L'histoire de Monin est celle d'une entreprise française fondée sur une vision, une passion pour la qualité et une capacité d'adaptation remarquable. Des modestes débuts à Bourges à une présence mondiale dans 165 pays, Monin est devenu synonyme de sirops de qualité supérieure et d'innovation dans l'industrie des boissons.
C'est à l'âge de 18 ans, en 1912, que Georges Monin crée son entreprise de vente de vins et spiritueux à Bourges, au cœur du Berry. Un cheval, une carriole et l’intuition d’un homme : c’est ainsi que Georges Monin se lance dans une aventure qui allait devenir une référence mondiale dans le sirop, rayonnant dans 165 pays un siècle plus tard. Georges Monin, simple commerçant de vin en vrac, prend six ans plus tard un pari risqué : se lancer dans la fabrication de spiritueux de qualité. Cette intuition ne doit rien au hasard. Il pressent le besoin croissant de produits d’excellence après la Première Guerre mondiale.
C'est dans les années 1920 que les premiers sirops voient le jour, posant ainsi les fondations de la renommée de la marque. Georges Monin, inspiré par sa volonté de proposer des boissons plus savoureuses, commence à expérimenter la création de sirops aromatisés dans les années 1920, après avoir constaté le manque de goût et de couleur des cordials servis lors d’un repas familial. Il installe son usine sur la place des Marronniers, à Bourges.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise berrichonne révèle une autre facette. Bourges, en zone occupée, se trouve non loin de la ligne de démarcation. Georges Monin utilise ses fûts pour transporter les clandestins qui souhaitent passer en zone libre, témoignant, selon son petit-fils Olivier, de l’« esprit résistant et de la débrouillardise qui coulent dans les veines de la famille Monin ».
Après le décès de Georges en 1944, son fils Paul reprend les rênes de l'entreprise. Il décide alors d'abandonner la production de vins pour se concentrer exclusivement sur les sirops, établissant un réseau de concessionnaires à travers la France. Paul Monin développe alors un réseau de concessionnaires à travers la France, ce qui contribue à forger l’image de marque de Monin et à asseoir sa notoriété nationale.
Lorsqu’Olivier Monin reprend les rênes de l’entreprise en 1986, la situation est critique : trois années de pertes consécutives, des banquiers pressants, un marché français saturé. À 27 ans, armé d’un bagage en finance et d’un esprit frondeur, Olivier Monin prend une décision radicale. Il ne sauvera pas l’entreprise familiale en jouant la prudence. Il parie sur l’international et sur le potentiel encore inexploité du sirop à l’étranger. L’audace est totale.
Sous la direction d'Olivier Monin, petit-fils du fondateur, l'entreprise prend un tournant international. Les premiers salons à l’étranger, aux États-Unis en particulier, sont des échecs cuisants. « Les Américains crachaient le sirop, ils n’étaient pas habitués au goût », se souvient-il avec amusement. Mais un déclic survient avec l’essor des coffee shops et des cafés aromatisés. Grâce à un distributeur en Floride, Monin réussit à s’imposer sur le marché américain. En 1996, une première unité de production est inaugurée à Clearwater, en Floride. Deux ans plus tard, la première usine internationale ouvre ses portes. En 2018, une nouvelle usine voit le jour en Chine, s'ajoutant aux sites de production en France et en Malaisie. La barre est redressée.
Les succès internationaux ne se font pas par hasard. Pour chaque marché, l’entreprise s’adapte aux goûts locaux. Sa gamme très large (plus de 170 références) est le creuset d’une stratégie de créer ou d’adapter ses recette aux goûts locaux. Monin lance chaque année entre 5 et 15 nouveaux parfums, dont certains sont uniquement disponibles dans certaines régions en fonction de la demande et des modes de consommation. En Asie, la marque lance un sirop à la fleur de cerisier pour séduire le Japon. En Chine, c’est le sirop de datte rouge qui conquiert les consommateurs. Monin ne vend pas un produit universel, mais des saveurs sur mesure inspirées par les cultures locales. Parmi ses initiatives internationales, Monin a développé des plantations de yuzu en Corée, avec la volonté de maîtriser ses approvisionnements en matières premières.
En plus des sirops, l’entreprise a également lancé des produits complémentaires comme des purées de fruits, des liqueurs, des sauces et des smoothies. La gamme de produits Monin est vaste et diversifiée, répondant aux besoins des professionnels de l'hôtellerie, de la restauration et des bars, ainsi qu'aux amateurs de boissons créatives.
Les produits Monin offrent une multitude de possibilités créatives. Par exemple, le sirop de vanille peut être ajouté à un café latte pour une touche sucrée et aromatique, tandis que le sirop de cassis est idéal pour préparer des smoothies ou des desserts fruités.
Depuis quelques années, il a développé des « studios Monin », laboratoires de créativité où mixologues, barmen et chefs collaborent pour créer de nouvelles recettes.
En 2017, Monin déménage son site de production historique du centre de Bourges à la périphérie, construisant une usine ultramoderne, véritable cœur battant de l’entreprise, capable de produire 25 millions de bouteilles par an et répondant ainsi aux besoins d’un marché mondial en pleine effervescence. L’usine ultramoderne de Bourges, inaugurée en 2017, est capable de produire 55 millions de bouteilles par an, ayant développé un système innovant de préservation de l’eau illustre la réussite mondiale d’une marque qui a su marier tradition et modernité.
Mais les entreprises ne se résument pas à des chiffres. Olivier Monin le sait mieux que quiconque. « Je connais encore les prénoms de tous les salariés. La porte de mon bureau est toujours ouverte », confie-t-il. Cet attachement au facteur humain fait partie du « Monin Way ». Les anecdotes abondent. Il évoque avec fierté l’histoire de son directeur commercial en Chine, recruté dans un bar à Hong Kong il y a vingt ans, ou encore celle d’une stagiaire devenue responsable des ventes en ligne.
À 60 ans, Olivier Monin ne court pas les salons : il préfère galoper d’usine en usine. Passionné de voile et de chevaux, il se ressource dans des défis personnels. Mais une chose reste immuable : son instinct entrepreneurial. « Comme avec mon cheval, il faut une symbiose parfaite pour avancer. »
C’est à Bourges, au cœur du Berry, que sont nés les sirops Monin, dont les saveurs ravissent les papilles des petits et des grands depuis des années. Eh oui ! C’est bien à Bourges que Georges Monin commence en 1912 la vente de vins et de spiritueux, puis de liqueurs et de sirops dans toute la région de Bourges, avec pour slogan « La passion de la qualité ». La recette de son succès ? Un mariage réussi entre valeurs familiales et innovation.
Une belle offre de produits complémentaires qui permet de répondre aux exigences et goûts des professionnels de la restauration, mais le produit phare reste la gamme de sirops. Et vous avez l’embarras du choix ! Laissez-vous tenter par les incontournables sirops au goût de cassis, menthe, grenadine, citron ou encore mangue. Envie de fantaisie ? Nés dans le Val de Loire, les fameux sirops Monin sont aujourd’hui connus et vendus dans le monde entier !
Si vous pensez tout savoir sur les sirops, le nouveau Comptoir Monin depuis le 19 juin, vous prouvera qu’il y a encore beaucoup de découvertes gustatives à apprendre. Une offre vertigineuse et créative pour tous les goûts et tous les usages mixologiques, qu’a pu apprécier Olivier Olgan séduit par cette palette aromatique adaptée à toutes les envies de l’été et au-delà.
En conclusion, un siècle après ses débuts modestes, l’entreprise poursuit son voyage, des ruelles de Bourges aux plantations de yuzu en Corée.
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