L’agroalimentaire constitue le premier secteur industriel français aussi bien en termes de chiffre d’affaires que d’emplois. À la charnière de l'agriculture et de la distribution, l’agroalimentaire compte une grande diversité de métiers. Si les activités agricoles permettent de produire de quoi nourrir la population et les animaux, l'industrie agroalimentaire produit des biens comestibles à partir de ces productions issues de l'élevage et de l'agriculture.
L'agroalimentaire est un secteur clé de notre économie : il est le premier employeur industriel en France, par son chiffre d'affaires comme par le nombre d'emplois qu'il compte. Fin 2022, le panorama des industries agroalimentaires dénombrait 16 000 entreprises agroalimentaires, employant près de 440 000 salariés.
Si plus de la moitié des effectifs de l'agroalimentaire travaille dans la production, de nouveaux métiers liés au commerce et à l’international se développent dans les nouveaux circuits de distribution. Ce phénomène s’explique notamment par des innovations organisationnelles : l'augmentation du e-commerce entraîne une augmentation des compétences liées au digital ou encore dans l'analyse de données.
Du champ à votre assiette, de nombreux professionnels interviennent pour vous proposer des produits en étant de plus en plus soucieux de la nature et de votre bien-être alimentaire.
L’agro-alimentaire évolue rapidement. Au sein du secteur agroalimentaire, l’innovation joue un rôle moteur dans la perspective et permet de nombreux recrutements. D'après une étude menée par le cabinet de recrutement Manageria et la plateforme RégionsJob, l'innovation serait même la valeur qui représente le mieux le secteur, pour 54 % de ses salariés.
Ces dernières années, les innovations ont contribué au développement de produits à base d'ingrédients parfois inédits, comme des algues ou encore des insectes. Ainsi, le ver de farine (également nommé Tenebrio molitor) a démontré des qualités protéiques « intéressantes et durables », selon l'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), autorisant sa consommation humaine à la suite des demandes de l'entreprise Agronutris.
Première société de biotechnologie spécialisée dans l'élevage et la transformation d'insectes en protéines, l'entreprise inaugurait en 2022 dans les Ardennes une usine accueillant une unité de production de mouches soldates noires, pour en faire des protéines destinées à l'alimentation animale.
Les trois métiers les plus recherchés dans la filière sont ceux de la conduite d’équipement de production alimentaire (19,7%), l’abattage et la découpe des viandes (7,2%) et la vente en alimentation (6,1%).
Dans le secteur agroalimentaire, on retrouve une variété de métiers, allant de l'opérateur de production à l'ingénieur agroalimentaire, en passant par des fonctions de qualité, de logistique, de recherche et développement, et de marketing. Voici quelques exemples de métiers et des formations associées :
L’ingénieur agroalimentaire, ou ingénieur agronome, est un expert qualifié qui s’implique à chaque étape du processus de production alimentaire, depuis la matière première jusqu’au produit fini. De la fourche à la fourchette.
Il est responsable de la conception, du développement et de la production de produits alimentaires sûrs et sains, ainsi que de la gestion des processus associés à l’industrie agroalimentaire. Il est responsable de la conception, de la production et de la distribution de produits alimentaires sûrs et sains.
L’ingénieur agroalimentaire est impliqué dans les aspects techniques de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, y compris la fabrication, le conditionnement, l’emballage et la distribution. Il est chargé de développer de nouveaux produits alimentaires et de veiller à ce que les processus de fabrication soient efficaces et respectueux des normes en vigueur.
« Les entreprises attendent des étudiants et des jeunes diplômés, une solide formation scientifique et technique, c’est un prérequis de base. Néanmoins ce n’est pas suffisant, elles recherchent une ouverture d’esprit et une capacité d’adaptation et d’innovation.
Le cursus Ingénieur ESA, c’est du temps pour faire ses choix (1er cycle en 3 ans), un parcours personnalisé (2nd cycle en 2 ans) avec la possibilité de se spécialiser en agroalimentaire. A l’ESA, on forme des ingénieurs depuis plus de 120 ans. Notre formation Ingénieur agronome ESA propose plus spécifiquement la spécialité « Transformation, alimentation et qualité ». Dans cette spécialité, appelée majeure, on étudie la transformation des matières premières (lait, viande, pomme…), la qualité et la caractérisation des produits finis. Nutrition et sécurité alimentaire y sont abordées.
