise aussi sur des « picots » répartis tout le long de la surface interne du couvre-plat. Ils captent la condensation : lorsque les gouttes fixées à ces derniers deviennent trop lourdes, elles tombent. Cet arrosage en continu préserve le plat et ses arômes de manière homogène. Ce sont ses échanges avec les chefs cuisiniers qu'il côtoie, qui inspirent à Francis Staub la création des picots, en 1978 : d'une part, les couvercles de ses cocottes sont plats ; d'autre part, le dessous des couvercles est en relief, de telle sorte que l'eau évaporée se condense le long de ces picots, et retombe uniformément sur toute la préparation.
Ce système ingénieux permet à la vapeur de condensation de retomber en fines gouttelettes sur les aliments, assurant une cuisson lente, homogène, et ultra savoureuse. Ainsi, en 1978, il crée les picots, une technologie innovante. Ainsi, l'eau évaporée se condense tout au long des fameux picots, et retombe de manière uniforme sur toute la préparation.
La cocotte Staub fête ses 40 ans, et présente pour l'occasion sa petite sœur la Chistera. 1978. Quatre ans après la création de l’entreprise Staub, son modèle phare est lancé, rejoint les fourneaux des grands chefs - ceux-là même dont les conseils ont participé à la conception de l’objet. Parmi les grands noms de la cuisine que fréquente Francis Staub, l'on compte le chef lyonnais Paul Bocuse, qui a découvert très tôt les cocottes du créateur alsacien.
Parmi eux, le réputé Paul Bocuse. « La marmite faisait partie du paysage de Paul, à la maison et plus tard dans son entreprise, glisse Olivier Couvin, sacré Meilleur Ouvrier de France en 2015 et chef du restaurant étoilé de Paul Bocuse de Collonges-au-Mont-d’Or, près de Lyon, depuis 2001. Il semblait proche de Francis Staub, il aimait ses histoires tout comme ses produits. Chez nous, les cocottes font partie intégrante du service quotidien.«
Bocuse travaille souvent dans des grandes casseroles, nous explique Nathalie Chabert. Or, plus le contenant est grand, plus le centre du plat risque d'être sec".
Les cocottes en fonte ont l'avantage de passer sur tous les feux même l'induction, mais aussi directement de la plaque au four. Tu l’auras compris, les cocottes STAUB ne sont pas devenues cultes par hasard. En plus d’être robustes, elles sont aussi ultra polyvalentes : on peut y faire mijoter un baeckeoffe, une blanquette, une sauce tomate, un pain, un risotto… sans même avoir besoin de remuer toutes les cinq minutes. Elle est recommandée pour les cuissons mijotées. Cependant, elle permet également de rôtir et de faire la préparation des ragoûts, soupes et ratatouilles. Elle peut aussi servir pour cuire les gratins puisqu'elle a l'avantage de passer au four.
Il existe aussi un large choix de tailles, que l’on cuisine pour deux ou pour toute une tablée familiale.
"Les cocottes Staub ont toujours été fabriquées en France", nous assure Nathalie Chabert. En témoigne, le ruban bleu-blanc-rouge qu'arborent tous les produits de la marque. Et vaille que vaille, Staub préserve une fabrication française.
Aujourd’hui, plus de 90% de la production est exportée à l’international. Au-delà du rapide succès de Staub partout en France, la marque s'exporte très bien depuis son rachat en 2008 par Zwilling, la marque allemande spécialisée dans les accessoires de cuisine. La marque rencontre un immense succès en Asie, notamment au Japon, en Corée ou en Chine, où la cuisson douce en cocotte séduit de plus en plus d’adeptes soucieux de bien manger.
Tricolore ayant conquis l’international, le faitout réalise à 90% de ses ventes à travers le monde, principalement aux États-Unis et au Japon. Vu comme une référence de l’art culinaire français, il s’ajuste parfois aux us, coutumes et envies de ses pays d’adoption. Parfois, de belles collaborations émergent, comme avec minä perhonen, référence du design textile japonais, qui a dessiné pour Staub un motif pour son couvercle.
Il est important de le savoir : depuis que la marque a été rachetée par le groupe allemand ZWILLING, on y retrouve aussi d’autres marques du groupe.
Depuis 1974, l'entreprise a diversifié son offre : cocottes de différentes tailles, y compris des petits formats pour des portions individuelles, ou encore de formes originales (coeur, vache, etc.), mais aussi des poêles, grills, sauteuses, woks, plats ou théières. A côté du noir traditionnel, l'on trouve donc des cocottes bleues, rouges, grises, jaunes, vertes, bordeaux, etc. Et si tu pensais que STAUB se limitait aux cocottes, détrompe-toi ! La marque propose aussi une belle gamme de sauteuses pour la cuisine du quotidien, des poêles (classiques, à crêpes, à griller, à double poignée…), ainsi que des grills pour obtenir ces fameuses stries façon barbecue que les amateurs de viande adorent.
