Le coquelicot, avec sa couleur rouge éclatant et sa morphologie particulière, embellit les bords des champs de blés ou autres céréales, qu’il pousse à l’état sauvage ou dans l’agriculture. En plus de sa beauté, le coquelicot offre des vertus thérapeutiques et culinaires surprenantes. Découvrons ensemble comment utiliser cette fleur délicate en cuisine et quels sont ses bienfaits pour la santé.
De tout temps, la fleur de coquelicot a été couramment utilisée dans l’alimentation. Certaines variétés du coquelicot sont domestiquées depuis quelques décennies pour être utilisées dans le domaine de la médecine, tant dans les soins traditionnels que pharmaceutiques. Même si elle a des caractéristiques proches de celles du Papaver somniferum, la plante présente bon nombre de propriétés qui lui sont propres. Par exemple, le coquelicot ne contient pas de morphine.
Le coquelicot montre généralement toute sa beauté à partir du mois d’avril dans quelques pays européens. Le coquelicot incarne le repos, la consolation et la beauté dans le langage des fleurs. Le coquelicot est le compagnon des moissons et de l’été. C’est le commerce des céréales qui l’a acheminé dans nos contrées du Moyen Orient. Son nom viendrait du vieux français « coquerico » qui désignait le coq par son cri.
Toutefois, cette espèce dispose de vertus médicinales sédatives qui ont prouvé leurs bienfaits dans la lutte contre l’anxiété et le stress. À l’état brut, sa fleur exhale pourtant une odeur d’opium qui est prisée pour ses propriétés tinctoriales. Cela s’explique par leurs effets calmants et antinévralgiques. Cette partie du coquelicot est particulièrement efficace pour soigner les troubles du sommeil. En outre, le coquelicot possède aussi des propriétés antispasmodiques et antitussives. Ses dérivés comme ses autres constituants sont parfois utilisés pour le traitement de la toux, en particulier dans le cas des symptômes de catarrhe bronchique.
Dans l’univers de la phytothérapie, les pétales séchés du coquelicot sont les plus sollicités. Ils sont habituellement utilisés dans les tisanes. Ils sont infusés dans de l’eau bouillante, de l’alcool avec du sucre, des liqueurs ou dans des sirops colorés. Pour bénéficier de ses effets émollients, béchiques et sédatifs légers, les pétales du coquelicot sont transformés en pastilles à sucer grâce à l’avancée des procédés pharmaceutiques.
Le coquelicot est connu depuis toujours pour ses propriétés reposantes et soporifiques. Il procure un sommeil serein. Les égyptiens disposaient des pétales dans les tombeaux pour assurer au défunt un « doux sommeil ». À ne pas confondre bien évidemment avec son cousin le pavot dont on extrait la morphine. On utilise traditionnellement les pétales de coquelicot séchés pour favoriser l'endormissement, calmer les palpitations, la toux sèche, les enrouements.
| Utilisation | Dosage | Remarques |
|---|---|---|
| Enfants (à partir de 7 ans) | Commencer par 2-3 pétales, augmenter progressivement jusqu'à 1/2 cuillère à café (1 g) | A utiliser à très faible dose |
| Femmes enceintes et allaitantes | Formellement interdit | Risque de passage dans le lait maternel |
| Association avec d'autres sédatifs | Déconseillé | Inclut somnifères et anxiolytiques |
L’utilisation du coquelicot est relativement similaire à celle des céréales et des plantes messicoles. Il a donc occupé une place importante dans la cuisine du quotidien, autrefois. Même aujourd’hui, certaines contrées considèrent toujours le coquelicot comme un ingrédient à part entière pour la préparation de mets raffinés.
Les jeunes feuilles de pavot, par exemple, sont consommées traditionnellement crues ou servent à aromatiser les soupes, les légumes et de nombreuses céréales. D’autres préfèrent les cuire à la manière des épinards. Le jeune ovaire qui est encore tendre est, quant à lui, croqué tel quel. On l’apprécie pour sa saveur qui ressemble fortement à celle de la noisette. Les graines de certaines variétés du coquelicot sont également comestibles. Ses capsules sont concassées et utilisées essentiellement dans la pâtisserie. Sous cette forme de présentation, on peut utiliser le coquelicot pour confectionner des pains aromatisés, pour parfumer du miel ou encore du lait pendant la cuisson.
Les fleurs du coquelicot peuvent se consommer entières et crues, en salade, en particulier lorsque la capsule est encore jeune. Elles ont un délicieux goût de noisette ! Les pétales peuvent être consommés crus ou séchés. Les graines peuvent s’utiliser en cuisine comme des graines de pavot, pour parfumer et décorer du pain, des biscuits apéritifs ou encore des cakes salés et sucrés.
Voici quelques idées pour intégrer le coquelicot dans votre alimentation :
La cueillette du coquelicot est préférable entre 12 et 14h. On évitera bien évidemment les coquelicots en bord des route à cause de la pollution. La saveur du coquelicot est très subtil donc il en faut une certaine quantité. 200/300g de pétales pour 1 l d’eau. Ma récolte pesait 380g j’ai opté pour 1,5l d’eau.
Ingrédients:
Préparation:
Parmi toutes les spécialités faites à base de coquelicot, l’extrait de la plante est le plus utilisé dans le traitement de l’épiderme. Certains de ces produits sont appelés à soigner les peaux sèches, d’autres servent pour la prévention des rides. En règle générale, l’extrait de coquelicot est obtenu par macération à basse température de la fleur dans un mélange d’alcool et d’eau, soit à 40 °C environ. Il faut savoir que les actifs contenus dans les fleurs sont en majorité solubles dans un mélange d’éthanol et d’eau. De ce fait, ils se dissolvent très facilement dans le liquide utilisé pour l’extraction.
Une fois que l’eau et l’alcool se sont évaporés, on obtient un résidu concentré de substances actives. Viennent ensuite la concentration sous vide à basse température, puis la mise sur support à base d’eau ou de glycérine végétale, du résidu. Le produit ainsi obtenu sera destiné à un usage cosmétique.
Dans les traitements de l’épiderme, l’extrait de coquelicot séduit bon nombre de gens pour ses propriétés hydratantes, adoucissantes et anti-âge. Il permet de soigner les peaux sensibles ou irritées, les peaux sèches et déshydratées. D’autres produits dérivés de cette plante sont également disponibles sur le marché. On peut citer les crèmes, les mousses, les laits corporels ou les lotions démaquillantes fleuris, etc.
À cause de ses propriétés narcotiques et sédatives, le coquelicot ne doit pas être consommé à forte dose, quelle que soit sa forme de présentation. Cette mesure est valable pour les sirops, les infusions et les médicaments qui contiennent du coquelicot. Un surdosage peut causer des effets indésirables graves chez le sujet. Les risques de somnolence ou les hallucinations sont d’autres effets secondaires pouvant être causés par cette plante et ses dérivés. Il est donc recommandé de commencer le traitement par une dose minimale.
Compte tenu de ses substances actives et ses excipients, l’usage du coquelicot sous toutes ses formes est formellement interdit chez la femme enceinte. De même, cette plante et ses dérivés ne sont pas conseillés aux femmes allaitantes en raison du risque de passage du produit dans le lait maternel. Il convient également de ne pas prendre des remèdes à base de coquelicot en concomitance avec d’autres produits pharmaceutiques, plantes ou médicaments sédatifs. Cela inclut les somnifères et les anxiolytiques.
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