« J’ai choisi d’intégrer l’ESA car l’école proposait l’option agroalimentaire. Grâce à deux stages, j’ai développé un réel intérêt pour ce secteur d’activité. J’ai voulu approfondir mes connaissances dans ce domaine et j’ai souhaité faire le cursus par apprentissage pour me former directement sur le terrain. L’apprentissage est une véritable opportunité pour découvrir le fonctionnement d’une entreprise sur 3 ans. Chez Cointreau, mes missions sont principalement axées sur de l’amélioration continue au sein de l’atelier de fabrication méthode 5 S, management visuel, etc.). J’ai développé un bagage de connaissances en génie des procédés, statistiques, Lean Management, gestion de projet et analyse sensorielle.
En début de carrière, le salaire de l’ingénieur agroalimentaire est généralement situé autour de 2 500€ brut par mois (30 000€ bruts par an). L’ingénieur agroalimentaire expérimenté peut avoir des prétentions salariales plus importantes : de 5 000 à 6 500€ brut mensuels (60 000 à 80 000€ brut annuels).
Si vous souhaitez vous orienter vers l’agriculture ou l’agroalimentaire, vous n’aurez que l’embarras du choix. Ces secteurs sont accessibles du CAP au bac+5 (master ou diplôme d’ingénieur). L’enseignement public relève du ministère en charge de l’Agriculture et représente la deuxième composante éducative de France. Les diplômes ont la même valeur que ceux délivrés par l’Éducation nationale. L’enseignement peut s’effectuer par voie scolaire ou en apprentissage, mais associe le plus généralement cours, enseignements professionnels et stages.
De nombreux profils de bacheliers peuvent s’épanouir dans les filières de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Comme le BTS, le BTSA (Brevet de technicien supérieur agricole) se prépare en deux ans, principalement au sein de lycées agricoles. C’est le diplôme phare du secteur qui se décline en options réparties en secteurs professionnels : production, transformation, aménagement, services, commerce, équipement pour l’agriculture.
Exemples de BTSA :
Certaines filières sont très sélectives, mais vous avez toutes vos chances dans le BTSA technico-commercial que réclament les industriels. La formation comprend des modules communs à tous les BTSA et d’autres, spécifiques à chaque option. S’y ajoutent de 12 à 16 semaines de stages.
Les débouchés sont variés : responsable d’une exploitation agricole, viticulteur, paysagiste... Désormais, plus d’un diplômé sur deux poursuit ses études en licence professionnelle ou en école d’ingénieurs.
Si la scolarité est gratuite dans les établissements publics, les frais de scolarité peuvent atteindre 5.000 euros dans les établissements privés.
La prépa agro-véto, appelée aussi BCPST (biologie, chimie, physique, sciences de la Terre) permet d’accéder à une école d’ingénieurs, à une école vétérinaire ou à une ENS (École normale supérieure) après avoir réussi un concours. Une cinquantaine de lycées proposent des prépas agro-véto. La sélection se fait sur dossier pendant la terminale. Le niveau scolaire dans les matières scientifiques s’avère déterminant.
Au programme de la première année de prépa : huit heures par semaine de biologie-géologie, sept à huit heures de mathématiques, quatre heures de physique et trois heures de chimie, mais aussi deux heures de français-philosophie et de langues.
On compte une dizaine de classes préparatoires TB (technologie et biologie). Elles sont réservées aux titulaires d’un bac STL (sciences et technologies de laboratoire) ou d’un bac STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant). Si le poids des mathématiques et de la physique-chimie n’est pas négligeable, vous étudierez surtout les biotechnologies et les sciences de la vie et de la Terre.
Remplaçant l’ancien DUT Génie biologique (bac+2), le BUT génie biologique (reconnu à bac+3) se prépare en trois ans après le bac. Il permet à ses titulaires de postuler à des emplois de technicien supérieur ou d’assistant ingénieur.
Les trois écoles du réseau FranceAgro3 recrutent avant tout des bacheliers scientifiques mais aussi technologiques (STAV et STL) et les forment pendant cinq ans au métier d’ingénieur agronome : l’INP-EI Purpan à Toulouse, Junia ISA à Lille et l’ISARA à Lyon. Elles sélectionnent sur dossier et sur entretien. Dix-huit mois de stage en France et à l’étranger ponctuent les cinq années d’études. Elles forment des ingénieurs en sciences du vivant, agriculture, agroalimentaire et environnement.
Autre école : UniLaSalle Beauvais, qui offre des débouchés similaires. On peut citer son diplôme d’Ingénieur Agro, Food & Environmental Engineering ou encore son diplôme d’ingénieur en agronomie et agro-industrie, par apprentissage.
Nous avons également ESA Angers et Paris, école d’ingénieur agro post-bac qui délivre un diplôme d’ingénieur agronome bac+5 dans les domaines des sciences du vivant avec la possibilité de se spécialiser dans plusieurs secteurs (transformation, alimentation et qualité, vigne et vin : production durable et marchés internationaux…)
Dans ces établissements privés, les frais de scolarité oscillent entre 6.300 et 9.000 euros (seul le cycle d’ingénieur en apprentissage à l’INP-EI est financièrement pris en charge par l’entreprise).
