Les additifs alimentaires sont omniprésents dans notre alimentation moderne. Largement utilisés par l’industrie agroalimentaire, ils sont principalement retrouvés dans les produits ultra-transformés de nos supermarchés.
Destinés à améliorer la conservation, l’aspect ou le goût des produits industriels, certains d’entre eux présentent des risques significatifs pour notre santé. Face à la multiplication des études scientifiques alertant sur leurs dangers, il devient essentiel de connaître ces substances pour mieux les éviter.
Selon le règlement européen 1333/2008, un additif alimentaire est défini comme :
"Toute substance habituellement non consommée comme aliment en soi et non utilisée comme ingrédient caractéristique dans l’alimentation, possédant ou non une valeur nutritive, et dont l’adjonction intentionnelle aux denrées alimentaires, dans un but technologique, au stade de leur fabrication, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport ou entreposage a pour effet, ou peut raisonnablement être estimée avoir pour effet, qu’elle devient elle-même ou que ses dérivés deviennent, directement ou indirectement, un composant de ces denrées alimentaires."
Les additifs alimentaires autorisés en Europe sont identifiés par un code précédé de la lettre "E" (pour Europe), suivi d’un numéro à trois chiffres.
Classification des additifs alimentaires
Pour être autorisé, un additif alimentaire doit répondre à plusieurs conditions strictes. Il ne doit présenter aucun risque pour la santé aux doses d’utilisation proposées, répondre à un besoin technologique réel, et ne pas induire le consommateur en erreur.
Cependant, malgré ces évaluations, de nouvelles études scientifiques révèlent régulièrement des dangers potentiels pour certains additifs alimentaires dangereux, remettant en question leur innocuité supposée.
Voici une liste des additifs alimentaires les plus dangereux pour la santé humaine, basés sur les recherches scientifiques actuelles :
Les nitrites de sodium (E250) et les nitrates représentent probablement les additifs alimentaires dangereux les plus préoccupants actuellement.
Les recherches épidémiologiques sur la cohorte NutriNet-Santé ont révélé des associations entre l’exposition aux additifs nitrités et des risques plus élevés de cancer de la prostate et du sein.
En juillet 2023, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS a classé l’aspartame comme "cancérogène possible pour l’homme" (groupe 2B).
Bien qu’interdit dans l’alimentation depuis 2020 en France et 2022 en Europe, le E171 mérite d’être mentionné car il reste présent dans les médicaments et cosmétiques.
L’étude de l’INRAE de 2017 a démontré que 40% des rats exposés au dioxyde de titane développaient des lésions précancéreuses du côlon.
Une étude française de 2024 publiée par l’équipe d’INRAE et de l’Inserm a analysé les données de 92 000 participants de la cohorte NutriNet-Santé.
Des études animales ont démontré qu’ils favorisent la perméabilité intestinale, les inflammations et les ulcères de la muqueuse intestinale.
Une étude française de 2024 associe une consommation élevée de carraghénanes à un risque accru de 32% de cancer du sein.
Le glutamate monosodique est reconnu comme un additif neurotoxique capable de détruire les neurones du cerveau.
Ces colorants synthétiques dérivés du pétrole sont particulièrement problématiques pour les enfants.
Depuis 2010, les produits contenant ces colorants doivent obligatoirement mentionner : "Peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention chez l’enfant".
Au-delà de cette liste des 7 additifs alimentaires dangereux les plus préoccupants, d’autres substances méritent une attention particulière en raison du danger des additifs alimentaires qu’elles représentent.
Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’Inserm, d’INRAE, de l’Université Sorbonne Paris Nord, de l’Université Paris Cité et du Cnam, regroupés au sein de l’Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren-Cress), ont pu étudier les possibles liens entre l’exposition à des mélanges d’additifs alimentaires couramment consommés et la survenue de diabète de type 2.
Ils ont analysé les données de santé de plus de 100 000 adultes participant à la cohorte française NutriNet-Santé. Les résultats indiquent que deux mélanges d'additifs étaient associés à une incidence plus élevée de diabète de type 2, indépendamment de la qualité nutritionnelle du régime alimentaire et des facteurs sociodémographiques et de mode de vie.
Le premier mélange incriminé était principalement composé de plusieurs émulsifiants (amidons modifiés, pectine, gomme de guar, carraghénanes, polyphosphates, gomme xanthane), d’un conservateur (sorbate de potassium) et d’un colorant (curcumine). Ces additifs se retrouvent généralement dans divers aliments industriels ultra-transformés, comme les bouillons, desserts lactés, matières grasses et sauces.
L’autre mélange impliqué était principalement constitué d’additifs présents dans les boissons édulcorées et les sodas. Il comprenait des acidifiants et régulateurs d’acidité, des colorants, des édulcorants, des émulsifiants et un agent d’enrobage.
Cette étude suggère que l’évaluation des additifs alimentaires devrait prendre en compte leurs interactions et appuie les recommandations de santé publique qui conseillent de limiter les additifs non indispensables.
La première protection consiste à lire systématiquement la liste des ingrédients. Les additifs doivent être mentionnés soit par leur nom, soit par leur code E précédé de leur fonction technologique.
La préparation d’aliments frais à partir de produits bruts reste la meilleure stratégie pour éviter les additifs alimentaires dangereux. Cette approche permet un contrôle total des ingrédients utilisés.
Les aliments ultra-transformés concentrent le plus grand nombre d’additifs problématiques.
Seule une cinquantaine d’additifs sont autorisés et la majorité d’entre eux sont d’origine naturelle ou agricole.
En conclusion, le danger des additifs alimentaires représente un enjeu majeur de santé publique. Face à cette situation, la responsabilité individuelle devient cruciale. L’évolution de la réglementation, comme l’interdiction du dioxyde de titane, montre que les autorités peuvent réagir face aux preuves scientifiques. Cependant, cette évolution reste lente face à l’urgence sanitaire.
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