Chaque jour, nous mangeons… un geste simple, naturel, vital. Les métiers de l’agroalimentaire restent souvent dans l’ombre. Ce secteur, pourtant indispensable à notre société, est aujourd’hui en pleine transformation ! Il s’appuie sur des technologies de pointe, s’adapte aux enjeux environnementaux et sanitaires, et offre de nombreuses perspectives d’emploi et d’innovation.
L'agroalimentaire est un secteur clé de notre économie : il est le premier employeur industriel en France, par son chiffre d'affaires comme par le nombre d'emplois qu'il compte. Selon le Panorama 2024 des industries agroalimentaires, le secteur regroupe plus de 19 000 entreprises, emploie plus de 500 000 personnes en équivalent temps plein et génère un chiffre d’affaires de plus de 210 milliards d’euros. L’agroalimentaire représente à lui seul 16 % de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière française, ce qui en fait un pilier économique national.
Mais plus qu’un poids économique, c’est un enjeu sociétal et environnemental majeur. Innovation, traçabilité, circuits courts, transformation responsable… les attentes sont fortes.
L’industrie agroalimentaire représente 1,9% de l’ensemble des salariés en France et est considérée comme le principal secteur industriel. Selon les données de l’INSEE de 2021, le secteur agroalimentaire compte 18 968 établissements et emploie 423 168 salariés sur tout le territoire.
Malgré son dynamisme, le secteur agroalimentaire peine à attirer les jeunes. De nombreuses entreprises de la région nous le confirment : elles peinent à recruter. Les postes sont là, les perspectives aussi, mais les vocations manquent.
La transformation numérique et la transition écologique bouleversent les besoins en compétences. Les entreprises agroalimentaires recherchent des cadres capables de piloter des projets complexes liés à l’automatisation, à l’intelligence artificielle et à la durabilité. Les métiers de l’informatique industrielle, de la R&D et de l’analyse de données gagnent en importance. Parallèlement, les enjeux liés à la réglementation et à la gestion des risques renforcent la demande en expertise qualité et sécurité. À ce titre, on note que les trois familles de métiers les plus représentées dans les recrutements cadre sont la qualité, les process/méthodes/industrialisation et le pilotage en production industrielle. Arrivent ensuite les métiers du commerce, des achats et du contrôle de gestion.
En 2023, 45 000 cadres ont été recrutés dans l’ensemble de l’industrie, une tendance qui devrait se poursuivre en 2025, appuyée par des investissements dans l’innovation technologique. On estime que le nombre de cadres recrutés en agro, en 2024, s’élève, quant à lui, à 4 500, toutes fonctions confondues. Là aussi, on peut noter une certaine stabilité, rassurante quant aux perspectives offertes aux plus jeunes d’entre nous.
Les entreprises de l’agroalimentaire offrent de belles perspectives aux cadres, tant en termes de volumes d’embauches que de diversité de compétences, à condition qu’elles réussissent plusieurs défis, comme la fidélisation et l’attractivité. Face à une concurrence accrue pour attirer les talents, elles doivent offrir des perspectives de carrière claires et des conditions de travail adaptées aux nouvelles attentes des cadres.
Le maintien de l’emploi des cadres séniors est par ailleurs une solution face à la pénurie de compétences sur certains métiers et garantit le maintien de nos savoir-faire.
Les métiers de l’agroalimentaire sont accessibles à tous les niveaux de qualification, avec 11% de postes cadres, offrant ainsi des perspectives d’emploi intéressantes. Pourtant, le secteur doit travailler sur son attractivité, notamment auprès des femmes, car seulement 38% des cadres postulants sont des femmes, contre 45% dans l’ensemble des secteurs.
En résumé, le secteur agroalimentaire offre de nombreuses opportunités d’emploi, malgré des défis persistants en matière de recrutement. Les candidats à la recherche d’un emploi dans ce secteur bénéficient de perspectives variées, tandis que les entreprises s’efforcent de rendre le secteur plus attractif pour une main-d’œuvre diversifiée.
Le Lycée Sainte-Colette propose plusieurs formations directement liées à l’agroalimentaire:
L’agroalimentaire n’est pas un plan B. À Sainte-Colette, nous croyons en ces métiers.