Plusieurs écoles du ministère de l’Agriculture se sont regroupées pour donner naissance à de grands établissements qui dispensent un enseignement agricole, agronomique ou agroalimentaire : AgroParisTech, Agrocampus Ouest (Rennes et Angers), Institut Agro Montpellier, Agrosup Dijon…
Autres regroupements : des écoles d’ingénieurs avec des écoles vétérinaires. C’est le cas de VetAgroSup, à Lyon et Clermont-Ferrand, et d’Oniris, à Nantes. Aux côtés de ces écoles, on trouve aussi Bordeaux Sciences Agro, l’INP-ENSAT (à Toulouse) et l’ENSAIA, à Nancy.
Pour y accéder, il faut réussir les concours de la banque de concours communs "agro-véto", réservés aux élèves issus d’une prépa BCPST ou d’une prépa TB (attention, toutes les écoles n’admettent pas des TB). Des concours sont aussi organisés pour les détenteurs d’un bac+2 ou bac+3 (BTS, licence, BUT).
Prêt à vous former dans le domaine des produits alimentaires ? Notre centre de formation en agroalimentaire vous propose de suivre un stage, une formation professionnelle pour adulte , que vous soyez salarié, adulte en formation continue ou en reconversion. Les industries agroalimentaires ont des activités très diverses en France.
Les programmes des diplômes sont élaborés pour garantir une transmission des connaissances scientifiques et technologiques. Chaque module Webalim est structuré autour d’objectifs pédagogiques que l’apprenant pourra atteindre, d’une manière ludique et interactive, en suivant plusieurs chapitres composés de textes, photos, vidéos, schémas, synthèses vocales, exercices.
L’enseignement agricole offre un large éventail de formations, en lien étroit avec les réalités du terrain et les métiers du vivant. L’enseignement agricole propose des parcours concrets dès la 4e-3e en lycée ou par apprentissage (CAP agricole, Brevet professionnel agricole, Bac pro). Après la 2de générale et technologique les élèves accèdent au Bac STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) ou au Bac général avec notamment la spécialité biologie-écologie équivalente à la SVT. Le supérieur offre 15 spécialités de BTSA (soit 21 choix différents possibles quand on inclut la déclinaison des spécialités en options), des passerelles vers nos 17 écoles d’ingénieurs, vétérinaires ou paysagistes diplômés d’État.
Avec un taux de réussite global de 88,5 %, l’enseignement agricole confirme l’excellence de ses résultats, en hausse par rapport à 2024. Ce sont près de 47 000 jeunes, du CAPA au BTSA, qui ont obtenu leur diplôme cette année.
L’enseignement agricole assure une insertion professionnelle conforme aux aspirations de ses apprenants. À la rentrée 2025, pour la première fois, plus de cinquante élèves de BTSA/BTS intégreront directement la 2e année d’une école nationale vétérinaire (Alfort, Lyon, Nantes, Toulouse). Ces élèves, ayant réussi en 2024 le concours « véto » réservé aux BTSA/BTS ont bénéficié d’une classe passerelle dans un des dix lycées agricoles partenaires. Le concours a lieu en 2e année de BTSA, avec des épreuves orales organisées en visioconférence, sans déplacement à Paris.
Besoin d’aide pour choisir une formation ou découvrir les métiers du vivant ? La VAE permet de faire reconnaître officiellement son expérience professionnelle afin d’obtenir un diplôme.
« En Bac Sciences et technologies de l'agronomie et du vivant (STAV), l'approche concrète mêle découverte, observation et pratique. Les stages variés m'ont ouvert aux métiers du vivant et le Bac m'a offert de multiples opportunités pour la suite de mes études ! « Après le BTSA, cette nouvelle classe passerelle m'a ainsi encouragé à poursuivre sachant que j'avais plus de chance de rentrer dans une école d’ingénieur.
Les 16 fiches « Pour mieux appréhender les comportements alimentaires de 2025 » partagées par le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt et ses partenaires, esquissent les caractéristiques de tendances montantes comme la recherche de plus de transparence, d'authenticité, ou encore le souci des impacts sociaux et écologiques de l’alimentation.
| Secteur | Emplois les plus recherchés | Pourcentage |
|---|---|---|
| Production alimentaire | Conduite d'équipement de production alimentaire | 19,7% |
| Industrie de la viande | Abattage et découpe des viandes | 7,2% |
| Vente | Vente en alimentation | 6,1% |
tags: #etudes #agro #alimentaire #débouchés
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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