"A ses débuts, Staub vendait essentiellement aux professionnels, mais aujourd'hui les ventes sont équilibrées entre particuliers et hôtellerie", indique Nathalie Chabert. En réalité, on peut presque tout cuisiner dans une cocotte STAUB. À part peut-être les œufs au plat (qui ont tendance à accrocher un peu, à moins de les déguster directement dans le plat !).
Mis à part de nouveaux coloris et des accessoires, comme le panier vapeur, la mythique cocotte de Staub n'a pas changé d'un picot depuis 40 ans. Son nom désigne la pelote basque qui donne ici sa forme aux picots, pour une cuisson toujours plus adaptée. Le designer basque s'est inspiré de la forme des chisteras, ces paniers courbes utilisés à la pelote basque pour renvoyer la balle.
Aujourd’hui, les marmites Staub abordent des formes trompe-l’œil et autres motifs qui en font un véritable objet de décoration. Alors que la frontière entre la cuisine et la table tend à s’effacer, la cocotte devient objet décoratif à lui-seul.
La version ovale de la cocotte Staub a pour principal avantage ses picots. Comme expliqué précédemment, durant la cuisson, les aliments dégagent de la vapeur, qui rencontrera les picots. Par la suite, elle retombe et hydrate continuellement les aliments. La version ronde de la cocotte Staub serait indiquée pour mijoter les plats du quotidien. Ils peuvent être les osso bucco, risotto, ratatouille…
Comme recommandations, il ne faut pas ouvrir trop souvent le couvercle. Il serait préférable de laisser cuire à feu doux longtemps. Entre temps, l’utilisateur peut faire autre chose car le plat ne risque pas de brûler de sitôt. Elle peut passer au lave-vaisselle et peut aussi être nettoyée sous l'eau chaude avec du détergent et une éponge végétale. Et comme toutes les casseroles, mieux vaut éviter le lave-vaisselle : il lave la vaisselle, pas les casseroles !
Si la cocotte de Staub reste sa plus belle signature, la marque consacre 30% de sa production à d’autres ustensiles, dont des poêles, sauteuses et autres plats. Quant aux grils Staub, qu’ils soient ronds ou carrés, avec poignées fixes ou amovibles, de grandes ou de petits tailles, il est possible avec eux de préparer les viandes - mais aussi les légumes - sans matières grasses. La cuisson se fait comme au barbecue, mais à la maison, sur n’importe quelle source de chaleur, induction et four compris. Enfin, Staub propose une collection de cocottes en céramique.
Chaque produit en fonte STAUB est unique et issu d’une fabrication française traditionnelle et authentique. Avec ses innovations, STAUB a repoussé les limites de la Cocotte, créant un produit à part qui a su convaincre les chefs du monde entier.
Si tu aimes cuisiner de bons petits plats, tu vas vite rentabiliser ta cocotte. Ce n’est pas donné, certes, mais c’est un vrai investissement pour les années à venir. Elles sont aussi presque increvables ! En résumé : c’est l’alliance parfaite entre fonctionnalité, design et tradition. La cocotte STAUB, originaire d'Alsace, est appréciée tant par les amateurs que par les grands chefs et peut être directement utilisée de la cuisine à la table. Son design élaboré et son poids optimisé en font un choix idéal.
Ma venue tombait à pic : les offres d’été viennent de démarrer ! Durant la période des soldes d’été, c’est le moment de faire de bonnes affaires ! Et crois-moi, il y a de vraies pépites à dénicher. Le magasin propose aussi, hors période estivale, environ 5 cours de cuisine par an animés par un grand chef. Si tu aimes faire de bonnes affaires, note bien ce rendez-vous dans ton agenda : chaque année, en novembre, la boutique STAUB de Turckheim organise sa grande braderie annuelle. C’est l’événement phare de la boutique, attendu par les amateurs de cuisine de toute l’Alsace (et même au-delà !).
Des milliers de personnes font la queue pour faire les meilleures affaires de l’année, trouver leurs prochaines idées cadeaux de fin d’année et tout simplement se faire plaisir… En 2025, rendez-vous du jeudi 20 au samedi 22 novembre ! Sur un week-end, on y trouve des remises exceptionnelles sur une grande variété de produits : cocottes, ustensiles, poêles, accessoires… aussi bien en premier qu’en second choix. Une occasion rêvée pour s’équiper à prix malin ou commencer ses emplettes de Noël en avance ! Les dates exactes changent chaque année, mais l’événement a généralement lieu en novembre. Pour ne rien rater, pense à suivre la boutique sur ses réseaux ou à t’inscrire dans leur fichier client pour recevoir toutes les infos en avant-première.
Et toi, tu cuisines déjà avec une cocotte STAUB ?
Boutique STAUB Turckheim
Rue de l’Huilerie
68230 Turckheim
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