Le terme "porc" et son synonyme "cochon" sont fréquemment utilisés dans la langue française pour exprimer des concepts variés, allant de la description d'un animal à l'insulte. Cet article explore les origines et significations de plusieurs expressions françaises qui incluent le mot "porc".
Le terme "cochon" désigne un mammifère omnivore domestique de l'ordre des ongulés et de la famille des suidés. Il est synonyme de "porc". On parle de "gros cochon" pour désigner un cochon de grande taille. Le cochon est élevé pour son utilisation dans l'alimentation humaine. La viande de cochon est appelée familièrement "cochonaille".
Le mot "cochon" est souvent utilisé de manière péjorative pour désigner une personne sale, grossière ou ayant un comportement désagréable. Par exemple, on dit de quelqu'un qu'il est "sale comme un cochon" ou qu'il "mange comme un cochon" pour souligner son manque de propreté ou de manières à table.
L'expression était utilisée avec le mot "perles" à la place de "confiture". Elle signifiait que cela ne servait à rien de donner de bonnes choses à des porcs car ils ne percevaient pas la valeur de celles-ci.
L'expression fait référence au cochon ou au verrat. L'animal a en effet la réputation de devenir très méchant et agressif en vieillissant, son caractère ne faisant qu'empirer avec le temps. Un rien suffit donc à énerver la bête irascible.
"Cochon" est une insulte remontant au Moyen-Âge. En effet, un cochon est par nature un animal sale et répugnant vivant dans la crasse. C'est au XIIIe siècle que cette expression apparaît : celui qui ne respecte pas ses engagements ne vaut pas mieux qu'un porc, un cochon.
L'expression date du XVIIIe siècle. Le lard étant de la graisse de cochon, cette expression désigne donc une hésitation entre deux choses très proches, et par extension, ce qui peut constituer une hésitation entre l'original et la copie.
Le cabiaï appartient à la catégorie des hydrochères, des rongeurs vivant dans les zones humides d'Amérique centrale et du Sud. Ils tirent leur surnom de leur apparence extérieure, ressemblant à un cochon vivant en milieu aquatique, ainsi que du fait que leur viande comestible fait d'eux des gibiers de chasse.
Le terme de cochon de mer se retrouve directement dans la racine du mot marsouin. En français vernaculaire, le marsouin est hérité des langues germaniques et scandinaves : en hollandais, il s'écrit meersvijn et en danois marsvin et dans les deux langues, le terme signifie littéralement cochon de mer.
Cette expression d'origine populaire n'a pas d'origine particulière, mais désigne le client qui n'a pas ses habitudes dans un établissement, comparé à un cochon pour son ignorance, et qui doit donc payer plus cher qu'un habitué de la maison.
Selon le dictionnaire, PORC est un nom masculin désignant :
La richesse de la langue française se manifeste également à travers ses expressions régionales. Voici quelques exemples de termes et expressions utilisés dans certaines régions de France :
Ces expressions illustrent la diversité linguistique et culturelle de la France, où le cochon peut être utilisé dans des contextes variés, allant de l'insulte à la simple description.
Voilà quelques expressions qui sont employées chez nous.
Outre l'expression "je suis un gros porc", il existe d'autres manières de s'autodéprécier ou d'insulter quelqu'un en utilisant des images animales :
L’expression “manger comme un porc” reflète un comportement qui suscite le dégoût. Pourquoi comparer à un cochon une personne qui mange salement ou de façon gloutonne ? Le suidé s’en met-il partout au moment des repas ? Se goinfre-t-il de nourriture ? Et pour quelles raisons les locutions utilisant les mots “porc” ou “cochon” revêtent-elles quasiment toujours une connotation péjorative ? Le mammifère serait-il victime de préjugés ?
La genèse de l’expression “manger comme un porc” reste inconnue à ce jour. Les plus anciennes occurrences trouvées dans la littérature française datent toutes du XXe siècle ce qui laisse supposer une origine récente de la formule.
Le cochon ne disposant ni d’assiettes ni de couverts, il prend ses repas avec les moyens du bord ! C'est-à-dire avec ses pattes et son groin dont il se sert pour fouiller le sol et trouver sa pitance. De fait, il se barbouille la face de terre et se salit.
Contrairement aux idées reçues, le suidé n’est pas animé par l’envie de se souiller, c’est même tout l’inverse. Il se roule dans la gadoue afin de se protéger des parasites et ses rayons du soleil. Et comme cette espèce animale ne transpire pas, elle profite d’un bain de boue pour faire descendre sa température corporelle. Il n’y a donc rien de sale dans son comportement. D’autre part, le mammifère aime vivre dans un lieu propre. Dès ses premiers jours, le porcelet dort et fait ses besoins dans des endroits bien distincts. Avant de s’allonger quelque part, le cochon inspecte l’état de propreté de la couche et ne s’y installe pas si elle est souillée.
La gourmandise du porc, pour ne pas dire sa gloutonnerie, ne relève pas d’un mythe. Se nourrir représente son sport préféré ; une activité qu’il pratique beaucoup et vite ! Il est illusoire de penser que le suidé s’arrête de manger à satiété car tant qu’il a de la nourriture à disposition, il va s’en bâfrer.
Remontant à la nuit des temps, l’image négative du porc se rencontre déjà dans les Écritures. L’Ancien Testament laisse en effet entendre que le cochon est un animal impur car il se nourrit d’immondices et se vautre dans la fange. La place du suidé dans le Nouveau Testament n’est guère plus valorisante, en témoigne la parabole du fils prodigue contraint de devenir gardien de cochons après avoir dilapidé tout son bien.
En sus de la saleté et de la goinfrerie, le mot “porc“ ou ”cochon” est associé à d’autres défauts ou vices.
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