L’école IHEDREA située sur le campus The Land à Rennes propose plusieurs parcours de formation permettant d’accéder à des métiers de l’agro-management et de l’agro-business :
À travers un programme complet et professionnalisant - cours axés juridique, gestion, commerce, marketing, aménagement, sciences agronomiques et alimentaires… et l’intervention d’experts du secteur, les étudiants développent des compétences indispensables pour devenir des managers éco-responsables capables de répondre aux défis environnementaux et sociétaux du secteur agroalimentaire de demain.
Voici quelques métiers auxquels vous pouvez prétendre à l’issue des trois formations :
Les opportunités offertes par le secteur s’adressent essentiellement aux profils bac + 2, mais aussi aux profils bac + 5. D’après France Travail, les emplois de l’agroalimentaires les plus prometteurs se situent dans les domaines suivants :
Le secteur de l’agroalimentaire offre ainsi des perspectives de carrières riches et durables.
Le secteur de l’agroalimentaire joue un rôle fondamental dans notre quotidien en transformant les matières premières issues de l’agriculture, de l’élevage, et de la pêche en produits alimentaires prêts à la consommation. Les aliments que vous retrouvez dans vos assiettes proviennent de cette industrie dynamique et essentielle.
Travailler dans l’agroalimentaire, c’est bien plus qu’un simple métier : c’est participer activement à nourrir la population actuelle et future. Les professionnels du secteur contribuent non seulement à la création de produits alimentaires de qualité, mais aussi au développement de nouvelles techniques de production qui intègrent le respect de l’environnement.
Les métiers de la production et de la fabrication sont variés et offrent de nombreuses opportunités de carrière. Quel que soit le métier de la production et de la fabrication que vous choisissez, une chose est sûre : vous devez avoir une passion pour le produit que vous fabriquez. Ensemble, ces métiers contribuent à assurer un transport optimal des produits, de la fourche à l'assiette.
Les professionnels de l'alimentation ont un rôle essentiel à jouer dans la conception des aliments de demain. Leur expertise et leur créativité sont indispensables pour répondre aux enjeux de santé publique, de durabilité et de plaisir gustatif.
Dans un marché de l’agroalimentaire en constante évolution, il est essentiel de trouver les bons professionnels pour garantir la qualité des produits proposés aux consommateurs.
L’agroalimentaire est le premier employeur industriel français avec près de 500 000 salariés. Se former est essentiel pour acquérir les compétences techniques et réglementaires du secteur. L’agroalimentaire offre des emplois permanents et saisonniers dans toute la France.
Les trois métiers les plus recherchés dans la filière sont ceux de la conduite d’équipement de production alimentaire (19,7%), l’abattage et la découpe des viandes (7,2%) et la vente en alimentation (6,1%).
Parmi les métiers cadres de l’agroalimentaire, on trouve le pilotage et la production industrielle (8,7%), le contrôle qualité (5,8%) et le contrôle de gestion (4,2%).
Les entreprises de l’agroalimentaire sont de plus en plus nombreuses à investir dans les nouvelles technologies pour répondre aux défis de la transformation digitale et de la transition écologique. Usines automatisées, utilisation de l’IA pour optimiser la chaîne de production… les professionnels de l’agroalimentaire évoluent dans un environnement dynamique, innovant et stimulant.
Les avancées technologiques impactent ainsi positivement le secteur agroalimentaire, à tous niveaux :
Ces impacts offrent des perspectives d’emplois dans des métiers et domaines émergents (experts en circuit court, conseiller en agriculture biologique, etc.). Ces derniers sont de plus en plus recherchés pour accompagner les entreprises du secteur dans leur démarche de transition environnementale, sociale et technologique.
Les métiers porteurs dans l'agroalimentaire.
Malgré tout, le taux d’encadrement dans l’agro reste faible, stabilisé ces dernières années à 9 % dans les IAA, versus 21 % pour le reste de l’industrie.
Les entreprises de l’agroalimentaire offrent de belles perspectives aux cadres, tant en termes de volumes d’embauches que de diversité de compétences, à condition qu’elles réussissent plusieurs défis, comme la fidélisation et l’attractivité.
Voici 3 défis majeurs pour recruter en 2025 :
La parité hommes-femmes est aussi à améliorer. Les femmes représentent aujourd’hui 28 % des cadres en industrie. Ce chiffre est en progression, mais reste en deçà de la moyenne, tous secteurs confondus (dont le tertiaire), à 38 %. En matière de rémunération médiane, les hommes cadres gagnent encore 12 % de plus que les femmes, tous secteurs confondus.
Le taux d’auto-approvisionnement de la France en fruits et légumes se dégrade tendanciellement. Dans ce contexte, le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire a commandé une étude prospective sur l’avenir de ces filières. Réalisée par CERESCO et AgroClimat, elle explore les trajectoires d’évolution probables d’ici 2040. Elle montre que le maintien des niveaux de production dépendra de la capacité à s’adapter au changement climatique et à ses conséquences : diversification des espèces et des variétés, déplacements de bassins de production, etc.
Les filières fruits et légumes (dont les pommes de terre) occupent 2,3 % de la surface agricole utilisée française et représentent un peu plus de 13 % des exploitations. Elles se caractérisent par des modèles de production variés : plein champ, maraîchage diversifié, sous serre, cultures annuelles ou pérennes, fruits et légumes destinés à l’industrie ou au frais. Cette diversité, qui se retrouve au niveau des circuits de commercialisation, est à la fois une force et une faiblesse. Elle permet de résister aux aléas des marchés et de répondre à la variété des attentes des consommateurs, selon leurs âges, catégories sociales, modes de vie, etc. Inversement, cette diversité accroît les problèmes rencontrés par les acteurs (adaptation des solutions de mécanisation et de biocontrôle aux espèces et aux environnements, etc.) et elle disperse leurs capacités de réponse.
Ces filières connaissent aussi des difficultés structurelles, comme la baisse des rendements constatée pour la majorité des espèces cultivées, ou la difficulté croissante à recruter une main-d’œuvre permanente ou saisonnière, fondamentale pour le secteur.
Par ailleurs, la nécessaire adaptation au changement climatique et les enjeux de souveraineté alimentaire soulèvent plusieurs questions. Quels facteurs ou tendances pourraient venir bouleverser les chaînes de production et d’approvisionnement nationales et internationales ? Quels seront les impacts du changement climatique sur la production de fruits et légumes, particulièrement sensible aux conditions météorologiques ? Comment les filières pourront-elles s’y adapter ?
Adaptation de l'agriculture face au changement climatique.
L’étude montre que l’arboriculture française dispose de marges de manœuvre pour s’adapter au changement climatique, à condition que les évolutions du potentiel économique de production sur le territoire soient bien identifiées. Certaines régions verront à l’avenir leur potentiel économique de production s’éroder. À l’horizon 2040, seule une diversification des espèces cultivées est envisageable. Les nouvelles espèces à introduire pourraient être, entre autres, les agrumes, la grenade, la figue de barbarie, les olives, les nèfles, les kakis, les pistaches, la mangue et l’avocat. Cette diversification sera complexe à mettre en œuvre car elle impliquera un soutien technique important et la structuration de nouvelles filières sur le territoire.
Dans le Sud-Ouest, la diversification pourra se faire en conservant les mêmes espèces, mais en implantant des variétés avec de plus faibles besoins de vernalisation, en raison de l’augmentation des températures hivernales. Les cultures adaptées aux bassins du sud des Landes et du Lot-et-Garonne pourront être déplacées vers des zones de moyenne altitude et remonter vers le Centre-Val de Loire : prunes, fruits rouges, kiwi, fraises, etc.
Les variétés traditionnellement produites dans le sud de la France pourront, dans une certaine mesure, gagner des régions plus septentrionales ou plus en altitude. Cependant, ces déplacements ne permettront pas toujours de maintenir les niveaux de production actuels. En effet, certaines variétés ont été sélectionnées pour être adaptées à leurs emplacements historiques (ex : abricot Roussillon). Pour maintenir la production française, il faudra donc diversifier les espèces et variétés cultivées, au niveau des bassins de production comme des exploitations.
Les scénarios ci-dessous, volontairement contrastés, explorent différents avenirs probables pour les filières fruits et légumes d’ici 2040. Ils ne prétendent pas décrire à l’avance la réalité mais sont une invitation à la projection et à la réflexion. Ils sont fondés sur des analyses bibliographiques, des entretiens et des ateliers de travail avec des parties prenantes du secteur. Ces scénarios tiennent compte des cartes biogéographiques et d’autres ensembles de variables sociales, politiques, économiques, technologiques, etc.
Voici deux scénarios contrastés :
En résumé, l’agroalimentaire est un secteur en constante évolution, offrant une multitude de métiers stables, innovants et porteurs de sens. Les défis à relever liés à la durabilité, à la sécurité et à la transformation digitale sont aussi variés que passionnants et garantissent bon nombre de recrutements pour les années à venir.
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